Publié le 12 Juillet 2016

Rencontre avec Soline

Il y a deux ans de ça, en cherchant sur l'Internet des idées pour une nouvelle coupe, Soline est tombée immanquablement sur ce blog. Sa curiosité, son ouverture d'esprit et son bon goût, disons le, l'ont poussée à poursuivre la lecture avec assiduité et ainsi à découvrir qu'il y avait, à deux pas de là où elle passe ses vacances depuis toujours, LE salon de coiffure des femmes aux cheveux courts.

Cette année, devenue carrément plus autonome, elle s'est dit que ce serait dommage de ne pas tenter l'expérience et c'est ainsi que nous nous sommes donné rendez vous au salon de la rue du Petit St Jean, chez la Queen des barbers

Rencontre avec Soline

Il faut dire que la jeune femme ne manque pas d'attraits en ayant dans sa jolie tête bien faite, l'esprit d'aventure et de dévouement, puisqu'après avoir été longtemps Pompier Volontaire, elle s'apprête à intégrer une école d'infirmière... Mens sana in corpore sano

Il ne faut pas longtemps à Régine pour cerner la personnalité de sa nouvelle cliente, ni à celle-ci pour se sentir à son aise dans ce décor de barbershop.​ La jeune femme sait exactement ce qu'elle veut, désépaissir la masse de sa blondeur artificielle, raser sa nuque, conserver un peu les pattes et la mèche sur les yeux. Avec Régine, le courant passe.

Il y a de la sophistication, une féminité certaine et assumée chez cette femme au caractère de "tomboy". Gamine, elle était du genre à construire les cabanes dans les arbres et courir avec la bande des garçons. Il en reste quelque chose, mais avec un style affirmé et un goût raffiné...

Rencontre avec SolineRencontre avec SolineRencontre avec Soline

La coupe terminée, il était temps de poursuivre cette belle rencontre à la terrasse d'un café où Soline acheva de me convaincre ( s'il en était besoin ) par son aisance et la maturité de son propos, qu'elle était un séduisant concentré des meilleures qualités d'une femme aux cheveux courts

Rencontre avec Soline
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Rédigé par jeaneg

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Publié le 10 Juillet 2016

Isabella Emmack by Boo George

Isabella Emmack by Boo George

Ce n'est pas dans ma nature de dénigrer les uns pour vanter les autres et mon amour immodéré des femmes aux cheveux courts, ne me pousse pas, par conséquent, à dire forcément du mal de celleux qui ne me comprennent pas. La vie est injuste, c'est tout!

Cependant, il arrive fréquemment qu'une femme aux cheveux courts soit confrontée, dans une discussion, à un esprit plus lent qui cherche à savoir " pourquoi diable, est-ce que tu te coupes les cheveux si court"...

La réponse la plus élémentaire, celle qui vient le plus rapidement, le plus naturellement, serait : " Qu'est-ce que ça peut te foutre, connard! " ( oui parce qu'en général ce sont des hommes qui posent ce genre de question ). Mais, il faut l'avouer, c'est un peu primaire et donc le plus souvent, cette réponse reste au stade de la pensée.

Ariana London by Kevin Luchmum

Ariana London by Kevin Luchmum

Il s'agit alors d'élaborer une réplique plus appropriée, sachant qu'un évident déséquilibre existe entre celui qui s'interroge et celle qui doit se justifier. Comment faire comprendre à un cerveau, primitif selon toute apparence, que, partant du principe que chacun est libre de faire ce qui lui plait avec son corps, une femme qui aime avoir les cheveux courts, n'a finalement aucune raison de ne pas faire ce qui lui plait? Inutile de vous lancer dans des explications trop... métaphysiques. Vous risqueriez de perdre très rapidement votre interlocuteur en tentant de lui faire comprendre tous les subtils plaisirs liés à la liberté, la praticité et l'élégance que peuvent revêtir des cheveux bien coupés. Pire, si vous essayez d'évoquer la sensualité et la finesse d'une jolie nuque bien dégagée, le style et son ambiguité ou encore cette incomparable sensation des doigts qui effleurent des cheveux presque rasés. Non non non, ça, oubliez!

