Articles avec #humeurs tag

Publié le 29 Juillet 2015

Ça s'bouscule

Voyez vous, les choses sont ainsi faites que, dès que vous sortez du cadre ordinaire dans lequel on vous voit habituellement, la foule d'emblée vous rejette, vous critique et se plaint de vous parce que vous l'effrayez en bousculant ses certitudes. C'est comme un réflexe, un geste d'auto-défense...

C'est sûrement pour cette raison que j'accorde aux femmes aux cheveux courts tant de qualités, de détermination, d'authenticité et finalement de courage. Parce que la moyenne générale aura vite fait de renoncer à ses envies, simplement pour s'éviter d'être dans le collimateur des bonnes âmes qui n'ont que ça à faire de vous dissuader de mettre à l'épreuve leurs convictions et leurs certitudes ou de vous reprocher de l'avoir fait.

L'androgyne, lorsqu'elle affirme son ambiguité, à sa manière donne un (petit) coup de pied dans la fourmilière, remuant les idées toutes faites et les consciences binaires, tout comme celles qui ont toujours eu le caractère trempé, adolescente "tomboy" devenues femmes raffinées et qui pourtant aiment avec délice avoir la nuque rasée et les oreilles dégagées, toutes ces affranchies qui ré-inventent leur vie de femme en écartant les codes dictés par d'autres...

Photo: @chrisweberhair

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 27 Juillet 2015

Image d'antan... ou pas

Les choses ne changent pas tant que ça finalement. Elles s'en vont et reviennent comme une boucle perpétuelle, sans doute.

Prenez ce portrait d'Annemarie Schwarzenbach, genre d'icône androgyne des années 30, exemple de femme bien née, libre d'esprit et indépendante, qui usa sa jeunesse à parcourir l'Europe et le Moyen Orient, vivant de sa plume et de ses aventures. Elle faisait partie de celles qui ne voulaient rien abandonner aux hommes et qui à cette époque, devaient adopter leur style pour atteindre l'égalité. L'androgynie la servait parfaitement, bien que naturelle, elle cultivait cette allure masculine en portant des vêtements d'homme et en se coiffant comme eux. A cette époque, la tendance " femmes aux cheveux courts" était très en vue, mais vous classait directement dans une catégorie "aventurière", comme Lee Miller, Amelia Earhart, Gerda Taro et quelques autres, mais aussi dans tous les autres sens du terme.

Quoiqu'il en fut, pour elles comme pour les autres, se faire couper les cheveux en ce temps là était encore une affaire d'hommes, qui seuls savaient vous tailler les pattes au carré, dessiner un tour d'oreille et tondre une nuque. Il n'était donc pas difficile, en quelques détails subtils, d'accentuer, ou pas, le style masculin de la coiffure.

Aujourd'hui la boucle semble revenir à ce point là, où les cheveux courts ne suffisent plus simplement à marquer un style de vie. Par bonheur d'ailleurs, la chose est plus banale. Pourtant, les héritières d'Annemarie Schwarzenbach ont toujours cette façon de se démarquer, la coupe plus nette, toujours un peu plus "masculine", comme pour ne pas céder le terrain, rester " à égalité".

Photo: Probablement Marianne Breslauer

Etoile fuyante un très bel article de Libération sur A.Schwarzenbach

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 26 Juillet 2015

Ainsi soit-elle

Elle se demande si toutes les petites filles, comme celle qu'elle était, rêvent de devenir des princesses. Et si toutes, comme elle à présent, réalisent que ce fantasme était un piège...

La nostalgie la fait sourire, à peine, quand elle se rappelle ces jeux d'enfant où son rôle était toujours celui d'une victime sauvée par un prince providentiel, toujours plus fort, toujours plus malin. Les garçons s'y entendaient bien pour maintenir les choses, comment diable auraient-ils pu être veuves ou orphelines, eux, il fallait pour ça être une fille, avec robes et cheveux longs, avec une fragilité un peu idiote, même si ce n'était que pour "de faux".

