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Publié le 20 Octobre 2019

Les nuques blanches

Faudrait pas croire que, sous prétexte que le JT de JP Pernaud n'en parle pas, cela n'existe pas. Pourtant c'est vrai qu'on en croise pas tellement dans la rue, de ces jeunes femmes à l'androgynie accentuée par une coupe de cheveux où la nuque et les côtés sont carrément rasés. Mais cela arrive, si on est un peu attentif. Le plus souvent c'est sur les réseaux sociaux qu'elles se révèlent. Alors, est-ce que les réseaux sociaux ne seraient pas la vraie vie? 

Quoiqu'il en soit, si l'on y réfléchit un instant, on se dit que c'est assez extraordinaire de voir à quel point certaines femmes ont réussi à s'approprier ce style et de quelle manière cela fonctionne, cela colle à l'air du temps. Certes, ça ne va pas à tout le monde et il y a surement d'autres moyens   d'exprimer une force de caractère, un tempérament de guerrière, assurance et indépendance. C'est vrai! Mais il faut avouer qu'en l'occurrence ça marche pas mal, cette coupe de cheveux, à la fois stricte et folle, nette, minutieusement dégradée, propice au design, aux couleurs affirmées ou naturelles. Alors non, ce n'est pas véritablement une "tendance". On pourrait dire plutôt que c'est une "exploration" de style, une occasion de pousser un peu plus loin le curseur dans le mélange de genre.

 

@youngbadass_  @emilieporchee @youngbadass_  @emilieporchee
@youngbadass_  @emilieporchee @youngbadass_  @emilieporchee

@youngbadass_ @emilieporchee

Cependant, il faut noter que bien souvent, celles qui ont osé ce style, ont du mal à se passer des sensations que cela procure. Androgynes et tomboys affirment souvent ainsi une stupéfiante ambiguïté.

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 15 Octobre 2019

Illustration: Armand Vallée

Illustration: Armand Vallée

Il faut bien avouer que depuis toujours, tout le monde s'est exercé à couper les cheveux de son prochain. Pour rendre service, par nécessité, par jeu ou simplement par mesure d'économie. Pendant longtemps, dans les familles, c'était les enfants qui, les premiers, en faisaient les frais, puis en général les hommes de la maison. Victimes d'un effet "Mondial 98" où tout le monde a trouvé la coupe de Barthez, le gardien de but, irrésistible apparemment, ces derniers se sont même résolu à la boule à zéro. Du coup la tondeuse électrique est entrée dans les foyers et il n'aura pas fallu longtemps pour que les filles se l'approprient.

A partir de là, tout est en place pour que l'idée germe, petit à petit...

En particulier chez celles qui sont déjà très fans des cheveux courts. Après avoir essuyé les coupes ratées chez la coiffeuse qui a peur de couper trop court, les refus chez le coiffeur qui "Ah non! ici on ne coiffe pas les femmes", elles finissent par trouver le bon spot qui idéalement n'a pas peur de leur raser la nuque ni de faire fuir sa clientèle masculine. Et de fil en aiguille, on finit par trouver ça "easy". Ensuite c'est un concours de circonstances. Une activité intense, une fin de mois plus raide que de coutume et voilà le prochain rendez vous dépassé de plusieurs semaines... Et là, à portée de main, la tondeuse dans le placard de la salle de bain... Un peu d'audace et l'estomac noué, elles en arrivent à donner quelques coups de tondeuse sur les pattes, un peu la nuque et hop le tour est joué. Hey! Pas si mal finalement! 

Alors les passages chez le coiffeur s'espacent, un coup sur deux, puis un coup sur trois... Elles se mettent à visionner des tutos sur youtube, apprennent quelques techniques, quelques coups de main. A certaines copines qui les complimentent sur leur coupe elles sont fières de révéler que se sont elles mêmes qui l'ont fait et on les sollicite pour ce même service... L'engrenage. Parce qu'il y a quelque chose de fascinant, d'excitant à couper les cheveux et quand on y parvient sur soi même c'est encore plus envoûtant sur les autres. Au début c'est un peu "alternatif" comme coupe mais très vite les progrès se ressentent.

