Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Affranchies
Articles récents

Filigrane

29 Mars 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Photo: Méli Rezeg

Photo: Méli Rezeg

Le mot est employé en orfèvrerie pour désigner un ouvrage fait de fil d'or ou d'argent, finement travaillée et entrelacés, en broderie aussi... Et puis, dans un sens figuré, il signifie une chose qui ne peut pas être dite mais qui apparait et peut être devinée...

Il y a toujours, à mes yeux, dans le dessin d'une nuque cette inspiration d'une matière précieuse à l'architecture unique, plus ou moins élancée, creusée, déliée et naturellement fascinante parce que je lui sais recéler des trésors que certains ne soupçonnent même pas.

Alors il suffit de peu de choses, une main qui relève la chevelure, une épingle qui la fixe en un chignon, ou de choses plus sophistiquées qui requièrent un art et une passion, pour mettre en valeur le joyau brut, ciseler le filigrane en suivant les contours de l'écrin que lui fait le cheveux coupé court, ou épurer et sans pitié mis à nu par une main experte. Apparaissent alors tous les reliefs, les contours, les creux et les sommets.

On peut ainsi deviner ce qui ne peut être dit et imaginer que celle qui a su mettre cette élégance en valeur, a certainement, au delà de l'apparence, l'âme d'une courtisane et le cœur d'une reine 

Lire la suite

Et pendant ce temps là...

27 Mars 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Photo: Jordyn Dempsey

Photo: Jordyn Dempsey

On ne le sait sans doute pas suffisamment, mais nos cheveux poussent, à raison de 0,333 mm par jour, d'environ 1 cm par mois. Ce n'est certes pas grand chose 1 cm. L'épaisseur d'un stylo BIC modèle M10, la moitié du diamètre de la bague que vous portez à l'annulaire, la hauteur d'un petit pois frais... Bref! Pas grand chose... Mais...

Quand le tron de l'air vous a pris depuis des années si bien que, petit à petit, vous avez pris l'habitude d'avoir les cheveux plus courts que votre frère qui était aux Bat'd'Af', et que vous ne sortez jamais de chez votre coiffeur sans avoir le tour des oreilles et la nuque aussi dégagés qu'un paysage de la Beauce à la fin du mois d'août, 1 cm, ça compte!

C'est pour cette raison d'ailleurs que la plupart des femmes aux cheveux courts laissent rarement passer plus de 3 ou 4 semaines entre deux rendez vous chez le coiffeur. Dit comme ça, ça fait un peu obsessionnel, mais en réalité, ces quelques millimètres changent tout, comme pour le nez de Cléopâtre qui, s'il avait été plus court aurait changé la face du monde, selon Blaise qui était assez à l'aise comme on le sait.

Donc, que ce soit visuellement, lorsqu'elles croisent leur miroir et voient les cheveux tutoyer le pavillon de l'oreille, ou tactilement, lorsque la main vient fourrager à travers la nuque, pour jauger la longueur, une petite voix familière leur lance: Achtung! Achtung! C'est trop long, je répète, c'est trooop loooong! 

Alors il en va pour certaines, du bien être, de la confiance, de l'assurance, de l'estime de soi... Il FAUT, aller chez le coiffeur! Parce que ces quelques millimètres, qui ne sont pas grand chose, peuvent changer, non pas la face du monde, mais l'humeur de celles qui partagent votre quotidien...et ça, ça compte!

Lire la suite

Tomboy goût nature: un portrait de Michelle

26 Mars 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Portrait

Tomboy goût nature: un portrait de Michelle

Il arrive que l'on côtoie longtemps sans les connaître, des personnages qui se révèlent familiers lorsqu'on les rencontre.

Silhouette élancée et allure sportive, la mine grave, les lunettes sérieuses, Michelle n'a pas le profile d'une jeune femme fragile. Cependant, si elle ne cache pas son caractère "garçon manqué", elle revendique sa féminité et la cultive à sa façon.

