Publié le 20 Septembre 2019

Une Poppy de talent

Il y a, non loin de chez moi, un théâtre au bord de la mer. Dans ce lieu presque unique, à Sète, chaque année le jazz se régale de jouer, pour des amateurs qui se régalent d'écouter. C'est là, en juillet dernier, que j'ai entendu Poppy Ajudha. Poppy chante. Elle a ce timbre aigrelet des banlieues londoniennes qui s'accorde bien avec le jazz et la soul. Elle s'accompagne parfois de cette Höfner qui semble être la toute première guitare qu'on lui ait offert quand elle avait 13 ans, tellement elle est patinée... C'est plus tard qu'elle s'est rasé la tête, pour "rejeter les idéaux normatifs de beauté". Le cheveux ras, elle est devenue blonde, pour contraster son métissage. Depuis elle joue avec ça, c'est son style... 

Ce n'est que le début, bientôt un premier album, mais le personnage ne laisse pas indifférent. Ses textes sont d'aujourd'hui, des préoccupations féministes, des idées sur le genre et le racisme, toutes choses qu'elle connait et pour lesquelles elle se sent concernée 

Photo: Alex Dobé

Photo: Alex Dobé

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 12 Septembre 2019

Photo: Fox Harvard

Photo: Fox Harvard

Bon! Qu'on aille pas se méprendre, il ne s'agit pas là non plus de faire l'apologie d'un quelconque saphisme, mais en cette période de rentrée scolaire, il est tout de même bon de rappeler quelques vérités vraies.

"- Les garçons préfèrent les cheveux longs!

  - Ah ouais? Passe moi les ciseaux!"

L'énoncé préliminaire, bien que faisant une généralité en englobant tous les garçons, part d'un constat pourtant vérifié. Formatés comme ils le sont depuis leur plus jeune âge, lorsqu'arrivent les tourments de la sexualité, "les garçons" ont cette image en tête que la féminité passe forcément par une chevelure longue et opulente. Ainsi, il ne leur est pas encore venu à l'esprit que la coiffure n'est qu'un accessoire de cette féminité et ils s'imaginent volontiers que draguer une fille aux cheveux courts équivaudrait pour eux à un coming out.

La réponse radicale qui est faite est loin de signifier qu'en se coupant les cheveux, la fille voudrait renoncer aux avances des garçons, mais plutôt qu'elle refuse de n'être considérée qu'à travers, ou à cause de ses cheveux longs. Et c'est là une affirmation évidente d'un caractère déjà bien trempé, n'y voyez pas autre chose. Par ailleurs, en se coupant les cheveux, la fille se soustrait à la lourdeur des garçons de son âge et s'ouvre par la même occasion un champ relationnel bien plus intéressant avec ceux qui, plus matures et plus intelligents, s'attachent à la personnalité plutôt qu'à son enveloppe. C'est bien connu...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 7 Septembre 2019

Photo: @raven.steele76

Photo: @raven.steele76

Si le succès  peut se mesurer à la quantité de followers sur un compte Instagram, il y a de quoi être  fasciné par l'audience que peuvent avoir certains d'entre eux. Au début un peu méfiant, voir "méprisant" pour la personne "cachée" derrière ces compilations de femmes aux cheveux courts, le jugement s'adoucit, lorsqu'on constate que finalement, cela ne fait que répondre à une réelle demande et marie le goût pour un certain style de coupe à la promotion d'autres comptes. Parce que bien sur, il ne saurait être question de reprendre les images d'autrui sans le citer et appeler les autres à le visiter, comme on le voit encore trop souvent, sur d'autres réseaux.

Ainsi donc apparaissent de vrais catalogues qui font connaitre les talents de barbier.e.s un peu partout à travers le monde et montrent la qualité de leur savoir-faire. Avec la tendance du moment qui voit les plus acharnées adopter volontiers le "fadecut", ces recueils sont de vraies mines. 