Kristina Salinovic

Kristina Salinovic

Dites vous bien que le benêt qui est en face de vous, n'a d'image de la féminité que celle propagée par le catéchisme de son enfance ou la playmate du mois, en page centrale de Playboy. Et c'est tout! ( Eventuellement les présentatrices du journal de TF1, mais là c'est déjà à ce niveau, un degré intellectuel supérieur )

Enfin, reste la solution de l'amener à parcourir quelques pages de ce blog, ( en le suivant pas à pas bien sûr pour faire quelques explications de textes... ) afin de lui faire découvrir que:

1/ La féminité ne se mesure pas à la longueur des cheveux

2/ Il existe des hommes qui sont capables de le comprendre... Alors pourquoi pas lui?

Si en définitive cette démarche n'obtient pas le succès escompté... renoncez!

Et allez chez le coiffeur!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 9 Juillet 2016

Aux âmes bien nées...

Je l'entend d'ici, madame Toutlemonde, qui s'exclame en levant les yeux au ciel, qu'à cet âge là, tout de même, vous vous rendez compte, alors qu'elle est si mignonne... Bref! Ne rien dire en réalité, que des sous-entendus lourds de préjugés inavouables, en voyant une toute jeune femme, pour ne pas dire une jeune fille encore, toute menue, afficher un style déjà terriblement affirmé, jouant de l'ambiguité et de l'androgynie comme personne, alors que les filles de son âge ne pensent qu'à se fondre dans une masse stéréotypée à l'image des femmes de footballeurs de la téléréalité...

A croire qu'il y aurait aussi une majorité requise pour avoir du style et vivre avec sans complexe. Dieu merci, il existe des âmes bien nées dont l'esprit, comme certaines fleurs matinales, s'ouvrent de bonne heure.

Aux âmes bien nées...Aux âmes bien nées...
Aux âmes bien nées...

Et la voilà, presque gamine encore, un peu perdue dans le grand fauteuil du barbier, mais déterminée et sûre d'elle, qui n'attend avec délectation, que la morsure des lames de la tondeuse qui va raser sa nuque et ses tempes.

Elle s'amuse, elle se plait, elle s'enivre de cette image qui lui donne tant de force et d'assurance.

Aux âmes bien nées...Aux âmes bien nées...
Aux âmes bien nées...

Les cheveux enfin taillés, séchés, coiffés, elle retrouve son style, un temps estompé, glisse des doigts habiles dans les mèches et désordonne soigneusement sa coiffure, caressant au passage cette nuque si fine et si nue, qui fait qu'on pourrait confondre son genre si l'on ne faisait pas preuve d'un peu d'attention...

D'ailleurs le genre, elle s'en moque. C'est juste bon pour faire parler madame Toulemonde, qui décidément ne comprend plus rien à rien avec cette jeunesse!

Photos: Amandine coiffée par David au Baronet Noir Barber

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 7 Juillet 2016

Photo: Maëva Cristofoli - Autoportrait

Photo: Maëva Cristofoli - Autoportrait

Si l'on n'y prend pas garde, l'esprit nous fourvoie dans des jugements hâtifs aux conclusions erronées et l'on a vite fait de prendre les socquettes roses pour des chaussette bleues...

Personnellement je m'entraine beaucoup et il devient difficile de me mettre en défaut quant à la détermination entre un beau et une belle gosse. Mais j'aime bien cette incertitude que les plus audacieuses entretiennent, lorsqu'elles ont peu d'efforts à faire pour ça.

En général, cela leur confère une sorte de jeunesse éternelle qu'elles auraient hérité d'une filiation divine. Dès lors, tout en elles m'apparait merveilleux, au sens original du mot...