Et quand, dans un sursaut d'amour propre, elle voulait, à son tour, être le vaillant chevalier ou le cowboy intrépide, tout le monde se défilait... Elle a bien tenté d'entrainer ses copines dans ses jeux où le genre importait peu. Enfant on peut tout se permettre, héros ou héroïne, l'imagination a le pouvoir de vous transformer... Les copines préféraient toujours être Bo Peep la bergère plutôt que Woody ou Buzz l'Eclair.

Et puis certaines choses ont changées. Comme l'été où sa mère lui a coupé les cheveux. Les garçons la voyaient différemment, les filles aussi. Finalement elle était libre de choisir son camp... Comme aujourd'hui

En y pensant, elle se dit que ses enfants n'auront peut être pas ces problèmes là...

Photo: Ryan Plett

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 25 Juillet 2015

Tomboy chic

Elle a les cheveux longs, oui c'est vrai. Mais c'est davantage à la manière d'un garçon rebelle.

Pour un peu elle se sentirait bien plus féminine si elle cédait à la tentation de les couper. D'ailleurs elle les a eu courts déjà, elle se connait par coeur. Dans son esprit elle est une femme aux cheveux courts, bien sûr, mais elle cultive son image, comme un exemple parfait de ce qu'il ne faudrait pas faire en la jugeant simplement sur sa semblance. Comme ces gens qui se contentent de la couverture d'un livre sans même le lire...

Sous ses longs cheveux couleur de miel, elle garde, secrète et inaccessible, sa nuque tondue qu'elle ne révèle qu'aux intimes.

Ainsi tout le monde la croit femme féminine, au delà de son costume de vêtements masculins, mais en réalité elle est sans genre, élégant tomboy, androgyne fantastique qui joue de la stupidité de ceux qui ne voient que les apparences...

Photo: Mario Sorrenti

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Humeurs

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Publié le 23 Juillet 2015

La femme est l'avenir de l'homme...

... et peut être que ça commence par les podiums du Prêt-à-Porter.

Avant, Kris Gottschalk était blonde, avec une coupe au carré un peu passe-partout... Et puis un jour son destin a changé. L'aiguillage a été un peu brutal, un accident de moto qui lui a brisé quelques os et laissé de belles cicatrices. A cause d'une plaie au cuir chevelu elle s'est tondue... et le regard des autres sur elle a changé

La femme est l'avenir de l'homme...

Une révélation! Comme Saul sur le chemin de Damas, Kris sort de cette épreuve avec un apétit de vie et une ouverture d'esprit bien différent.

Elle garde les cheveux courts, très courts, toujours plus courts et la voici aujourd'hui, comme d'autres avant elle, poussée vers les collections Homme pour défiler sur les podiums.

La femme est l'avenir de l'homme...

Evidemment qu'elle n'avait pas envisagé cela au début de sa carrière, mais pourtant tout semblait assez évident, morphologiquement, mentalement... Non pas qu'elle se sente plus masculine, c'est tout le contraire. Cette confiance en elle découverte après l'accident, ce sentiment d'être tout à fait bien dans sa peau, lui donne l'envie de tout oser, sans peur qu'on se méprenne sur sa vraie nature.

La Vie vous joue de ces tours des fois....

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 22 Juillet 2015

De l'audace, de l'audace... toujours de l'audace

C'est comme un canapé moelleux, si on n'y prend pas garde, on se laisse envelopper, on s'enfonce dans ce confort tiède et on finit pas s'endormir...

Ça n'a l'air de rien, tellement on est habitué ici, à voir de jolies femmes aux cheveux courts. Le climat ambiant pourrait nous laisser l'illusion que le monde tout autour fonctionne aussi comme ça... Et pourtant!

Est-ce qu'on imagine réellement l'audace, le courage, la confiance qu'il faut, quand on a 20 ans, pour sortir du cadre, oser l'improbable, façonner son image à son idée, affirmer ses idées au monde entier et s'assumer alors que le plus grand nombre trouve son bonheur, anonyme au milieu du troupeau?

