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Publié le 23 Juillet 2015

La femme est l'avenir de l'homme...

... et peut être que ça commence par les podiums du Prêt-à-Porter.

Avant, Kris Gottschalk était blonde, avec une coupe au carré un peu passe-partout... Et puis un jour son destin a changé. L'aiguillage a été un peu brutal, un accident de moto qui lui a brisé quelques os et laissé de belles cicatrices. A cause d'une plaie au cuir chevelu elle s'est tondue... et le regard des autres sur elle a changé

La femme est l'avenir de l'homme...

Une révélation! Comme Saul sur le chemin de Damas, Kris sort de cette épreuve avec un apétit de vie et une ouverture d'esprit bien différent.

Elle garde les cheveux courts, très courts, toujours plus courts et la voici aujourd'hui, comme d'autres avant elle, poussée vers les collections Homme pour défiler sur les podiums.

La femme est l'avenir de l'homme...

Evidemment qu'elle n'avait pas envisagé cela au début de sa carrière, mais pourtant tout semblait assez évident, morphologiquement, mentalement... Non pas qu'elle se sente plus masculine, c'est tout le contraire. Cette confiance en elle découverte après l'accident, ce sentiment d'être tout à fait bien dans sa peau, lui donne l'envie de tout oser, sans peur qu'on se méprenne sur sa vraie nature.

La Vie vous joue de ces tours des fois....

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 22 Juillet 2015

De l'audace, de l'audace... toujours de l'audace

C'est comme un canapé moelleux, si on n'y prend pas garde, on se laisse envelopper, on s'enfonce dans ce confort tiède et on finit pas s'endormir...

Ça n'a l'air de rien, tellement on est habitué ici, à voir de jolies femmes aux cheveux courts. Le climat ambiant pourrait nous laisser l'illusion que le monde tout autour fonctionne aussi comme ça... Et pourtant!

Est-ce qu'on imagine réellement l'audace, le courage, la confiance qu'il faut, quand on a 20 ans, pour sortir du cadre, oser l'improbable, façonner son image à son idée, affirmer ses idées au monde entier et s'assumer alors que le plus grand nombre trouve son bonheur, anonyme au milieu du troupeau?

Imaginez seulement le poids du "qu'en dira-t-on" autour de vous, pour vous même parfois. L'appréhension de choisir un vêtement qui plait mais qu'on "osera" pas porter dans la rue, l'envie d'un tatouage, mais la peur de le montrer, ce désir insensé d'être absolument soi même, totalement affranchi(e) de ce fameux "qu'en dira-t-on", juge illusoire et fantoche qui veille sur la harde de monsieur Panurge, toujours prêt à plonger la tête qui dépasse dans le bidet des conventions.

On peut toujours sourire, faire la moue et considérer avec un léger mépris ce sujet si futile, mais n'empêche, une simple coupe de cheveux change parfois bien des choses. Cette affirmation de soi, ce signal envoyé à la ronde, cette façon de rejetter les conventions, de refuser le rôle et d'imposer sa propre interprétation, tout cela est bien plus important qu'on ne l'imagine.

Alors je dédie cette photo de Loreta à toutes celles qui n'ont pas peur d'être elles mêmes, qui sont à la barre de leur navire, capitaines pleins de courage, qui résistent au quotidien sournois qui voudrait à tout prix les dissoudre dans la masse.

Photo: Loreta Shabani

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 14 Juillet 2015

Maintenance

C'est un constat généralisé... et sans appel:

La Vie est injuste

On le sait, c'est comme ça et on y peut rien!

Quand je dis ça, j'ai une pensée toute compatissante pour celles qui, faute de temps ou victimes d'une conjoncture de vents contraires, ne parviennent pas, au delà des 4 semaines fatidiques, à caler un rendez vous chez le coiffeur et constatent jours après jours les inéluctables progrès de leur détresse capillaire.

Dans ces périodes funestes, quelles sont celles qui n'ont pas rêvé d'avoir épousé une fois pour toute leur figaro ou d'être la meilleure amie - à la vie, à l'amour - avec une pro du ciseaux sculpteur et de la tondeuse Wahl? Ne niez pas, je le sais!

Comment alors, dans de telles conditions, supporter l'aisance avec laquelle certaines parviennent à se couper toutes seules les cheveux? Pire encore, quand cordonniers elles-mêmes, elles réussissent à être les mieux chaussées du quartier, alors que le dicton populaire leur promet le contraire?