La qualité des photos, des vidéos et des liens feront la différence. Comme Barberias del mundo  par exemple, 15 200 abonné.e.s et parfois des images piochées sur Les Femmes Aux Cheveux Courts...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 6 Septembre 2019

©Hergé

©Hergé

Alors que ce blog termine paisiblement son existence, on vient claironner sur la place publique qu'il ne serait fait que par la force et la contrainte, l'auteur n'hésitant pas à "harceler" toutes celles qui viennent s'y livrer en pâture à l'appétit de quelques pervers.e.s friand.e.s des visages de jolies femmes aux oreilles bien dégagées. Tonnerre de Brest!

On pourrait en rire, hélas, c'est d'une tristesse à mourir. En être réduit au mensonge et à la calomnie pour me faire de la peine... Que certaines jeunes filles peu averties s'imaginent faire acte de féminisme en fustigeant tout homme s'intéressant de près ou de loin à cette cause, ce n'est déjà pas très malin. S'imaginer que le patriarcat signifie toute population mâle de la planète et le combattre comme tel est une erreur fondamentale que commettent trop souvent les plus jeunes et les moins matures. Mais tant que cela reste entre la fac de Lettres et la "coloc" parisienne, c'est un moindre mal. Seulement voilà, à force de tourner en rond dans les soirées alternatives de la capitale, cette petite frange de la population finit par croire fermement que la vérité est là, dans ce mode de vie, dans ce quotidien filtré, purifié de tout homme "trop" viril.

Mais qu'un seul passe à portée de "clic", assez aimable pour s'intéresser à elles et le voilà suspect tout trouvé, paré pour endosser toute la haine qu'elles vouent au patriarcat. Sans discernement, sans jugeote... Dommage pour lui. Malheureusement la péripétie, qui peut exciter les plus sottes et réjouir les plus hystériques, a le plus souvent une portée que la plupart ne soupçonne pas.

Ainsi, la radicalité qui est revendiquée, prend des accents de dictature et ces "bonnes âmes" d'habitude si promptes à condamner tous les totalitarismes, finissent par se comporter, ni plus, ni moins,  comme de maladroites inquisitrices, faisant plus de mal à leur propre cause qu'elles ne lui procurent de bénéfices. Qu'importe! C'est tellement amusant...  

 *Louis Aragon

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 4 Septembre 2019

Photo: Peter Lindbergh

Photo: Peter Lindbergh

Photographe... Pfffft, c'est pas un métier ça!

Ah bon?

Ben non... Franchement, t'as juste à appuyer sur le bouton au bon moment. Si t'as un bon appareil, ça va quoi 

On a tous entendu ça, non?

Peter Lindbergh, le mec qui "appuyait sur le bouton" est mort. Cela ne va pas émouvoir la planète. Après tout, c'est notre lot à tous de disparaitre un jour... Pourtant je dois avouer que sans lui, bien des articles de ce blog n'auraient pas eu autant de saveur parfois. Si l'image n'avait pas eu autant de qualité, s'il n'y avait pas eu d'émotion, de contraste dans ces visages, si les regards n'avaient pas révélés les sentiments, l'inspiration n'aurait pas été la même.

Photo: Gisele Schrober

    Cet homme là aimait les femmes, sans aucun doute.

Peter Lindbergh 

 

 

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Publié le 24 Août 2019

Beli et Lara

Beli et Lara

Il y a sur ce blog une atmosphère particulière en ce moment. Une odeur de fin de règne. Peut être avais-je été trop habitué aux éloges et à la complicité? Voilà que ces jours-ci on me conteste, on me remet en question, on me critique... Je ne parle pas des viragos que j'évoque dans l'article précédent. Elles méritent à peine les pixels que je leur ai consacré. Non je parle cette fois de lectrices plutôt "acquises" à ma cause, de celles qui viennent là régulièrement, un peu dans l'ombre, discrètement, pour lire et contempler. Et puis à force de lire et de contempler et de ne pas être totalement satisfaites, l'une d'elle finalement m'interpelle...

C'est sous forme d'un commentaire et ça commence comme ça:

LLIl n y a pas que les femmes aimant les femmes qui portent les cheveux courts ! Vos photos ne représentent qu elles. Je les reconnais puisque ce sont des copines. Elles sont où celles qui sont un peu plus féminines. L androgynie au féminin est pas mal aussi !

