Publié le 14 Janvier 2016

Bert Stern - Suzy Parker’s first-ever short haircut, VOGUE, 1964

Bert Stern - Suzy Parker’s first-ever short haircut, VOGUE, 1964

Vous reprendrez bien un peu de sévènetize?

Rien ne se perd, tout se transforme... C'est bien connu.

Les tendances c'est un peu la même choses. Régulièrement reviennent des idées qui, quelques années auparavant, avaient déjà séduit le plus grand nombre.

C'est pas que je soi un téléspectateur assidu, mais je remarque assez facilement les petits détails et les évolutions chez les présentatrices des émissions que je regarde. Prenez par exemple... Maïtena Biraben et Le Grand Journal de Canal+. Et bien je vois, moi, vers quoi sa coupe de cheveux un peu hasardeuse du début nous mène. Vers ce style très chic des années 70 où le cheveux courts de Jean Seberg et Mia Farrow était un peu décliné en un savant effilage qui vous modelait une jolie petite tête comme Lucie de la Falaise...

Vous reprendrez bien un peu de sévènetize?

Le dessus bien court et les contours plus flous, effilé, légers, comme un plumage. Ce même style que Jane Fonda révèlera dans son rôle de Klute et qui sera son image de militante contre la Guerre du Vietnam. A cette époque, si on ne parle pas de gender, de queer ou même d'androgyne, on désigne les styles qui ne définissent aucun genre par "unisexe". Malheureusement la version mâle va être accaparée par les footballeurs allemands et devenir l'inénarrable coupe "mulet" qu'on trouve encore aujourd'hui dans quelques contrées canadiennes où parmi certains clubs de supporters de ce sport virile...

Bref!

Alors du coup on se dit que certaines tendances sont indémodables quand on les voit revenir comme ça, cycliquement sur la tête des jolies femmes

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 12 Janvier 2016

Inutile de résister

Oui oh, c'est facile d'ironiser hein... Celles qui n'ont jamais été jusque là ne peuvent pas savoir. Une chose est certaine et depuis le temps je n'ai jamais constaté d'exception, les femmes aux cheveux courts, les vraies, même si elles ont des périodes à tendance masochiste du genre "vas-y, je me laisse pousser les cheveux" et même si elles y parviennent, un temps, replongent toujours...

Et ce qui est vrai pour un style classique l'est force 10 pour celles qui ont osé la coupe "bien dégagée derrière les oreilles". Difficile, une fois que le pli est pris, de renoncer à toutes les sensations provoquées par ce style de coupe. Elles parviennent toujours à trouver des variantes, dans la façon de se coiffer, dans le style, quelques différences de longueurs, dessus, mais ces femmes aux cheveux courts là n'envisagent pas de ne pas sentir une tondeuse ratiboiser leur nuque ou leur tour d'oreille. No way!

Mais n'allez surtout pas imaginer qu'elles sont dans la radicalité, le droit au but, le court à tout prix... Non, c'est tout le contraire. Pour elles, les détails sont essentiels. Dans cet environnement de l'infiniment court, un millimètre ça compte, les nuances et le fondu d'un dégradé sont fondamentaux, la rectitude d'une raie, le bombé d'une pompadour sont vitaux...

C'est inutile de résister. Le plaisir, souvent partagé, de la caresse sur une nuque fraîchement tondue et l'assurance que donne cette petite tête presque parfaite n'ont pas d'équivalent dans le catalogue des "ça fait du bien"...

Photo: Terra Juana

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 10 Janvier 2016

Photo: Ivan Berkovich

Photo: Ivan Berkovich

C'était un soir de mélancolie comme il en connaissait souvent depuis... Il avait fini par apprivoiser ce sentiment et l'accueillait presque amicalement. Le temps qui passe sait faire ça... C'est le temps qui avait poli toutes les aspérités de son coeur déchiré. A présent celui-ci était comme un galet roulé par l'océan, lisse, oblong, chaud, agréable... mais dur et impénétrable.

Lorsqu'il était plus tendre, il s'était ouvert pour cette fille blonde aux yeux bleus comme les eaux claires des lacs de sa contrée. Elle s'était laissé séduire, ils avaient fait un bout de route ensemble. Ce soir c'était elle qui frappait aux portes de la forteresse.

