Publié le 19 Juin 2014

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Il n'y a somme toute pas si longtemps encore, certains garçons ce seraient damnés pour qu'on leur laisse le loisir de quelques longueurs dans leurs cheveux pour masquer ce tour d'oreille que le coiffeur de l'époque s'évertuait à dessiner largement à coup de ciseaux et de tondeuse, comme un garde-boue de bicyclette. A l'époque de la coupe "bien dégagée derrière les oreilles" beaucoup rêvaient de cheveux longs. Quant aux filles n'en parlons pas, les plus audacieuses coupes à la garçonne imitaient le style de Jean Seberg ou de Twiggy.

Les temps changent, la roue tourne et les modes et les tendances reviennent comme des ritournelles, mais parfois sous des formes inattendues. 

Aujourd'hui les oreilles ne se cachent plus et le plus étonnant, ce qui me ravi personnellement, c'est que les jeunes femmes aussi, adoptent cette rigueur capillaire qui dénude leurs pavillons auriculaires. C'est l'air du temps qui veut ça. Les garçons se contentent d'une tondeuse de supermarché pour ne plus ressembler à rien alors que les filles s'approprient davantage de styles et de comportements jusque là encore masculins. Une dissolution des genres auxquels elles apportent de l'élégance et de l'ambiguité. Vêtements, tatouages et coupes de cheveux ne sont plus des marqueurs masculins ou féminins, ils sont du genre humain.

 

 

Photo: David Burton

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 18 Juin 2014

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A cet instant il n'y avait que le feulement du 6 cylindres en ligne, ronronnant sous le capot de la Jaguar. Au volant du bolide on imaginait une héroïne d'Hemingway, n'importe laquelle, elles étaient toutes des femmes ambigues et indépendantes, mystérieuses et envoutantes.

Elle avait roulé un train d'enfer jusqu'à la côte, exaltée par tant de liberté. A présent, presque arrivée, elle roulait au pas avant d'atteindre les falaises...

Peut être que, tout comme lady Ashley, elle allait filer le long de cette côte, jusqu'à l'Espagne, Pampelune et ses corridas pour, comme Brett, retrouver son Pedro Romero?

Elle avait retiré son beret et secoué ses cheveux courts d'une main habile. A ce moment elle passa une main sur son cou et l'idée lui vint, comme Catherine Bourne, de poursuivre jusqu'à Biarritz, se mettre en quête d'un bon coiffeur, qui lui ferait une coupe de collégien en lui rasant la nuque...

Les montagnes toutes proches lui rappelèrent Maria et son Robert Jordan, peut être les croiserait-elle à Madrid? Elle les suivrait du regard et peut être que, comme l'avait promis Robert, une fois la guerre finie, il conduirait Maria chez ce coiffeur pour faire couper proprement ses cheveux tondus?

Un sourire lui vint aux lèvres. Elle se sentait toutes ces héroïnes à la fois, tellement libres. Laissant le béret sur la banquette de cuir, elle reprit la route vers le Sud, cheveux au vent.

 

 

Photo: Rennio Maifredi

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 15 Juin 2014

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Je suis toujours stupéfait par l'audace dont mon chevreau des Abruzzes est capable. Sa jeunesse ne fait pas tout, elle a aussi cette précieuse assurance qu'ont celles qui, sans prétention ni vanité, ont conscience de leur beauté et savent qu'elles peuvent se permettre bien des choses, qu'avec indulgence on leur pardonnera.

Sans doute dans une période de léger ennui, la ragazza eu l'idée un beau jour de se mettre dans la peau d'un garçon. L'occasion d'étoffer sa garde robe, oubliant robes et falbalas pour leur préférer jeans, polos, chemises et costumes élégants. Les accessoires n'étaient pas en reste, lunettes en écaille, noeuds papillon, cravates et chapeaux.

L'expérience était amusante car sans pour autant se laisser aller, la belle avait abandonné le maquillage et cela lui donnait un diable d'air juvénile. 

Frida n'était pas en reste puisque dans la même période, la teutonne décida de laisser pousser ses cheveux à la blondeur scandinave ce qui lui donnait une allure de jeune viking.

Fatalement, un jour...

Laora " - Cuore mio il faut qué tou mé dise à ton avis qu'est ce qué c'est la coupe dé chéveux la piou mascouline.

Moi - Oui je vois où tu veux en venir. Tu sais moi, masculin, féminin, je n'ai jamais vraiment pensé qu'il puisse ou qu'il dusse y avoir une différence en tout cas en matière d'apparence...

Laora - .. ma tou me fait le baratin là, dis moi, vraiment!

Moi - Eh bien je dirais que ce qui me parait le plus viril ce serait une coupe en brosse, style high & tight, tu sais, carrément rasé sur les côtés... Mais tu vas tout de même pas....

Laora - Comment no? Bien sour qué si!"

Partant de là, je pouvais m'attendre à voir, le soir même, ma toscane apparaitre avec une coupe de GI's.

