Publié le 23 Février 2015

Bioutifoul Pipeul

Je ne vais pas mentir, j'aime bien ces événements qui nous montrent les acteurs dans leur monde de strass et de paillettes. Enfin surtout les actrices.

Autant dire que mon weekend était chargé, entre Césars et Oscars, ce déballage Haute Couture, cette concentration de bon sentiments, ces duels de sourires un peu faux derche... J'adore.

Mais bon... Ça c'est comme les Fashion Weeks. J'ai toujours l'impression d'avoir à faire à des gens qui vivent dans un autre monde que le mien et dont les fonctions vitales, manger, boire, dormir et faire pipi-caca ne sont pas les mêmes que les miennes. Et pourtant...

Bref! La merveilleuse Lupita Nyong'o, la délicieuse Cate Blanchett et l'adorable Scarlett Johansson, voilà ce qui a fait mon miel pour la soirée.

Question coupe de cheveux, évidemment, l'Oscar est pour Scarlett selon mon goût. Je trouve ça assez remarquable d'ailleurs, cette persistance depuis plusieurs mois, pour cette coupe, toujours plus millimétrée.

Bioutifoul Pipeul

Tout le monde sait bien qu'une actrice est souvent tributaire des castings et des rôles pour son image. Pourtant rien de précis ne semble s'annoncer pour Scarlett, qui motiverai le choix pour cette coupe en particulier. Donc on peut imaginer qu'il s'agit d'un choix personnel, un désir, une volonté et là je dis, alléluhia! J'aime tellement cette façon de se démarquer de la foule, ce révélateur de caractère, cette manière de tourner une page ou de monter une marche dans sa propre vie.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 22 Février 2015

Rock it!

Quelle satisfaction, quel plaisir quand, après avoir hésité, après avoir été un peu angoissée en imaginant le résultat, on se rend à l'évidence et on s'accorde aux commentaires des autres pour admettre qu'on a bien fait d'oser.

Quand finalement on trouve LE bon style, celui qui fait vibrer, donne confiance en soi, celui qui semble naturel, dans lequel on est comme dans un vêtement confortable. Ah oui...

Après, on peut toujours tenter quelques variantes, de nuances, de couleurs, de longueurs, mais jamais bien loin de l'original. Ça ne semble rien, mais c'est difficile de supporter lorsque les cheveux poussent, qu'ils viennent masquer le rebord de l'oreille ou lorsqu'on parvient à les saisir du bout des doigts, sur la nuque, alors qu'ils sont habituellement tondus.

Par contre on imagine toujours plus facile d'aller plus loin, d'oser plus court, de tenter ce dégradé "skin fade" qui vous met les côtés presque nus et qui s'accorde si bien avec cette "Pompadour" de rocker dont on ne peut plus se passer...

Et c'est comme si cette image idéale de soi même avait toujours été là, maîtrisée. Comme si cette coupe de cheveux était une marque déposée et qu'elle parle de vous mieux que tout.

Photo: H. James Hoff

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 21 Février 2015

rétrospective /ʁe.tʁo.spɛk.tiv/ féminin

Document définissant chronologiquement, l’histoire, l’évolution d’un fait, du passé jusqu’à son aboutissement

C'est toujours amusant, quand on feuillette l'album de photos, de voir la tête qu'on avait, avant...

Il y a celle de l'enfance, où finalement on ne décidait pas grand chose, livré(e) plus ou moins aux goûts des parents qui assuraient "la maintenance" capillaire. Le coiffeur de papa, ou celui de maman, le "fait à la maison", les oreilles trop dégagées, la frange de traviole... on en passe.

Et puis, quand finalement on prend le destin de notre tignasse en main, il y a celles qui poursuivent la ligne tracée, celles qui prennent le total contre-pied de ce qu'elles ont "enduré" tout au long de cette jeunesse et puis il y a les autres...

J'en connais qui pour rien au monde ne changeraient d'un poil et d'autres qui sont de véritables "aventurières du cheveux". Longueurs, couleurs, styles, d'années en années, il faut parfois une recherche ADN pour les reconnaitre.

D'aucun dirait que cela dénote une quête de personnalité. Ouais... possible. J'y vois plutôt un certain sens artistique, de l'originalité, un besoin de différence, un accompagnement de l'évolution.

Comme pour Emma.

En guise de rétrospective

D'années en années, du lycée à la Fac, elle a sombré petit à petit dans l'addiction...

Quelques coups de ciseaux dans les boucles brunes... une frange pour l'été... puis carrément carré... et plus court encore, jusqu'à tondre sous le carré pour enfin adopter cette coupe au bol dans laquelle tous la reconnaissent.

En guise de rétrospective
En guise de rétrospective

Et c'est pas fini!