Imaginez seulement le poids du "qu'en dira-t-on" autour de vous, pour vous même parfois. L'appréhension de choisir un vêtement qui plait mais qu'on "osera" pas porter dans la rue, l'envie d'un tatouage, mais la peur de le montrer, ce désir insensé d'être absolument soi même, totalement affranchi(e) de ce fameux "qu'en dira-t-on", juge illusoire et fantoche qui veille sur la harde de monsieur Panurge, toujours prêt à plonger la tête qui dépasse dans le bidet des conventions.

On peut toujours sourire, faire la moue et considérer avec un léger mépris ce sujet si futile, mais n'empêche, une simple coupe de cheveux change parfois bien des choses. Cette affirmation de soi, ce signal envoyé à la ronde, cette façon de rejetter les conventions, de refuser le rôle et d'imposer sa propre interprétation, tout cela est bien plus important qu'on ne l'imagine.

Alors je dédie cette photo de Loreta à toutes celles qui n'ont pas peur d'être elles mêmes, qui sont à la barre de leur navire, capitaines pleins de courage, qui résistent au quotidien sournois qui voudrait à tout prix les dissoudre dans la masse.

Photo: Loreta Shabani

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 14 Juillet 2015

Maintenance

C'est un constat généralisé... et sans appel:

La Vie est injuste

On le sait, c'est comme ça et on y peut rien!

Quand je dis ça, j'ai une pensée toute compatissante pour celles qui, faute de temps ou victimes d'une conjoncture de vents contraires, ne parviennent pas, au delà des 4 semaines fatidiques, à caler un rendez vous chez le coiffeur et constatent jours après jours les inéluctables progrès de leur détresse capillaire.

Dans ces périodes funestes, quelles sont celles qui n'ont pas rêvé d'avoir épousé une fois pour toute leur figaro ou d'être la meilleure amie - à la vie, à l'amour - avec une pro du ciseaux sculpteur et de la tondeuse Wahl? Ne niez pas, je le sais!

Comment alors, dans de telles conditions, supporter l'aisance avec laquelle certaines parviennent à se couper toutes seules les cheveux? Pire encore, quand cordonniers elles-mêmes, elles réussissent à être les mieux chaussées du quartier, alors que le dicton populaire leur promet le contraire?

Non vraiment c'est trop injuste.

Photo: Alana Lucia, barber at Blindbarber

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 12 Juillet 2015

Marchons, marchons...

Hier dans ma grande ville du Sud c'était la Marche des Diversités Gay et Lesbienne, bon la Gay Pride quoi! Et j'aime autant vous dire qu'ici ça drague du monde. Un vrai bonheur!

L'occasion de retrouver des amies et de croiser plus de femmes aux cheveux courts au métre carré que nulle part ailleurs ce jour là... Mais hop, hop, hop! Une fois encore j'en entends là au fond qui persistent à croire que les lesbiennes ont "forcément" les cheveux courts. Il faut arrêter avec ce mythe. On ne se coupe pas les cheveux pour faire lesbienne, mais les lesbiennes sont des femmes qui osent et qui n'ont pas peur d'avoir les cheveux courts... nuance!

Après, il est évident que pour certaines d'entre elles, il y a un besoin d'identification qui peut être passe par une coupe de cheveux, un désir d'être reconnue par la communauté. Je ne le nie pas... Enfin c'est toujours un peu tiré par les cheveux... Hum, désolé.

Marchons, marchons...

Toujours est-il que pour beaucoup d'entre ces femmes aux cheveux courts, l'événement mérite une coupe bien fraîche, histoire de bien marquer, là aussi, ça diversité. Alors du coup bien sûr, je me sens à l'aise pour apporter mon soutien moral à Virginie, Morgane, Alexane, Anaïs, Alexia, Julie, Eva, Maud, Océane et toutes celles que je ne connais pas encore, qui ce jour là peuvent laisser éclater toute leur fierté en démontrant que l'amour gagne toujours.