Frida ne pu échapper non plus à la tornade italienne. Je la retrouvais le lendemain avec une élégante coupe au bol qui de viking la transformait en Jeanne d'Arc séduisante. Quant à Laora, elle était stupéfiante dans cette allure masculine, exagérément soulignée par une coupe sévèrement dégagée sur les côtés. Cependant son assurance et son enthousiasme rendaient la chose tout à fait excitante.

 

Photo: Flickr

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 13 Juin 2014

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C'est vrai, c'est confortable d'être devant son ordinateur et d'apprécier l'image de ce que l'on considère comme un aboutissement, l'expression d'un caractère affirmé, l'acceptation d'un état que l'on ne choisi pas et que finalement on revendique...

Tomboy, vêtements confortables et masculins, coupe de cheveux clean et pratique, colorée, décolorée, nuque toujours bien rasée. Ce style là est presque universel.

Mais vu d'ici on imagine pas le poids qui pèse sur les épaules étroites de l'androgyne, les regards qui crachent du venin, les mots qui plantent des poignards...

Etre fière de soi ne protège pas totalement des crachats de la foule et chaque jour braver les cons vous épuise. Parce que dans ce monde où un tournoi de football parvient à camoufler toutes les misères, il faut affronter chaque jour et toujours l'homo erectus qui n'a pu parvenir jusqu'à l'homo sapiens et qui croit encore que cette dénomination renvoit à sa condition de mâle. Misère!

Alors quoi? Faut-il abandonner? Faut-il abdiquer, se résigner, se soumettre? Renoncer au plaisir de ce tour d'oreille fraîchement tondu, de cette bouille de tomboy qui vous sourit dans le miroir? Jouer à la fille pour satisfaire quelques gueux aux dents mal plantées pour qui une fille aux cheveux courts n'est rien d'autre qu'une anomalie dans leur grille de lecture de la société et qui sont effrayés par l'inconnu au point d'en devenir méchants?... Non bien sûr non.

Rien n'est jamais facile mais tout vaut mieux que de se soumettre...

 

"A toutes les Charlotte"

Photo: Morgane

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 12 Juin 2014

Je sais, aujourd'hui, à quel point certaines se reconnaissent et s'imaginent elles mêmes à travers une telle vidéo...

Enjoy!

Kimoli Hair Salon

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 9 Juin 2014

mallory-kane.jpgJe suis plutôt cinéphile et celles et ceux qui le sont autant que moi savent qu'un bon thriller réalisé par Steven Soderbergh, avec Michael Douglas, Ewan McGregor, Michael Fassbender et Antonio Banderas... hummm ça sent bon.

En même temps, je suis toujours très critique avec les films d'action. Je n'aime pas me contenter d'un divertissement où j'ai peu à réfléchir. Là plus qu'ailleurs, j'aime la crédibilité des acteurs et le soucis du détail.

Et là, surprise! Non seulement le personnage principal est une femme, ce qui est assez rare dans cette catégorie, mais en plus cette femme est parfaite dans le rôle. 

Je ne connaissais pas Gina Carano, mea culpa. Visiblement question baston, la dame s'y connait et question cinéma... et bien franchement ce n'est pas mal du tout. Mais surtout, ce qui me plait c'est que ce personnage principal, féminin, est totalement crédible comme chef d'équipe d'opérations spéciales. Des dialogues "normaux", des combats "normaux", une utilisation "normale" des armes à feu, un personnage sobre, efficace, charismatique et de surcroit parfaitement à l'aise avec sa féminité.

Bref! Je ne connaissais pas ce film "Haywire" en français "Piégée" de S. Soderbergh, 2011, actuellement sur Canal+ et je ne regrette pas de l'avoir vu.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 8 Juin 2014

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Il n'y a encore pas si longtemps, mon coiffeur était ce genre d'endroit où les hommes se retrouvaient entre eux, club réservé où il n'était pas rare d'entendre quelques blagues graveleuses sans risquer de se retrouver cloué au pilori. Ça parlait foot ( si si ) bagnoles, soirées entre potes, armes à feu, le tout sur fond de rockn'roll...

Mais ça, c'était avant!

Depuis Régine est arrivée et même si elle s'est parfaitement "fondue" dans le paysage, les hommes ont un peu changé d'attitude. Quelques grammes de finesse dans ce monde de brutes ne pouvait pas faire de mal. Seulement voilà, la colonisation était en marche et nous ne le savions pas...

Amies et compagnes des clients habitués ont profités de l'opportunité pour accompagner leur chéri, Régine était là pour tailler les pointes de leur longue chevelure ou égaliser leur coupe au carré et tout naturellement, le sanctuaire de la masculinité est devenu le salon de la famille puisque bientôt tous les minimoi furent conviés également.

Dieu merci, le décor et l'ambiance nous ont préservé d'une vulgaire mutation en salon mixte. Le salon demeurait définitivement "pour hommes" et les jeunes femmes ( de plus en plus nombreuses ) qui venaient le fréquenter ne souhaitaient pas autre chose qu'une bonne coupe bien dégagée derrière les oreilles. Ouf!