Au gré des saisons, ses cheveux poussent, sont coupés et repoussent... Parce qu'elle est ainsi Emma... elle aime ça.

Aujourd'hui c'est cheveux courts... et ça pourrait être encore plus courts. L'idée est là, l'envie aussi. Ce sera la tondeuse, et court comme ... Emma... Thompson

Peut être...

En guise de rétrospective

Photo: Emma Allaire et Jake Chessum pour Emma Thompson

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Quartier Libre

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Publié le 20 Février 2015

Une raison pour chaque chose

Je le vois bien autour de moi, tout le monde a toujours besoin de trouver une explication à chaque chose. C'est un constat, peut être même une fonction humaine inévitable. C'est fâcheux!

Ben oui, admettez le, cela freine considérablement l'épanouissement personnel, la créativité et le bien être. Tout justifier, tout le temps...

Et si vous même ne donnez aucune raison, on en trouve pour vous. Comme pour cette femme élégante avec son Loden bon chic, son allure bourgeoise, son maquillage discret et de bon goût... Je suis sûr que si j'interrogeais mon épicière sur ce qu'elle pense de sa coupe de cheveux, elle me trouverait une bonne raison pour qu'une femme de cette qualité ait les cheveux tondus ainsi. Elle invoquerait certainement la maladie, imaginant que cette femme se remet d'une chimiothérapie. Quoi d'autre? Un deuil, ce serait un peu trop mélodramatique... et puis ça ne se fait plus... Plus jeune et moins sophistiquée, on aurait pu invoquer une révolte quelconque, une provocation, une sexualité "déviante"

Bon voilà, dans l'esprit de ma voisine et définitivement, seule la maladie pourrait justifier cette coupe de cheveux.

Mais imaginer simplement que cela soit par goût, par envie, par plaisir, par habitude, que cette femme s'obstine à demander à son coiffeur, chaque mois, de tondre les quelques millimètres qui ont poussés depuis son dernier rendez vous et ainsi conserver cette image d'elle qu'elle adore, ça non! Impossible à admettre.

Impossible non plus de ne pas chercher ces raisons qui pourraient bien être, après tout, toutes celles évoquées à la fois. Comme si cela pouvait rassurer ma pauvre épicière.

Photo: Elisabeth Weinberg

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 19 Février 2015

 Liberté chérie

Peut être que sur les barricades de demain, la Liberté guidant le peuple aura cette allure là? Et à bien y réfléchir, elle ne serait pas plus impudique que celle de Delacroix... il y a près de 200 ans.

C'est le vêtement qui change... et la coupe de cheveux.

Mais quel élan cela donnerait à tous les révoltés de la Terre? Et quelle image de la liberté mieux inspirée que cette femme totalement hors des critères, des dogmes et des tabous édictés par les sociétés patriarcales d'âge en âge. Une liberté qui n'imposerait aucun genre et qui en toute égalité mènerait le combat, qui serait Marianne et Gavroche à la fois. Un charisme irrésistible...

Sans doute existera-t-il toujours des esprits assez étroits pour ne voir là qu'une femme à moitié nue. Hélas.

Dieu merci d'autres y reconnaîtront leur soeur, leur compagne de combat, leur équipière, leur chef, leur idole, celle qui, brandissant une arme ou un drapeau, saura élever les coeurs et donner du courage aux damnés de la Terre enfin debout.

Il faut le croire... et le vouloir...

"Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te
nommer

Liberté."

Photo: Steven Meisel

Citation: Liberté - Paul Eluard

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 18 Février 2015

Forcément, ça ne nous rajeunit pas. 25 ans... meeeeerde! J'ai pas vu le temps passer. Faut dire que l'écossaise n'a pas trop changé.

Il parait qu'en 2000 elle avait les cheveux longs, mais ça ne change rien. Aujourd'hui elle est comme à 17 ans... She don't want a lover...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 17 Février 2015

D'un regard

Une journée maussade dans un monde maussade. Sans envie, refermé sur lui même, il est entré dans l'ascenseur déjà bondé. Il a serré ses épaules, tenant sagement sa malette des deux mains devant lui. Il ne voulait regarder personne, comme tout le monde...

Mais très vite il a senti qu'on l'observait. Les corps étaient trop près les uns des autres, son champ de vision réduit à quelques centimétres. Un premier arrêt libéra un peu d'espace. Entre une épaule et un dos il distingua sa silhouette et baissa rapidement les yeux, puis releva la tête, inperceptiblement, l'observant à son tour. Il y avait de la dureté dans son regard. De la dureté, pas de la méchanceté. Elle était comme lui, piégée dans ce monde gris, acteurs d'un jeu dont ils ne savaient rien sauf qu'ils n'en seraient jamais les vainqueurs.

