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Les Affranchies

humeurs

Under pressure

23 Août 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Under pressure

Vous la sentez?

Oui vous la sentez, parfois, souvent, toujours, autour de vous, au boulot, dans la famille, pour un oui ou pour un non... Elle est là!

Cette pression qui vous donne toujours une once de mauvaise conscience, pour certaines ou qui carrément vous barre la route pour d'autres. Cette façon un peu archaïque qu'ont "les autres" de réagir à vos cheveux courts...

"Oh lala! Ils sont pas un peu trop courts là?"

"Oh non... ils sont si beaux tes cheveux..."

"Pas trop courts quand même, sinon c'est trop masculin"

"Ben les cheveux courts, ça fait carrément lesbienne"

... j'en passe et des plus connes.

Alors qu'il suffirait, pour les esprits les plus simples, d'ouvrir les yeux, de regarder certaines personnalités, actrices, chanteuses, athlètes que sais-je encore, qui "malgré" leurs cheveux courts, sont des mères et des épouses, ont une vie normale et montre un exemple facile... Pourquoi donc cela serait différent pour vous, fille, épouse, mère que pour ces personnes là?

Bon oui je sais. De toute façon, quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage et partant de là, tous les réfractaires aux cheveux courts, trouveront toujours un reproche à faire.

Malgré tout, il serait tout de même temps de considérer que, quelque soit l'âge à partir du moment où l'on est responsable de soi même, on est libre de faire ce que l'on veut avec ses cheveux. Et d'un!

Et de deux, trouver autre chose comme argument que de faire croire que les cheveux courts "ça fait" ceci ou "ça fait" cela. Les cheveux courts sont juste l'expression d'une personnalité, pas d'un genre ni d'une orientation sexuelle.

Pourtant je sais, malgré tout ce que je peux écrire ici, malgré tout ce que vous pouvez dire autour de vous, malgré le bon sens et malgré le progrès... elle est toujours là. La pression.

Pour combien de temps encore? Non parce que là, il me semble que c'est clair. Les femmes aux cheveux courts prennent le dessus!

Non?

Photo: Flickr

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Love in translation

20 Août 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Tendresses

Love in translation

Personne ne le sait, évidemment. Je le garde pour moi, c'est un secret. Mais chaque fois que l'occasion se présente, que je la vois, à travers le cinéma ou la télé, je suis sûr que personne n'est dupe. Cela doit se lire sur mon visage, dans mon regard. Je suis amoureux de Sofia Coppola.

Ça ne s'explique pas. Ce n'est pas physique, bien sûr. J'ai passé l'âge d'être amoureux d'idoles inaccessibles, mais j'ai un sentiment amoureux tout de même, parce que je crois me retrouver en elle. J'aime cette langueur méditerranéenne, celle de Mary Corleone amoureuse de son cousin Vincent, maladroite.

Elle est du sérail, on pourrait la soupçonner d'être une enfant gâtée, privée de toute envie, déboussolée comme ses héroïnes... Dieu merci, cela inspire aujourd'hui son cinéma.

Et c'est sans doute parce que chacune de ses actrices est un peu son propre reflet que je les aime aussi. L'adolescente empêtrée dans ses cheveux trop longs qui lui battaient les reins et devenue une femme élégante, au charme infaillible, au style inspiré, avec une coupe au carré qui souligne sa classe naturelle. J'ai presque hâte de la voir vieillir tant j'imagine sa beauté mûrir et s'épanouir encore, toujours, davantage...

Je me suis ému hier soir encore, au milieu de ces deux coeurs perdus dans Tokyo. Et ça m'a fait tellement de bien.

 

Photo: Vogue

 

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Au secours!

17 Août 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Au secours!

C'est presque inévitable, à l'approche de l'anniversaire de ce blog, une foule de questions m'assaille et une sorte de bilan se construit inconsciemment dans mon esprit.

Je lève mon nez du guidon pour me rendre compte que depuis quelques temps je suis presque obsédé par cette façon qu'ont certaines jeunes femmes de se faire couper les cheveux à la manière des hommes des années 30, une raie pour ordonner des cheveux un peu plus longs, coiffés en arrière ou de côté et le tour de tête plus ou moins tondu ou rasé.