Il a laissé la pénombre s'installer, versé un verre de cet alcool doré qui l'emporte vers les Highlands et brûlé un cigare au parfum de Sierra Madre... Parce qu'avec elle, la vie avait ces saveurs. Elle était son jumeau. Est ce que c'est étrange de dire cela? Peut être... mais c'est ainsi qu'ils se côtoyaient, amants incestueux, frère et soeur d'aventure, alter ego... humains. Elle n'était pas moins féminine pour ça, malgré ses cheveux blond presque rasés. Elle avait une classe naturelle comme un gène de noblesse, une allure de chevalière, d'héroïne.

Il l'avait toujours admirée, tout comme elle l'admirait. C'est peut être ça qui permet aux hommes et aux femmes de vivre ensemble.

Il n'a jamais envisagé depuis, qu'il pourrait à nouveau connaitre ces sentiments... C'est ainsi.

Juste de temps en temps, les soirs de mélancolie, son coeur reprenait quelques battements, dans l'odeur du Havane et les vapeurs de whisky

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 9 Janvier 2016

Veux-tu que je te dise...

Veux-tu que je te dise, toi le garçon qui ne cesse de la regarder, mais qui se garde bien d'avouer qu'elle est jolie, tu me fais de la peine. C'est vrai, je te trouve pitoyable. Oh non ce n'est pas ta timidité qui m'inspire. J'entends sous ton crâne la bataille qui fait rage, parce que bien sûr tu l'aimes cette fille sinon tu n'y prêterais pas autant attention.

Mais voilà, tout le monde a toujours dit autour de toi que les cheveux courts c'était pas féminin, que c'était moche et bon pour les lesbiennes, qu'une femme pour être vraiment belle devait avoir de beaux et longs cheveux... Alors elle... avec sa coupe rasée, tu imagines les railleries et tout ceux qui diraient en se marrant, mais pas tant que ça peut être, que tu devais être "pédé" sûrement pour aimer une fille qui ressemble à un "mec"...

Alors, au lieu d'assumer ce désir, cette attirance, tu vas parler fort, peut être trop fort et renchérir dans la bêtise en te moquant. Idiot! Il n'y a personne à convaincre si son regard t'envoûte, si le grain de sa peau fait trembler ton coeur, si la pulpe de ses lèvres excite ta gourmandise, si son allure te séduit... Tout cela ne changera pas avec la longueur de ses cheveux. Et si tu es plus malin que les autres, tu découvriras que cette nuque qu'elle aime faire tondre, recèle un trésor et que si cette fille ose défier toutes les idées qu'on a bourré dans ton crâne, c'est certainement qu'elle est plus intelligente et davantage sûre d'elle que toutes les brebis que tu as toujours croisé.

A ton tour cette fois, d'être courageux, d'être sûr de toi, d'être toi même...

Photo: Fabio Oriani

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 7 Janvier 2016

L'air du large

C'est presque le bout de la Terre. Après il y a l'océan, immense, sans fin... Et sur cette lande tourmentée par le vent du large, elle fait la sentinelle.

C'est peut être des restes de ses jeux d'enfant, d'intrépide garçon manqué, ce goût des choses militaires... Un rien suffit parfois à vous mettre dans la peau du personnage, comme cette veste kaki qui prend tout de suite un air de "battle-dress". C'est l'imagination ensuite ouvre l'horizon vers le voyage et trace la route de l'aventure.

L'air qui monte de la falaise ne parvient pas à décoiffer ses cheveux courts, juste à donner à ce portrait un air de conquérant, de jeune héros, face à son destin, de Jim Hawkins prêt à embarquer sur l'Hispaniola.

Fany pendant longtemps a préféré photographier des lieux et des objets, autant de choses finalement propices à l'imaginaire. Et puis de temps en temps, un personnage. Alors qui mieux qu'elle pour l'incarner? Elle a l'allure de ces figures de roman dont le genre importe peu, pourvu qu'elle soit jeune et intrépide.

