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Les Affranchies
Articles récents

C'est gonflé!

18 Juin 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

C'est gonflé!

Peut être que certain(e)s s'imagnent que c'est un exercice facile, un style qui ne requiert aucune qualité particulière, juste une volonté farouche de s'approprier ce qui ne devrait pas être réservé à l'un plus qu'à l'autre...

D'autres sont carrément horrifié(e)s de voir des êtres qu'ils ne parviennent même pas à nommer, mi-garçon, à peine fille, qui juste pour les provoquer, affichent ce style qu'ils/elles ne savent pas non plus qualifier...

Comme pour tout en somme, ce qui leur paraît étranger, inconnu, ce qu'ils/elles ne comprennent pas leur fait peur.

Il n'y a pourtant rien de mal à avoir du caractère, rien de pervers à assumer sa vraie personnalité et encore moins à cultiver un style personnel qui soit la parfaite illustration de ce qu'on est à l'intérieur.

Ah ça embarrasse de ne pas savoir, de bafouiller entre monsieur et madame parce qu'on ne sait pas lequel choisir. Ça secoue hein? Merde.... Au cathé c'était moins compliqué.

La fluidité des genres, la non-binarité, le simple refus de choisir, parce qu'on ne se sent pas plus l'un que l'autre, en dehors de toute considération physiologique, moi ça m'attendri que voulez vous et j'aime aussi les filles qui se sentent garçon, comme j'aime les femmes aux cheveux courts, sophistiquées, glamour, guerrières, stylées, dans les soirées mondaines ou sur les bords d'un stade, en cabriolet ou sur une moto, dans le métro ou en vélo...

A celles-là je trouve de l'audace, du tempérament, celles qui n'ont pas peur d'aller chez un barbier, qui adorent avoir les tempes nues et la nuque rasée, qui chipottent pour que le dégradé soit parfaitement fondu, que la mèche soit relevée comme ça et non pas comme ci et qui supportent mal de ne pas passer à la tondeuse moins de deux fois dans le mois.

Voilà!

Photo: Ludivine G. à La Shaperie

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Androgyne de rêve

17 Juin 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Portrait, #Humeurs, #Tendresses

Androgyne de rêve

Les assidu(e)s des réseaux sociaux la connaissent. Enfin, ils/elles connaissent surtout ses photos qui la montrent, elle, le plus souvent. Des photos soignées, qui soulignent l'ambiguité dans laquelle elle se tient. Une silhouette fine, presque longiligne, même si elle n'est pas aussi grande qu'on l'imagine, des vêtements simples mais portés avec style et cette coupe de cheveux "college boy" qui lui donne un air d'Erika Linder...

Androgyne de rêveAndrogyne de rêve

Par bonheur, quand Maëva vient dans ma grande ville du Sud, elle ne manque jamais de passer voir Régine, la coiffeuse des Femmes aux cheveux courts... Et allez savoir pourquoi, chaque fois un peu plus, l'envie de les couper plus court occupe les esprits.

La lourde mèche qui cachait à demi le regard, s'allège et raccourci, les côtés asymétriques rétablissent l'équilibre, dégageant joliement les oreilles et la nuque, siège de tous les plaisirs, s'affine, se dessine et procure enfin cette douceur de velours.

Androgyne de rêveAndrogyne de rêve

Ainsi, l'androgyne cultive cette merveilleuse ambiguité qui lui confère tant de pouvoirs sur des genres plus banals.

Mais à peine retournée chez elle, elle songe déjà à revenir, taraudée par le désir d'une nuque encore plus dégagée, qui accentuerait davantage, si cela était possible, son allure imprécise.

Et dans l'intimité d'un weekend amoureux elle est encouragée dans son désir par son âme soeur qui sait aussi capter la silhouette en ombre de son androgyne de rêve....

Androgyne de rêve
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Ce jour là...

16 Juin 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Ce jour là...

Elle a tellement pensé à ce moment là, que finalement elle n'a presque plus peur. C'est juste un mélange d'excitation et de trac, un instant de fièvre. Elle se voit dans le miroir, mais ne se reconnait pas. Tout ce temps, toutes ces années...

Le bruit est déchirant quand les lames mordent les cheveux. Sans mal, les ciseaux affûtés tranchent les mèches soyeuses. C'est presque un jeu tellement c'est plaisant. En rien de temps gisent sur le sol des années de jeunesse et d'adolescence. C'est exaltant cette re-naissance. Elle a le sentiment d'être nouvelle, régénérée... et puis il y a de la fierté. Celle d'avoir osé, de n'avoir pas tremblé au moment de déchirer l'image de cette enfance qui n'est plus, que tous voulaient conserver, préserver, maintenir.