Ce à quoi je réponds volontiers en acquiescent, au moins sur la première affirmation. La seconde me semble plus contestable. Dire que mes photos ne représentent que "les femmes aimant les femmes" est tout à fait arbitraire, personne ne leur ayant demandé leur orientation sexuelle pour apparaitre sur ces pages. Bref! Je me contente d'un like et de répondre que c'est vrai! ( qu'il n'y a pas que les femmes aimant les femmes qui ont les cheveux courts )

Mais la réplique semble un peu agacée:

LLAlors pourquoi ne les voit on pas sur votre blog !?

Du coup, le dialogue prend une autre tournure. Imaginant que cette personne s'est contentée, comme beaucoup, de feuilleter les dernières pages parues, je l'invite à explorer davantage les quelques 2753 articles édités, affirmant que le choix des photos ne se fait que sur les critères de qualité et d'esthétique. Et là, enfin, mon interlocutrice lâche sa tirade contestataire:

LLJe ne parle pas d orientation sexuelle, je parle de la féminité des femmes aux cheveux courts qui n a pas été représentée depuis au moins 2014 sur votre blog. Pourquoi ? Elle est là ma question. J ai 54 ans. Je suis coiffeuse pro. Rock n roll et glamour. Adorant les hommes mais l image que vous renvoyez des femmes aux cheveux courts n a vraiment rien d agréable aux yeux des hommes. Bref, le mieux est d en rester là mais je ne dirais plus grand chose de bien à votre propos !

Alors bien sûr quand on me dit qu'on a plus rien de bien à dire à mon sujet, ça me peine. Et puis en relisant, je me dis que c'est un peu exagéré. D'abord je sens qu'on fait là allusion à une forme de féminité. L'androgyne "féminine", les femmes aux cheveux courts "féminines"... Qu'est-ce que cela veut dire? L'androgyne par essence n'est ni féminine ni masculine et la féminité des femmes aux cheveux courts ne s'exprime pas dans leur coupe, on est bien d'accord. La féminité est un état intrinsèque, une femme l'est ou ne l'est pas et la longueur de ses cheveux ne change rien à l'affaire. Puis arrive le coup de grâce, l'estocade. L'image que ce blog renverrait des femmes aux cheveux courts, n'aurait rien "d'agréable aux yeux des hommes"? Vraiment? Réellement? Je lis bien là? C 'est dire que sur 10 ans d'existence de ce blog, durant 5 ans il aurait véhiculé une image des femmes qui ne plairait pas aux hommes? Du coup je ne sais plus trop de quelle moitié il s'agit, vu que mon propos n'a jamais été de parler de femmes " agréables aux regards des hommes ", mais plutôt agréables à leurs propres yeux.

Mais je fais peut être l'âne pour avoir du son... En réalité j'ai bien compris que si LL insiste tant sur le fait qu'elle "adore" les hommes, c'est parce qu'elle me reproche de ne montrer ou de ne parler QUE de femmes qui aiment les femmes comme elle dit. Et c'est vrai, depuis que j'écris ici j'ai rencontré en vrai, beaucoup d'homosexuelles et quelques une d'entres elles sont devenues des amies. J'ai exploré l'univers LGBTQI+, connu des personnes trans tout au long de leur transition, été invité par des collectifs "féministes", participé à des soirées, discuté. Je me suis fait montrer du doigt aussi, insulté simplement parce que je n'étais pas de la famille et que certaines me considèrent comme un privilégié... mais au final, si ce n'est qu'une toute petite partie de ce blog , j'avoue que j'ai pu me laisser dériver. Cela ne se produira plus. Je l'affirme solennellement, j'en ai fini avec la communauté LGBT et le bilan que je peux en tirer... je le garde pour moi. Quant à vous, mes amies, je vous embrasse affectueusement.

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 16 Août 2019

Photo: Patrick Demarchelier

Photo: Patrick Demarchelier

Parfois le doute m'étreint... Est-il possible, après tout, que l'Humain soit fondamentalement con, prétentieux et destructeur et que, au bout du compte seules quelques exceptions fassent illusion en paraissant intelligentes? Bon enfin, l'Humain, n'exagérons pas, disons une catégorie seulement...

