Publié le 7 Juillet 2016

Au premier regard...

Si l'on n'y prend pas garde, l'esprit nous fourvoie dans des jugements hâtifs aux conclusions erronées et l'on a vite fait de prendre les socquettes roses pour des chaussette bleues...

Personnellement je m'entraine beaucoup et il devient difficile de me mettre en défaut quant à la détermination entre un beau et une belle gosse. Mais j'aime bien cette incertitude que les plus audacieuses entretiennent, lorsqu'elles ont peu d'efforts à faire pour ça.

En général, cela leur confère une sorte de jeunesse éternelle qu'elles auraient hérité d'une filiation divine. Dès lors, tout en elles m'apparait merveilleux, au sens original du mot...

Mais il ne faut surtout pas s'imaginer que ces femmes s'ingénient à masquer leur vraie nature, jouant à cache-cache entre masculin et féminin. Au contraire, le plus souvent elles expriment une autre féminité, loin des clichés et du dogme, plus authentique et débarrassée des artifices qui excitent les sots.

Les cheveux courts, c'est pour ça. Bien moins pour échapper à l'image commune que pour exalter cette féminité différente... En tout cas, j'aime bien le croire.

"Au premier regard, je la trouvais si jeune, que je la pris pour un garçon de quinze ans"

Extrait de Pétronille de Amélie Nothomb

Photo: Kriss Maëva

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 5 Juillet 2016

En rouge et noir...

Si l'on m'avait conseillée

J'aurais commis moins d'erreur

J'aurais su me rassurer

Toutes les fois que j'ai eu peur

Je me s'rais blottie au chaud

A l'abri d'un vent trop fier

Et j'aurais soigné ma peau

Blessée par les froids d'hiver

J'aurais mis de la couleur

Sur mes joues et sur mes lèvres

Je s'rais devenue jolie

J'ai construis tant de châteaux

Qui se réduisaient en sable

J'ai prononcé tant de noms

Qui n'avaient aucun visage

Trop longtemps j'n'ai respiré

Autre chose que d'la poussière

Je n'ai pas su me calmer

Chaque fois que je manquais d'air

Mes yeux ne veulent plus jouer

Se maquillent d'indifférence

Je renie mon innocence.

En rouge et noir, j'exilerai ma peur,

J'irai plus haut que ces montagnes de douleurs

 

En rouge et noir j'afficherai mon coeur

En échange d'une trêve de douceur

En rouge et noir, mes luttes, mes faiblesses

Je les connais, j'voudrais tellement qu'elles s'arrêtent

En rouge et noir, drapeau de mes colères

Je réclame un peu de tendresse.

 

Si l'on m'avait conseillée

Tout serait si différent

J'aurais su vous pardonner

Je s'rais moins seule à présent

Somnanbule, j'ai trop couru

Dans le noir des grandes forêts

je me suis souvent perdue

Dans des mensonges qui tuaient

J'ai râté mon premier rôle

Je jouerai mieux le deuxième

je veux que la nuit s'achève...

 

En rouge et noir j'exilerai ma peur

J'irai plus haut que ces montagnes de douleurs

En rouge et noir, j'afficherai mon coeur

En échange d'une trêve de doueur...

En rouge et noir...

Photo: Marie Corcelle

Texte: jeanne Mas

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 3 Juillet 2016

Modèle: Benthe de Vries

Modèle: Benthe de Vries

Elle a fait ce geste dix fois depuis le début de sa journée, l'accompagnant à chaque fois d'un soupir de résignation. Elle arrivait déjà à la limite de sa période entre deux rendez vous et voilà qu'en plus, une affichette sur la devanture du salon, lui rappelle que son coiffeur vient de partir en vacances pour un mois. Désespoir...

Dans ces moments là, on imagine vite autre chose que d'attendre sagement le retour du figaro tout bronzé.

1/ Après tout, au point où on en est, pourquoi ne pas essayer de les laisser pousser... pour voir?

2/ Essayer ce petit salon dont on lui a parlé... mais elle aurait le sentiment de trahir une complicité acquise de longue date.

3/ Laisser faire la bonne copine qui, consciente de l'état de détresse actuel, propose depuis 3 jours de régler ça en deux coups de tondeuse... Oups!

4/ Régler ça en deux coups de tondeuse soi même, pour n'en vouloir à personne... puis parce que finalement ça fait longtemps qu'elle a ça dans la tête.