La voilà jeune femme, par sa seule volonté.

Et soudain tout paraît s'accorder, ce visage, cette allure, ce style vestimentaire, son corps même. Elle semble s'élancer vers le ciel, plus légère, plus sereine.

Aux regards dépités elle sourit comme pour dire : "Hey! Ce ne sont que des cheveux. Et puis ce sont les miens!"

Sa mine réjouie l'emporte et bientôt l'envie lui vient de les couper encore plus court, comme si cette première étape n'avait été que symbolique, un premier pas, un premier acte d'indépendance.

Illustration: Anime on Tumblr

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Bushi

14 Juin 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés, #Tendresses

Bushi

C'est une guerrière, à n'en pas douter. Cela se lit dans ce portrait qui semble d'un autre âge, venu d'une époque cruelle et féodale...

Mais c'est une femme d'aujourd'hui à qui la jeunesse autorise toutes les audaces, encourage tous les combats et dont la détermination ne peut pas être remise en question. Comme un jeune samouraï elle a soigné sa coiffure, lissant le chon sur le sommet de son crâne et dégageant sa nuque si d'aventure elle devait la livrer au tranchant du sabre de son ennemi...

Mais cela n'arrivera pas.

Son coeur et son esprit sont féminins et son visage aux mâchoires serrées, impassible, sans sourire ni colère est presque masculin, inspirant la rigueur et la loyauté que dicte le bushido.

Ses batailles seront sans fin, sa lutte éternelle, pour que dans ce monde plus féodal qu'il ne le montre, elle puisse juste faire valoir son droit. Il lui faudra sans cesse justifier, toujours être meilleure pour n'avoir que le nécessaire. Jeune bushi aux traits androgynes, elle aura toujours sur elle les regards de la plèbe jalouse.

Mais qu'importe! Elle a le courage et la générosité des guerrières...

Photo: Ellie par David Gloriant

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L'instant critique

14 Juin 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

L'instant critique

Qu'il est cruel parfois, cet instant où l'image que renvoit le miroir rappelle à la femme aux cheveux courts que cela fait des mois qu'elle n'a plus vu son coiffeur...

Il y a bien des raisons, c'est souvent le simple désir de changement, mais cela peut aussi être le résultat d'une conjoncture particulière qui oblige à repousser, de semaines en semaines, voir de mois en mois, le rendez vous salvateur. Alors de nouveaux gestes apparaissent, pour tenter le plus souvent de garder le visage découvert, tel qu'elle en a l'habitude, une façon de glisser les cheveux trop longs derrière l'oreille, un geste pour chasser la mèche démesurée sur le front...

Puis arrive le moment où elle se dit que, au point où elle en est, elle pourrait bien tenter de les laisser pousser pour de bon.... Et arrivent les beaux jours, l'été...

Soudain cette masse semble étouffante, accablante, pesante. Alors elle se dit que finalement l'expérience était amusante, un peu comme tenter d'arrêter de fumer. Elle se dit que maintenant elle est sûre de pouvoir le faire quand elle veut, sans problème.

Et zou! Elle file enfin chez le coiffeur, retrouver sa petite tête légère et coutumière.

Photo: Jonas Bie

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L'Odalisque

12 Juin 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés, #Nouvelles et petites histoires, #Tendresses

L'Odalisque

C'est une esclave sans maître, au corps souple, à la peau d'ambre, qui dans la tiédeur du sérail, s'endort, tourmentée par ses rêves d'amour. Et là où ses rêves l'emportent elle laisse glisser ses mains sur son corps glabre, sur ses seins, sur son ventre, jusqu'à l'orée de son pubis où l'une d'entre elles s'aventure, puis se retient.

Elle soupire pendant que sa langue claire humecte ses lèvres asséchées. Sous ses paupières fines, son théâtre fantasmatique est peuplés de vierges et d'éphèbes qui tourmentent ses sens. Celui-ci qui mord sa nuque comme un chiot, irradiant son corps entier, celle-ci dont les seins pointus excitent sa chair pendant que de sa main habile, un lourd rasoir met son crâne nu...

Dépouillée de ses bijoux d'or et d'argent, elle glisse dans le bain parfumé, abandonnant sa bouche aux lèvres de la jeune vierge alors que l'éphèbe au membre de Bankiraï pénètre son corps à l'en faire gémir...

