Publié le 24 Décembre 2014

Idées noires

C'est arrivé finalement...

Cela ne devait pas, il y avait tellement de certitudes... comment croire à présent.

Revoilà cette colère et la tristesse qui l'apaise tout juste. La bonne volonté n'a rien à voir avec cette architecture là. L'édifice était bancale, déséquilibré, trop de ceci, pas assez de cela. Parfois aimer ne suffit pas...

Le coeur en miette il faut pourtant continuer, mais c'est le vide qui t'obsède. Ce vide laissé comme un reproche, cette absence qui te fait croire sans cesse que tu ne mérites pas d'être aimée et ton coeur saignant et affaibli qui finit par s'y résoudre.

Il faut chasser les idées noires, rafistoler quelques morceaux et le mortier qui durcit fera rempart.

Tu lui en veux bien sûr et tu renifles ta peine, seule dans le noir. Tu vas aller comme ça, solitaire et sans joie, des jours durant, plus lourde de cette nouvelle carapace qui s'est forgée et qui devra attendre un nouveau soleil pour se fendre...

Photo: Laurine Termelet

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 23 Décembre 2014

Ellie se raconte
Ellie se raconte

Ce n'est pas toujours un exercice facile de parler de soi. Il faut de la maturité, un peu de recul sur les choses. Mais aux âmes bien nées...

Ellie est une jeune femme au charisme évident et c'est comme un dénominateur commun à bien des portraits qui sont esquissés ici. D'abord Ellie se raconte, d'une manière un peu formelle, un peu académique:

" Depuis toujours, en l'occurence depuis la maternelle, je ne me suis jamais sentie dans la peau d'une personne féminine. Le terme "garçon manqué" m'est bel et bien destiné. Durant des années je me voilais derrière des aspects féminins qui ne me ressemblaient absolument pas. Je n'étais pas moi, je n'étais que l'image de ce que les autres voulaient que je sois, je n'étais pas bien dans ma peau, derrière mes cheveux longs, mes vêtements féminins, mon maquillage... Puis un jour, lors de mes 14 ans j'ai décidé d'affirmer ma personne, je pense que c'était un déclic, mon style vestimentaire changea"

Ellie se raconte
Ellie se raconte

Puis elle poursuit:

"Puis vient les cheveux. Mon entourage était assez septique sur cette nouvelle coupe qui changea complètement mon allure. Ils me trouvaient différente. Pas moi. Je me sentais moins hypocrite, plus naturelle, et ma personnalité collait enfin à mon physique. Je me sentais moi-même et mes parents me trouvaient plus vivante, plus heureuse je pense. Je me sentais tout simplement plus jolie au fur et à mesure des années qui se succédèrent jusqu'à aujourd'hui. Je me suis affirmée assez tôt je suppose. Je ne me verrais pas aujourd'hui ni demain les cheveux m'arrivant aux épaules, j'aime me dire que je fais partie de ces femmes qui peuvent porter une coupe similaire à celle d'un homme tout en affirmant une personnalité féminine, je suis féminine, à ma manière, je n'ai pas besoin d'être le cliché d'une femme pour en être une."

Ellie se raconte

Et puis on parle, de choses et d'autres, de ses cheveux courts qui ne l'étaient pas autant lorsqu'elle les a coupés à 14 ans, de son amie aujourd'hui, qui, si elle n'est pas très douée avec une paire de ciseaux, sait parfaitement manier la tondeuse... L'été dernier, après une mûre réflexion, elle les a tondus, complètement, comme on tourne une page, on efface l'ardoise pour avoir la place d'en écrire une nouvelle.

Ellie a des projets, photos, vidéos, des choses à dire. Des choses que j'aimerai voir et écouter un jour.

Ellie se raconte

Sa grande gentillesse me séduit, comme son caractère et se mots:

"La femme est belle à sa manière, je ne recherche absolument pas une femme selon mon image, juste une personne qui sache se respecter, s'affirmer, et qui avant tout dégagera quelque chose qui me poussera à me retourner dans la rue lorsque je passerai à côté d'elle."

Merci Ellie!

