Publié le 11 Juin 2016

Richelle, "barber" chez Blind Barber LA

Richelle, "barber" chez Blind Barber LA

Retour à L.A

Cela faisait des mois que Julie attendait cela: revenir enfin à Los Angeles. Il y a des endroits comme ça, qui vous "captent" plus que d'autres. J'en connais amoureuse de Londres, une autre fascinée par Montréal, ou certaines prêtes à partir pour la Nouvelle Zélande...

Julie c'est la Californie et surtout L.A.

Et puis il y a aussi une autre raison à son impatience, c'est que depuis de longues semaines, elle n'a pas été chez le coiffeur et ça, ce n'est pas du tout le genre de Julie. L'expérience de l'année dernière ayant été plutôt sympa, elle a donc, toujours prête à me faire plaisir, ménagé un rendez vous là bas, chez Blind Barber.

Hélas Alana Lucia est repartie depuis dans les brumes de Brooklyn NYC, mais Richelle Justine était là pour assurer.

Ainsi, poursuivant notre nouvelle rubrique "Over the world", Julie nous offre ces photos de son passage chez le coiffeur. Une émotion différente me raconte-t-elle et peut être le sentiment d'avoir moins senti le courant passer entre elle et sa coiffeuse...

Retour à L.ARetour à L.ARetour à L.A

C'est sans doute dû au fait qu'elle désirait une coupe un tout petit peu moins franche que l'année dernière, si bien que malgré le talent de Richelle, Julie avait quelques regrets, trouvant que ses cheveux dessus étaient coupés trop courts, bien que le dégradé sur les côtés soient tout à fait proprement réalisés. Ce qui montre bien les difficultés de compréhension et de "feeling" auxquelles on est parfois confronté lorsqu'on se fait couper les cheveux à l'étranger.

Mais qu'importe! Julie en vraie femme aux cheveux courts, sait bien que d'ici 10 jours, de retour à Paris, elle aura de nouveau hâte d'aller chez le coiffeur.

Merci JU!

Photos: Julie M.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Over the World

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Publié le 9 Juin 2016

Photo: Elisa et Cannelle

Photo: Elisa et Cannelle

Elles sont ainsi, bien installées dans leur style, androgynes merveilleuses. Jeunes femmes que les simples s'obstinent encore à voir comme des jeunes garçons, à cause de leurs cheveux courts...

Mais l'androgyne est au delà de ces considérations de simples mortels. Les grincheux "grincheront" toujours. Peut être simplement que tout le monde les admire, les envie, les jalouse. Pensez donc! Autant de liberté, autant d'audace, autant d'ambiguité... C'est peut être ça oui.

Elles ont le coeur et le caractère différent, mais finissent, petit à petit, par confondre leur image. De dos, on les voit comme jumeaux, les cheveux coiffés presque à l'identique et la nuque délicatement tondue. Raffinement de l'équivoque. Exercice de style et plaisir des sens qui les rend aussi jolies de dos qu'elles le sont de face.

C'est plus puissant, que le vêtement, l'allure ou la façon de bouger. Si tout cela concoure au style, c'est la coupe de cheveux qui achève l'oeuvre, focalise les regards et amène les commentaires en tous genres...

Elisa le "tomboy" et Cannelle la féminine ont toutes les deux cette subtile élégance de veiller scrupuleusement à la précision de leur coupe de belles gosses.

Toute la différence est là.

Elisa & Cannelle

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 9 Juin 2016

Image Tumblr

Image Tumblr

Ta vie c’est ta vie
ne la laisse pas prendre des coups dans une moite soumission.
guette.
il y a des issues.
il y a une lumière quelque part.
ce n’est peut-être pas beaucoup de lumière mais
elle brise les ténèbres.
guette.
les dieux t’offriront des chances.
connais-les.
prends-les.
tu ne peux pas battre la mort mais
tu peux battre la mort en vie, parfois.
et plus tu apprendras à le faire,
plus il y aura de lumière.
ta vie c’est ta vie.
sache-le pendant qu’elle t’appartient.
tu es merveilleux
les dieux attendent de se réjouir
en toi.