Mais de quoi parle-je? Malgré une somme d'efforts considérables, déployés depuis des années ici même, je m'aperçois que non seulement le mythe persiste, mais qu'en plus il est entretenu par celles-la même qui en sont l'objet. Aujourd'hui encore et depuis toujours et pour toujours, dire qu'une femme aux cheveux courts est "sûrement" lesbienne est une ineptie de première qualité. Jusque là tout va bien et toute personne un tantinet instruite et à l'ouverture d'esprit même moyenne parvient à le comprendre et à l'admettre. Cependant la bêtise crasse qui enveloppe les réseaux sociaux a tout de suite raison du moindre bon sens...

A peine mis en ligne sur Facebook, l'événement qui devrait rassembler pas mal de monde à la fin du mois au Rosa Bonheur des Buttes Chaumont à Paris, surgit de nulle part, une poignée de jeunes filles hystériques s'empare du sujet. Au départ alléchées par le titre et croyant avoir affaire à une soirée " entre meufs" au calme, voilà que le simple fait de préciser qu'il s'agit en réalité de la célébration d'un blog dont l'auteur est un homme, met notre joyeuse bande dans un état de fureur démesurée et la fait hurler proprement au scandale!

Mais comment ose-t-il? C'est à vomir, beurk!... Le dégoût les submerge et le "réseau" fait le reste. Sans même savoir de quoi l'on parle tout le monde y va de son commentaire, plus violent, plus menteur, plus outré que jamais et tout cela résonne dans leur microcosme, échauffant leur cervelle de militantes féministes, dont Dieu merci, le Féminisme a su se priver pour faire avancer les choses.

La morale de cette histoire n'est pas tant dans l'intolérance, la calomnie et la discrimination, c'est simplement que malgré tout, dès que l'on parle de "Femmes aux cheveux courts", certaines lesbiennes s'imaginent que l'on parle d'elles, ( quelle prétention ) se trouvant décontenancées lorsqu'on leur dit que cela n'a rien à voir, perpétuant ainsi ce mythe, ce préjugé qui empêche parfois certaines femmes d'être, enfin, elles mêmes.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 8 Août 2019

Photo: John Manolakis

Photo: John Manolakis

Ça n'a l'air de rien comme ça et pour un peu on y prêterait à peine attention. Pourtant, depuis un peu moins d'une dizaine d'années, la tendance se confirme, le style s'affirme et aujourd'hui on trouverait presque banal - oui enfin n'exagérons rien tout de même - de croiser dans la rue une jeune femme aux cheveux courts, coupés à la manière de certains hommes, les côtés et la nuque extrêmement dégagés, presque rasés et pourtant inspirant une réelle féminité, par l'allure et le comportement. 

Parce que les femmes aux cheveux courts ont ce pouvoir d'inventer une autre image de la féminité, en assumant des choix qui sont au-delà du cadre ancestral. Et il ne faut pas s'y tromper, c'est un pouvoir immense.

Photo: John Manolakis

Photo: John Manolakis

Cette image nouvelle pourrait être une voie inattendue vers la dé-construction de mentalités exécrables qui laissent croire aux garçons que tout est possible et que tout est permis dans les rapports qu'ils ont avec les femmes, tant que celles-ci correspondent à l'idéal patriarcal... Allez savoir?

Autre conséquence de cette appropriation, ce style ne s'enferme plus dans la communauté homosexuelle, qui avait tendance à l'accaparer, affichant ainsi une forme de militantisme. Le manque de discernement de nos contemporains suffisant à faire l'amalgame entre femmes aux cheveux courts et lesbiennes...

Enfin, bien des témoignages et des expériences le révèlent, la féminité étant intrinsèque et naturelle, elle se trouve exacerbée lorsqu'on efface les artifices et très souvent, plus les cheveux sont courts, plus elle se dévoile. Etonnant non?

 

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 4 Août 2019

Ria Serebryakova

Ria Serebryakova

La réalité n'était pas tant qu'il préféra les femmes aux cheveux courts, mais plutôt qu'il avait horreur de l'excès de féminité, la fragilité élevée au rang de statut et les atouts féminins à celui d'appâts. Ce jeu de séduction fondé sur l'artifice et l'esbroufe l'écœurait. Et du coup, il sentait dans l'allure d'une femme qui s'affranchirait de tout cela, une forme de complicité, de traitement d'égalité. 