Les noms changent, les méthodes aussi sans doute, mais le résultat est là. Et je constate que pour finir, mon amour des femmes aux cheveux courts, dans leur plus grande largeur, aurait tendance à se focaliser sur cette figure sans genre, androgyne, fascinante certes, mais qui pourrait exclure bon nombre de celles qui pouvaient se retrouver à travers les pages de ma prose...

Moi qui voulais à tout crin éradiquer les idées reçues et les préjugés, je me retrouve à fréquenter davantage de jolies lesbiennes qui adorent leurs cheveux courts... J'ai le sentiment d'avoir laissé en chemin une partie de ce qui était ma motivation des années plus tôt, sans plus savoir ce qu'elle était vraiment.

Et ce penchant pour les tours d'oreilles dégradés et les nuque bien rasées finit par m'attirer une foule de voyeurs qui bientôt me donnent le sentiment d'occuper tout l'espace.

Allons, ce n'est rien dirait sans doute Frida. Un peu de vacances, un peu de recul et moins de vanité devraient remettre d'aplomb le petit homme " amoureux des femmes aux cheveux courts"

Photo: Ramon Felix

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Le mal d'en parler

16 Août 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Le mal d'en parler

Certaines, parmi celles que je connais, l'ont fait par nécessité, d'autres sur un coup de tête et d'autres encore par plaisir. Etrange plaisir à vrai dire, qui ne laisse la place à aucun prétexte, si bien que, conscientes malgré tout de la transgression que cela représente encore au fin fond du subconscient collectif, elles préfèrent ne pas en parler...

Pourtant, toutes celles que je connais ont eu assez d'audace pour se dévoiler, apparaître le visage nu et toutes ont gagné de ce geste presque sacrilège, une aura particulière, un charisme qu'elles mêmes souvent ne soupçonnaient pas. Celles qui l'ont fait par nécessité y ont trouvé du courage et de la confiance, celles qui ont cédé à leur coup de tête ont été rassurées et ont retrouvé de l'assurance, quant à celles qui ont eu du plaisir, elles ont reçu tout cela dans un énorme éclat de rire, avec la fierté de ce petit pas de côté qui vous sort du troupeau et vous distingue des autres.

Elles ne sont pas si nombreuses ces jeunes femmes de vingt ans qui savent que la féminité ne se calcule pas à la longueur des cheveux, qui savent reconnaitre en l'homme qui cherche à les séduire un être doué et intelligent qui lui aussi sait voir au delà des apparences.

Ici, pas de garçonne, ni d'androgyne, ni de "tomboy". Elles sont femmes, définitivement, dans leur corps et dans leur tête et cela leur enlève tous les prétextes que pourraient avoir ces autres femmes pour tondre leurs cheveux. Alors elles ne savent pas, comme Astrid, trop dire pourquoi elles aiment ça, n'y trouvent rien d'extraordinaire, juste le plaisir d'être elles mêmes...

Peut être que si elles coupent ainsi leurs cheveux ras, c'est justement pour qu'ils ne soient plus le sujet d'une conversation, pour concentrer l'attention sur elles mêmes et non plus sur leurs artifices? C'est raté bien sûr, parce que forcément cela engendre des questions, des avis, des commentaires, par dessus lesquels il faut chaque jour passer et à force elles finissent par n'avoir rien à dire sur "ça".

Mais leur timidité, leur pudeur ou leur indifférence l'enlèvent rien aux plaisirs, personnels et intimes, d'une caresse particulière, de sensations indescriptibles et d'imaginaire sans fin que leur procure ce geste tabou et ses conséquences...

Photo: Astrid Erinion

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Des fois... les bras m'en tombent

12 Août 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Des fois... les bras m'en tombent

Décidément, la jeunesse ne sauvera pas le Monde. Ni les autres d'ailleurs!

Discutant avec une amie récemment, j'ai appris que certaines, s'étonnaient, à la limite de l'indignation, de ne voir sur ce blog que des jeunes ( et jolies ) femmes et de ma façon parfois d'engager le dialogue avec elles. "Tu t'rends compte Bichette, ce vieux con, avec toutes ces gamines... c'est louche non?" un dialogue, en substance, que j'aurai pu entendre dans la bouche de certaines mamies, bourges catho, CPCH* des quartiers chics.

