Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Affranchies
Articles récents

Le pire et le meilleur

14 Avril 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Photo: Justin Dillaha

Photo: Justin Dillaha

Lassées des salons mixtes ou féminins où les tarifs femmes sont toujours 10 ou 15€ plus chers que les tarifs hommes, énervées par les coiffeuses qui cherchent toujours à "féminiser" une coupe de cheveux qu'elles veulent résolument sans genre, toutes celles qui n'ont pas d'affinité particulière avec leur coiffeur, ou que leurs déplacements amènent fréquemment de villes en villes, sont toujours à la recherche DU coiffeur qui pour un prix raisonnable saura tailler leurs cheveux aussi courts qu'elles le souhaitent et sans état d'âme.

C'est ainsi que certaines en viennent à lorgner du côté des salons pour hommes, estimant que leur coupe de cheveux, toujours très courte, mérite un entretien mensuel à un prix raisonnable. Et là, bien sûr, les choses ne sont pas si simples. Premier obstacle, et pas le moindre, bon nombre de ces salons pour hommes, surfant sur la tendance "old school" des salons de barbiers, se réservent une clientèle exclusivement masculine pour conserver une image 100% testostérone. Si malgré cela notre femme aux cheveux courts parvient à se faire accepter dans cette antre masculine, il faut bien avouer que c'est hautement intimidant si on a le caractère un peu timide. 

Parfois, il arrive qu'en désespoir de cause, notre femme aux cheveux courts envisage l'idée d'une coupe, pour pas cher, dans ce salon maghrébin du quartier. 10€ la coupe, forcément, c'est un argument de poids. A condition d'être une inconditionnelle du skinfade, aimer la nuque et le tour d'oreille bien "blanchis" et de renoncer à une quelconque sophistication. Le "rebeu" est expert en fade ( qu'il a souvent appris sur le tas )... mais ne sait faire que ça. Alors oui, c'est pas cher, mais il faut vaincre sa timidité, ( parce que là aussi, le regard des autres clients peut être "pesant" ) et ne pas espérer de fantaisie.

Alors sincèrement, j'ai envie de dire que la vie des femmes aux cheveux courts serait bien plus simple si les coiffeurs considéraient la longueur de la coupe plutôt que le genre de leurs client.e.s.

Force et courage

Lire la suite

L'humeur de Marie #14

13 Avril 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Chronique de Marie

L'humeur de Marie #14

"Alors, je ne sais pas pourquoi, il y a quelque chose qui a crevé en moi. Je me suis mis à crier à plein gosier et je l'ai insulté. ( … ) Mais du moins, je tenais cette vérité autant qu'elle me tenait. ( … ) J'avais vécu de telle façon et j'aurais pu vivre de telle autre. J'avais fait ceci et je n'avais pas fait cela. Je n'avais pas fait telle chose alors que j'avais fait cette autre. Et après ? C'était comme si j'avais attendu pendant tout le temps cette minute et cette petite aube où je serais justifié. Rien, rien n'avait d'importance et je savais bien pourquoi."

 

 

Vous avez déjà ressenti cette espèce d'incongruité, ce décalage entre votre corps et le reste ?

C'est comme si il était en contradiction avec chacun de vos mouvements, de vos pensées.

Mais finalement, ne pas mettre de nom là-dessus, ça a un côté pratique ; ne pas savoir qui on est, gros problème et grand avantage. Imaginez un peu la latitude d'action que cela offre : pouvoir être qui on veut, sans se voir enfermé dans un carcan d'idées préconçues ou de règles de conduites étriquées. C'est à en devenir dingue, parfois : laisser ressurgir l'autre. Le laisser venir et prendre le dessus. A quel prix ?

