Publié le 5 Février 2017

photo: Kate Harding

photo: Kate Harding

Oui le rabza, le beur, le rebeu quoi.... Vous l'avez certainement remarqué, dans ce quartier, cette rue populaire de votre coin, ce salon peuplé d'hommes à la vitrine claire, où la coupe de cheveux est presque un spectacle et le "fade" un art banal et quotidien. Comme si il ne savait faire que cela, depuis toujours. Sur la vitre, à la peinture rouge, il y a écrit le prix de son travail: la coupe 10€... Ça fait un peu rêver. A ce prix là on pourrait presque y aller chaque semaine.

La tentation existe, mais il faut de l'audace tout de même... Une audace de femme aux cheveux ( très ) courts. La tendance s'affirme, ce goût pour une coupe qui ne doit plus être "masculine" mais juste très court et stylé, une coupe de caractère qui le plus souvent affermie  la personnalité. Mais "le maghrébin"... C'est tout de même un degré de plus. Une fois éliminé le salon des mamies, puis le salon mixte, puis la grande enseigne, il y a le salon de barbier qui surfe sur la tendance... et puis il y a "l'arabe". Un terme presque générique bien sûr. Il y a des "pakistanais" aussi ... C'est un peu comme si ces coiffeurs là avaient un don particulier à fondre des dégradés, une prédisposition pour le fade.

Certaines ont tenté l'expérience, ont poussé la porte du salon, se sont vue accueillies avec bonne humeur et enthousiasme... et ont été conquises, malgré quelques regards de clients habituels, déboussolés. 

C'est la vie!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Février 2017

Ophélie revient - Un nouveau Quartier Libre

Ophélie revient! On avait fait sa connaissance ici et c'était déjà très fort! Le temps a passé et décidément, définitivement, irrémédiablement Ophélie est une femme aux cheveux courts et elle sait le dire...

Ça s'appelle "Repousses"

Sous le couvert d’un effort par rapport à moi-même, j’ai, il y a quelques temps, tenté de me faire repousser les cheveux. Dans une idée idiote, machiste, d’être plus féminine, et peut-être aussi par mélancolie à l’égard de ces jolies coiffures que peuvent être les tresses ou les chignons. Je me suis laissé dompter par l’idée de « Les cheveux courts, ce n’est pas très féminin. ». Au temps pour moi, vous comprendrez bien que je me suis trompé.

Mon dernier écrit sur ce site remonte maintenant à quelques années. Temps nécessaire pour que des expériences se fassent, capillaires ou non. Mais surtout des expériences de vie. Par exemple, il n’y a pas longtemps, j’ai traversé l’océan, une fois de plus, pour rejoindre la personne que j’aime. Il est intéressant de considérer que, durant le voyage, mes cheveux, en repousse depuis quelques mois à ce moment-là, ne me plaisaient pas, malgré mon désir de les avoir plus longs. Coupe bâtarde, un entre-deux, de cinq et/ou sept centimètres épars autour de mon visage, avec des mèches qui commençaient à flirter trop près de mes yeux. Je ne me suis pas trouvée très jolie, alors que j’étais avec mon amie. C’est un peu triste, mais je me suis sentie entravée par ce qu’il y avait sur ma tête. Coupe de cheveux qui m’a fait me poser des questions sur moi-même.

Là, vous pouvez m’interrogez.
Qu’est-ce que je veux vous dire ? Qu’est-ce que je peux vous apporter d’intéressant, avec ce témoignage ? C’est dans la dynamique de répondre à cette question que je me mets à écrire. J’espère apporter quelque chose.