Eh bien non! Cette jeunesse qui chaque jour réinvente le Monde et l'eau tiède par la même occasion, si prompte à dénoncer le conformisme et les préjugés, à signer des pétitions en veux-tu en voilà, contre la chasse au lion, pour la culture de l'aubergine dans les plate-bandes de la mairie, intellectuelle mangeuse de ratatouille qui hurle contre la mondialisation en tweetant sur son Iphone, cette jeunesse là est encore capable d'être aussi conne que ses ainées. Si madame!

Pourtant j'aurais pu avoir l'espoir légitime que deux homosexuelles trentenaires statuant sur mon cas, aient un jugement plus clément, étant elles même plus souvent que les autres considérées dans la marge, je pouvais espérer une ouverture d'esprit bien large, admettant que mon intérêt pour les femmes aux cheveux courts, l'attention que je leur portais, n'avait rien à faire de l'âge, du moment qu'elles fussent majeures, ni de leur statut et encore moins de leur orientation quelle qu'elle soit.

A moins d'avoir encore le bulbe rachidien qui trempe dans le bidet et de soupçonner que j'eusse l'oeil libidineux et la bave aux lèvres en interviewant ces jeunes femmes à la terrasse d'un café, je ne vois que la jalousie pour motiver leurs réflexions malveillantes, celles que j'ai eu la chance de rencontrer ne s'étant jamais plaints de ma compagnie, ni du réconfort moral que leur procurait ma prose.

Hélas, comme disait l'oncle Georges:

"Le temps ne fait rien à l'affaire,
Quand on est con, on est con.
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père,
Quand on est con, on est
con."

Photo: Times Style Magazine

Citation: Georges Brassens

* Collier de Perles Carré Hermès

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Apparences & faux-semblants

4 Août 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Amy Robinson et Davy Swart

Amy Robinson et Davy Swart

Alors oui! Vous allez dire, "Ouiiii toussa... certaines ne font aucun effort et du coup c'est normal qu'on les confonde avec des garçons... toussa!"

Et puis d'abord, pourquoi diable faudrait-il avoir à faire des efforts pour apparaître selon un genre ou un autre... Hein? Pourquoi?

Depuis le temps maintenant, que je rencontre des jeunes femmes aux cheveux courts, "tomboys", lesbiennes ou hétéros, jamais, à aucun moment cette question n'est apparu comme essentielle. Au contraire, l'intérêt que je porte à chacune d'elle est lié à leur style, leur allure, l'expression de leur caractère et tout ça bien sur découle souvent de la manière dont elles coupent leurs cheveux.

Davy Swart et Loreta Shabani

Davy Swart et Loreta Shabani

D'accord, les apparences sont trompeuses et les préjugés faciles. A chacun de faire la part des choses. Féminin et masculin ne sont pas affaire de coupe de cheveux ou de vêtement si les cheveux courts, le jean et le cuir plaisent aux filles. Il serait temps d'admettre que cela n'est l'exclusivité de personne...

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Hors cadre

3 Août 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Hors cadre

Oui je sais, vue comme ça, la jeune femme paraît peu engageante. Pourtant elle a bien failli être la prochaine Miss Philippines. Evidemment, si je dis ça à mon épicière, la pauv' femme va me faire une attaque cérébrale, doublée d'une rupture d'anévrisme quand je lui aurais dit qu'en plus la miss en question est officier de Police.

Bon, bien sûr la photo date de sa période de formation à l'Académie de Police. De quoi secouer le cadre de nos esprits souvent trop traditionnels, pour ne pas dire traditionalistes... Parce que question égalité, aux Philippines, comme dans beaucoup de pays d'Asie, filles et garçons dans ce domaine sont absolument sur le même pied, dans une mixité presque totale et dès le premier jour c'est la boule à zéro pour tout le monde. Une rigueur qui s'assoupli avec les semaines, jusqu'à autoriser les jeunes femmes à renouer avec quelques habitudes plus féminines, sans pour autant permettre les cheveux longs.

Pour donner une idée, le "machin" dans les bras de la jeune femme mesure environ 1m10, ce qui laisse deviner un gabarit qui hélas sera insuffisant pour que l'inspectrice accède au rang de Miss Philippines Earth. Mais peu importe!