Texte: Charles Bukowski

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 8 Juin 2016

Histoire de tattoo

Le fin mot de l'histoire, c'est que Eve Salvail, alors qu'elle a 19 ans et qu'elle se lance dans une carrière de mannequin, est décidée à être le premier mannequin au crâne rasé.

En 1992, la personne la plus connue, la seule personne connue d'ailleurs, qui a le crâne rasé, c'est la chanteuse Sinead O'Connor. Et justement, lorsque Eve parle de son projet à son père, ce dernier lui rétorque que cela manque d'originalité, vu que la chanteuse a déjà pris la place.

Qu'à cela ne tienne. Pour se démarquer de l'idole irlandaise, Eve a la solution. Un tatouage!

Elle est au Japon et là bas comme ailleurs, à cette époque, le tatouage est surtout un passe-temps de voyou, de taulard ou de marin... C'est un peu le creux de la vague pour la jeune modèle, les agences la lâchent, petit à petit, mais elle n'en démord pas et garde son crâne tondu, exhibant le dragon japonais.

Ce sera Jean Paul Gaultier qui 6 mois plus tard va lui ouvrir les portes du monde de la mode et lancera véritablement sa longue et belle carrière.

Eve Salvail pour Tous Encrés

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 6 Juin 2016

Photo: Amandine R.

Photo: Amandine R.

Elle a mis du soin à choisir ces vêtements, un pantalon qui s'arrête au dessus de la cheville, des derby bien cirées, une paire de bretelles, tellement chic et rétro et cette chemise blanche de coton, un peu ample, le col boutonné... Ce n'est pas un jeu, ni un déguisement... c'est juste son humeur.

Elle a cette chance, d'être jeune et jolie et d'avoir le corps assez fluide pour être qui elle veut.

Qui donc devrait le lui reprocher? Et puis son élégance masculine ne cherche pas à faire d'elle un garçon, ce n'est pas ce qu'elle veut, elle ne cherche pas à se tromper elle même, reniant son genre, niant son sexe. Pas du tout! Elle serait même plutôt fière d'être femme. Mais voilà, elle a du goût pour ce style, elle aime bien ce genre de raffinement.

Elle est dans le décor comme une de ces images d'antan, les jambes croisées, lisant un journal en attendant son tour, dans ce salon de barbier au carrelage en damier, qui sent bon l'eau de Cologne et un certain art de vivre. Tout à l'heure, en quittant ce lieu, elle aura une allure de jeune dandy, à la nuque fraîche, aux oreilles trop dégagées et à la mèche insolente que d'un geste affirmé elle chassera de son front.

Elle ne craint rien, n'a pas peur du coiffeur qui lui donne du "jeune homme", après tout, elle l'a un peu cherché. Au contraire elle se sent fière de son audace à toujours être selon son humeur, fille ou garçon, toujours avec élégance, avec style.

La voici charmante dandy, qu'on imagine dans les allées d'un College d'Oxford, comme ces jeunes lords insouciants. La coupe de cheveux aux contours bien tondus parachève son image, qui n'a d'ambition que de lui plaire mais fascine les garçons et séduit les filles.

Stay handsome!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 4 Juin 2016

Photo: Marie Lou S.

Photo: Marie Lou S.

Good bye Marie Lou! Elle est partie au Québec pour voir du pays. Des grandes vacances en quelque sorte, deux ou trois mois nous a-t-elle dit... Mais autant de temps sans voir Régine, la coiffeuse des Femmes aux cheveux courts de ma grande ville du Sud, est-ce que c'est possible?

La réponse est définitivement non! Seule alternative donc, aller à la rencontre d'un nouveau coiffeur, là bas, sur les bords du St Laurent. D'un premier coup d'oeil dans le quartier, Marie Lou avait remarqué un barbershop à la devanture sympathique, bien vintage comme elle aime. Hélas, deux jours plus tard alors qu'elle cherche à prendre un rendez vous, elle se rend compte que le salon semble définitivement clos. Déception...

Et puis comme très souvent quand on a les cheveux très courts, plus le temps passe au delà d'une certaine date, plus l'envie, le besoin même, de se faire couper les cheveux devient pressant.