Tantôt genré au masculin, plus rarement au féminin. Les styles s'agencent et se déconstruisent, les émotions naissent pour mourir aussi rapidement. Rien ne dure, tout est éphémère : les envies et les désirs d'identité n'y dérogent pas. C'est l'inconstance qui prédomine, l’intranquillité qui surplombe toute volonté. La seule permanence qui subsiste est celle des marques infligées.

A grands coups d'éclats, tout envoyer valser pour recréer : se laisser évoluer dans un sens qui nous convient, au risque de faire un grand saut dans le vide. Une perverse errance, pour perdre de vue tout rivage : stratégie du hasard.

Texte et photo: Marie Corcelle

Extrait : Albert Camus - L'Etranger

Lire la suite

Je t'ai aimée vois-tu...

12 Avril 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Photo: Bettina Rheims

Photo: Bettina Rheims

J'ai aimé ta jeunesse comme on aime les portraits de Bettina Rheims, leur ambiguïté et leur tendresse lumineuse. J'ai aimé écouter ton cœur qui parlait de maux que j'ignorais et aussi ceux que l'âge m'avait déjà fait traverser. J'ai aimé ton enthousiasme à partir en croisade pour changer le monde, comme si personne n'avait osé le faire avant toi. J'ai aimé être curieux de toi et tracer le portrait de tes cheveux courts que souvent tu portais comme un étendard, revendiquant tes différences avec fierté. J'ai aimé cette fierté...

Et puis... bientôt tu m'as montré un autre visage et je t'ai entendu parler un autre langage. Je te connaissais réclamant justice et tolérance, revendiquant l'égalité et le respect et je découvrais que tu étais incapable d'user toi même de ces principes. Pire encore, je t'ai vue hurler avec les loups, énoncer un discours formaté, dénoncer ceux qui étaient à mon image pour enfin me dénoncer moi aussi, révélant finalement ce que sans doute tu avais toujours pensé de moi en le camouflant sous une aimable tolérance d'apparat. Une fois encore j'avais tendu la main et on l'avait mordue.

Il faut donc revenir à moins de naïveté, admettre que rien ne changera, en tout cas pas grâce à toi... 

C'est ainsi

Lire la suite

Schizophrénie

11 Avril 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Schizophrénie

Les amateurs des programmes d'Arte reconnaitront dans ces images la série "Transferts" que la chaine a diffusé en novembre dernier. Brune Renault y incarne un lieutenant de police dans une brigade bien spéciale et pour ce rôle, elle a eu droit à une coupe originale. Un détail qui n'a rien d'anodin comme elle le révèle elle même:

"... On est arrivé à Bruxelles deux semaines avant le début du tournage pour les essais costumes et les essais coiffures, avec notamment cette fameuse coiffure si particulière que j’ai dans la série, en particulier durant les scènes « d’action ». On aime jouer dans les épisodes avec ce contraste entre scène de flics / scène d’émotion où l’on accentue plus ma féminité (sans trop en faire) … on lâche les cheveux (rires). Et je suis vraiment contente qu’on ait pensé à cette coupe car sérieusement, quand je l’ai vu, ça a posé immédiatement une distance avec qui je suis et ça a marqué une vraie identité au personnage."

SchizophrénieSchizophrénie

Intéressant cette réflexion sur la dichotomie presque obligatoire du personnage, cheveux longs pour l'émotion et nuque rasée pour l'action. Comme s'il fallait absolument un côté "séduction" et que cette séduction passe irrémédiablement par une chevelure longue, abondante et attractive. Et en même temps c'est aussi reconnaître qu'un rôle de femme d'action est plus crédible avec une coupe de cheveux adaptée...

Du coup, ménageant l'un et l'autre on va couper la poire en deux, faisant du personnage de Béatrice Lourmel un dieu Janus aux deux visages ou comme dans le théâtre antique les comédiens s'affublent de masques grotesques pour montrer aux spectateurs les plus éloignés de la scène, l'humeur qui les habite. 