Photo: Fany Meil

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 6 Janvier 2016

Photo: Sylvia Borel

Photo: Sylvia Borel

Au premier coup d'oeil, c'est l'image qui me séduit. Le noir et blanc inspire une dimension artistique, c'est vrai. La pose est intimiste, montrant des tatouages originaux et cette peau frissonnante, décrit l'émotion de l'artiste...

Elle s'appelle Aurélie Mestre et son visage que je découvre me rappelle celui d'autres jeunes femmes que je connais, qui pourraient être sans genre, merveilleuses androgynes... Elle est musicienne, classique, errante, jusqu'à ce qu'elle découvre l'électro. La voici dès lors Louise. Louise Roam.

Et je ne sais si j'aime sa musique, sa voix à cause d'elle ou simplement parce qu'elle touche mes sens... Bien sûr c'est l'androgyne qui a attrapé mon regard, ses cheveux courts, cette coupe " au bol" définitivement hors des genres, cette assurance qui protège bien sa fragilité, son caractère affirmé qui pourtant s'émerveille de sa réussite. Parce que oui, Louise Roam a du talent et ça finit par se savoir.

Photo: Paul Rousteau

Photo: Paul Rousteau

Elle sera bientôt la première partie de Jeanne Added dans une célèbre salle parisienne. Joli couple, l'une blonde l'autre brune, ambiguës, la nuque toujours rasée, comme des jumelles de la scène d'aujourd'hui.

Oui, Louise me plait...

Louise Roam

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 4 Janvier 2016

Droit, lisse et net

C'est un exercice difficile. Parce qu'il faut, avant de savoir en jouer parfaitement, accepter sa vraie nature. Ça a l'air d'une boutade, mais il est bien connu que celles qui sont par bonheur dotées de baguettes de tambour en guise de cheveux ne rêvent que d'une chose: avoir de jolies boucles. Mais une fois oubliée cette envie irraisonnable, le cheveux définitivement raide révèle un charme mystérieux qui me séduit toujours.

Selon comme il est taillé, il devient alors un solide paravent, rideau épais et soyeux qui toujours retrouve sa solennelle rectitude.

Il y a dans ce graphisme une netteté excitante lorsque sans chercher un quelconque arrondi, la matière est coupée, tranchée de la manière la plus rectiligne possible, offrant le même aspect en leur extrémité que la brosse du peintre, drue, presque piquante.

La frange est un accessoire, bordant le regard au ras des sourcils ou plus espiègle lorsqu'elle remonte sur le front.

Dans cette verticalité, chaque centimètre bouleverse l'effet final, selon que la taille se fait au menton, au lobe de l'oreille ou plus haut encore... Et la nuque, dévoilée ou pas en conséquence, sera toujours l'objet d'une attention particulière et le plus souvent tondue avec minutie.

Cela me séduit, cet aplomb où le cheveux garde la souplesse d'une matière qu'on dirait liquide, tombant toujours à la verticale, épaisse et soyeuse et qui s'arrête, tout net, tranchée comme d'un seul claquement de ciseaux.

D'ailleurs, à bien y réfléchir, c'est peut être sa vraie nature, au cheveu, d'être toujours lisse, droit et net?

Photo: Takayuki Fujimoto

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 3 Janvier 2016

C'est l'heure!

Bon, eh bien nous y voilà, vous savez ce moment où vous ne parvenez plus à trouver suffisamment d'excuses valables pour ne pas mettre en oeuvre vos bonnes résolutions...

C'était décidé, vous y avez réfléchit durant des jours, bien que l'idée trotte dans votre tête depuis des semaines, des mois peut être. Mais il faut bien une raison, alors pourquoi ne pas mettre ça sur le dos de la nouvelle année, nouvelle page, nouveau départ toussa toussa...

Être soi même ne semble pas pour autant une résolution fantastique, au premier abord. Oser les cheveux très courts non plus. Mais c'est amusant de voir comme on parvient à dramatiser certaines choses, comment on arrive à interpréter sa propre vie en lisant la partition des autres...

Alors on laisse tomber le "qu'en dira-t-on", la peur des réactions des autres et on se concentre sur sa propre peur, celle un peu jouissive qui va précéder la question presque banale et désinvolte du coiffeur qui va vous demander :" Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui?". Pensez à la grande respiration qu'il faudra prendre pour lui sourire et lui annoncer triomphalement que vous vous voulez court, très court et ne soyez pas déçue de ne pas le voir sauter de joie en dansant autour du fauteuil les ciseaux à la main. Peut être même se contentera-t-il d'un soupir de contentement, vous voyant prendre enfin la décision que lui même aurait pris pour vous depuis longtemps s'il avait pu.

