Publié le 16 Mars 2014

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Je me demande parfois jusu'à quel point certains gestes peuvent être anodins, comme cette façon, nonchalante d'empoigner ses cheveux dans leur plus grande masse, comme si c'était une façon d'évaluer leur longueur ou leur épaisseur et rester ainsi un moment, dans une sorte de réflexion. 

Personnellement je trouve ça toujours sensuel, cette façon de faire, comme si de rien était. Cela pourrait être un signe de reconnaissance, entre initié(e)s, les autres n'y voyant rien de remarquable alors que la charge émotionnelle varierait d'intensité selon que la main caresserait négligeamment la nuque ou remonterait doucement sur la tempe... Mes amies aux cheveux courts ne font jamais cela par hasard et nous savons nous comprendre.

Lorsqu'à ce geste se joint en plus la parole, évidemment cela devient irrésistible. Une petite moue, l'air faussement contrarié avant de constater "qu'il faut absolument que j'aille chez le coiffeur". Cela me fait sourire irrémédiablement sachant qu'un quidam n'entendrait là qu'une remarque banale se rapportant à l'agenda de la jeune femme, imaginant qu'elle ne réfléchit qu'à la date où elle parviendra à caser son prochain rendez vous, alors qu'il pourrait s'agir d'un appel du pied, d'une perche lancée pour s'assurer que celui ou celle à qui elle s'adresse est sensible au pouvoir de ses cheveux courts et de l'allure que cela lui confère.

 

Photo: Ina Aydogan

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 13 Mars 2014

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La vérité c'est que personne ne voulait vraiment y croire. Tout le monde tentait de se convaincre que cela passerait et que cela n'avait pas grande importance à son âge.

Lorsqu'elle n'était qu'une petite fille, on trouvait même ça amusant de la voir collée aux basques de son frère et courir avec sa bande de garnements. Bien sûr la mère se morfondait, frustrée de ne pas voir sa fille suivre ses traces, de ne pas voir s'épanouir une belle jeune fille... A force de lui voir les genoux écorchés on s'est dit qu'il vallait mieux encore qu'elle continue à porter des pantalons. 

Puis adolescente il a fallu batailler un peu pour lui faire porter une robe, l'événement était assez rare et on voyait bien comme elle était mal à l'aise dans cet accoutrement. Coiffer ses cheveux était aussi une épreuve. Pas question d'ailleurs de les couper, comme elle le réclamait souvent. Les garder longs, coûte que coûte donnait encore l'illusion...

Et puis il a bien fallu admettre que le petit garçon manqué devenait un vrai tomboy, son corps se développait, mais pas vraiment comme on l'avait imaginé. Tout le monde comptait sur les hormones, une transformation du corps, de nouveaux désirs... Mais rien ne se fit...

Cette absence troublait tous les esprits. Elle aussi se découvrait différente, elle l'acceptait mais parfois le regard des autres la blessait. A cet âge où on a besoin de certitudes, elle se trouvait dans un tourbillon de questions, se sentant n'appartenir à aucun genre, un sexe de fille, un corps de garçon et la mentalité à la fois de l'un et de l'autre. 

A la première occasion elle a fait couper ses cheveux, très courts. Sa mère fut achevée, mais elle s'en trouva libérée. Elle se découvrait "androgyne", véritablement, pas un syle, pas une apparence. C'est ce qu'elle était vraiment. Et les cheveux courts n'y faisaient rien de plus ou de moins...

 

Photo: Oleg Lugovskoy

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 11 Mars 2014

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Les apparences sont souvent trompeuses et je parirai bien que le kiosquier installé en face du porche de notre immeuble, à force de me voir aux bras de l'une ou de l'autre de mes égéries, quand ce n'est pas les deux à la fois, s'imagine que je suis un sacré bon sang de veinard.

Admettons le, il y a pire! Cependant il faut bien comprendre que partager la vie de deux femmes aux cheveux courts, dans tous les sens du terme, c'est à dire en considérant le fort caractère qui les anime, ne représente pas forcément la panacée pour un homme moyen tel que moi.

Depuis que nous formons ce trio hors du commun, j'avoue avoir eu les expériences les plus réjouissantes de ma vie et l'acceptation pour l'une et la révélation pour l'autre d'une dilection toute particulière pour les cheveux courts n'y était pas étrangère. Partageant ce plaisir peu courant, à la fois visuel et tactile, pour les nuques bien dégagées, mes chéries rivalisaient souvent l'une et l'autre pour nourir nos fantasmes à tous les trois.

Pourtant, à force d'être gâté pourri, il faut s'attendre à un effet de surdose parfois dramatique. Par chance, la fréquentation assidue d'une psychothérapeute bavaroise, m'offrait l'apaisement de quelques réponses à des interrogations existencielles souvent douloureuses...

Moi "- Je suis inquiet doc! Mais vraiment inquiet...

Ma Psy - Was ist los?

Moi - Je crois que je deviens assexuel... Enfin, je me demande. Tu vois je n'ai plus envie, plus de désir... et ça ne me manque pas.