Ainsi comme le dit Brune Renault, la coupe est presque idéale, chignon haut, tour d'oreilles et nuque rasés pour la flic et bouclettes en cascade pour le sentiment. Un vrai compromis

Lire la suite

Pourvu qu'elle soit courte

9 Avril 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Portrait, #Quartier Libre

Une réflexion d'Alexa, un constat, en quelques mots, accompagnés de selfies éloquents...

Rien à ajouter, rien à retrancher

"Comme une décision peut bouleverser notre estime de soi... Oser pour mieux s'affirmer, mieux s'accepter et finalement ressentir la liberté d'être qui l'on veut. Certains sauront que cette décision n'était pas anodine, d'autres n'y verront aucun rapport, entre cette initiative et la femme que je suis devenue...

Voilà maintenant un an et demi que je me suis coupé les cheveux! Et le sourire ne quitte pas mon visage lorsque je me compare au passé. Coupe rock, punk, branchée, bcbg ou juste négligée, peu importe sa forme, sa couleur, pourvu qu'elle soit courte!

S'assumer dans nos choix, tenir front face aux jugements et le sourire suivra avec fierté de vivre la vie que l'on veut et non celle que la société nous impose..."

Une photographe de talent à découvrir

Alexa Dyune Bond

Lire la suite

Celles qui n'ont pas froid aux yeux

8 Avril 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Tendresses

Photo: Marie C.

Photo: Marie C.

Est-ce qu'on imagine que la vie est plus facile pour celles qui n'ont pas froid aux yeux?

Sous prétexte peut être que tout le monde la voit, la regarde, qu'elle ne passe jamais inaperçue, on la gratifie de dédain et de mépris à l'égard du "tout venant". Parce qu'elle ose son style, envers et contre beaucoup, on pense sans trop d'effort que son attitude n'est que défi et provocation. Et en secret on l'envie... Pensant qu'il ne s'agit que du courage que l'on a pas.

Pourtant, à l'intérieur de cette tête aux cheveux soigneusement rasés, proprement stylés, ce jouent des duels sanglants bien souvent, des empoignades violentes où elle s'épuise à séparer les protagonistes. 

" Dans le coin bleu, mesdames et messieurs, avec son allure de GI's, "tough guy", le dur de dur, le bagarreur sans peur et dans le coin rose, "cœur tendre", la demoiselle de bonne famille, l'idole des copines, celle que tous voudraient avoir comme amie. Tous deux des centaines de combats, autant de victoires que de défaites, et beaucoup de matches nuls, aux points, jamais de k.o! "

Son audace n'est pas tellement de préférer les Doc's Martens aux escarpins, ces choses là, ça va ça vient, comme les cheveux, ça repousse. En ce moment il lui faut au contraire cette armure presque virile pour protéger son cœur bien plus fragile que ce que l'on croit. Alors oui, son âme de garçon prend le dessus, elle se plait, tempes et nuque rasées, mais ne renonce à rien. Certains garçons sont trop tendres, trop fragiles, certaines filles sont plus dures, plus solides, mais au bout du compte, quand on touche le cœur, la douleur est la même. 

Alors oui, elle n'a pas froid aux yeux, elle chemine loin des traces du troupeau, mais n'allez pas croire que c'est facile et qu'il ne faut pas de courage pour ça. 

Lire la suite

Mais qui c'est cette fille?

6 Avril 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses, #Humeurs

Photo: Josemi The Barber

Photo: Josemi The Barber

De loin on reconnait sa fausse blondeur qui parfois se laisse envahir par les racines plus sombres de sa couleur naturelle. Elle descend la rue en roulant un peu des épaules, mais tu ne peux pas la confondre, quoi qu'elle fasse il y a toujours ce petit quelque chose qui trahi son genre, un soupçon de rondeur, une souplesse étrange.