Mais il ne faut surtout pas s'imaginer que ces femmes s'ingénient à masquer leur vraie nature, jouant à cache-cache entre masculin et féminin. Au contraire, le plus souvent elles expriment une autre féminité, loin des clichés et du dogme, plus authentique et débarrassée des artifices qui excitent les sots.

Les cheveux courts, c'est pour ça. Bien moins pour échapper à l'image commune que pour exalter cette féminité différente... En tout cas, j'aime bien le croire.

"Au premier regard, je la trouvais si jeune, que je la pris pour un garçon de quinze ans"

Extrait de Pétronille de Amélie Nothomb

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 5 Juillet 2016

En rouge et noir...

Si l'on m'avait conseillée

J'aurais commis moins d'erreur

J'aurais su me rassurer

Toutes les fois que j'ai eu peur

Je me s'rais blottie au chaud

A l'abri d'un vent trop fier

Et j'aurais soigné ma peau

Blessée par les froids d'hiver

J'aurais mis de la couleur

Sur mes joues et sur mes lèvres

Je s'rais devenue jolie

J'ai construis tant de châteaux

Qui se réduisaient en sable

J'ai prononcé tant de noms

Qui n'avaient aucun visage

Trop longtemps j'n'ai respiré

Autre chose que d'la poussière

Je n'ai pas su me calmer

Chaque fois que je manquais d'air

Mes yeux ne veulent plus jouer

Se maquillent d'indifférence

Je renie mon innocence.

En rouge et noir, j'exilerai ma peur,

J'irai plus haut que ces montagnes de douleurs

 

En rouge et noir j'afficherai mon coeur

En échange d'une trêve de douceur

En rouge et noir, mes luttes, mes faiblesses

Je les connais, j'voudrais tellement qu'elles s'arrêtent

En rouge et noir, drapeau de mes colères

Je réclame un peu de tendresse.

 

Si l'on m'avait conseillée

Tout serait si différent

J'aurais su vous pardonner

Je s'rais moins seule à présent

Somnanbule, j'ai trop couru

Dans le noir des grandes forêts

je me suis souvent perdue

Dans des mensonges qui tuaient

J'ai râté mon premier rôle

Je jouerai mieux le deuxième

je veux que la nuit s'achève...

 

En rouge et noir j'exilerai ma peur

J'irai plus haut que ces montagnes de douleurs

En rouge et noir, j'afficherai mon coeur

En échange d'une trêve de doueur...

En rouge et noir...

Photo: Marie Corcelle

Texte: jeanne Mas

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 3 Juillet 2016

Modèle: Benthe de Vries

Modèle: Benthe de Vries

Elle a fait ce geste dix fois depuis le début de sa journée, l'accompagnant à chaque fois d'un soupir de résignation. Elle arrivait déjà à la limite de sa période entre deux rendez vous et voilà qu'en plus, une affichette sur la devanture du salon, lui rappelle que son coiffeur vient de partir en vacances pour un mois. Désespoir...

Dans ces moments là, on imagine vite autre chose que d'attendre sagement le retour du figaro tout bronzé.

1/ Après tout, au point où on en est, pourquoi ne pas essayer de les laisser pousser... pour voir?

2/ Essayer ce petit salon dont on lui a parlé... mais elle aurait le sentiment de trahir une complicité acquise de longue date.

3/ Laisser faire la bonne copine qui, consciente de l'état de détresse actuel, propose depuis 3 jours de régler ça en deux coups de tondeuse... Oups!

4/ Régler ça en deux coups de tondeuse soi même, pour n'en vouloir à personne... puis parce que finalement ça fait longtemps qu'elle a ça dans la tête.

Bref! La situation est grave... et désespérée.

Autant éliminer tout de suite l'option n°1. C'est comme arrêter de fumer, il faut une longue préparation psychologique et à moins de souffrir durant des mois, ça ne se décrète pas comme ça du jour au lendemain.