Ce sera "Bizarde", un nom bien québécois dont seuls nos cousins ont le secret, au décor tout aussi vintage, mais au style plus féminin où l'on fait dans la couleur et l'avant-garde.

Bons baisers de MontréalBons baisers de Montréal
Bons baisers de MontréalBons baisers de Montréal

Ambiance "open mind" et bonne humeur. Au final, pour Marie Lou, la coupe low fade qu'elle aime bien, peut être plus court que jamais et en tout cas l'assurance qu'elle ne sera jamais en peine pour se faire couper les cheveux selon son goût, dans cette ville que déjà elle aime tant.

Ainsi, elle inaugure une nouvelle catégorie, "Over the World", des Femmes Aux Cheveux Courts qui voyagent et racontent leur expérience capillaire, loin de leur coiffeur habituel.

A bientôt pour de nouvelles aventures...

Photos: Marie Lou S.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Over the World

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Publié le 4 Juin 2016

Photo: Jerry Hsu

Photo: Jerry Hsu

Elle apparaît dans le miroir, nue et le sein étonné. D'une main elle griffe ses cheveux courts, avec complaisance d'abord, puis en les soumettant à l'inspection de son regard sévère et circonflexe. Une paire de ciseaux qui trainait par là, soudain l'inspire...

Un sourire espiègle éclaire un instant le visage, réprimandé par un front qui se plisse dans la concentration. La voilà, lames en main, tirant sur les mèches insolentes qui désharmonisent son casque de cheveux noirs.

Elle aurait bien pu patienter, quelques jours, une semaine, peut être deux et en toute confiance abandonner au coiffeur la taille de sa frange. Mais elle trouve ça amusant, ce jeu dans l'espace où il faut tout faire à l'envers, l'oeil rivé sur la glace.

Elle tient une première mèche, tire un peu dessus, pas trop malheureuse! Et doucement, craignant de lui faire mal, la laisse mordre par le ciseau qui d'un seul coup claque au bout de la course de ses lames, la faisant presque sursauter. Elle regarde, amusée, le copeau de cheveux qui lui reste dans les doigts, inerte, puis le jette dans le lavabo, agitant son pouce et son index comme elle se débarrasserait de quelques miettes.

Fière de son fait, elle se redresse, la poitrine impertinente et tourne la tête, à droite, à gauche, le regard dans les coins, cherchant où exercer son nouveau talent. Les ciseaux crissent, un peu affamés et une pluie de petits cheveux coupés tapissent les épaules nues... La nuque reste inaccessible au regard, mais qu'importe, à l'aveugle, les cheveux sont encore assez longs pour qu'il n'y ait pas de préjudice. Elle tente un moment d'imiter les gestes d'un professionnel, soulevant une pointe pour la trancher de biais... Et la frange? Pourquoi pas?....

Mais la conscience lui revient. Elle s'arrête, essoufflée, laisse tomber les ciseaux sur la céramique où le bruit est presque étouffé par les cheveux qui jonchent la vasque.

Elle retrouve son image dans le miroir, secoue sa chevelure, y agite ses doigts écartés, donne du volume, du mouvement et se rassure de n'être pas allé trop loin. Elle sourit à nouveau, en songeant à son coiffeur qui va encore la gronder, la prochaine fois.

"Quel mufle! Il pourrait au moins me trouver incertain talent (... quitte à mentir )"

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Publié le 2 Juin 2016

Oriane chez Barber Ink

Oriane chez Barber Ink

On vit une époque formidable! Ah ben si! Non je sais pas vous, mais moi oui, carrément.

Comme j'aime bien me poser de temps en temps pour regarder le monde s'agiter autour, je me rend compte que depuis que j'écris sur ce blog, s'est tissé entre celles qui le lisent et moi un véritable réseau. Par bonheur, on est tellement sur la même longueur d'onde, que fréquemment, lorsque l'une d'elles va à la rencontre de son coiffeur, je suis gratifié d'une ou deux photos prisent pendant ou juste après, pour montrer le résultat souvent épatant ou pour avoir un "avis éclairé" ce que je me flatte de savoir prodiguer sans aucune avarice.