Ma Psy - Mais keske tu me rakontes là.... Zurtout ne vas pas dire ça à l'italienne si tu ne feux pas qu'elle t'arrche les yeux.

Ne t'inkiète pas... Ça va passer.

Moi - M'enfin.... C'est tout ce que tu trouves à me dire? T'es gonflée tout de même... je me sens mal. Avant le simple fait de retrouver Laroa rentrant de chez le coiffeur m'aurait donné envie de lui faire l'amour, la seule vue de ta nuque fraîchement tondue m'aurait excité et de vous voir toutes les deux le plus souvent à poil dans l'appartement devrait maintenanir chez moi un état proche des symptômes du priapisme. Ben non!

Je crois que je suis victime d'une overdose.

Ma Psy - Hummm... Je crois que je vais te preskrire une soirée avec moi darling..."

 

Ça pouvait paraître prétentieux de sa part, mais Frida était capable de tout!

 

Modèle: Louise Donegan

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 9 Mars 2014

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Ecoute ma voix écoute ma prière
Ecoute mon cœur qui bat laisse-toi faire
Je t´en pris ne sois pas farouche
Quand me viens l´eau à la bouche

Je te veux confiante je te sens captive
Je te veux docile je te sens craintive
Je t´en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l´eau à la bouche

Laisse toi au gré du courant
Porter dans le lit du torrent
Et dans le mien
Si tu veux bien
Quittons la rive
Partons à la dérive
Je te prendrais doucement et sans contrainte
De quoi as-tu peur allons n´aie nulle crainte

Je t´en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l´eau à la bouche

Cette nuit près de moi tu viendras t´étendre
Oui je serai calme je saurai t´attendre
Et pour que tu ne t´effarouches
Vois je ne prend que ta bouche

 

 

Texte: S. Gainsbourg

Photo: Isabelle Marmat

Modèle: Alizé Verret


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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 7 Mars 2014

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Je ne vais pas vous le cacher, j'adore ça! J'adore quand une jolie femme, pas spécialement androgyne, ni tomboy, au contraire très féminine, élégante, branchée, joue sur ce contraste, ce choc visuel provoqué par une coupe de cheveux où long et très court se cotoient. Enfin, quand je dis long, je ne parle pas de cette tendance bizarre qu'on certaines à faire tondre 15 cm2 sur un côté de leur crâne tout en gardant leurs longues boucles d'adolescente, histoire de faire comme la voisine. Non! je parle de celles qui sont résolument cheveux courts, avec cette nature de cheveux qui leur permet ce style "médiéval" dont je parlais il y a quelques jours.

J'imagine une certaine volupté à conjuguer ce voile de cheveux lisse au ras des yeux, ce casque brillant et soyeux et l'excitation de savoir sa nuque tondue, ses oreilles nues, tout cela dans un graphisme millimétré.

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Je leur trouve de l'audace à ces femmes là. L'audace de ne jamais passer inaperçues, de capter les regards, d'attirer sur elles l'approbation ou le rejet, tout plutôt que l'indifférence. Et puis cette façon de dévoiler leur nuque, cette presque exhibition, cette impudeur me plait. 

 

 

Photos: Frida Sundemo et K. Kofta

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 7 Mars 2014

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 6 Mars 2014

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A chaque fois que tu la vois, tu te dis qu'elle est belle. Et puis sa liberté te fascine, autant que son étrange blondeur. Quand ses cheveux sont courts tu aimes son allure de tomboy, lorsqu'ils sont trop longs et balaient son regard, tu la trouves sauvage et conquérante, comme un marin Nordique... Rien à faire, tu ne peux pas renoncer, pas même à sa mélancolie, ni à ses silences... Elle est sans doute là, sa liberté. Peu importe ce que disent les gens... Personne ne pourra l'emprisonner.

La blonde aux cheveux courts trace son chemin, forge sa vie loin des déceptions, ne comptant que sur elle, belle et inaccessible... C'est toujours ainsi lorsqu'on est pas dans le cadre, lorsque personne ne sait où vous placer dans les petites boites déjà soigneusement étiquetées. Elle a brouillé toutes les pistes, rien à faire.

Et tu n'y peux rien, toi non plus...

 

 