La technique s'affine, le dégradé s'améliore... et l'idée qui était en germe, finit par éclore: 

Pourquoi ne pas installer un salon à la maison? Non, pas un salon, un studio! Un truc qui serait fait pour toutes celles qui ne sont jamais contentes de ce que les coiffeurs leur font, un studio "barber queer"! Cool ça, non? En effet l'idée est bonne et mérite qu'on s'y attarde. Un truc "privé" où le prix ( libre ) de la coupe ne serait qu'un don fait pour remercier l'artiste et couvrir l'investissement dans le matériel. Le bouche à oreille fera rapidement le reste. Une bonne alternative pour les 15/25 ans.  

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 7 Octobre 2019

So what?

On peut être femme aux cheveux courts et considérer le sujet comme futile, avoir l'air d'y attacher peu d'importance, voir comme une routine parfois fastidieuse, le fait d'aller chez le coiffeur régulièrement pour avoir toujours la même coupe. On peut...

Et puis on peut aussi être comme beaucoup d'autres et envisager à sa juste valeur toute l'importance que revêt une coupe de cheveux et y prêter une attention particulière. Quelques centimètres supplémentaires sur le dessus ou quelques millimètres en moins sur les côtés changent beaucoup de choses à leurs yeux, à juste titre.

Parmi les plus fidèles, il faut compter Méli, une belle âme, sincère et honnête. Depuis longtemps la jeune femme est résolument "cheveux courts", ultra l'été ou selon la latitude, moins court l'hiver... mais c'est psychologique. La couleur aussi fait partie de la panoplie, chaque ton différent crée le changement. Mais depuis longtemps elle a adopté la nuque et les côtés rasés et ça, ça change peu.

Photo: (en haut à gauche) P. PierrouPhoto: (en haut à gauche) P. Pierrou
Photo: (en haut à gauche) P. PierrouPhoto: (en haut à gauche) P. Pierrou

Photo: (en haut à gauche) P. Pierrou

Et puis un jour, une date a été fixée, longtemps à l'avance, une date pour un grand jour, le jour de son mariage. Pour cette occasion, elle a décidé de laisser pousser ses cheveux. Elle avait plusieurs mois devant elle, mais tout de même pas suffisamment pour envisager un chignon ( faut pas rêver ) ou une coiffure sophistiquée de ce genre là. Et puis le temps passait, mais elle continuait à être ponctuelle à son rendez vous mensuel chez le coiffeur, revenant à chaque fois avec la nuque toujours bien rasée... Alors quoi?

En réalité le travail était subtil et mois après mois, ses cheveux dessus prenaient de la longueur et de l'épaisseur. Patiemment, elle façonnait son image pour ce jour inoubliable...

So what?So what?
So what?So what?

Le jour dit, élégante comme un dandy de la meilleure époque, les cheveux plus clairs, un peu blonds, coiffés avec style, raie sur le côté, mèche en arrière, elle était splendide! Le but était atteint et les efforts consentis durant des mois récompensés.

Photos: Mélissa et Carmen par Dino SidotiPhotos: Mélissa et Carmen par Dino Sidoti

Photos: Mélissa et Carmen par Dino Sidoti

Enfin quand la fête fut finie, de retour en Allemagne, la première occasion de retourner chez son coiffeur fut la bonne, pour tailler tout ça, bien court, comme avant... 

Certain.e.s n'y auront vu que du feu, toujours la nuque bien rasée, toujours le fade bien dégradé... et pourtant, pour ce jour unique, Méli avait travaillé chaque détail et sa coiffure comme le reste.

Quelques centimètres en plus ou quelques millimètres en moins, les cheveux courts ont parfois bien des facettes...