Bref! La situation est grave... et désespérée.

Autant éliminer tout de suite l'option n°1. C'est comme arrêter de fumer, il faut une longue préparation psychologique et à moins de souffrir durant des mois, ça ne se décrète pas comme ça du jour au lendemain.

L'appel de la tondeuse, qu'elle soit manipulée par la copine ( qui en rêve surement ) ou par soi même, c'est un peu brutal, même si c'est un vieux fantasme qui traine depuis... presque toujours. Mais bon... le boulot, la famille... C'est pas le moment ( En réalité c'est jamais le moment ) et puis tant qu'à le faire un jour, on préfère que ce soit dans les meilleures conditions possibles. Mais on le fera ... un jour.

Reste la trahison! Après tout, y a que les idiotes qui ne changent jamais d'avis. Et puis là, c'est quasiment un cas de force majeure... et si ça se trouve l'autre est meilleur... et moins cher... et puis si ça plait pas, c'est juste l'histoire de quelques semaines... et de toute façon c'est pour dégager les oreilles et la nuque, pas plus, alors?

Alors...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 2 Juillet 2016

Forever young, un portrait d'Anne E.

Rencontrer de belles personnes rend toujours votre vie meilleure.

Il y a fort fort longtemps, j'ai fait la connaissance d'Anne, dans des circonstances un peu épiques, comme le racontait l'article qu'elle m'avait inspiré. Mais je ne m'étais pas trompé et mon opiniâtreté a été récompensée. En ce temps là, si on m'avait posé la question j'aurais sans doute pronostiqué 25 ou 26 ans en la voyant. Elle en aurait donc 29 ou 30 aujourd'hui... Et je suis persuadé que personne ne me contredirait. Mais voilà, Anne a un secret...

Petite, elle était de celles qui courent la campagne, avec la bande des garçons, à construire des cabanes et grimper aux arbres. Qu'on se méprenne sur son genre l'amusait beaucoup. Cependant, en bonne fille du Sud, elle a gardé et soigné ses cheveux longs, résistant aux assauts d'un coiffeur local qui voulait absolument les lui couper. Jusqu'au jour où, à 16 ans, elle est entrée dans le clan des femmes aux cheveux courts.

Forever young, un portrait d'Anne E.Forever young, un portrait d'Anne E.Forever young, un portrait d'Anne E.

Depuis, c'est inutile de dire qu'un bon coiffeur est devenu l'homme ou la femme essentiel(le) dans son entourage. Celle du moment s'appelle Orianne, la gérante de Cut My Bangs dans ma grande ville du Sud et on peut dire que cela lui va bien.

Parce que du style, Anne en a. Une allure façonnée par le sport, un corps androgyne, elle est un subtile équilibre entre masculin et féminin, la meilleure façon de s'approprier les codes vestimentaires que les esprits poussiéreux s'imaginent encore réservés à un genre plus qu'à un autre.

Forever young, un portrait d'Anne E.

Mais au fait... Ce fameux secret alors?

Vous ne voyez pas? Non, vraiment pas?

Eh bien Anne ne vieillit pas. Non, du tout. Elle aurait même tendance à rajeunir, mais ça c'est parce qu'elle se coupe les cheveux plus courts.

En réalité je m'étais trompé dans mon pronostique quand je l'ai rencontrée, si bien qu'aujourd'hui, Anne n'a pas 30 ans, mais deux fois 20 ans.

20 ans pour toujours en somme, quelque soit le multiplicateur.

Photo: ©jeaneg

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 1 Juillet 2016

Photo: Martin Strauss
Photo: Martin Strauss

Mon coeur s'est apaisé.

Pourtant j'ai juré et j'ai grogné tout au long de ce chemin d'infortune. Mes blessures étaient moches et profondes, je n'aurais pas donné cher de ma peau...

Mais le temps soigne mieux que personne les coeurs qui ont trop saignés. Il faut juste être patient, laisser partir le venin qui emplissait les veines...

Aujourd'hui je peux me laisser glisser vers la nostalgie, revivre des instants plus heureux, appeler des souvenirs restés jusque là sous les gravas. C'est juste pour être en paix...