Ellie Dcb Photography

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 21 Décembre 2014

En bataille

Qui a-t-il donc de si étrange dans ce portrait? Un portrait qui n'en est pas un d'ailleurs, décrivant ce profil androgyne presque en périphérie. Non le sujet semble plutôt ce contraste étrange et harmonieux, entre ombre et lumière, netteté et luxuriance, le très court et le sauvage...

Mais rien ne s'oppose, comme le blanc et le noir du damier, la proportion est heureuse. C'est la douceur du blond qui souligne le brun naturel et le désordre savant qui accentue la netteté du contour.

Il y a tant de promesses dans ces cheveux en bataille, étendard de conquête et d'aventures. Ils sont la tignasse d'Huckleberry Finn et de Gavroche, les fruits chapardés, les galopades dans les rues qui résonnent des semelles de galoches.

Et c'est comme si, pour donner plus de valeur à la mèche rebelle qui flotte sur le front, on avait du plaisir à effacer le reste, tondu presque jusqu'à la peau, raser ses tempes et sa nuque, comme un tribu au garçon que ces filles aux cheveux en bataille pourraient être.

Photo: Fany Meil

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 20 Décembre 2014

L'expérience

Je me souviens d'un slogan qui disait: " Everyone should do this once in a lifetime " et puis rapidement le "chacun" s'est mué en " chaque femme" et cela illustrait l'expérience incomparable que pouvait vivre chacun d'entre nous à la recherche de soi même. Parce qu'en réalité la fameuse expérience est bien loin de n'être qu'un simple exercice esthétique et capillaire.

Hier une amie s'est fait tondre. Autant le dire, c'est un acte périlleux car on est jamais vraiment sûr que le résultat soit à la hauteur de notre envie. Il faut donc du courage pour se confronter à sa propre nudité.

C'est un peu comme une déconstruction, une chirurgie esthétique à l'envers, sans douleur ni anesthésie où on ne transforme rien, on se contente de dévoiler la réalité.

L'expérience commence dès que l'idée s'installe dans votre esprit, comme une envie un peu folle, un désir incompréhensible ou une nécessité. Cela même provoque de la peur ou de l'excitation, enfin, les deux.

Passer à l'acte est bien plus difficile, lorsqu'il faut s'engager sur le chemin qui va nous mener dans un univers inconnu, de sensations nouvelles, de compréhension de soi même, de résistence aux regards et aux paroles insensés.

Enfin arrive le moment crucial et fatidique. Jusque là on était encore en terrain connu, la tondeuse glissait autour des oreilles, rasait la nuque, comme la promesse de sensations délicates auxquelles on avait finit par trouver du plaisir.

Mais soudain il faut franchir le pas, dépasser la limite, aller au delà de l'habitude. C'est lorsque le front se dégage, lorsque tombe ce petit rideau de cheveux qui trouvait sa place au dessus du regard et que la forme du crâne apparait, sans volume, rase et uniforme que l'émotion bondit dans la gorge. Voilà, c'est fait. Et ce visage nouveau, trop nu, trop vulnérable tente de sourire dans le miroir pour surmonter sa stupéfaction et son étonnement devant cette découverte.

La première récompense que l'on s'octroie, d'avoir été si brave, c'est de poser ses deux mains, doucement, sur ce paillasson de cheveux drus et de glisser lentement du front vers l'occiput, les yeux mi-clos et de gouter à cette caresse extraordinaire...

Enfin libre, il faut vivre. Parce que l'expérience personnelle s'accompagne maintenant de la confrontation avec le regard des autres, admiratif, dubitatif, cruel, méchant, indifférent, comme s'il fallait justifier son acte. Il faut toujours tout justifier...

Photo: Erika Huffman

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 18 Décembre 2014

Caractère

Dans son genre, la petite Shiloh ne peut pas renier sa filiation. Question physique elle tient plutôt des mâles, son père Brad et son grand père maternel Jon. Ces deux là ont été de sacrés beaux gosses dans leur jeunesse. Question caractère pas de doute non plus, telle mère telle fille... enfin "telle fille", justement non, parce que la fille de monsieur et madame Jolie-Pitt a décidé, puisqu'après tout elle avait le choix, de vivre comme un garçon et dad & mum trouvent ça cool.