Tous mes vœux de bonheur les plus sincères et chaleureux à Méli et Carmen

Méli Rezeg sur Instagram et sur FB

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 29 Septembre 2019

Une histoire ( hélas ) connue

C'est l'histoire de Kim. Une grande voyageuse qui depuis plusieurs semaines se trouve en Australie. Kim est une jeune femme aux cheveux courts et quel que soit l'endroit de la planète où elle se trouve, elle aime bien avoir sa coupe toujours bien nette. Habituée des barbershops et des coupes à la tondeuse, elle a rapidement compris que c'est là qu'elle aurait toujours la coupe qui lui convient à un prix raisonnable.

Alors, quand après quelques temps dans l'Outback elle retrouve la ville, à Melbourne, elle décide tout naturellement d'aller se faire couper les cheveux. Et là... Pour la première fois de sa vie, le salon dans lequel elle demande une coupe, la refoule, prétextant que le salon est "pour homme". Etonnement, incompréhension, frustration. Elle qui vient d'Allemagne, qui a parcouru l'Europe, l'Asie et qui même depuis qu'elle est en Australie n'a jamais rencontré cette situation, est révoltée. 

Pourtant, cette situation, beaucoup de femmes aux cheveux courts la connaissent, mais la mésaventure de Kim remet le sujet d'actualité. 

Difficile aujourd'hui de comprendre cette discrimination radicale, ce refus catégorique, comme un caprice, qui n'est motivé que par la nature sexuelle. Pas une explication, pas une seule raison ne parait valable pour expliquer cette exclusion, ni technique ( la nature du cheveux, la qualité des soins requis.... blablabla ) ni culturelle ( un lieu réservé à la masculinité, un sanctuaire, un espace dédié.... blablabla ). Alors quoi? Peut être la peur, une sorte d'effet indésirable d'une virilité mal placée, mal assumée ou au contraire trop bien assimilée?

Parce que généralement, il ne s'agit pas de faire de la "coiffure pour dames". Les femmes qui viennent là , le font parce qu'elles veulent une coupe comme celles qui sont pratiquées régulièrement dans le lieu. Ni plus, ni moins.

Par chance, un peu de persévérance permet d'oublier rapidement cet échec et il ne faut généralement pas longtemps pour trouver un barbershop moins "orthodoxe" qui accepte la nouvelle cliente, surpris lui même de la surprise de celle-ci.

Ainsi Kim a pu se faire tailler les cheveux finalement chez Captain Style

captain style barber shop 316 Brunswick Street Fitzroy VIC 3065 Australia

Résultat:

Alors l'alternative à cette façon stupide de genrer les salons de coiffure sera sans doute un salon, ou un studio queer, un lieu où la raison sociale n'est plus "pour homme" ou "pour dame", mais des styles de coupes, du court au très court, dans lesquels, quelque soit son genre, on est toujours bienvenue.

 

Merci à Kim Holti

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Humeurs, #Over the World

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Publié le 27 Septembre 2019

Photo: Adina Salome Harnischfeger par Jonas Tenzin Ledrup

Photo: Adina Salome Harnischfeger par Jonas Tenzin Ledrup

C'est un état naturel. Une chose à laquelle on ne pense pas réellement, pendant longtemps, puis qui envahi l'esprit un jour ou l'autre. Au temps de l'innocence, on ne se souci pas d'avoir les cheveux courts et les genoux écorchés. On ne "joue" pas au garçon. On ne cherche pas non plus à être une petite fille. On est! Ce sont les adultes qui ont ces idées là.

Le désir vient après. Le désir et la volonté de ne pas se laisser enfermer dans un rôle pour lequel on aurait aucun talent. Aucun talent pour les robes et les jupes, pour le maquillage et les queues de cheval... Ça arrive, il n'y a pas de honte à cela.

Alors bien sûr, un temps elle a essayé de se glisser dans la panoplie de la fille, celle que les garçons regardent... Elle a eu les cheveux longs, oui. Mais elle a vite compris le jeu de dupes dans lequel on l'entrainait, ce miroir aux alouettes qui fait croire aux filles qu'on les séduit parce qu'elles sont jolies et sexy.