Elle a attendu longtemps avant de couper ses cheveux. Une rupture amoureuse, comme souvent, le besoin de tourner la page et l'envie de s'élancer vers son futur. Et puis elle les a éclaircis, au point d'être très blonde. Et de coupe en coupe elle a fini par avoir ce style aux contours bien tondus qui souvent contrastent avec sa blondeur que l'hiver assombrit.

Rapidement son exigence l'a poussée à chercher un coiffeur à la hauteur de son goût bien déterminé. Et naturellement elle s'est retrouvé un jour devant la porte d'un barbershop... 

"J’avais déjà les cheveux coupés mais je n'étais pas satisfaite des grosses chaînes de coiffeurs en matière de dégradé. Alors je suis allé chercher un nouveau coiffeur. Avant d’y entrer j’ai remarqué que ce n’était que des hommes et la clientèle que des hommes aussi, il m’a fallu du courage pour pousser la porte. Mais j’y suis entré, j’ai découvert le silence d’un salon homme contrairement à ceux des femmes. Le silence mais pas le silence gênant juste un travail à faire et de temps en temps des petites anecdotes ou des conseils."

Tomboy goût nature: un portrait de Michelle

Ainsi, Michelle se retrouve chez un coiffeur "pour hommes". L'expérience est intéressante, une sorte de découverte "ethnographique". Mais surtout elle obtient ce dégradé parfaitement fondu qui lui plait. Le coiffeur est adopté!

"Un jour quelqu’un m’a dit « vous les femmes aux cheveux courts vous faites peur » je lui ai demandé pourquoi il disait ça? Il m’a répondu: "car vous êtes obsessionnelles, carrées avec votre coupe, vous reflétez cette envie de tout contrôler" et il n’avait pas tord. Ma coupe, la tonte, le rasage régulier, la netteté du trait sur les bords ça symbolise beaucoup ma liberté, car c’est moi qui la contrôle."

Pas sûr que cela soit si effrayant cette obsession de certaines femmes aux cheveux courts pour la maitrise de leur coupe, ce serait plutôt à mes yeux une expression de ce caractère si déterminé qui les anime... Quant au contrôle, indéniablement Michelle l'exerce sur son quotidien. Le sport ( elle a failli être pompier professionnelle ), les études ( dans la communication ), la famille ( en Bourgogne ), les ami.e.s ( un peu partout ), si elle aime ménager sa solitude, Michelle n'est pas une solitaire. Mais elle est nature et n'aime pas s'encombrer...

Merci Michelle N.

Son Instagram

Lire la suite

Si j'étais une femme...

24 Mars 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Illustration: Olivia Margraf

Illustration: Olivia Margraf

Tous le monde le sait ( et si vous ne le saviez pas je vais vous le dire ) je suis un homme, cisgenre, hétérosexuel et je n'ai pas de problème avec ça. Mais ça ne m'empêche pas d'être compatissant, de défendre les droits de tous et de chacune et j'ai de la sympathie pour la communauté LGBT. Et comme je suis un rêveur, il m'arrive d'imaginer la femme que j'aimerai être si les choses étaient différentes...

Si j'étais une femme je remercierais chaque jour mes parents de m'avoir faite longiligne avec une poitrine minuscule et des hanches d'éphèbe. Ainsi je pourrais m'habiller à ma guise de pantalons et de costumes et glisserais sans difficulté dans les vêtements de mes ami.e.s. Bien sur j'aurais les cheveux courts, parce que j'aime l'allure qu'ils me donnent, effrontée, conquérante, acidulée et sans fard. 

Je remercierais également toutes ces femmes qui avant moi ont bataillé dur pour que j'ai cette liberté d'être moi même et vous pouvez compter sur moi pour rester vigilante à ce que cela continue. Je ferais tout pour avoir un job indépendant, mais si je n'y parviens pas j'essaierais de travailler dans un domaine qui me passionne... Je serais peut être architecte, pilote de chasse ou médecin ou bien reporter ou détective. 