Non vraiment c'est trop injuste.

Photo: Alana Lucia, barber at Blindbarber

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 12 Juillet 2015

Marchons, marchons...

Hier dans ma grande ville du Sud c'était la Marche des Diversités Gay et Lesbienne, bon la Gay Pride quoi! Et j'aime autant vous dire qu'ici ça drague du monde. Un vrai bonheur!

L'occasion de retrouver des amies et de croiser plus de femmes aux cheveux courts au métre carré que nulle part ailleurs ce jour là... Mais hop, hop, hop! Une fois encore j'en entends là au fond qui persistent à croire que les lesbiennes ont "forcément" les cheveux courts. Il faut arrêter avec ce mythe. On ne se coupe pas les cheveux pour faire lesbienne, mais les lesbiennes sont des femmes qui osent et qui n'ont pas peur d'avoir les cheveux courts... nuance!

Après, il est évident que pour certaines d'entre elles, il y a un besoin d'identification qui peut être passe par une coupe de cheveux, un désir d'être reconnue par la communauté. Je ne le nie pas... Enfin c'est toujours un peu tiré par les cheveux... Hum, désolé.

Marchons, marchons...

Toujours est-il que pour beaucoup d'entre ces femmes aux cheveux courts, l'événement mérite une coupe bien fraîche, histoire de bien marquer, là aussi, ça diversité. Alors du coup bien sûr, je me sens à l'aise pour apporter mon soutien moral à Virginie, Morgane, Alexane, Anaïs, Alexia, Julie, Eva, Maud, Océane et toutes celles que je ne connais pas encore, qui ce jour là peuvent laisser éclater toute leur fierté en démontrant que l'amour gagne toujours.

Marchons, marchons...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 11 Juillet 2015

Canicule

Soyons honnête, bien souvent les choses de ce monde nous dépassent et l'on se sent un peu comme un bouchon sur l'eau, filant au gré du courant... Tenez moi par exemple... Je ne parviens pas à comprendre pourquoi certaines s'obstinent à poster des photos d'elles sur Instagram où elles font systématiquement des grimaces horribles... So... Je ne peux donc que faire preuve de fatalisme et conclure mon constat par la phrase qui est sans doute la réponse universelle à tout ce qui nous échappe: C'est la vie!

Sans doute qu'aussi, en cette période de grande chaleur, on peut imaginer que la tentation est grande de filer chez le premier coiffeur venu, qui de quelques coups de ciseaux habiles va aérer les têtes en surchauffe... Pourtant tout le monde sait bien qu'il y a des mesures comme ça, qui ne sont pas forcément judicieuses. Tenez! Par exemple, boire frais quand on transpire, alors qu'on devrait boire un bon thé qui ne passera pas directement dans notre sueur et hydratera beaucoup mieux notre corps...

Mais je comprend, j'imagine, cette situation horrible, lorsque passant une main sur sa nuque on ne sent que moiteur et transpiration... Beurk

Alors oui! Dans ce cas là, ménager quelques courants d'air sur le haut de ses épaules n'est pas complétement inefficace. Mais bon...

Et pourquoi je raconte tout ça moi?

Une sorte de bavardage, un peu comme les communiqués du Ministère de la Santé qui nous bassine toutes les heures à la radio pour nous dire qu'il faut boire de l'eau et rester à l'ombre... Quelle époque!

Photo: Méli Rezeg chez FabulousHairdresser à Bonn

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 7 Juillet 2015

Beauté du Diable

Il y a sans doute quelque chose de diabolique dans l'inspiration que peut donner un visage, une allure, un style, au point qu'on en soit pratiquement fasciné...

Mon amie Margot qui possède tous les critères de cette beauté, a ramené mon attention sur cette image d'Annie Lennox. Enfin non, pas celle-ci vraiment, celle du clip de la chanson Sex Crime qui illustre le film 1984, de Michael Radford. Elle y a cette blondeur et ce style épuré, les cheveux coiffés en arrière et cette coupe de collégien au contours précis, qui accentues tellement son androgynie naturelle

Beauté du Diable

Elle chante toute la violence du film, le regard exalté et montre si bien les dents que l'on sent la rage qui l'anime. Tout un caractère.

Et de ce personnage nait une inspiration personnelle parce qu'il y a une sorte d'identification, souvent fondée et l'on est alors persuadée que ce qui lui va ira aussi à celle qui s'en inspire, accentuera aussi son ambiguité androgyne, son style et son caractère, comme si ne prendre qu'un seul élément du portrait lui octroyait tout les autres traits... ce qui semblerait vrai.