Les mauvais esprits lui feront croire qu'ils voient un garçon, à cause de sa coupe de cheveux. C'est vrai, quelle idée elle a aussi? Rien... elle aime ça, voilà tout. Et puis on peut bien la prendre pour qui on veut, elle s'en moque. Elle est tellement bien dans sa peau de fille qui ne ressemble pas aux filles. Pas de robe, de chichis et de ruban, ça non! C'est sa façon à elle d'avancer à travers ce monde d'hommes et ça lui va. Elle n'a pas besoin d'être désirée pour survivre, pas besoin de séduire pour exister.

La blondeur c'est un peu une excentricité, une envie de briller. Des fois elle est toute blonde, comme une fille du Nord, comme une viking, ça excite son âme de guerrière, pas bagarreuse, mais sans peur. Mais elle adore tellement les couper très court que le fauve ne résiste pas et des contours, rasés jusqu'à la peau, la teinte se fond en une ombre estompée jusqu'à la blondeur qui persiste. Ainsi de jours en jour, semaine après semaine, comme une pierre d'opale, les tons clairs se dégradent, les nuances se mêlent...

Elle est la fille blonde malgré tout, celle qu'on reconnait à sa fausse blondeur et sa nuque rasée, qui ne veut pas être quelqu'un autre que celle qu'elle est, juste à sa manière.

Lire la suite

Soyons honnête, ça ne va pas à tout le monde

4 Avril 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Photo: Terra Jo Wallace

Photo: Terra Jo Wallace

Il serait prudent, avant de se lancer, par choix, dans cette expérience éminemment socio-anthropologique, de s'assurer que l'on ne va pas souffrir, durant des semaines, voir des mois, d'une image difficile à supporter, du matin au soir. Une tête maigrichonne affublée de lunettes devenues démesurées ruinerait sans aucun doute une partie du bénéfice. De même qu'une autre, cette fois trop grosse et trop ronde pourrait bien avoir le même effet. L'arrière du crâne qui serait trop "plat" serait aussi, selon les spécialistes, tout à fait rédhibitoire.

Evidemment, tout le monde n'est pas à ce point préoccupé par son image et certaines, investies de sacerdoces, piétineront volontiers ces arguments purement esthétiques. Il n'en demeure pas moins vrai, que la chevelure a été, est encore et sera certainement longtemps un marqueur, non pas seulement de la personnalité, mais de la séduction et du rapport aux autres.

Outre le fait de se dévoiler et de se découvrir, sans aucun artifice, dans sa vraie nature physique, tondre ses cheveux révèle souvent une féminité insoupçonnée, éloigne une bonne partie de la population à l'esprit rustique et aux mœurs basiques et ouvre à des choses bien plus essentielles et universelles. Nul besoin d'être nonne bouddhiste ( les catholiques ont depuis longtemps abandonné le principe ), mystique ou fémini.... oups! Là non... Enfin pas besoin d'avoir une raison supérieure pour abandonner sa chevelure à la tondeuse, mais encore faut-il pouvoir s'aimer, ce qui finalement est et sera toujours le pré-requis à une vie épanouie et rayonnante.

Un.e phrénologue ne vous sera d'aucun secours, ni coiffeur, ni personne d'ailleurs, parce qu'après tout, ce n'est pas parce que ça ne va pas à tout le monde, qu'il faut se priver de réaliser ses envies.

Lire la suite

Dieu merci, y a pas que les extrêmistes dans la vie!

2 Avril 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Photo: Alizé Verret pour Mouton Noir

Photo: Alizé Verret pour Mouton Noir

En toutes choses les extrêmes me rebutent. Extrême droite, extrême gauche, la radicalisation et l'orthodoxie me font gerber. Les vegans qui se réjouissent de la mort d'un boucher autant que les zadistes qui applaudissent à celle d'un gendarme... Par chance tout cela n'a rien à voir avec mon propos habituel sur ce blog. Sauf peut être certaines féministes, souvent jeunes, dont le militantisme, sans doute pour se donner le sentiment d'être essentiel, devient extrême lui aussi.