Mon père, ce complice, m'aura appris à me battre, à me défendre et à ne pas laisser mes craintes et mes peurs me dominer. Ma mère, cette icône, m'auras montré le  chemin de l'indépendance et appris à chérir celles et ceux qui sur mon chemin seront loyaux avec moi.

Mon coeur battra pour la beauté et l'intelligence, j'aurais un faible pour les jolies nuques rasées des filles et pour la tendresse des garçons qui croiront devoir me protéger...

J'aimerais sans calcul, jouissant du plaisir de celui ou celle qui partagera mon lit, donnant sans soucis de recevoir et si un.e partenaire m'enchaine à son coeur, je profiterais de chaque jour de ce bonheur... jusqu'à ce qu'il s'échappe.

Et je souhaite aux jeunes femmes d'aujourd'hui d'avoir autant d'enthousiasme et d'audace que cette femme que j'ai imaginé, un instant.

Lire la suite

Comment on en est arrivé là?

23 Mars 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Comment on en est arrivé là?

Ça commence un jour, où bien décidée, elle accompagne sa mère chez sa coiffeuse qui connait toute la famille depuis des années. Ce jour là, la petite, qui n'est plus une enfant, a décidé de couper ses cheveux, bien courts, histoire de tirer un trait sur son adolescence. Une coupe "à la garçonne" comme on dit dans ce petit coin de province comme dans tous les salons "mixtes" de France et de Navarre. 

Et puis, de coupes en coupes, comme très souvent, le style devient de plus en plus court, jusqu'à cette envie, sincère et tenace d'avoir les contours davantage "rasés" ... Et là.. c'est le drame! La bonne coiffeuse est vite dépassée et le plus court qu'elle sache faire reste encore trop long "parce que sinon ça fait trop garçon". Il faut alors migrer, rompre avec cette familiarité trop conforme et s'aventurer vers un salon plus audacieux... Clairement, les salons " féminins " ne sont pas à la hauteur et il faut se tourner naturellement vers les salons masculins. Commence alors une sorte de parcours du combattant.

Comment on en est arrivé là?Comment on en est arrivé là?
Comment on en est arrivé là?Comment on en est arrivé là?

Parce que ces messieurs ne sont pas partageurs. Pour certain d'entre eux, le "Barber" reste un lieu réservé, une sorte de club, un temple de la masculinité où les femmes, même avec les cheveux courts, ne peuvent pas accéder. Bref! Il faut à notre jeune femme audacieuse essuyer quelques refus avant de trouver le bon endroit, le salon de mecs, mais cool, celui où ce que l'on aime avant tout c'est le "fade" bien fait, les nuques bien rasées, la pompadour bien gommée, la raie sur le côté bien marquée.

Cependant, si pour Elise, notre jeune femme audacieuse et tenace, le graal s'appelle Barber Designer dans sa bonne ville de Rennes, il faut bien admettre que ce n'est jamais très facile de pousser la porte d'un barbershop, rempli de mecs, dans une ambiance souvent "ethnic" et lendemain de match pour demander gentiment si on peut se faire couper les cheveux. Difficile d'encaisser un refus catégorique qui n'aurait d'autre argument que : "on coiffe pas les femmes!" Tellement frustrant... Difficile aussi de faire sa place dans un lieu aussi masculin ( certainement autant que pour un jeune homme qui entrerait dans un salon pour dames et demanderait une mise en plis... encore que? ) jusqu'à ce que chacun comprenne que le seul motif de votre présence est la confiance que vous accordez aux hommes qui coupent les cheveux des hommes pour vous faire la coupe de cheveux que vous aimez, à son juste prix. Point.

Comment on en est arrivé là?
Lire la suite

Une empreinte de jeunesse

22 Mars 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Une empreinte de jeunesse

J'ai toujours été ému, voir touché et peut être même bouleversé par ces jeunes femmes qui, déjà engagées dans leur vie d'adulte, parviennent à maintenir et animer une image juvénile et atypique. Parce que cette coupe de cheveux du fin fond des âges trimballe avec elle tout un cortège de clichés qui donnent au final cette impression de jeunesse éternelle et invincible.