Enfin pleurer... Sourire et pleurer en même temps de ce que nous étions, heureux et malheureux.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 30 Juin 2016

Photo: Barry Jeffrey

Photo: Barry Jeffrey

Ça n'a l'air de rien, mais si je prend un peu de recul avec les choses, j'ai bien l'impression qu'elles ont bougrement changé, les choses.

On a du mal à imaginer qu'il y a cent ans à peine, un père, un mari, un frère était capable du pire si jamais il prenait l'envie à sa fille, sa femme ou sa soeur de se couper les cheveux, comme c'était la mode dans les années 20 du siècle dernier. Pourtant, il ne s'agissait que d'une "coupe à la garçonne" qui semble presque désuète aujourd'hui...

Néanmoins, si un coup d'oeil dans le rétro peut faire sourire et paraître les choses évidentes, il a fallu tout de même du courage et de la persévérance pour abattre les cloisons. Il en faut encore aux femmes d'aujourd'hui pour s'approprier des codes jalousement réservés. Après bien sur, pas question de discuter des goûts et des couleurs, ni dans un sens, ni dans l'autre. Et moi qui suis sensible à cette "égalité", je trouve que bien des progrès ont été fait, grâce à toutes, féminines, androgynes, jeunes et plus mûres, sans autre considération que le plaisir d'être soi même, avec l'allure qu'on veut se donner.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 28 Juin 2016

Un coup d'coeur, ça vous dit?

Elle avait 14 ans la petite Raphaëlle lorsqu'elle a, la toute première fois, fait couper ses cheveux. Et ce n'était que le début, parce que depuis les choses se sont largement "aggravées"...

Des parents musiciens, un tempérament de chef de bande, des cours de théâtre, voilà en résumé la première partie de la biographie. Et toujours les cheveux courts, définitivement. Officiellement, c'est pour l'aspect pratique, pas de cheveux emmêlés et le visage dégagé... Mais en secret Raphaëlle a autre chose en tête...

Un coup d'coeur, ça vous dit?

il y a 5 ans nait "She is Cake", musique électro, plutôt house-club, jolie voix claire de Raphaëlle qui compose et écrit avec Lieutenant Nicholson, son partenaire musical. Et puis des collaborations avec Voulzy ( Julien, le fils ), DjeuhDjoah, le complice de Lieutenant Nicholson ou encore Ours alias Souchon ( Charles, le fils )... Des références.

A l'écoute, ça donne ça!

Et puisque c'est la musique qui l'emporte, c'est l'occasion de se faire une identité visuelle et graphique forte. Pour ça, Raphaëlle a depuis ( presque ) toujours une figure en tête qui la fascine, celle de Sinead O'Connor. Elle a 30 ans et c'est "son mec" qui lui tond les cheveux, la première fois. Inutile de dire à quel point l'acte est libérateur. La jeune femme s'épanouie, assume sa "boule à zéro" avec le plus grand bonheur et rayonne superbement.

Il y aura encore quelques tâtonnement, un peu de repousse, avant d'adopter résolument la tête rasée. Mais cette fois il faut l'adresse d'un pro, parce que ces choses là, voyez vous, ça ne supporte pas d'être négligé.

Un coup d'coeur, ça vous dit?

Alors une fois par mois, Raphaëlle va faire tondre ses cheveux chez Micky Montorgueil, où elle a droit à un tarif spécial... Normal.

Un coup d'coeur, ça vous dit?Un coup d'coeur, ça vous dit?

Quand je lui pose la question, Raphaëlle ne se trouve pas un caractère de garçon manqué. Au contraire, elle revendique une féminité qu'elle veut glamour, ce qui ne l'empêche pas de dire les choses clairement et sans détours ou de boire son Jack Daniel's sec. Une femme de caractère, qui s'est trouvé, au delà des clichés communs, une image féminine forte et charismatique.

Photo: Alain Sacrez

Photo: Alain Sacrez

She is Cake sur Facebook

Avec la gentille et sympathique collaboration de Raphaëlle Audin

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait, #Humeurs

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Publié le 26 Juin 2016

Erika Linder

Erika Linder

Tu te dis qu'il y a, dans cette chienne de vie, des moments bien compliqués à surmonter. Je sais, je sais...

Sans que personne ne le soupçonne, il y a des combats qui font rage, dans ta tête, dans ton coeur. Tu es prise dans un piège imparable, victime de tout l'amour qu'il y a toujours eu autour de toi, des préjugés séculaires et du monde qui semble fonctionner comme ça. Te voilà tiraillée entre toi et cette image de toi, que tous ont imaginé, idéalisé, entériné définitivement.