Encore un arrêt. La cabine petit à petit se vidait, mais ils étaient indifférents à ce flux, se tenant par les yeux, l'air grave.

Il aurait aimé deviner une étincelle dans ce regard qu'elle avait sur lui, il voulait s'enflammer et que l'incendie ravage ce monde lugubre.

La porte s'ouvrit à nouveau. Elle fit un pas, quittant l'ascenseur et il fut tenté de la suivre, mais un homme s'approcha d'elle, grand, raffiné, habillé avec élégance. L'homme passa la main sur les reins de la jeune femme, l'attira à lui, embrassa sa gorge...

Elle, ne l'avait pas quitté des yeux lorsque les portes coulissèrent...

Photo: Max von Grumppenberg & Patrick Bienert

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 16 Février 2015

Pour une poignée de souvenirs

Avec son envie de cheveux courts, une bouffée de souvenir a ressurgi... et elle s'est dit que ce serait amusant de remettre ses pas dans ceux de son enfance. Ce n'est pas si vieux, c'est vrai, mais tout de même. Elle avait 10 ans quand, crânement, elle avait, sans broncher, regardé la coiffeuse à travers le miroir, qui tranchait ses boucles presque blondes au ras de ses oreilles lui faisait une petite tête au carré de sage écolière. C'était la première fois. Cela aurait pu être émouvant, elle ne fut pas émue. Au contraire, amusée, excitée, libérée. En trois coups de peigne elle était à présent coiffée. En sortant elle a rentré la tête dans les épaules, surprise de l'air qui glissait sur sa nuque tondue, mais elle était heureuse.

Depuis tout ce temps bien des choses avaient sûrement changées, mais elle croyait retrouver les parfums et les odeurs, le sourire de la coiffeuse et l'ambiance de ce petit salon. Secrétement elle espérait être reconnue... et puis quoi? Quelle importance!

La coiffeuse ne la reconnu pas. Elle avait tellement changée, grandie, embellie. Elle, n'avait pas changé, ou presque. Ce fut pourtant un moment agréable, excitant, cette coupe cette fois si courte, cette couleur si blonde, ce contraste si savament dosé entre long et presque ras, entre blond et presque brun...

Elle a gardé sa poignée de souvenirs dans sa tête, elle en a fabriqué d'autres... c'est comme ça la vie.

Photo: Internet ( si qq'un connait l'auteur... )

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 15 Février 2015

Adorable androgyne

L'adorable garçonne n'a sans doute pas le choix. Quoiqu'elle fasse, on lui reprochera sûrement de ne pas offrir la panoplie généreuse d'une fille pulpeuse et maternelle que depuis des siècles les hommes ont érigée en symbole de féminité... la bonne blague.

So what?

Serait-on moins femme d'avoir un corps longiligne et une poitrine si menue qu'elle ne peut être contenue par aucun soutien-gorge? Est-ce que la féminité ne supporterait pas l'encre de Chine qui tatoue une peau délicate et est-ce que vraiment la sensualité d'une nuque rasée nuirait définitivement à l'épanouissement du genre?

"Ne pense pas aux choses que tu n'as pas comme si elles étaient déjà là ; fais plutôt le compte des biens les plus précieux que tu possèdes, et songe à quel point tu les rechercherais, si tu ne les avais pas."

L'androgyne a cette chance, d'être femme et de pouvoir, à son gré, jouer de l'allure du garçon. Sa beauté est mystérieuse, parcequ'elle n'est d'aucun critère et son indépendance est à la mesure de son esprit libre et sans contraintes.

Photo: Pascal Pierrou

Citation: Marc-Aurèle

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 14 Février 2015

J'étais si près de toi...

Dans mon chagrin, rien n’est en mouvement
J’attends, personne ne viendra
Ni de jour, ni de nuit
Ni jamais plus de ce qui fut moi-même

Mes yeux se sont séparés de tes yeux
Ils perdent leur confiance, ils perdent leur lumière
Ma bouche s’est séparée de ta bouche
Ma bouche s’est séparée du plaisir
Et du sens de l’amour, et du sens de la vie
Mes mains se sont séparées de tes mains
Mes mains laissent tout échapper
Mes pieds se sont séparés de tes pieds
Ils n’avanceront plus, il n’y a plus de route
Ils ne connaîtront plus mon poids, ni le repos

Il m’est donné de voir ma vie finir
Avec la tienne
Ma vie en ton pouvoir
Que j’ai crue infinie

Et l’avenir mon seul espoir c’est mon tombeau
Pareil au tien, cerné d’un monde indifférent
J’étais si près de toi que j’ai froid près des autres.

Paul Eluard ( 1895-1952 )

Photo: Steven Meisel

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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