A présent on pense moins à La Pucelle d'Orléans qui incarne à jamais cette coupe "en rond" des guerriers du Moyen Âge, qu'à tous ces gamins, garçons ou filles qui au long des générations ont "subi" cette coupe au bol, plus ou moins sophistiquée, du coin de table de la cuisine de ferme aux salons des beaux quartiers.

Il y a aujourd'hui comme une réhabilitation, l'envie de ne pas abandonner cela aux chroniques du Passé et finalement quelque chose d'assez chic dans cette façon, de nos jours, de persister  dans ce style. Même s'il y a cent façons de couper ses cheveux "au bol", toutes inspirent ce parfum de jours heureux et insouciants malgré leur rigueur et parfois même leur sévérité. Et peut être que la manière d'assumer cette coupe un peu "brutale", lui donne maintenant un air branché?

Lire la suite

Une indicible subtilité

19 Mars 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Une indicible subtilité

Il y a des choses qui parfois se font naturellement et traduisent mieux que mille mots toutes les nuances d'un état d'âme indicible. Un numéro d'équilibriste qui requiert la complicité, souvent inconsciente et l'adresse d'une experte. Un peu comme ces athlètes aveugles qui battent des records de course à pied, guidés par les yeux de valides tout aussi athlètes qu'eux....

"Garçon manqué... fille ratée" entre ces quatre mots un vide insondable et à la fois tout un univers. Vu de l'extérieur, la jeune femme à le visage androgyne, l'allure de tomboy qui aime frôler les genres, abandonner le sien, troubler les codes. Pourtant, si elle se délecte à couper ses cheveux, luttant souvent contre le désir de les raser, y cédant parfois, il y a dans cette coupe de cheveux une subtilité qui en dit long sur "l'entre-deux" où elle navigue, avec  la volonté ou le regret de ne rein avouer.

Mais il faut la précision d'une coiffeuse complice pour conjuguer le pile d'une nuque rasée et le face de quelques courtes mèches, la sévérité et la douceur, le skin et le punk dans leur courant originel. La blondeur adoucit le dégradé, atténue la tonte extrême...

Une indicible subtilitéUne indicible subtilitéUne indicible subtilité

Cependant, il n'y a nulle part d'âpreté, tout est douceur, même cette nuque, parce qu'elle l'aime rasée et que sa douceur est rassurante. L'équilibre est subtil, elle le mesure habilement. D'un vêtement ou d'un peu de rouge sur les lèvres elle peut célébrer un genre ou un autre, mais sa coupe de cheveux invariablement s'en affranchit. Elle n'est ni celle d'un garçon ni davantage celle d'une fille ou plutôt elle est des deux à la fois. Brune ou blonde, avec plus de volume ou de longueur parfois, mais toujours conjuguant la nuque rasée et les pattes plus longues comme thèse et antithèse, abolissant une quelconque sélection et la mettant à l'abri du choix qu'elle ne veut pas faire.

Photos: Pauline Théon

Coupe et couleur: Salomé

 

Lire la suite

En transit

18 Mars 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

En transit

Ils ont du mal avec leurs états d'âme. Les sentiments se bousculent, comme on peut l'imaginer, la joie, la tristesse, la peur, l'enthousiasme, la déception, la fierté... Tout ça en même temps. Il n'y pas si longtemps encore leur fille était une enfant, mignonne, intelligente, puis elle est devenue une belle jeune fille, brillante.

C'était rassurant parce que longtemps on s'était dit qu'elle était un peu trop "garçon manqué" et puis avec sagesse on avait pensé que cela passerait... Mais ce n'était qu'une apparence. Et l'apparence a changé.

Un été, la garde-robe a évolué et les cheveux ont été coupés. De cette chrysalide un papillon nouveau est sorti, plus "tomboy" que jamais, skate, Vans, jean et hoodie. Et ces cheveux courts, si courts... de plus en plus courts

Alors est né ce garçon inattendu qui a bouleversé toutes leurs certitudes, froissé leurs ambitions, détourné leurs perspectives. On ne voit pas l'avenir de la même façon pour son enfant, selon qu'il est fille ou garçon... 