Une fois cette peur surmontée, vous vous rendrez compte à quel point vous aviez tort de reculer chaque fois auparavant et là oui, la nouvelle année commencera de la meilleure façon.

Photo: Wicked Mojo

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 1 Janvier 2016

Laora assume

Il y a bien une chose que je ne pourrais jamais reprocher à Laora, c'est de ne pas assumer ses choix.

A présent que nous avions tous avoué nos traumatismes d'enfance, il était clair entre nous que ce qui pouvait apparaitre aux yeux des autres comme une lubie de style ou un goût pour la provocation, était en réalité l'expression d'une sensualité, voir d'une sexualité particulièrement imaginative, ce qui est la moindre des choses pour une personne cérébrale.

Ainsi depuis quelques jours, après avoir patiemment laissé ses cheveux prendre un peu de longueur et de volume, notre égérie milanaise avait débarqué un soir avec une coupe au bol printemps/été 1432, dont l'undercut lui laissait moins d'un millimètre sur la nuque et les tempes.

L'effet était stupéfiant sur elle, comme toujours, mais je ne pu m'empêcher de jouer le rabat-joie alors qu'elle virevoltait devant moi pour se faire admirer.

Moi "- Franchement chevreau, ça te va trop bien. J'adore... mais...

Laora - Ma che cosa...? Che "mais" ? Tou l'aimes pas ma nouque comme elle est rasée comme ça? Touche, viens caresser... Alleeer tou adores, mon salaud.

Moi - Ah non, c'est pas ça. Bien sûr j'adore. Pour tout dire ça me trouble même, tellement je te trouve excitante comme ça...

Laora - Ma jé l'ai bien vu tou sais que ton pantalon il est dévénou tout étroit.

Moi - Euuuuh... Désolé... Non mais en réalité ce que je voulais dire c'est qu'une coupe pareil ça demande un entretien quasi hebdomadaire tu sais, sinon ça perd de sa magie... et pas question de faire ça à la maison.

Laora - Jé mé fous dé la dromadaire, per che j'ai fait lé deal avec la coiffeur. Il mé fait la coupe une fois par mois mais chaque sémaine jé vais chez loui pour qu'il mé passe la tondeuse. Toujours nickel!

Moi - Ah ben oui d'accord, dans ces conditions.. Mais ça va te coûter plus cher...

Laora - Eh no! Lé deal il est là. 5€ chaque semaine et la coupe 15€... ça fait 30€ par mois et jé souis la bonne cliente.

Moi - ... trop forte...

Photo: Sara Cummings pour Fangophilia

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 31 Décembre 2015

Sur son 31

Ce n'est plus la peine que je m'en défende, si je suis amoureux des femmes aux cheveux courts, je suis aussi séduit par celles qui s'approprient les vêtements ou des accessoires vestimentaires masculins. Un pantalon à pinces, un jean "boyfriend", une cravate, une veste, un gilet, des chaussures, voir même une casquette, même si cela n'a de masculin que l'inspiration, ça me va.

Oui je sais, c'est bizarre autant qu'étrange, mais c'est ainsi et j'ai appris depuis longtemps à ne pas lutter contre ces choses que je ne comprend pas toujours mais qui me font plaisir.

Ceci étant, je ne dis pas ça parce que ce soir est une occasion particulière, propice au travestissement.

En réalité ce qui me séduit c'est cette manière d'être pratique, confortable, élégante, qu'on les femmes qui savent utiliser ces accessoires masculins sans rien oublier de leur féminité, parce qu'elles sont certaines de ne jamais la trahir. Cette assurance, cette confiance en soi leur donne certainement l'aura la plus resplendissante à mes yeux.

Je crois que c'est le même principe que pour les cheveux courts.

Alors voilà. J'espère que ce soir Frida et Laora auront le bon goût d'être toutes les deux en smoking...

Photo: Peter Lindbergh

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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