Voilà de quoi remettre sur le tapis la "théorie du genre". Oh non non non, pas d'ça chez nous hein!

Bon! Mais ça n'empêche pas de réfléchir au sujet? Parce qu'après tout c'est plutôt intéressant de voir cette petite fille tellement épanouie dans son costume de petit mec à 8 ans... et surtout ça ne présage en rien de ce qu'elle sera à 18. Garçon manqué, oui sûrement, comme sa mère, mais allez dire aujourd'hui en voyant Angelina Jolie qu'elle a une allure de tomboy. Hein? Pourtant petite c'est ce qu'elle était.

Non ce que je trouve remarquable ( et on le remarque parce que cette enfant est la fille de et qu'elle apparait dans les médias ) c'est que ses parents acceptent son choix, sans trop se faire de noeud au cerveau et sans dramatiser, alors que, je n'en doute pas un instant, la même situation provoque des drames et des traumatismes dans la plupart des autres familles.

Caractère

Alors c'est peut être une petite victoire de l'intelligence sur la stupidité. La libeté d'être soi même, dès l'enfance, l'acceptation de la différence et la démonstration que l'amour et la bienveillance sont les plus sûrs méthodes d'éducation.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 17 Décembre 2014

Amber revient de loin
Amber revient de loin

Autant que je m'en souvienne, Amber Valletta a toujours eu une silhouette de femme aux cheveux courts avec ce visage d'androgyne aux yeux clairs, comme sur les clichés de Peter Lindbergh d'il y a 20 ans.

Et puis top model ça n'a qu'un temps, forcément, alors Amber s'est essayée au cinéma. Mais c'est dur, quand on a tutoyé les étoiles, de revenir parmi les mortels.

Amber, petit à petit a sombré, empoisonnant son corps, prisonnière de ses addictions... Et puis, comme une résurrection, elle a repris pied, refait surface. Comme souvent dans ce cas là, on se dépouille de son image ancienne pour tourner la page.

La voici à nouveau dans les pages des magazines, l'undercut fraîchement tondue depuis l'été et soigneusement entretenue, le regard toujours aussi clair, juste l'innocence en moins...

Amber revient de loin

Photos: en haut: Peter Lindbergh

en bas: Derek Ketella

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 16 Décembre 2014

La vie est une chienne

Rien de tout ça ne t'avait jamais heurté... Tant de bienveillance autour de toi ne pouvait pas éveillé de méfiance. Être soi même c'était un principe, une loi naturelle, une évidence.

Mais le temps qui passe bouleverse souvent les certitudes et la vie est une chienne qui sait bien te gifler après t'avoir longtemps caressé...

La fillette amusait tout le monde avec ses genoux écorchés et ses allures de "petit boy". L'adolescente était touchante avec son air dégingandé. On lui trouvait bien une allure un peu masculine, mais sa sempiternelle queue de cheval attestait de son genre et soulageait toutes les consciences. Ah les apparences...

Et te voici jeune femme, toujours la même, le caractère plus affirmé, les traits plus prononcés et cette envie plus forte que jamais d'être sincère avec toi même, d'écouter ton coeur et de chasser les hypocrites, d'être en harmonie avec le garçon qui t'habite sans renier la femme que tu es.

Mais voilà, personne n'aime qu'on chamboule ses croyances et qu'on sème le doute comme une mauvaise graine. Un jour tu as coupé ta queue de cheval et plus encore. Subitement tu es apparue sans genre, fille masculine, joli garçon, provoquant le trouble dans les esprits. Pour toi rien d'autre qu'un désir sincère d'être en accord avec toi même et pour les autres un crime, ou tout comme. Soudain on te reproche tes vêtements, ta manière de vivre, les femmes qui t'entourent, ta nuque trop rasée...

Être soi même est un défi que seuls les coeurs vaillants peuvent relever...