"Il y a certaines choses que l'on apprend mieux dans le calme et d'autres dans la tempête" et c'était un peu des deux à la fois. Un ouragan intérieur et un calme rassurant, encourageant, bienveillant à l'extérieur. Il était "elle", le voici "lui" et Dieu merci il reste leur enfant... qui était en transit depuis 20 ans.

Lire la suite

Eternelle

16 Mars 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Tendresses

Photo: Gilles Delacuvellerie

Photo: Gilles Delacuvellerie

Souvent, pour donner de l'épaisseur à son article banal, un chroniqueur ou un pigiste va parler d'androgyne pour évoquer une jeune femme aux cheveux courts ou au style vestimentaire un peu masculin... Triste indigence et erreur de jugement. L'androgyne est bien au delà d'une simple considération visuelle.

Le monstre de la Mythologie est devenu l'Être parfait, affranchi du clivage des genres. Il faut le voir, il faut la voir nue pour comprendre que le vêtement n'y est pour rien, les cheveux courts ou longs non plus d'ailleurs. Mais c'est comme une accentuation, aigüe ou grave, selon que le sexe est masculin ou féminin. 

Celle-ci au corps d'éphèbe, a la peau soyeuse d'une fille et le cuir ancré d'un marin de Terre-Neuve, le visage d'un ange et les épaules droites et solides d'un matelot, la nuque tondue jusqu'à la peau d'un guerrier et la frange courte d'une enfant. Mais le mélange est sans lutte, pas de surenchère, pas de domination, de heurts entre masculin et féminin. Harmonieux et naturel, presque irréel.

Sur son sein, côté cœur, c'est le mot "Eternel" ou plutôt "Eternelle" tatoué à jamais et cela ne semble pas plus un souhait qu'un serment, mais certainement la nature même de cette personne d'exception.

Modèle: Coralie Robin

 

 

Lire la suite

Eloge de la vulgarité

13 Mars 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

Photo: Giacomo Spaconi

Photo: Giacomo Spaconi

Le caractère libertaire de notre relation et l'étonnant équipage que nous formions, Frida, Laora et moi, nous avaient fait prendre l'habitude de parler librement de tous sujets et Laora en particulier ne s'en privait jamais. Elle avait cette ingénuité qui ne lui faisait pas percevoir la moindre barrière si bien que nous étions accoutumés à son langage parfois très "fleuri". 

Malheureusement ( pour les autres ) nous étions parfois conviés à quelques diners mondains ou assumions une vie sociale de bon aloi en invitant des relations à partager une soirée. Si généralement Laora restait sur une réserve de jeune fille de bonne famille, quelques verres de bon vin libéraient rapidement son inhibition. Et alors...

Lors d'une de ces soirées, personne ne se rappelle comment le sujet était arrivé sur le tapis, mais l'italienne se lança dans une formidable apologie de la masturbation. C'est vrai qu'elle ne se gênait jamais de la pratiquer sans complexe entre nous, mais il faut bien admettre que la conversation devint tout de suite plus difficile avec des convives d'un soir. Surtout que notre biquette des Abruzzes avait toujours eu un vocabulaire "sans filtre".

Laora " Ma c'est vrai no? Jé peux bien mé passer dé la bite d'oune mec si jé veux. Et d'ailleurs, si les filles elles avaient plous l'habitoude dé sé branler, elles séraient plous des espertes de la voulve no? Au lieu dé ça, certaines elles savent plous comment lécher les couilles ou soucer lé gland qué comment il est leur clito..."

Evidemment, lâché comme ça, de but en blanc, ça vous laissait toujours un peu sans voix. Cependant, il faut bien admettre que, aussi cru que soit l'exposé, il n'était pas dénué de bon sens... Et puis finalement, il nous était facile de mettre cette vulgarité sur le compte de quelque lacune de vocabulaire. Des fois ça passe...

Lire la suite