J’ai vingt et un an, bientôt vingt-deux. Je viens de me faire tatouer un crâne de lion sur le biceps, et il y a une semaine, c’était la tondeuse qui venait glisser sur mes tempes, le pariétal et l’occiput. En cet instant présent, je me trouve jolie. Et je tiens à l’écrire ici, pour vous le partager.
Comme une confirmation, dans une appréciation particulière, je me suis rappelé, alors que les mèches se faisaient couper, que je suis ce genre de personne qui aime vraiment être bien coiffée.
Les yeux rivés sur le miroir, le menton vaguement relevé en cette expression un peu hautaine, j’ai contemplé la coiffeuse qui, en silence, m’a permis de retrouver ce que je considère comme « un style propre ». Les repousses, avouons-le nous, sont sérieusement les passages les plus singulièrement insupportables d’une coupe de cheveux. J’ai échoué à mon propre défi de « Voyons-voir jusqu’où je peux me les laisser pousser ». Mais c’est une défaite qui m’a enrichie, car dès l’instant où la tondeuse s’est mise à vibrer, j’ai compris que jamais, jamais je ne pourrais avoir de nouveau les cheveux longs. J’ai besoin de ces millimètres entretenus, lesquels ceignent le tour de mon crâne, comme certaines le font avec des tresses. J’aime le fait de n’avoir désormais à me coiffer qu’avec de la cire, si besoin, mais surtout qu’avec une main. J’aime le fait d’avoir retrouvé une liberté particulière dans mes déplacements, dans mes mouvements. Je m’étais pourtant mis en tête que j’étais trop grosse, pas assez jolie, trop masculine, avec ces cheveux courts. Et dans une attente passive, j’ai laissé les centimètres reprendre du terrain, aussi bien sur mon crâne que sur mon humeur générale. C’était une erreur, et je sais que je ne suis pas la seule à me laisser piéger par les attentes d’une société patriarcale. Nous avons le droit de nous trouver jolie avec le crâne rasé.

Ophélie revient - Un nouveau Quartier Libre

Je ne voudrais que trop conseiller aux filles qui ont les cheveux courts de ne pas regretter. Vous êtes belles, vous êtes particulières. Regardez autour de vous, dans le tram, dans la rue : peu de filles, peu de femmes ont les cheveux courts. Et si elles les ont, alors on les remarque. Elles sont comme des lumières un peu spécifiques, le genre qui accroche les yeux, et qui fait revenir au moins une deuxième fois le regard sur elles. Elles sont jolies, parce qu’elles se démarquent. Elles prennent soin d’elles, dans un mélange idéal de praticité et d’esthétique. Je ne veux plus avoir à croire que les cheveux courts sont masculins, ou attribués directement à une orientation sexuelle. Naturellement, il est aisé de considérer « lesbienne » lorsqu’on voit certains styles. Mais soyons honnête : il y a des coupes courtes qui n’ont rien à voir avec ce cliché lesbien. En tant qu’individu pansexuelle, je ne peux que trop encourager la cause LGBT, bien entendu. Mais combien de fois ais-je été frustrée d’entendre des gens me dire, ou dire à propos de moi, entre mes 17 ans et maintenant, que « ça fait gouine », les cheveux courts. Combien de fois ai-je eu à considérer que non, bordel, ce n’était pas parce que j’avais les cheveux courts que j’étais moche, ou pas féminine. Pourtant, petit à petit, et simplement de manière personnelle, vicieuse, je me suis laissée entraîner dans une perspective de compréhension de ce discours. Pour mes problèmes de poids, d’estime de moi, pour le machisme quotidien, pour les commentaires fréquents, j’ai laissé mes cheveux repousser.

Et c’est tuant. Parce qu’on est sur le rebord de ce fil, en équilibre avec soi-même. Laisser pousser, ou tout couper, et regretter ? L’amertume est un goût régulier, qui apparaît dès que l’on se regarde dans le reflet. On se sent prisonnière, entre deux eaux contraires, et on ne parvient pas à opter. Parce qu’on veut plaire au regard de l’autre, un autre qui n’est même pas vraiment sincère avec nous, et on le sait. Des tresses longues et soyeuses, ou des tempes rasées ? Le cliché romanesque de la jolie fille, ou bien le revêtement de la warrior quotidienne ? On ne parvient pas à choisir, et ça mine le moral.

Et puis, j’ai eu cette discussion, il y a quinze jours, avec mon amie. Celle avec un grand A, au moins mental. Celle que j’ai dans le coeur et dans le sang, et qui est capable de me retourner les viscères avec ses mots. Elle m’a fait la remarque, ce jour-là, en plaisantant, que je devrais me recouper les cheveux. Parce que « short, is the best. ». Elle ne me le cache jamais : elle aime tirer sur mes mèches trop courtes. Trois heures plus tard, j’étais chez le coiffeur.

Toutefois, cette fois-ci, j’y suis allé avec un objectif particulier, précis. Je voulais un style, ce genre qui me permet de me différencier dans une foule de crâne poilus. J’ai imprimé une image de Google, je l’ai montré à la coiffeuse, et elle a hoché la tête. « Très court, donc ? » J’ai acquiescé. Je trace ma combativité dans ces millimètres bruns.