Photo: Ariana London

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #gayfriendly

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Publié le 15 Décembre 2014

Quartier Libre: Athina

Parler de ses cheveux, de la longueur qu'on a décidé qu'ils auraient, alors que la prise de décision est si simple. Que le plaisir d'avoir cette nuque, ces oreilles et ce front dégagés est si présent et ce visage reflété dans le miroir est d'une évidence. A contrario, mettre des mots sur cette addiction de sensation de liberté par le simple faite qu'on ait le crâne rasé ou quasi et bien plus compliqué.

Je me suis coupée les cheveux en 2002, l'été de mes 18 ans à cause d'un chagrin d'amour. Je ne parle pas d'un carré mais d'une vraie coupe courte.
Puis au fil des années, j'ai coupé, j'ai laissé poussé etc, mais c'était à chaque fois plus court ... parce que mes cheveux sont extrêmement fins et que je les perds. Jusqu'au au jour où mon coiffeur a sorti la tondeuse et là, c'est la révélation. Je ne peux plus me passer de cette nuque nue, de se visage totalement dégagé et de ce crâne rasé qui exacerbe ma féminité.
C'est également un vrai plaisir de regarder les autres femmes aux coupes courtes. A mes yeux, elles ont un truc en plus inexplicable.

C'est vrai que les cheveux courts ne vont pas à toutes femmes. Mais mesdames, si vous avez cette chance et bien n'hésitez pas :-)

Quartier Libre: Athina
Quartier Libre: AthinaQuartier Libre: Athina

Merci beaucoup Athina pour ce témoignage si spontané.

Athina Alexia

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 14 Décembre 2014

Ce geste qu'elle fait...

Elle fait ça, elle aussi... Lorsque le hasard d'un agenda trop chargé, fait sauter la date ordinaire d'un rendez vous chez le coiffeur et que s'installe un compte à rebours fatal, où chaque jour qui s'écoule transforme sa coupe habituelle en une jolie tignasse.

Pour un oui, pour un non, elle passe la main dans cette chevelure qui s'épaissie, à travers ces mèches dont elle perçoit chaque millimètre en trop... Elle s'ébouriffe et fait la moue, comme si à chaque fois qu'elle faisait ce geste, elle se désespérait de trouver ses cheveux trop longs.

Lorsqu'elle glisse sa main sur la nuque, immanquablement ses doigts se resserrent et s'agrippent, un instant, avant que son bras ne retombe avec résignation... Et ce geste qu'elle fait me séduit, m'amuse et fait naître un désir particulier.

Elle le fait ostensiblement comme si elle souhaitait le trouble que cela provoque et qui fait naître quelques papillons dans son ventre lorsqu'elle imagine sa coiffeuse la libérer, en taillant et tondant ses cheveux désormais "trop" longs.

Et ses gestes me charment autant que ses paroles lorsqu'elle annonce avec détermination que, oui, sans faute, samedi prochain elle ira les faire couper...

Photo: Adriana Seminario

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 12 Décembre 2014

Être ou ne pas être...

Être soi meme c'est un peu comme arrêter de fumer, tout le monde voudrait y arriver, mais parfois il faut plusieurs tentatives pour y parvenir...

Et quand on a un vrai désir de cheveux courts, mais qu'on se heurte à la fois à l'opinion des autres et à la pression de la société, on a tendance à renoncer, à se résigner, selon la période... Pour les plus audacieuses, à l'adolescence, première tentative et puis rapidement on est saoulée par tout ces "jeune homme" et "mon garçon" qu'on nous sert à longueur de journée. Alors on laisse repousser.

Puis on y revient quelques temps plus tard et là c'est la famille, les proches qui vous mettent le doute, vous harcèlent avec perversité avec des : "mais quand est ce que tu laisses repousser tes cheveux" , "oooh t'es tellement plus jolie avec les cheveux longs"... et on cède une fois encore.

Enfin un jour, l'envie qui n'avait jamais vraiment disparue revient, encore plus forte et cette fois il y a un regard bienveillant, un soutien, un encouragement qui fait que la détermination l'emporte. On coupe, on taille, on respire et on se retrouve... enfin soi même, définitivement.

Photo: Karlie Kloss par P. Demarchelier

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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