Elle est jolie et sexy, pas besoin d'artifices pour "habiller" tout ça! Elle s'est rasé la tête et depuis les garde très courts, c'est son plaisir, sa gourmandise. Elle ne se maquille pas non plus, ni ne perd son temps à dessiner ses sourcils. Elle est dans son état naturel, ne renie pas son corps de femme, en est même plutôt fière et pour le reste...

Soyez vous même! C'est la meilleure manière d'être beau.

 

Adina Salomé Harnischfeger

Jonas Tenzin Ledrup

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Septembre 2019

Virginie Bx par @gromince

Virginie Bx par @gromince

L'été, les vacances... Sortir de sa routine, changer de rythme. Peu importe le temps qu'on y passe, l'essentiel est de briser le quotidien, de rompre les habitudes. Inutile de partir bien loin, il s'agit de se dépayser. Les pieds nus, le soleil, ne rien faire sinon profiter de la famille, se lever avec le soleil, déjeuner au milieu de l'après midi et trainer tard le soir...

Et dans tout ça, le coiffeur bien souvent se range dans la catégorie " On verra à la rentrée".

Elle, sa routine c'était de passer voir son coiffeur chaque mois, quelques fois plus. Un petit salon "rebeu", du quartier. Parce que c'est pas parce qu'on a les cheveux tondus, qu'il faut avoir l'air d'un bidasse à peine incorporé. Même rasée, il faut toujours un peu de sophistication, de dégradé, d'harmonie et elle gère ça plutôt bien.

Mais voilà, pour peu qu'on ait pas trop calculé son coup, les vacances qui s'écoulent sont autant de jours, de semaines, peut être même de mois qui vous éloignent de votre dernier passage sous la tondeuse.

Elle s'en amuse, voit ses petits cheveux prendre un peu plus de liberté, quelques épis réapparaitre. Entre deux doigts elle parvient à pincer une "mèche" sur son cou. Mais les vacances s'achèvent et même si c'était amusant de voir cette tête qu'elle n'avait pas vue depuis longtemps, elle a déjà prévu dans son agenda, le jour et l'heure où, comme un rituel de rentrée, la tondeuse du coiffeur remettra tout cela "à zéro". 

Virginie Bx par @gromince

Virginie Bx par @gromince

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 12 Septembre 2019

Photo: Fox Harvard

Photo: Fox Harvard

Bon! Qu'on aille pas se méprendre, il ne s'agit pas là non plus de faire l'apologie d'un quelconque saphisme, mais en cette période de rentrée scolaire, il est tout de même bon de rappeler quelques vérités vraies.

"- Les garçons préfèrent les cheveux longs!

  - Ah ouais? Passe moi les ciseaux!"

L'énoncé préliminaire, bien que faisant une généralité en englobant tous les garçons, part d'un constat pourtant vérifié. Formatés comme ils le sont depuis leur plus jeune âge, lorsqu'arrivent les tourments de la sexualité, "les garçons" ont cette image en tête que la féminité passe forcément par une chevelure longue et opulente. Ainsi, il ne leur est pas encore venu à l'esprit que la coiffure n'est qu'un accessoire de cette féminité et ils s'imaginent volontiers que draguer une fille aux cheveux courts équivaudrait pour eux à un coming out.

La réponse radicale qui est faite est loin de signifier qu'en se coupant les cheveux, la fille voudrait renoncer aux avances des garçons, mais plutôt qu'elle refuse de n'être considérée qu'à travers, ou à cause de ses cheveux longs. Et c'est là une affirmation évidente d'un caractère déjà bien trempé, n'y voyez pas autre chose. Par ailleurs, en se coupant les cheveux, la fille se soustrait à la lourdeur des garçons de son âge et s'ouvre par la même occasion un champ relationnel bien plus intéressant avec ceux qui, plus matures et plus intelligents, s'attachent à la personnalité plutôt qu'à son enveloppe. C'est bien connu...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 7 Septembre 2019

Photo: @raven.steele76

Photo: @raven.steele76

Si le succès  peut se mesurer à la quantité de followers sur un compte Instagram, il y a de quoi être  fasciné par l'audience que peuvent avoir certains d'entre eux. Au début un peu méfiant, voir "méprisant" pour la personne "cachée" derrière ces compilations de femmes aux cheveux courts, le jugement s'adoucit, lorsqu'on constate que finalement, cela ne fait que répondre à une réelle demande et marie le goût pour un certain style de coupe à la promotion d'autres comptes. Parce que bien sur, il ne saurait être question de reprendre les images d'autrui sans le citer et appeler les autres à le visiter, comme on le voit encore trop souvent, sur d'autres réseaux.