Parce que j'en reçois des leçons de vie de la part de ces jeunes femmes, étudiantes le plus souvent, qui à force de se recroqueviller dans leur bulle, finissent par avoir non plus un idéal, mais un ennemi héréditaire: l'homme. Dès lors rien de ce qui est écrit ici ne peut être admissible puisqu'écrit par un homme. Et chaque mot, chaque phrase, chaque intention, chaque non-dit est décortiqué et contesté avant d'être méprisé...

J'avais pourtant le sentiment au contraire de faire, sans me forcer, œuvre de conciliation, de parler avec enthousiasme de ces femmes fortes et déterminées à ne pas rester à l'arrière plan, décidées à avancer dans la vie, seules plutôt que mal accompagnées, mais le plus souvent accompagnées par un alter ego quel que soit son genre. D'en faire l'éloge, non pas pour flatter qui que ce soit, juste par affection. 

Il n'y a de vrai féminisme que l'humanisme, voilà ce que je crois et ça me surprend plus que ça ne me peine qu'on m'accuse ici d'objectiver, de fétichiser la femme, comme si je parlais de LA Femme en général et de la réduire à une "Barbie aux cheveux courts"... Quelle tristesse!

Heureusement ce n'est là qu'une anecdote et finalement je devrais remercier celles qui me parlent ainsi. Cela signifie au moins qu'elles lisent ces lignes. C'est déjà ça! Quant aux autres, drapées dans leur mépris, je n'en ai pas de nouvelles et ça me va.

Lire la suite

Naturelle et heureuse

30 Mars 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Lupita Nyong'o

Lupita Nyong'o

Il y a bien des années, apparaissait dans les médias une jeune femme, afro-descendante, militante des Droits civiques et égérie des Black Panthers, qui à l'inverse de bon nombre de ses consœurs de couleur, avait renoncé à défriser ses cheveux crépus pour les laisser vivre dans toute leur flamboyante nature. Le monde entier découvrait la "coupe afro" avec Angela Davis, avec les Jackson Five aussi... Ainsi le Mouvement Pour une Chevelure Naturelle ( Natural Hair Movement ) insinuait dans l'esprit des jeunes femmes afro-descendantes, l'idée que leur héritage génétique et leur différence capillaire valaient bien mieux qu'une onéreuse imitation des cheveux lisses des femmes caucasiennes. 

L'idée parvient jusqu'en Europe où le terme "nappy" ( qui signifie crépus et a longtemps été un terme péjoratif ) est traduit comme une contraction des mots Natural et Happy

Solange Knowles

Il faudra pourtant encore bien des années pour surmonter la pression sociale et voir à la fois plus d'afro-descendantes célèbres montrer l'exemple, comme le fait si bien l'actrice mexico-kenyane Lupita Nyong'o, récemment "oscarisée" à Hollywood.

Naturelle et heureuseNaturelle et heureuse
Naturelle et heureuseNaturelle et heureuse

Le poids de l'Histoire aussi... Parce que oui, depuis Angela Davis, il y a toujours un air de militantisme, une façon élégante et puissante de montrer que chacune, dans ce domaine aussi, doit et peut, être fière de ses racines et revendiquer ses cheveux "crépus", une matière autrement plus propice à la créativité que la raideur blonde des bataves.

Cependant, comme le faisait remarquer la journaliste et chroniqueuse Rokhaya Diallo, les coiffeur/euse.s ne sont pas formé.e.s à ce type de cheveux, si bien que les spécialistes deviennent toujours des salons communautaires où l'on tresse, soigne, tond et rase au gré des envies des plus audacieuses. Hélas aussi, on y défrise à coup de produit chimique plutôt chers qui ont fait la fortune de tante Lyliane, pour, sans doute, avoir l'illusion d'être "comme tout le monde" ?

Rokhaya Diallo

 

Lire la suite