Parfois tu es prête à toutes les audaces, tu te dis que la vie est belle, mais courte et que tu serais bien stupide de ne pas l'embrasser pleinement, naturellement, selon ton goût... Et puis... et puis la peur revient, celle de décevoir celles et ceux qui t'entourent, celle que "les autres" se méprennent, cette crainte de ne plus être la gentille fille que tout le monde aime bien, celle de ne plus être "raisonnablement" féminine.

Des fois ton visage lui même te fait peur. Pourtant il te séduit, ce mélange presque idéal de garçon en toi, ces traits qu'aucun genre ne saurait s'approprier, fins, délicats... mais neutre. Et tu te dis qu'un rien suffirait à faire pencher la balance, trop loin, vers ce côté masculin. C'est pour ça que tu renonces à couper tes cheveux, même si l'envie est forte, même si tu en rêves.

Comme si ta féminité ne tenait qu'à ça? Vraiment? Tu le crois? Seuls les cheveux longs pourraient compenser les "défauts" de ton corps d'éphèbe, à la poitrine d'adolescente, aux hanches de garçon, remédier à ton caractère entier, à ton goût pour les vêtements confortables, tout ce que depuis toujours, gentiment, on te reproche...

De cette arène invisible où tu te bats avec toi même, tu es la seule à posséder la clé. De ce choix entre toi et l'image de toi, tu es la seule arbitre. Mais le dilemme n'est qu'une illusion, parce que les gens qui t'aiment, vraiment, sauront t'aimer ... juste comme tu es.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Juin 2016

Bons baisers de Pékin

Elle me l'avait promis... Elle l'a fait!

Adeline est en Chine pour un séjour universitaire, une occasion pour nous raconter l'aventure d'une femme aux cheveux courts confrontée au besoin d'une coupe de cheveux en territoire "semi" inconnu...

" J’étais bel et bien partie avec en tête de me faire une bonne freshcut en arrivant à Pékin vu l’état de ma coiffure, et ça n’a été que certitude en arrivant, lorsque j’ai subi de plein fouet les 36°, ressentis 45° étant donné l’intensité de la pollution dans ce pays (je comparerais même ça à passer ta vie sous un pot d’échappement d’un bon vieux tracteur qui roule à plein régime).

Au détour d’une galerie marchande lors de notre arrivée avec mes compagnons de route, j’aperçois un salon de coiffure composé uniquement de coiffeurs masculins, dont un, avec une sacrée bowlcut couleur lilas! Je me suis dit, c’est ici que je veux tenter ma chance.

Bons baisers de Pékin

Le surlendemain, je prends mon courage par la main (ainsi que mes collègues qui n’ont quant à eux qu’une envie, celle de bien se marrer face à une possible coupe ratée) et je me lance.

Cela va sans dire que trois courtes années à étudier le mandarin (putonghua pour les intimes) n’ont pas mené à grand chose si ce n’est quelques expressions universitaires désuètes, alors pour demander un bon fade sur les tempes, ça m’a demandé de la patience (surtout de la part du coiffeur.)

Je débarque au salon et me lance. Le challenge aurait été trop facile si l’un de ces charmants jeunes hommes savait parler anglais. Le premier fou rire commence, mais cette adorable patience typique des chinois nous fait parvenir à nous comprendre non sans mal.

C’est là que mon potentiel coiffeur me demande une photo de ce que je veux. Comment trouver une photo, nous français qui ne jurons que par Instagram, Google images et tout le toutim, lorsque la sévère censure bloque toute tentative d’accéder à un possible univers américain, je tente de lui expliquer que je n’ai rien, alors qu’il me regarde l’air interloqué face à un drôle d’énergumène européen, anneau au septum qui gesticule dans tous les sens des gestes de coupe coupe sur les tempes et la nuque.

Je trouve enfin une vieille photo de moi dans mon téléphone, qu’il regarde un quart de seconde, pour me répondre « Hao ba! » et m’entraine vers le bac pour me laver les cheveux. Je me décompose, peu sereine, et mes amis s’esclaffent devant la scène.

Bien installée, un joli écran laissant tourner en boucle des publicités farfelues collé à mon miroir, une dame avec une charmante permanente sur la tête qui me regarde avec curiosité, la tondeuse qui parle lorsque le coiffeur la démarre, k-pop a fond dans les enceintes, tout y est: je suis à Pékin, et je suis en train de faire une grosse bourde, sans doute.