Il y a dans cette interaction, de l'enthousiasme, de la spontanéité et l'audace des jeunes femmes aux cheveux courts qui revendiqueraient presque ce statut.

Ainsi, je me sens complice lorsque la veille d'un rendez vous, nous cherchons à travers l'Internet des modèles qui inspirent, lorsqu'il faut indiquer à l'une ou l'autre, l'adresse d'un coiffeur "capable de ça", lorsqu'elles cherchent mon soutien moral parce que l'entourage ne voit pas toujours ça d'un bon oeil... Et je suis récompensé d'un selfie. De quoi me plaindrais-je?

Marie Ca., Floriane, Marie Co., Méli, Lise, Loreta, Julie et Alana, Isabela, Erevan...Marie Ca., Floriane, Marie Co., Méli, Lise, Loreta, Julie et Alana, Isabela, Erevan...Marie Ca., Floriane, Marie Co., Méli, Lise, Loreta, Julie et Alana, Isabela, Erevan...
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Marie Ca., Floriane, Marie Co., Méli, Lise, Loreta, Julie et Alana, Isabela, Erevan...Marie Ca., Floriane, Marie Co., Méli, Lise, Loreta, Julie et Alana, Isabela, Erevan...Marie Ca., Floriane, Marie Co., Méli, Lise, Loreta, Julie et Alana, Isabela, Erevan...

Marie Ca., Floriane, Marie Co., Méli, Lise, Loreta, Julie et Alana, Isabela, Erevan...

Du coup, même lorsque les kilomètres nous séparent, rien ne fait obstacle à cette complicité véhiculée à travers les réseaux sociaux, Tumblr, Instagram, Facebook et même Twitter. Une époque formidable je vous dis.

C'est aussi la promesse, lorsque l'une d'elles part à travers le vaste monde, d'un peu d'exotisme dans un "reportage" sur l'inéluctable rencontre avec un coiffeur local, comme Julie l'avait fait l'année dernière en Californie, comme Marie Lou le fera à Montréal, comme Lise et Aurélie le feront en Nouvelle Zélande et en Australie et j'espère Adeline en Chine.

Sophie à Lausanne

Sophie à Lausanne

Enfin il y a aussi les "correspondantes étrangères", Sophie et Fiona en Suisse, Loreta et Bessa en Belgique, Beli et Béa en Espagne, Jo en Afrique du Sud, Kylei aux Etats Unis, Agata au Mexique, Eve au Canada... Mais de toute façon je ne pourrais jamais citer les noms de chacune, ici ou à l'étranger sans en oublier.

Bref! Du coup je me rend compte en l'écrivant, de l'ampleur de la toile tissée autour de ce blog et ça franchement... franchement... Ben franchement ça fait chaud au coeur.

Oriane va chez Barber Ink à Paris

Erevan va chez Baronet Noir Barber à Lyon

Lise et Aurélie vont chez Guillaume Brindejonc et Lucie aussi

Julie va chez Blind Barber LA ( enfin, une fois par an )

Méli va chez Fabulous Hairdresser à Bonn ( RFA ) et chez sa copine Carmen

Et les montpelliéraines vont chez "Régilles" Ksalon

entre autres...

PS: Que toutes celles qui n'ont pas été citées, se plaignent directement dans les commentaires! :D

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 31 Mai 2016

Alors un soir, elle l'a fait

C'est comme une ritournelle, qu'on entend une fois et dont on ne parvient plus à se débarrasser. L'idée revient, par bribes, on la sifflote si on a oublié les paroles, mais elle est toujours là. Je le sais, parce qu'on me le dit souvent, un peu comme une légende qu'on raconte de loin en loin et que tout le monde finit par croire. Sauf que c'est bien réel...

Morgane est une jeune femme étonnante. Son petit gabarit et la finesse de ses traits pourraient inspirer une certaine fragilité. Pourtant il y a chez elle la force des "tough guys"et la détermination qu'ont les vraies femmes aux cheveux courts.

Depuis plusieurs mois l'idée faisait son chemin, m'a-t-elle confié, comme la ritournelle, obsédante parfois, attisée par l'image croisée de celles qui avaient osé, l'envie d'une découverte, partir à l'aventure de soi même, sortir un peu plus du cadre.