Photo: Elisabeth Kalbfleisch

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 4 Mars 2014

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 On me demande d'écrire un article qui parle de moi, mon allure androgyne. Je trouve que c'est quelque chose de très difficile pour moi de parler de mon apparence androgyne , tout simplement parce que ce n'est pas vraiment quelque chose que j'ai choisi. Pourquoi je suis androgyne ? Je ne sais pas c'est comme ça, j’imagine que je suis née pour l'être. Cela fait partie de ma personnalité, plus jeune j'étais déjà une fille qu'on considérait comme étant garçon manqué. Mais je n'avais pas confiance en mon image, je ne prenais pas vraiment soin de mon apparence, ça n'avait pas vraiment d'importance pour moi. Je n'ai jamais été féminine, ces allures androgynes sont venues naturellement. Pour moi être androgyne ne se résume pas seulement à des traits physiques, une coupe de cheveux et un style vestimentaire. On peut dire que j'ai construit ce style par rapport à ma personnalité. Les deux collent bien ensembles. J'ai toujours pensé que je me considère ni homme , ni femme. Je suis un individu dans un corps de femme qui est capable de penser comme un homme et aussi bien comme une femme. Et puis c'est quoi penser comme un homme, comme une femme ? C'est quoi la différence ? Vous voyez, est-ce que ça a réellement son importance le sexe, le genre ? Nous sommes des individus avec une personnalité , un psychique avant tout.
Je suis persuadée que c'est notre vision des choses, nos désirs, nos convictions, nos goûts qui définissent notre allure générale.
L'autre jour on m'a demandé si j'envisageais de retrouver des cheveux longs un jour, j'ai répondu par un « non » catégorique. Pourquoi tant d'assurance dans ma réponse ? Je dois dire que si j'ai eu les cheveux long pendant mon enfance tendre certes, c'est bien parce que je ne pouvais pas encore affirmer ma personnalité, mes choix, je n'étais encore qu'un gosse. Dès que j'ai eu la possibilité de m'affirmer j'ai couper mes cheveux, je suis passer de long à court puis très court. La période de transition entre court et très court s'est faite pendant mon adolescence. En grandissant ma personnalité s'est affirmée, mes choix aussi, tous ces détails ont eu des conséquences sur ma coupe de cheveux, mon style vestimentaire, j'avais soudainement confiance en mon image. Aujourd'hui j'ai 20 ans et on peut dire que l'évolution de ma coupe de cheveux illustre mon passage de l'adolescente à la jeune adulte. Je sais aussi qu'avec le temps, je couperai encore plus court surement. Je ne peux plus m'imaginer sans se plaisir de pouvoir passer ma main sur mes cheveux fraichement coupés. Couper mes cheveux courts, m'habiller de manière si masculine tout en gardant un coté féminin et fragile est sans aucun doute là pour rappeler que je ne suis ni homme, ni femme, je suis moi, je suis ce que je veux.
Je refuse de me plier à un simple sexe. Je suis libre de penser comme je veux. Je suis libre d'être moi-même sans aucune honte, et je souhaite à tout le monde d'en faire de même, parce que souvenez-vous, chacun de vous en est capable. 

 

Morgane ( Syd Lucid )

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 3 Mars 2014

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Ce n'est pas compliqué, aujourd'hui vous allez la voir partout! Mais qui s'en plaindra?

La jeune kenyane vient de faire une arrivée fracassante à Hollywood en décrochant un Oscar dès son premier rôle au cinéma. Mais depuis qu'on en parle, c'est à dire quelques mois tout de même, je suis épaté de voir avec quelle originalité la jeune femme parvient à jouer avec ses coiffures.

Bon, elle l'avoue elle même, jusqu'à l'âge de 19 ans, elle avait les cheveux longs qu'elle s'obstinait chaque semaine à faire défriser et auxquels elle infligeait des colorations parfois osées. Et puis un jour ( halléluia! ) prenant conscience qu'à ce rythme elle risquait bien de finir chauve avant 40 ans, elle se fait tondre, à zéro. Elle se découvre une jolie forme de tête, un visage nouveau et surtout se sent libérée de bien des contraintes.

Et c'est depuis cette époque cheveux courts, en regardant les galeries de photos, que je vois une Lupita chaque fois différente, originale, ce qui, quand on a une nature de cheveux comme la sienne, n'est pas toujours évident.

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Lupita oscar

Vive le cinéma!

 

Photos: Google

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 2 Mars 2014

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Il y a des périodes comme ça ou certaines choses reviennent dans l'air du temps. Et à chaque fois, ces choses sont réinventées par la nouvelle génération et cela prend tout de suite une autre dimension. 

Evidemment aujourd'hui, plus rien à voir avec ce qui fut non pas un style mais une habitude, prise par les hommes d'armes du XVeme siècle, de ne garder leur cheveux que sur le sommet du crâne pour avoir un certain confort sous leur casque et de raser tout ce qui en dépassait. Non, plus rien à voir...

Parce qu'en général, lorsque les femmes s'approprient des symboles masculins, cela prend tout de suite une allure infiniement plus chic. Aujourd'hui c'est le retour de la coupe au bol. Ça séduit, ça plait, c'est sexy... et on ne sais pas d'où vient cet engouement. Il y aurait bien une piste, à considérer que le plaisir rencontré par certaines à contraster leur chevelure entre long et extrêmement court depuis un certain temps à finalement amené tout naturellement à reprendre ce style? 

Peut importe après tout! Ce que j'y vois c'est juste un style merveilleusement androgyne, juvénile et définitivement féminin, une coiffure qui selon les variations qu'on lui donne, confère à celle qui l'adopte une sorte d'éternelle adolescence, un parfum de joli "garçon manqué"

 

Photo: Lucas Passmore

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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