Ainsi donc apparaissent de vrais catalogues qui font connaitre les talents de barbier.e.s un peu partout à travers le monde et montrent la qualité de leur savoir-faire. Avec la tendance du moment qui voit les plus acharnées adopter volontiers le "fadecut", ces recueils sont de vraies mines. 

La qualité des photos, des vidéos et des liens feront la différence. Comme Barberias del mundo  par exemple, 15 200 abonné.e.s et parfois des images piochées sur Les Femmes Aux Cheveux Courts...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 6 Septembre 2019

©Hergé

©Hergé

Alors que ce blog termine paisiblement son existence, on vient claironner sur la place publique qu'il ne serait fait que par la force et la contrainte, l'auteur n'hésitant pas à "harceler" toutes celles qui viennent s'y livrer en pâture à l'appétit de quelques pervers.e.s friand.e.s des visages de jolies femmes aux oreilles bien dégagées. Tonnerre de Brest!

On pourrait en rire, hélas, c'est d'une tristesse à mourir. En être réduit au mensonge et à la calomnie pour me faire de la peine... Que certaines jeunes filles peu averties s'imaginent faire acte de féminisme en fustigeant tout homme s'intéressant de près ou de loin à cette cause, ce n'est déjà pas très malin. S'imaginer que le patriarcat signifie toute population mâle de la planète et le combattre comme tel est une erreur fondamentale que commettent trop souvent les plus jeunes et les moins matures. Mais tant que cela reste entre la fac de Lettres et la "coloc" parisienne, c'est un moindre mal. Seulement voilà, à force de tourner en rond dans les soirées alternatives de la capitale, cette petite frange de la population finit par croire fermement que la vérité est là, dans ce mode de vie, dans ce quotidien filtré, purifié de tout homme "trop" viril.

Mais qu'un seul passe à portée de "clic", assez aimable pour s'intéresser à elles et le voilà suspect tout trouvé, paré pour endosser toute la haine qu'elles vouent au patriarcat. Sans discernement, sans jugeote... Dommage pour lui. Malheureusement la péripétie, qui peut exciter les plus sottes et réjouir les plus hystériques, a le plus souvent une portée que la plupart ne soupçonne pas.

Ainsi, la radicalité qui est revendiquée, prend des accents de dictature et ces "bonnes âmes" d'habitude si promptes à condamner tous les totalitarismes, finissent par se comporter, ni plus, ni moins,  comme de maladroites inquisitrices, faisant plus de mal à leur propre cause qu'elles ne lui procurent de bénéfices. Qu'importe! C'est tellement amusant...  

 *Louis Aragon

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 4 Septembre 2019

Photo: Peter Lindbergh

Photo: Peter Lindbergh

Photographe... Pfffft, c'est pas un métier ça!

Ah bon?

Ben non... Franchement, t'as juste à appuyer sur le bouton au bon moment. Si t'as un bon appareil, ça va quoi 

On a tous entendu ça, non?

Peter Lindbergh, le mec qui "appuyait sur le bouton" est mort. Cela ne va pas émouvoir la planète. Après tout, c'est notre lot à tous de disparaitre un jour... Pourtant je dois avouer que sans lui, bien des articles de ce blog n'auraient pas eu autant de saveur parfois. Si l'image n'avait pas eu autant de qualité, s'il n'y avait pas eu d'émotion, de contraste dans ces visages, si les regards n'avaient pas révélés les sentiments, l'inspiration n'aurait pas été la même.

Photo: Gisele Schrober

    Cet homme là aimait les femmes, sans aucun doute.

Peter Lindbergh 

 

 

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Rédigé par jeaneg

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