Il me paraît important de rappeler que pour être heureux, il faut être bien avec son corps. Cela commence peut-être avec une coupe de cheveux, notamment si vous avez ce rapport aussi psychologique que moi avec les cheveux. Que l’on soit cis, trans, binaire ou non, il faut savoir apprécier être une personne fabuleuse, et nos cheveux sont un pinceau dans le tableau que l’on fait de notre vie quotidienne. J’aime m’entretenir, et j’aime considérer que des gens peuvent se sentir plus heureux s’ils apprécient leurs têtes. Je m’inquiète, en tant que jeune adulte, de considérer que certaines de mes camarades de promo sont angoissées dans leur féminité, et ont peur de couper leurs cheveux, même si « elles aimeraient bien », parce que cela ferait défaut à leur genre. Je trouve cela dommage qu’une fille avec un visage magnifique puisse se cacher derrière une longueur qu’elle n’apprécie pas. C’est un binarisme violent, qui n’est que trop exploité avec la montée au pouvoir d’un certain mec orange qui lui, aurait bien besoin d’une bonne coupe de cheveux. Je voudrais considérer que d’ici quelques années, une femme avec des cheveux courts ne se fera pas traiter de gouine, qu’elle ait une amie ou pas. Ce sont des cheveux. Cela ne nous définit pas dans notre orientation ; simplement dans la classe et le style qu’on a.

 

Ophélie B.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 2 Février 2017

Photo: source inconnue

Photo: source inconnue

La première fois c'était un défi. L'idée était là depuis longtemps, l'envie couvait tranquillement, jusqu'au jour fatidique où elle a senti que l'heure était venue. Ce jour là, le coeur battant plus fort que d'habitude, au fur et à mesure que l'on coupait ses cheveux, elle a découvert un monde nouveau, une personne nouvelle, des gens étranges autour d'elle et une nouvelle force l'a envahie. L'expérience a été terrible. Jamais avant ce jour elle n'a été aussi fière d'elle, pleine d'assurance, invincible...

Et puis le temps est passé, les cheveux ont repoussés, un peu, pas trop, suffisamment pour qu'elle se plaise toujours, mais chaque fois que la longueur revenait par dessus ses oreilles, masquait une partie d'elle même, elle ne le supportait plus.

Mais l'idée était toujours là... Comme un virus, définitivement installé dans sa tête, un poison subtil dont elle ne voulait pas guérir. Elle l'avait fait une fois, elle savait tout ce que cela impliquait, elle avait aimé, s'était découverte sans fard, belle... Alors pourquoi pas?

C'est venu ce matin là comme un retour aux sources. L'envie était trop pressente et le coeur battait, plus fort, comme la première fois, mais cette fois d'impatience, d'excitation et de plaisir. Une rechute. Elle a coupé ses cheveux, très courts, jusqu'à les tondre et c'était comme si elle se retrouvait après une longue absence...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 30 Janvier 2017

Photo: Peter Lindbergh

Photo: Peter Lindbergh

Ça arrive comme ça, doucement, comme un air qui vous revient en tête et qu'on adore tenter de chasser, puis qu'on fredonne. Une pensée, une image à laquelle d'habitude on accorde aucune importance et qui persiste jusqu'au moment où cette vague de fond vient tout emporter. Et l'on a beau serrer les dents, écarquiller les yeux pour empêcher qu'ils se noient et déglutir pour desserrer l'étau qui vous prend la gorge, on ne parvient bientôt plus à lutter et on laisse enfin l'émotion envahir et le corps et l'esprit.

Très vite on craint d'être surpris dans cette infâme faiblesse qu'on imagine incompréhensible parce qu'on ne sait pas l'expliquer et puis l'on abandonne... Trois notes sur un piano, une voix de diva, la force d'un élan d'amour, une histoire simple et universelle suffisent à vous retourner, comme une escalope sur la plancha... Et c'est si bon.

C'est si bon cette émotion qui vous soulève le coeur, qui vous l'ouvre comme une miche de pain chaud, qui libère des odeurs, des souvenirs, des plaisirs. Un bonheur, infini, insondable, qu'on tente de faire durer parce qu'on le sait aussi fragile qu'éphémère... Et tant pis pour ceux qui ne comprennent pas, qui ne savent pas s'arrêter, juste un court instant devant ce qu'ils croient voir, entendre ou sentir, sans jamais en percevoir la saveur.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 27 Janvier 2017

Photo: Samuel Bayer

Photo: Samuel Bayer

J'envisageais sérieusement d'en parler avec Frida. En qualité d'amie, mais surtout de psychothérapeute, son avis sur la question me paraissait indispensable. Non pas que je craigne pour la santé mentale de Laora, après tout j'étais moi aussi passé par là, mais son niveau d'addiction me semblait proche de l'obsession et elle m'apparaissait plus acharnée sur la question, que je ne l'avais jamais été. 