Pourtant la loi n'est pas universelle. Pour endosser l'armure il faut les épaules et puis il faut l'audace. Cette audace toute particulière qui donne de la fierté aux femmes aux cheveux courts qui n'ont pas peur de se mettre en danger, qui ont la confiance aveugle et l'assurance d'être authentiques en toutes circonstances, celles qui peuvent compter sur leur féminité comme celles qui revendiquent leur fluidité de genre.

Alors le Diable s'empare de votre âme et vous conduit sur le chemin de l'orgueil et de la vanité et d'une image montrée à son complice le sorcier-coiffeur, il vous transforme en icône du rock, en actrice, en chanteuse, en personnage admirable que vous admirez... Mais le Diable ne peut rien contre la personnalité, le caractère et la volonté... Juste s'incliné devant la beauté.

Go! Margot

Photos: extrait du clip Julia - Eurythmics

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 5 Juillet 2015

"Une coupe d'homme"

Dieu merci, les mentalités changent, les esprits évoluent et ce qui était un tabou absolu au début du XXème siècle est aujourd'hui parfaitement accepté par notre société moderne et tolérante...

Ah pardon...

Nom de Zeus Marty, on est encore en 1925!

Des fois, on s'demande... Pourtant la tendance semble s'affirmer et le style trouver sa place parmi les jeunes femmes aux cheveux courts. Une coupe bien nette, aux côtés parfaitement dégagés autour des oreilles, à la nuque minutieusement dégradée, stylisée avec une raie sur le côté et une "pompadour" sur le haut du front.

Ça vous dit quelque chose? Oui c'est vrai c'est exactement le style des beaux gosses des années 50. Alors du coup, soixante cinq ans plus tard, qu'une jeune femme ait envie de ce style de coupe de cheveux, ça ne devrait pas être si " choquant" que cela... Eh ben si!, des fois...

Mais surtout, ce qu'il faut comprendre c'est que ce style n'appartient plus au genre masculin, que personne ne devrait pouvoir dire aujourd'hui qu'une coupe est "d'homme" ou "de femme", qu'à la rigueur l'inspiration est masculine... et encore.

On a tout de même traversé des courants un peu turbulents depuis les 50's, du hippie aux punks sans les énumérer et les genres, de plus en plus, s'effacent devant les envies de chacun de faire ou de paraitre à son goût... non?

Aller! Encore un petit effort....

Photo: Ramon Felix

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 4 Juillet 2015

Casse-tête... coréen

Cela fait partie des mystères de l'Orient. Question de morphologie sans doute. Enfin, je ne suis pas ethnologue, mais c'est cette impression constante que les femmes d'Asie ont souvent une silhouette androgyne, petits seins, hanches étroites et que par ailleurs les hommes de ce même continent ont souvent le visage glabre qu'au final, je reste toujours fasciné par la facilité avec laquelle je peux, moi qui me targue d'expertise, être berné sur le genre d'un(e) androgyne de ces pays là.

Pourtant rien, dans l'absolu, ne diffère. L'ambiguité est accentuée toujours par le mélange de masculin et de féminin, parfaitement dosé, le vêtement, le maquillage, la coupe de cheveux...

Tant et si bien, qu' à mes yeux, une jeune femme d'origine asiatique, qui sans aucune idée de fluidité de genre, aurait simplement et naturellement un désir de cheveux courts... très courts, deviendrait ipso facto un mystérieux et troublant androgyne. Merveilleuses contrées...

Photo: Kim Eun-Young " Cheetah" - Rappeuse coréenne

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 2 Juillet 2015

Paula von Oppen

Paula von Oppen

Pourquoi ça revient toujours? Pourquoi y a-t-il sans cesse des questions autour de ça?

Je ne saurais pas répondre, enfin si, je saurais mais cette réponse me semble tellement évidente que je ne saurais même pas comment l'exprimer...

C'est Camille, dans un message, qui m'a rappelé toutes ces questions qui assaillent les filles, les jeunes femmes, les femmes qui choisissent d'avoir les cheveux rasés. Là on est au delà des Femmes aux cheveux courts, on est à l'extrême, et la démarche est toujours fascinante.