Certains jours j'ai même l'impression que mon salon se serait transformé en un endroit idéal, où dans un décor de salon traditionnellement masculin, ne viendraient que de jolies femmes aussi soucieuses que moi d'avoir toujours la nuque bien rasée et le tour d'oreille bien net.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 5 Juin 2014

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A deux pas d'ici il y a l'immense jardin de pierre où les grands pins font remparts comme un rideau tiré sur la plage... Sur le tapis de gazon vert, au pied des croix de marbre, on a planté des petits drapeaux qui donnent de la couleur aux choses. On le fait chaque année... Plus bas, au delà du rideau, il y a l'océan.

Elle vient souvent là, sur les derniers rochers avant le sable. Un sable étrange, presque gris, aux grains épais. Elle fixe l'horizon, perdue dans ses pensées et quelques fois frissonne. C'est peut être l'air du large?

 

Ce jour là il faisait plus mauvais qu'aujourd'hui, le ciel était presque obscure et les jours qui ont suivis, la plage, comme une serpill!ère, s'est gorgée du sang des garçons de 20 ans. Elle n'a pas grand effort à faire pour imaginer, là au creux de son rocher, deux ou trois de ces gars, affolés, noircis par la poudre et le sang. ILs respirent fort, ils sont trempés et cherchent le moyen d'aller plus loin. Encore.

Derrière eux, sur la plage il y a tout un capharnaüm étrange au milieu duquel chacun a un camarade qui dort, le corps déchiqueté par l'acier et balotté par le ressac de la mer qui rougit... Le jour s'avance et tout indique que pour eux aussi ce sera le dernier. Ils sont venus de si loin, abandonner ici, sur cette plage, leur innocence et leur jeunesse.

 

Comme le soir tombe elle reprend le chemin qui monte vers le sanctuaire. Là elle va retrouver ses 3 gars transis de la plage, leurs noms sont gravés dans le marbre blanc, elle ne les connait pas mais les a adopté. 

A présent ils reposent dans le grand cimetière en haut de la falaise, apaisés à jamais, ces héros de 20 ans qui ont eu si froid et si peur ce matin de Juin.

 

 

Photo: Claire Alice Young

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 2 Juin 2014

Habituellement, pour qu'une photo se vende elle doit permettre de reconnaitre la personnalité photographiée et en général les photos prises de dos ne représentent pas un grand intérêt pour les agences. 

Cependant, depuis un petit moment les paparazzi parviennent malgré tout à vendre toutes leurs photos, en tout cas lorsqu'ils courent après Miley Cyrus.

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On se demande bien pourquoi?

 

Enfin non, moi je ne me demande pas. Depuis que la chanteuse a coupé ses cheveux sa coiffure est devenue presque aussi représentative de sa personnalité que sa façon de tirer la langue. Et du coup, chaque évolution dans ce domaine intéresse aussi les lectrices et lecteurs des revues people.

 

Pas très étonnant finalement. Pour un look aussi marquant, chaque détail compte et sachant à quel point beaucoup de jeunes femmes s'inspirent des coupes portées par les gens connus, il faut bien alimenter les magazines et les sites qui permettront à chacune de montrer à son coiffeur à quoi elles aimeraient bien que leur coupe ressemble en sortant du salon. CQFD

 

 

 

 

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Mi-Cy-2.jpgMi Cy 3

NB: Depuis, les plus attentives auront noté que la chanteuse a les cheveux plus longs. Alors du coup les paparazzi sont bien moins enclin à faire des photos de dos... C'est la vie. Mais l'essentiel n'est pas la chanteuse après tout...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 31 Mai 2014

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Non mais franchement, est ce qu'il faut à chaque fois trouver une réponse à tout, justifier chacun de ses goûts ou chacune des ses habitudes?

C'est assez troublant lorsqu'on est un rien observateur, de constater de quelle manière "les gens" s'expriment au travers du regard qu'ils portent sur les autres, le mal qu'ils semblent avoir à supporter la présence parmi eux d'un exemplaire qui s'affranchi des "us et coutumes" de l'apparence. Et je ne parle pas d'exhibitionnisme ni de provocation, non non rien que la morale ne puisse réprouver.

Une blondeur trop blonde, une nuque trop rasée, un vêtement ou une coupe trop ambigu et voilà notre foule qui s'interroge sans vraiment chercher à comprendre, qui fronce le sourcil et agrave sa mine qui n'était déjà pas folichonne... Et je ne parle pas des "vieux" qui décidémment ne comprennent pas cette jeunesse depuis la nuit des Temps, non, ça ce serait presque dans l'ordre des choses. 

Du coup je me trouve assez veinard, d'avoir du goût, moi, pour les petites têtes bien faites et les androgynes séduisantes et cela me rend enthousiaste de voir de l'originalité au milieu de ces "gens" qui croient en avoir mais qui se contentent d'imiter ce qu'ils voient dans des programmes télé qui ne s'adressent qu'à des têtes vides. 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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