Il ne se passait plus une semaine sans qu'elle ne visite son salon de coiffure attitré, un "barbershop" tout ce qu'il y a de plus vintage, fréquenté essentiellement par une clientèle masculine à tendance hipster, mais où elle était parvenu à se faire admettre. Si bien que chaque fin de semaine elle nous revenait avec une coupe taillée au millimètre, les tempes et la nuque passées au double zéro et un dégradé fondu façon haute précision.

Bien sûr ce genre de maniaquerie ne pouvait que me séduire et la transalpine savait d'ailleurs bien en abuser. Mais là où cela devenait inquiétant, c'est qu'elle finissait par nous harceler dans l'espoir de nous voir suivre son exemple, reprochant à Frida sa coupe un peu négligée dès qu'elle datait de plus d'un mois, voulant sans cesse me couper les cheveux elle même ou proposant les services de sa tondeuse à chacune de nos connaissances qui passait voir l'un ou l'autre, enfant, garçon ou fille, compris. Une véritable frénésie obsessionnelle...

Frida m'avait répondu par un laconique :" Za fa pazzer... " et lorsque j'ai proposé à la milanaise de se lancer carrément dans un CAP de coiffeur, sa réponse m'a laissé un peu perplexe...:

" Ma si jé fais la CAP, il faut que jé fais tous les troucs dé mémères là, avé la bigoudis et tutti quanti. C'est comme si tou mé dis qu'il faut faire ses fantasmes, ma après c'est plus marrant dou tout... Don't worry baby, jé m'amouse, jé fais pas dé mal" puis elle a coupé court à toute réplique en me collant ses lèvres sur la bouche, ruiné mon brushing à la Travolta en m'ébouriffant de sa main droite et de sa main libre fait la ventouse sur ma braguette...

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 26 Janvier 2017

Photo: Ramon Felix

Photo: Ramon Felix

Quand arrivera le crépuscule, est-ce qu'on pourra dire sans se mentir, que l'existence qu'on a mené a toujours été l'expression de nos désirs et de nos envies? Inutile d'aller bien loin parfois pour ressentir le poids d'un regret, comme un petit caillou au fond de la chaussure, qui aura fait tout le parcours avec nous...

Des petites choses qui semblent futiles et anodines mais qui pourraient vous entrainer dans une existence différente, vous donner un sentiment d'authenticité... Un style, un tatouage, une moto, un piercing... une coupe de cheveux. Ces choses qui font envie lorsqu'on les voit osées par les autres. Mais les envies se transforment en fantasmes, comme si cela était irrémédiablement inaccessible. Parce qu'on est toujours très fort pour se fabriquer une excuse, le boulot, la famille, le milieu, les autres, la société... On finit par ce convaincre que ce vêtement, ce ne serait pas nous, qu'un tatouage c'est pour la vie et puis ça fait mal, que les cheveux courts ce n'est pas féminin...

Pourtant il y a ce désir qui persiste, cette envie de pousser la porte, de relever le menton et d'annoncer crânement qu'on veut les cheveux courts, très courts... et puis oser.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Janvier 2017

Je me le demande oui, est-ce bien raisonnable de croire que les élucubrations d'un homme, amoureux des femmes aux cheveux courts, capable d'étaler ses sentiments et d'avouer sa fragilité sans craindre pour sa virilité, définitivement hétérosexuel, un brin fétichiste et fondamentalement anti-sexiste, puissent intéresser tant de gens, tout autour de la planète, de tout genre et de tout sexe...

Mais après tout, puisqu'il n'y a rien de raisonnable dans ce blog, pourquoi fichtre me poserai-je la question? Je devrais plutôt me contenter de croire les statistiques, qui, ici ou là, montrent à quel point vous aimez cela.

Alors, comme l'année dernière ( JP Pernaut dirait sur TF1:" comme il est de tradition" même si la "tradition" ne date que de la veille... ) pour ne rien fêter, juste pour le plaisir de se retrouver "irl, boire un verre et danser sur du disco... place à "L'Apéro" ( la rime marche aussi avec techno... ) 

Pour l'occasion, avec la complicité de Krissmaeva, nous avons réalisé ce petit montage qui, j'en suis sûr, vous mettra l'eau à la bouche et vous donnera l'envie de nous rejoindre ( ou le regret de ne pas pouvoir le faire ... )

Et puis, comme on a trouvé ça plutôt marrant à faire, vous n'êtes pas à l'abri de voir d'autres montages de ce genre sur le blog ou sa page Facebook.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Humeurs

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Publié le 22 Janvier 2017

Photo: Blind Barber

Photo: Blind Barber

Je parcours les réseaux sociaux ce matin et partout j'ai des échos de Women's March, tout autour du monde, jusque dans ma grande ville du Sud et ça fait chaud au coeur. 