Marchons, marchons...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 11 Juillet 2015

Canicule

Soyons honnête, bien souvent les choses de ce monde nous dépassent et l'on se sent un peu comme un bouchon sur l'eau, filant au gré du courant... Tenez moi par exemple... Je ne parviens pas à comprendre pourquoi certaines s'obstinent à poster des photos d'elles sur Instagram où elles font systématiquement des grimaces horribles... So... Je ne peux donc que faire preuve de fatalisme et conclure mon constat par la phrase qui est sans doute la réponse universelle à tout ce qui nous échappe: C'est la vie!

Sans doute qu'aussi, en cette période de grande chaleur, on peut imaginer que la tentation est grande de filer chez le premier coiffeur venu, qui de quelques coups de ciseaux habiles va aérer les têtes en surchauffe... Pourtant tout le monde sait bien qu'il y a des mesures comme ça, qui ne sont pas forcément judicieuses. Tenez! Par exemple, boire frais quand on transpire, alors qu'on devrait boire un bon thé qui ne passera pas directement dans notre sueur et hydratera beaucoup mieux notre corps...

Mais je comprend, j'imagine, cette situation horrible, lorsque passant une main sur sa nuque on ne sent que moiteur et transpiration... Beurk

Alors oui! Dans ce cas là, ménager quelques courants d'air sur le haut de ses épaules n'est pas complétement inefficace. Mais bon...

Et pourquoi je raconte tout ça moi?

Une sorte de bavardage, un peu comme les communiqués du Ministère de la Santé qui nous bassine toutes les heures à la radio pour nous dire qu'il faut boire de l'eau et rester à l'ombre... Quelle époque!

Photo: Méli Rezeg chez FabulousHairdresser à Bonn

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 7 Juillet 2015

Beauté du Diable

Il y a sans doute quelque chose de diabolique dans l'inspiration que peut donner un visage, une allure, un style, au point qu'on en soit pratiquement fasciné...

Mon amie Margot qui possède tous les critères de cette beauté, a ramené mon attention sur cette image d'Annie Lennox. Enfin non, pas celle-ci vraiment, celle du clip de la chanson Sex Crime qui illustre le film 1984, de Michael Radford. Elle y a cette blondeur et ce style épuré, les cheveux coiffés en arrière et cette coupe de collégien au contours précis, qui accentues tellement son androgynie naturelle

Beauté du Diable

Elle chante toute la violence du film, le regard exalté et montre si bien les dents que l'on sent la rage qui l'anime. Tout un caractère.

Et de ce personnage nait une inspiration personnelle parce qu'il y a une sorte d'identification, souvent fondée et l'on est alors persuadée que ce qui lui va ira aussi à celle qui s'en inspire, accentuera aussi son ambiguité androgyne, son style et son caractère, comme si ne prendre qu'un seul élément du portrait lui octroyait tout les autres traits... ce qui semblerait vrai.

Pourtant la loi n'est pas universelle. Pour endosser l'armure il faut les épaules et puis il faut l'audace. Cette audace toute particulière qui donne de la fierté aux femmes aux cheveux courts qui n'ont pas peur de se mettre en danger, qui ont la confiance aveugle et l'assurance d'être authentiques en toutes circonstances, celles qui peuvent compter sur leur féminité comme celles qui revendiquent leur fluidité de genre.

Alors le Diable s'empare de votre âme et vous conduit sur le chemin de l'orgueil et de la vanité et d'une image montrée à son complice le sorcier-coiffeur, il vous transforme en icône du rock, en actrice, en chanteuse, en personnage admirable que vous admirez... Mais le Diable ne peut rien contre la personnalité, le caractère et la volonté... Juste s'incliné devant la beauté.

Go! Margot

Photos: extrait du clip Julia - Eurythmics

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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