Elle va sombrer dans les Limbes, mais pousse un dernier cri, presque étouffé, lorsque sa main enfin audacieuse enveloppe le buisson humide et que ses doigts effleurent sa chair à vif...

Photo: Edward Ysais

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Marine en vrai

11 Juin 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Portrait, #Tendresses

Marine en vrai

Les cheveux courts, c'est plus qu'un choix, c'est un état d'esprit! Oui je sais, dit comme ça, ça fait un peu sentencieux. Pourtant je pourrais en sortir d'autres du même tonneau, genre : Aux âmes bien nées, la détermination n'attend pas le nombre des années, et Corneille ne m'en voudra pas de déformer un peu son texte...

Bref! J'ai rencontré Marine, avec ses amies. Une bande joyeuse de bonnes copines, dans les années du Bac. Il y a quelques mois peut être, je n'aurais sans doute pas prêté attention à ces jeunes filles aux cheveux longs... Sauf que là, Marine le tomboy était enfin elle même.

Marine en vrai

Chemisette blanche, col boutonné, avant bras tatoué et coupe de cheveux freshly faded.

Six mois à peine qu'elle se coupe les cheveux courts, mais déjà un style déterminé, sans concession, celui d'une jeune femme à l'âme de tomboy qui aime jouer de son ambiguité. A l'âge où ses copines persistent dans leur adolescence avec leurs longs cheveux comme parure, rassurées dans leur féminité, Marine elle, est déjà au delà des cheveux courts. Et ça l'amuse de raconter comment elle se fait passer pour un garçon chez le coiffeur pour homme qui lui fait la coupe à 16€

Marine en vrai

Et bien plus que cette coupe de cheveux remarquable, c'est l'esprit même de la jeune femme qui s'exprime au regard de tous. Et n'allez pas croire que parce qu'on a le coeur d'un "garçon manqué", qu'on aime avoir na nuque bien rasée et qu'on ne porte jamais de robe, que l'on se fiche de sa féminité. Simplement l'androgyne sait la part que chaque genre joue en elle. Les détails sont plus subtils voilà tout. Elle n'en est pas "virile" pour autant, au contraire...

Elle est juste véritable.

Marine en vraiMarine en vraiMarine en vrai
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Goaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal!

10 Juin 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Goaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal!

Vous le savez sans doute et si vous ne le savez pas, vous ne pourrez plus le dire dans quelques secondes, c'est en ce moment même la Coupe du Monde de football au Canada. Yeaaaah!

Enfin une compétition internationale, sans soupçons, sans scandales, avec des athlètes sains, de corps et d'esprit... Ok vous vous doutez un peu que je ne vais pas disserter sur Quasimodo-Ribéry ni sur Zlatan-Tout-Puissant. Moi le seul motif qui puisse m'inspirer dans le foot, ce sont les femmes. Et donc c'est en ce moment même la Coupe du Monde de football Féminin.

C'est amusant, si l'on y réfléchi un instant, de constater à quel point, dans l'esprit des hommes, pèse un supçon d'homosexualité sur les sports collectifs féminins en général. Forcément et dans le foot en particulier, un sport d'engagement, aux contacts physiques parfois violents, ce soupçon est agravé par les révélations de quelques vedettes qui revendiquent leur orientation. So what? Rien de plus que dans un microcosme de la société finalement.

Du coup, vous le voyez venir, le bon gros, le bon vieux cliché... Cheveux courts = lesbienne. Ah ben oui, là on y coupe pas ( façon de parler ) Parce que justement, il se trouve en plus que les plus connues comme Megan Rapinoe ( US ) Michelle Heyman ( AUS ) ou encore Nilla Fisher ( SUE ) de ces joueuses de foot aux cheveux courts ne cachent pas leur homosexualité.

Goaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal!Goaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal!

Si bien que, par réaction quasi naturelle, dans la majorité hétéro, même celle qui avait envie d'une jolie coupe de cheveux, préfère garder une queue de cheval bien rassurante au regard "des autres"... Dommage.

Dommage parce que là comme ailleurs les goûts et les couleurs ne devraient pas se discuter et encore moins alimenter des préjugés à la vie dure, presque autant que celle d'un centenaire chinois. En tout cas on perçoit, en se posant la question, à quel point le sexisme banal a encore de beaux jours devant lui.

En attendant, d'un point de vue sportif c'est l'occasion de voir le football tel qu'il aurait toujours dû être, un sport d'adresse et de stratégie où le collectif l'emporte toujours sur l'individualité. Et puis franchement, ça me rafraîchi de voir leur enthousiasme, leur joie de vivre et leur esprit sportif.