Chacun à sa manière célèbre l'événement et sur Instagram j'ai noté le post de Blind Barber avec cette photo d'une de ses clientes. 

Ça n'a l'air de rien, mais l'égalité passe aussi par là. Hé oui!

Alors bon, il va bien y avoir quelques féministes orthodoxes et sanguinaires pour me rétorquer que la vraie égalité dans ce domaine sera quand les hommes se feront des mise en plis et traineront dans la rue avec leurs bigoudis... Euuuh je ne crois pas non!. Mais l'idée que toutes celles qui en ont envie puissent se faire couper les cheveux dans un "barbershop" sans se voir rejetées sous prétexte que "ici on ne coiffe que les hommes", ça déjà, ça me semble un pas de chacun l'un vers l'autre.

Ou encore, lorsque la coiffeuse à qui vous montrez une photo avec la coupe qui vous fait envie, ne vous répondra plus que cette photo est celle d'un homme et que "c'est bien trop masculin"... Vraiment?

Allez... un petit effort.

 

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 21 Janvier 2017

Photo: Felix Rachor

Photo: Felix Rachor

Subitement, je la vois, elle, comme si Katharine Hepburn surgissait du fin fond d'Hollywood, dans ce rôle de Sylvia Scarlett que George Cukor lui avait taillé sur mesure, "aggravant" son androgynie naturelle en lui coupant les cheveux.

A l'époque, 1935, on ne parlait que de travestissement, un déguisement pour tromper l'attention, pour faire croire que...

Cependant, la coupe de cheveux est un élément fondamental, voir "aggravant" ( comme pour Jeanne d'Arc lors de son procès ). En effet, en réunissant trois critères particulier qui sont la morphologie, le costume et la coupe de cheveux, on bascule dans un univers masculin. Enlevez un seul de ces critères et vous restez dans l'environnement féminin.

Ainsi, lorsque ces deux photos m'apparaissent similaires, en réalité si la pause et la coupe de cheveux sont semblables, Katharine Hepburn est "homme" ( de 1935 ) alors que Sofia Exss est femme... aux cheveux courts. A quoi ça tient parfois...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 19 Janvier 2017

Photo: Anna Harty

Photo: Anna Harty

Un sourire s'est dessiné sur son visage... Alors lui aussi, comme les autres, pas meilleur, il se trouvait à réfléchir sur la question. La question inutile, l'interrogation superflue pour laquelle il fustigeait volontiers les crétins de tous bords. Il s'accorda une circonstance atténuante puisque tout se passait dans sa tête et qu'il était le seul témoin de cette malversation, mais quand même...

Sur de son impunité, il poursuivi, finalement résolu à se vautrer dans la transgression et chercha plus précisément chaque détail qui pouvait l'aider à trouver une réponse inutile à cette question stupide... Fille ou garçon?

Il conclu rapidement que la silhouette fluide et un peu dégingandée était celle d'une fille. L'étroitesse des épaules, la finesse de la nuque, la peau imberbe du visage dont il ne voyait que le maxillaire... l'intuition. Et tout cela malgré une coupe où les cheveux les plus longs ne devaient pas mesurer plus d'un centimètre. Comme pour justifier sa forfaiture, il s'interrogea alors justement sur ce détail. Les gens se poseraient-ils la question si cette jeune femme, vue telle qu'il la voyait, avait eu les cheveux longs? Si même elle avait eu une coiffure assez longue pour dissimuler ses oreilles et sa nuque? Bien sûr que non, cela aurait été évident pour tous.

Est-ce donc alors que la coupe de cheveux est un marqueur de l'identité aussi fort? Impossible de croire cela. Non, c'est juste que là, on ne voyait le sujet que de dos ou de trois-quart et que sans les indications que l'on a en général de face, le visage, le torse, le vêtement, les bijoux ou accessoires, l'identification est plus périlleuse... Non vraiment cette réponse ne lui convenait pas. 

C'était après tout peut être aussi l'un des plaisirs de ces femmes aux cheveux courts, que de susciter l'indécision, d'être inqualifiable au premier regard et attirer l'attention sur l'absurdité d'un jugement...

Il se contenta de cette conclusion, avala d'un trait le café refroidi au fond de la tasse et quitta la terrasse en sifflotant.

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Rédigé par jeaneg

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