L'appel de la tondeuse, qu'elle soit manipulée par la copine ( qui en rêve surement ) ou par soi même, c'est un peu brutal, même si c'est un vieux fantasme qui traine depuis... presque toujours. Mais bon... le boulot, la famille... C'est pas le moment ( En réalité c'est jamais le moment ) et puis tant qu'à le faire un jour, on préfère que ce soit dans les meilleures conditions possibles. Mais on le fera ... un jour.

Reste la trahison! Après tout, y a que les idiotes qui ne changent jamais d'avis. Et puis là, c'est quasiment un cas de force majeure... et si ça se trouve l'autre est meilleur... et moins cher... et puis si ça plait pas, c'est juste l'histoire de quelques semaines... et de toute façon c'est pour dégager les oreilles et la nuque, pas plus, alors?

Alors...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 2 Juillet 2016

Forever young, un portrait d'Anne E.

Rencontrer de belles personnes rend toujours votre vie meilleure.

Il y a fort fort longtemps, j'ai fait la connaissance d'Anne, dans des circonstances un peu épiques, comme le racontait l'article qu'elle m'avait inspiré. Mais je ne m'étais pas trompé et mon opiniâtreté a été récompensée. En ce temps là, si on m'avait posé la question j'aurais sans doute pronostiqué 25 ou 26 ans en la voyant. Elle en aurait donc 29 ou 30 aujourd'hui... Et je suis persuadé que personne ne me contredirait. Mais voilà, Anne a un secret...

Petite, elle était de celles qui courent la campagne, avec la bande des garçons, à construire des cabanes et grimper aux arbres. Qu'on se méprenne sur son genre l'amusait beaucoup. Cependant, en bonne fille du Sud, elle a gardé et soigné ses cheveux longs, résistant aux assauts d'un coiffeur local qui voulait absolument les lui couper. Jusqu'au jour où, à 16 ans, elle est entrée dans le clan des femmes aux cheveux courts.

Forever young, un portrait d'Anne E.Forever young, un portrait d'Anne E.Forever young, un portrait d'Anne E.

Depuis, c'est inutile de dire qu'un bon coiffeur est devenu l'homme ou la femme essentiel(le) dans son entourage. Celle du moment s'appelle Orianne, la gérante de Cut My Bangs dans ma grande ville du Sud et on peut dire que cela lui va bien.

Parce que du style, Anne en a. Une allure façonnée par le sport, un corps androgyne, elle est un subtile équilibre entre masculin et féminin, la meilleure façon de s'approprier les codes vestimentaires que les esprits poussiéreux s'imaginent encore réservés à un genre plus qu'à un autre.

Forever young, un portrait d'Anne E.

Mais au fait... Ce fameux secret alors?

Vous ne voyez pas? Non, vraiment pas?

Eh bien Anne ne vieillit pas. Non, du tout. Elle aurait même tendance à rajeunir, mais ça c'est parce qu'elle se coupe les cheveux plus courts.

En réalité je m'étais trompé dans mon pronostique quand je l'ai rencontrée, si bien qu'aujourd'hui, Anne n'a pas 30 ans, mais deux fois 20 ans.

20 ans pour toujours en somme, quelque soit le multiplicateur.

Photo: ©jeaneg

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 1 Juillet 2016

Photo: Martin Strauss
Photo: Martin Strauss

Mon coeur s'est apaisé.

Pourtant j'ai juré et j'ai grogné tout au long de ce chemin d'infortune. Mes blessures étaient moches et profondes, je n'aurais pas donné cher de ma peau...

Mais le temps soigne mieux que personne les coeurs qui ont trop saignés. Il faut juste être patient, laisser partir le venin qui emplissait les veines...

Aujourd'hui je peux me laisser glisser vers la nostalgie, revivre des instants plus heureux, appeler des souvenirs restés jusque là sous les gravas. C'est juste pour être en paix...