Tondre ses cheveux, cela a presque quelque chose de dur, même dans les mots. Cela sonne comme une sentence. Et le fait d'avoir les cheveux courts, depuis presque toujours, ne change rien à cela. Il faut tout effacer, couper à ras, sans plus aucune possibilité de donner un quelconque style à sa coiffure et se résoudre à la nudité originelle.

Alors un soir, elle l'a fait

Ce dimanche soir, le moment est venu. Dans l'intimité d'un tête à tête avec Auriane, son âme soeur. Il y a de la peur et de l'excitation, un cocktail étrange et enivrant. Une dernière fois les mains passent dans les cheveux désormais trop longs. Il faut se nourrir, se gaver de sensations, cérébrales et tactiles. Ce n'est qu'au moment où la tondeuse se pose sur le front que les choses prennent toute leur dimension dramatique. Le rideau tombe, petit à petit le visage se dévoile grâce à ce front nu et le sabot de plastic ratisse le sommet du crâne, moissonnant de lourdes mèches et laissant derrière lui un chaume nouveau, sans aspérité, lisse et uniforme, soyeux et piquant, une sensation énorme, la caresse sur le cuir chevelu, presque accessible, que la tondeuse ne cesse de parcourir, d'avant en arrière et d'un côté à l'autre.

Alors un soir, elle l'a faitAlors un soir, elle l'a fait

Les gestes sont délicats, presque sensuels, pour accompagner l'émotion de cette re-naissance. Une main posée sur la nuque, comme pour la soutenir, tandis que l'autre, consciencieusement pousse la tondeuse à travers ce qui semble à présent un pelage. La proximité des corps, la tiédeur de la peau... la poitrine de l'une, qui frôle la tête de l'autre. Tout se mêle.

C'était comme un saut dans le vide, dit-elle.

Puis la tondeuse s'éteint, les mains frottent le visage, les oreilles, le front, chassent les cheveux coupés... et finissent par caresser ce crâne tondu, merveilleusement excitant. Reste encore la peur de découvrir cette nouvelle image, même si déjà, à travers les yeux d'Auriane qui pétillent, elle se sent aimée, adorée. Il faut redescendre, comme après un shoot, laisser un peu de temps pour s'apprivoiser.

Et tant de fierté...

Photo: Auriane

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 30 Mai 2016

Photo: Ariana London

Photo: Ariana London

Quelle est cruelle, cette période où il faut vous résigner, faute d'une planification précise et d'un emploi du temps compatible, à supporter votre tête entre le dernier rendez vous qui commence à dater et le prochain qui ne sera pas là avant des jours...

Soudain, tout prend d'insupportables proportions. Habituée à ne tolérer que quelques millimètres au delà de la limite, il faut gérer à présent des centimètres, ou presque.

Poussée dans des retranchements inconnus, les idées les plus folles traversent votre esprit, entrer chez le premier coiffeur venu, quitte à dépenser une quasi fortune pour un simple "rafraîchissement" dont vous ne connaissez pas l'issue, donner quelques coups de ciseaux vous même au risque de passer les jours qui suivent avec un bonnet sur la tête en plein mois d'août... Le désespoir vous pousse jusqu'à envisager une tondeuse radicale...

Rien à faire. La période de fraîcheur est définitivement passée et chaque matin il faut lutter, devant le miroir de la salle de bain, pour garder les yeux ouverts face à l'insupportable tignasse. Ressortir pinces et barrettes serait un constat d'échec trop cruel, alors on mouille, on lisse, on coiffe tant bien que mal, n'importe quel produit capable de garder les cheveux plaqués faisant l'affaire.

Et vous jurez qu'on ne vous y reprendra plus, que dorénavant vous ne quitterez plus votre coiffeur sans avoir déjà en poche le prochain rendez vous et jamais au delà du mois suivant.

En attendant, vous tentez de faire bonne figure. Aux ami(e)s qui s'interrogent, vous déclarez fièrement que vous avez décidé de laisser pousser... un peu.

Il sera toujours temps, lorsque vous ré-apparaîtrez avec le tour d'oreille et la nuque bien rasés, de dire que c'était pour rire...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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