Malgré tout, il avait tout de même tenté l'effort de chercher à savoir, si en dehors du volet "séduction", il y avait un avantage particulier à s'accoutrer comme le font certaines. Le soutien-gorge avait forcément une fonction autre que celle de faire "pigeonner" la poitrine pour qu'elle déborde du décolleté. Certes! Mais les talons hauts? Les jupes et les robes? Les ongles longs, les faux cils... Alors oui, les cheveux longs, il pouvait comprendre que la matière elle même pouvait mériter d'être soignée, embellie et entretenue dans une certaine longueur. Le problème c'est que cela formait un tout et que bien souvent pour rompre avec ce schéma, le moyen le plus spectaculaire était de couper ces cheveux. C'était le préliminaire à l'affranchissement, les reste suivait...

On pouvait bien lui rétorquer qu'il y avait tout de même un aspect "plaisir personnel" et que cela devait être respecté, mais il ne parvenait pas, peut être pour ne l'avoir jamais essayé, à trouver du plaisir à être jambes nues en plein hiver, les chevilles tordues par des talons qui ne pouvaient pas avoir d'autre fonction que surélever la personne et de "galber" son mollet, ou passer un temps précieux à camoufler les imperfections de son visage sous des poudres et des crèmes hors de prix. En fait tout cela venait de tellement loin, de la nuit des temps peut être même. Peut être même que la femme, femelle du mammifère humain, n'était après tout pas fabriquée comme lui? Cela expliquerait beaucoup de choses certainement...

Alors il se contentait de dire qu'il aimait les femmes aux cheveux courts, leur allure, leur détermination, leur envie de se départir de l'image conventionnelle de la femme. Et voilà!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 30 Juillet 2019

Lois Mcleod

Lois Mcleod

L'autre jour, alors que je discutais avec une amie à la terrasse de notre café favori, je ne me souviens plus du sujet principal de la discussion mais toujours est-il qu'à un moment j'ai voulu la définir, comme une personne, non-binaire, genderfluid, bref en un mot "queer". Hélas Je me suis heurté à une réplique un peu cinglante du genre:

" Ah j'en ai rien à faire moi de toute cette grammaire là! Je ne veux pas entrer là dedans. Pour moi si tu as des couilles tu es un garçon et si tu as une chatte tu es une fille. Point!"  

A voir ma mine défaite je suppose qu'elle a du se dire qu'elle avait été un peu trop radicale, bien que son discours soit frappé au coin du bon sens...

" Oui bon, tu vas dire que je suis un peu réac, mais regarde, les individus sont les premiers à refuser les catégories, à ne pas vouloir être mis dans des cases et à la première occasion il en créer de nouvelles et classe les gens. A la moindre "anomalie" on en invente une nouvelle... Moi je suis physiologiquement une nana, avec des seins, oui bon ça va te marre pas, avec une chatte et c'est pas parce que j'aime bien m'habiller comme s'habillent couramment les mecs ou me couper les cheveux à ras, que je dois m'inventer une catégorie particulière?"

Je tentais malgré tout de plaider en affirmant que tout le monde n'avait pas sa force de caractère et que souvent les gens ont besoin, pour se rassurer, de nommer les choses ou de se reconnaître les uns les autres. Mais là encore la riposte fut teintée d'évidence...

"D'accord! Ils ont besoin de se rassurer, de se reconnaitre... malheureusement ils finissent par devenir sectaires, à s'enfermer dans leur case, à se plaindre des autres ou à dénigrer celleux qui ne sont pas dans leurs rangs. Ne me dis pas que c'est faux, tu le sais très bien!"

Alors bien sûr, cette discussion aurait pu être sans fin. J'aurais pu dire que c'est parce que les autres les dénigrent et souvent violemment, qu'ils se replient sur eux mêmes ou se "méfient" des autres. Pourtant, à la fin, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que bien des choses seraient plus simples si tous les "queer" étaient aussi à l'aise avec leur différence que mon amie...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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