Camille, elle, est un peu révoltée. Tondre ses cheveux est une façon d'exprimer cette révolte. Bien plus efficace comme message qu'une pancarte pendue à son cou. Mais peut être que la révolte n'est qu'un point de départ, parce que, une fois les cheveux coupés, une fois la tondeuse passée, il y a d'abord cet énorme sentiment de liberté, littéralement comme si de lourdes chaines tombaient à vos pieds en même temps que les mèches de cheveux. Et puis cette découverte étonnante de soi, de son propre regard, de son front, de son cou, de ses oreilles que l'on ne voyait auparavant que par intermittence... Et puis encore, après avoir scruté ce soi-même injustement délaissé, il y a un sentiment formidable qui augmente de seconde en seconde et qui vous gonfle le coeur d'une assurance extraordinaire, comme un super pouvoir. Une plénitude merveilleuse, qui s'accompagne toujours d'une caresse sur ce nouveau territoire, ce gazon frais, ce pelage soyeux qui couvre désormais cette jolie tête, une main qui fait frissonner quand elle se pose sur la nuque fraiche, une impression inconnue quand l'eau de la douche s'écoule sur ce crâne presque nu...

Et puis viennent les "pourquoi"... Comme dans le conte de Daudet, après que la petite chèvre se soit enivrée de tant de liberté, vient le crépuscule et la foule des haineux à l'esprit trop étroit.

Alors soudain, ce regard émerveillé qui découvrait son propre visage, découvre aussi le regard des "autres" parfois même des proches, qui ne parviennent pas à comprendre, qui sont affolés par autant de transgression, qui confondent tout subitement, féminité, genre, sexe, tradition, famille, travail... Affolés ou plein de reproches. Et pourquoi ceci et pourquoi cela... Eh bien certainement en premier lieu pour faire ch.... ceux et celles qui demandent pourquoi. C'est évident.

Après je ne suis pas sûr qu'il y ait autre chose à dire, chaque humain n'appartenant qu'à lui même, il serait absurde de tenter d'expliquer pourquoi vous préférez porter une robe aujourd'hui plutôt qu'un pantalon et vice-versa demain, pourquoi vous roulez en cabriolet plutôt qu'en berline, pourquoi vous avez fait Latin-Grec au lieu d'Esperanto ou pourquoi encore vous avez une ancre de marine tatouée sur le bras, vous qui n'avez jamais voyagé...

Amen!

 

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 1 Juillet 2015

Quand on aime...

Une fois qu'elle a franchi le premier pas, ( il y a toujours un premier pas ) que tout le monde a bien compris qu'il ne s'agit pas d'un coup de folie de tête et qu'elle a renoncé à expliquer pourquoi elle aime ça, ( non désolé ça n'a rien à voir avec mon orientation sexuelle, ni avec ma licence de foot... ) une fois qu'elle en est là donc, apparaît rapidement le phénomène de l'addiction.

Alors, selon le caractère plus ou moins audacieux de l'intéressée, cette addiction va rapidement la mener, non seulement à aller voir son coiffeur de plus en plus fréquemment, mais surtout à lui demander de les couper un peu plus court à chaque fois...

Et toujours et encore, des proches et des moins familiers vont poser la même question: pourquoi?

Et pourquoi quoi? J't'en pose moi? Et la main d'ma soeur dans ta culotte de zouave? Ça l'fait aussi?

Bon bref! On est pas toujours obligé de justifier ses choix, ses goûts et ses couleurs hein? Mais juste comme ça, histoire de voir et de chercher à savoir vraiment....

Dans ce plaisir, et selon chaque individu, il y a beaucoup de raisons, la liste que l'on pourrait dresser serait forcément non exhaustive. Est-ce que c'est juste le trouble que l'on provoque dans le regard des autres, celui plus ambigu d'être confondue sur son genre, celui tout cérébral de se faire tondre chez un barbier, comme un homme là encore ou la simple satisfaction d'avoir surmonter son appréhension et de pouvoir le faire régulièrement aujourd'hui ou encore cette douceur tactile et sensuelle, ce goût de l'interdit et de la transgression, cette érotisation de la main qui caresse la nuque rasée...

En réalité cela doit dépendre du niveau de "court". On est d'accord. Ou bien c'est juste un peu tout cela mélangé. Sûrement.

Une chose est certaine en tout cas, c'est qu'en coupant ses cheveux, cette femme là s'est libérée pour être tout à fait elle même, affranchie des goûts et des couleurs des autres.

CQFD

Photo: Loreta Shabani

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Rédigé par jeaneg

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