Photos: Michelle Heyman, Thérèse Sjögran et Nilla Fisher, Megan Rapinoe et Alex Morgan

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Laora la fétichista

6 Juin 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

Laora la fétichista

Il y avait dans le caractère de l'italienne, cette fraîcheur, teintée de spontanéité qui la rendait irrésistible tout autant que son physique. Une belle nature à qui cependant il ne fallait pas casser les pieds trop longtemps avant qu'elle ne vous balance une punchline mortelle. En cela les escarmouches entre elle et Frida étaient un vrai régal de rhétorique, à la sauce Goethe et D'Annunzio...

Laora "- La Frida elle m'a traitée da fétichista, ma j'ai pas compris c'est quoi... Le trouc de la mode là?

Moi - Non ça c'est fashionista, tu sais les minettes capables de tuer quelqu'un pour un sac à main...

Laora - Ah ba c'est pas moi alors... Ma c'est quoi alors la fétichiste?

Moi - Ben ce n'est pas très fairplay de la part de Frida de te balancer ça comme ça dans une dispute... D'autant que je crois bien qu'elle l'est tout autant que toi. En fait je crois que nous le sommes tous... Enfin tous les trois.

Laora - Si ok, ma tou vas lé dire ou il faut qué jé té tortoure?

Moi - Ben en gros c'est rapport à l'excitation que te procure tout ce qui a trait aux cheveux, tu vois, tes souvenirs de gamine, ton père, ta coupe de cheveux... Tout ça a fait qu'aujourd'hui en parler t'excite, le voir t'excite, le faire t'excite...

Laora - Ah... et c'est oune insoulte alors?

Moi - Non évidemment, mais cela a longtemps été considéré comme une perversion, comme toute les autres sortes de paraphilies, en gros dès que tu sors du schéma hétérosexuel pratiquant la position du missionnaire.

Laora - Ma alors toi aussi tou es la fétichiste? C'est marrant no?

Moi - Oui... et aussi Frida d'ailleurs, même si elle ne l'avoue pas clairement. Et nous le sommes tous les trois à des niveaux différents, des intensités différentes... Mais aimer les cheveux courts ne fait pas de toi non plus une fétichiste... Si tu as quelques heures devant toi, je peux t'expliquer ça...

Laora - Ouhlala! Darling jé souis soupère en retard déjà. Il faut qué jé vais acheter oune sac à main qu'il vient dé sortir.

Moi - .... ( soupir )

Photo: Iris Strubegger

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Mea culpa

5 Juin 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Mea culpa

C'est vrai, si si je l'avoue, un fond de misogynie en moi persiste. Je sais, c'est mal, mais j'y travaille...

Ce résidu de machisme m'a toujours porté à croire que les femmes ne savent pas couper les cheveux très courts. Bon attention, on est dans le domaine des généralités là et plusieurs expériences m'ont souvent démontrées le bien fondé de mon appréciation.

C'est amusant d'ailleurs, parce que les vrais, les bons gros machos, eux ils aiment bien venir se faire papouiller par une jolie coiffeuse, pourvu qu'elle leur fasse un peu tourner la tête avec ses formes mises en valeur par une tenue sexy. Parfait pour une coupe "mullet" style Mc Gyver.

Bon bref! Je m'égare. L'expérience disais-je m'a montré souvent que les coiffeuses ne savent pas réellement couper les cheveux très courts. Et surtout de nos jours où la tondeuse semble être devenue l'outil universel des salons de coiffure où "on coiffe aussi les hommes"... Franchement, en y pensant j'en ai un haut le coeur....

Sauf... sauf que depuis quelques temps on voit refleurir de bons vieux salons " old school" où le CAP ne suffit pas. Il faut être pénétré par "l'esprit" barbershop. Et là, comme souvent, l'exemple nous vient des Amériques avec le mouvement Queer et un certain retour de la coupe " bien dégagée derrière les oreilles" véhiculé par la tendance hipster. Tout cela fait que les femmes qui se sentent une certaine filiation avec ces allures "vintage", apprennent... et comme toujours au bout d'un certain temps, deviennent meilleures que les hommes. So what?

Donc je dois faire amende honorable. L'important n'est pas vraiment la coiffeuse, mais plutôt le salon dans lequel elle exerce son art. C'est là que se font les différences, entre celles qui d'un revers de tondeuse vous arrête une nuque bien droite et bien moche et celles qui savent fondre un dégradé avec minutie et style.

Amen!

Photo: Alana Lucia, coiffeuse chez Blind Barber

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