Sans doute pas.

Bons baisers de PékinBons baisers de Pékin

Je me confonds en excuses quand à mon niveau pitoyable en chinois (je croyais que mes bonnes notes et mon travail assidu auraient fait le contraire mais aucunement) lorsque l’adorable monsieur tente la discussion tout en me rasant de près les tempes. C’est cordial, précis, efficace, sans anicroche.

C’est détendue que je découvre enfin ma coiffure: je n’aurais pas pu espérer mieux. Vu la difficulté à se faire comprendre, il a fait du bon travail. Le tout pour 68 yuan, ce qui fait 10 euros, de quoi donner le sourire!

Ce que j’ai grandement apprécié dans un pays que le monde voit comme dictatorial et strict, notamment envers les femmes c’est qu’il n’y a eu à aucun moment une once de jugement. J’ai demandé une certaine coupe, et ce n’est pas parce que je suis une femme que je ne peux pas l’avoir, ou qu’il faut forcément la féminiser, comme j’ai pu le vivre parfois en France. J’ai souvent vu des femmes aux coupes courtes, bien plus que dans notre pays. Bien qu’il ne faut pas se leurrer, l’originalité reste tout de même largement synonyme de marginalité dans cet Empire du Milieu. Toutefois, je me sens à l’aise dans cette foule grouillante mais placide. Il nous arrive de façon récurrente de nous faire dévisager dans la rue, nous petits européens aux maintes couleurs de cheveux et de peaux, discutant fort et le regard émerveillé sur leur quotidien, mais rarement l’agressivité se lit sur leur visage. Je ne l’ai encore jamais vue, d’ailleurs. C’est rafraîchissant, et plaisant.

Voilà, je te fais plein de bisous! A très vite!"

Bons baisers de Pékin

Photos: Manon L.

Reportage: Adeline B.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 23 Juin 2016

Un portrait d'Havilah Bender

Il faut que je vous parle d'Havilah. Son visage, son allure pourraient être familiers, mais ici, en Europe, si on l'a déjà vue, elle n'est pas forcément connue. Pas autant qu'à Dallas en tout cas.

C'est là qu'elle a grandi, avec ses frères et autant dire que gamine, elle était plutôt "tomboy", sneakers, baggy, skateboard et cheveux dans les yeux. Havilah n'a jamais eu froid aux yeux.

Comme je lui pose la question, elle me répond:

" J'ai eu les cheveux de plus en plus courts à partir de 22 ans, quand je les ai coupé au carré. A cette époque je servais de modèle dans différents salons de coiffure. Je faisais confiance totale au gars qui me coiffait. Il me disait l'idée en quelques mots et hop! On le faisait."

Un portrait d'Havilah BenderUn portrait d'Havilah Bender

Rapidement les cheveux courts sont devenus incontournables, l'addiction, le besoin et le goût pour ce style, elle ne pouvait plus s'en passer.

Elle se sent un peu "décalée" dans sa ville du Texas, ce Sud tellement conservateur, style rock, tatouages, piercing, cheveux courts... Pourtant la jeune femme de 31 ans, qui avoue s'être mariée bien jeune, est maman de deux "kids" de 10 et 11 ans.

Elle se rappelle son pire souvenir chez le coiffeur:

" Sans doute ma pire expérience a été lorsque j'ai laissé mon coiffeur me parler de coupe en brosse. J'ai détesté ça, mais quand je les coiffais vers le bas au lieu de les redresser, cela n'était pas si mal. Par chance, la repousse n'a pas été trop dure."

Aujourd'hui, son style c'est définitivement "la Pompadour":

" Quand j'ai commencé à aller dans des barbershops pour avoir les côtés bien rasés, c'est devenu comme une dépendance. Je voulais toujours avoir une coupe courte et propre parce que je trouve que cela met davantage mon visage en valeur... Et bien sûr je me caresse toujours la nuque quand c'est fraîchement tondu..."

Un portrait d'Havilah BenderUn portrait d'Havilah BenderUn portrait d'Havilah Bender
Un portrait d'Havilah Bender

Une de ces femmes aux cheveux courts qui font mon admiration, déterminées et affranchies.

Photos: Havilah Bender

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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