Enfin pleurer... Sourire et pleurer en même temps de ce que nous étions, heureux et malheureux.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 30 Juin 2016

Photo: Barry Jeffrey

Photo: Barry Jeffrey

Ça n'a l'air de rien, mais si je prend un peu de recul avec les choses, j'ai bien l'impression qu'elles ont bougrement changé, les choses.

On a du mal à imaginer qu'il y a cent ans à peine, un père, un mari, un frère était capable du pire si jamais il prenait l'envie à sa fille, sa femme ou sa soeur de se couper les cheveux, comme c'était la mode dans les années 20 du siècle dernier. Pourtant, il ne s'agissait que d'une "coupe à la garçonne" qui semble presque désuète aujourd'hui...

Néanmoins, si un coup d'oeil dans le rétro peut faire sourire et paraître les choses évidentes, il a fallu tout de même du courage et de la persévérance pour abattre les cloisons. Il en faut encore aux femmes d'aujourd'hui pour s'approprier des codes jalousement réservés. Après bien sur, pas question de discuter des goûts et des couleurs, ni dans un sens, ni dans l'autre. Et moi qui suis sensible à cette "égalité", je trouve que bien des progrès ont été fait, grâce à toutes, féminines, androgynes, jeunes et plus mûres, sans autre considération que le plaisir d'être soi même, avec l'allure qu'on veut se donner.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 28 Juin 2016

Un coup d'coeur, ça vous dit?

Elle avait 14 ans la petite Raphaëlle lorsqu'elle a, la toute première fois, fait couper ses cheveux. Et ce n'était que le début, parce que depuis les choses se sont largement "aggravées"...

Des parents musiciens, un tempérament de chef de bande, des cours de théâtre, voilà en résumé la première partie de la biographie. Et toujours les cheveux courts, définitivement. Officiellement, c'est pour l'aspect pratique, pas de cheveux emmêlés et le visage dégagé... Mais en secret Raphaëlle a autre chose en tête...

Un coup d'coeur, ça vous dit?

il y a 5 ans nait "She is Cake", musique électro, plutôt house-club, jolie voix claire de Raphaëlle qui compose et écrit avec Lieutenant Nicholson, son partenaire musical. Et puis des collaborations avec Voulzy ( Julien, le fils ), DjeuhDjoah, le complice de Lieutenant Nicholson ou encore Ours alias Souchon ( Charles, le fils )... Des références.

A l'écoute, ça donne ça!

Et puisque c'est la musique qui l'emporte, c'est l'occasion de se faire une identité visuelle et graphique forte. Pour ça, Raphaëlle a depuis ( presque ) toujours une figure en tête qui la fascine, celle de Sinead O'Connor. Elle a 30 ans et c'est "son mec" qui lui tond les cheveux, la première fois. Inutile de dire à quel point l'acte est libérateur. La jeune femme s'épanouie, assume sa "boule à zéro" avec le plus grand bonheur et rayonne superbement.

Il y aura encore quelques tâtonnement, un peu de repousse, avant d'adopter résolument la tête rasée. Mais cette fois il faut l'adresse d'un pro, parce que ces choses là, voyez vous, ça ne supporte pas d'être négligé.

Un coup d'coeur, ça vous dit?

Alors une fois par mois, Raphaëlle va faire tondre ses cheveux chez Micky Montorgueil, où elle a droit à un tarif spécial... Normal.

Un coup d'coeur, ça vous dit?Un coup d'coeur, ça vous dit?

Quand je lui pose la question, Raphaëlle ne se trouve pas un caractère de garçon manqué. Au contraire, elle revendique une féminité qu'elle veut glamour, ce qui ne l'empêche pas de dire les choses clairement et sans détours ou de boire son Jack Daniel's sec. Une femme de caractère, qui s'est trouvé, au delà des clichés communs, une image féminine forte et charismatique.

Photo: Alain Sacrez

Photo: Alain Sacrez

She is Cake sur Facebook

Avec la gentille et sympathique collaboration de Raphaëlle Audin

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait, #Humeurs

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