Il y a au moins deux choses dans tout cela qui heurtent l'esprit de ma crémière. La première est sans doute qu'une policière puisse se présenter à une élection de miss. Et pourquoi pas j'vous d'mande un peu?

Le seconde sera sûrement que l'on puisse raser la tête d'une fille qui s'engage dans la Police ou dans l'Armée. Cela donne pourtant l'exemple idéal, entre droit et devoir qu'il faut accepter pour atteindre une forme d'égalité entre les sexes. On aurait bien de ce côté là quelques graines à en prendre...

Photo: Sofia Loren Deliu

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Charisme et confiance

30 Juillet 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Charisme et confiance

Autour des Femmes aux cheveux courts, on cultive fréquemment le paradoxe. Il en est un, souvent constaté, qui met face à face dans une même personne, le charisme et la confiance qu'elle a en elle-même.

Parce que oui, on peut avoir du charisme, être capable de séduire, voir de fasciner les autres, par son allure, ses attitudes, son mode de vie ou son physique et malgré cette force que les autres vous accordent, manquer de confiance en soi, chercher sa vraie nature, hésiter, se questionner...

Bien sûr, cette facette demeure secrète, connue des intimes seulement et quelques fois même pas de ceux-ci ou de celles-là.

On a déjà vu des comédiennes de talent révéler une extrême timidité et pourtant avoir le courage d'être sur scène. Il y a aussi des personnes au charisme certain qui avouent manquer de confiance. Et pourtant elles n'hésitent pas, elles mêmes fascinées par l'expérience, à couper, tailler, tondre et raser leurs cheveux, les colorer ou les décolorer parfois même.

Malgré tous les efforts produits à travers les textes de ce blog, se couper les cheveux court pour une jeune femme d'aujourd'hui demeure une mise en danger, parce qu'il faudra immanquablement faire face aux regards des autres, aux remarques acides, aux critiques cruelles, à peine compensés par quelques encouragements. Pourtant le bénéfice est là, pour celles qui savent surmonter l'opinion d'autrui et tenir le cap. Ainsi, dans ce cercle vertueux, le charisme est aussi renforcé par cette apparente audace qui permet à la personne manquant, dit-elle, d'assurance, de se couper les cheveux d'une manière qui ne laisse personne indifférent, fascine et séduit.

Photo: Floriane Satre

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Ça s'bouscule

29 Juillet 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Ça s'bouscule

Voyez vous, les choses sont ainsi faites que, dès que vous sortez du cadre ordinaire dans lequel on vous voit habituellement, la foule d'emblée vous rejette, vous critique et se plaint de vous parce que vous l'effrayez en bousculant ses certitudes. C'est comme un réflexe, un geste d'auto-défense...

C'est sûrement pour cette raison que j'accorde aux femmes aux cheveux courts tant de qualités, de détermination, d'authenticité et finalement de courage. Parce que la moyenne générale aura vite fait de renoncer à ses envies, simplement pour s'éviter d'être dans le collimateur des bonnes âmes qui n'ont que ça à faire de vous dissuader de mettre à l'épreuve leurs convictions et leurs certitudes ou de vous reprocher de l'avoir fait.

L'androgyne, lorsqu'elle affirme son ambiguité, à sa manière donne un (petit) coup de pied dans la fourmilière, remuant les idées toutes faites et les consciences binaires, tout comme celles qui ont toujours eu le caractère trempé, adolescente "tomboy" devenues femmes raffinées et qui pourtant aiment avec délice avoir la nuque rasée et les oreilles dégagées, toutes ces affranchies qui ré-inventent leur vie de femme en écartant les codes dictés par d'autres...

Photo: @chrisweberhair

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Image d'antan... ou pas

27 Juillet 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Image d'antan... ou pas

Les choses ne changent pas tant que ça finalement. Elles s'en vont et reviennent comme une boucle perpétuelle, sans doute.

Prenez ce portrait d'Annemarie Schwarzenbach, genre d'icône androgyne des années 30, exemple de femme bien née, libre d'esprit et indépendante, qui usa sa jeunesse à parcourir l'Europe et le Moyen Orient, vivant de sa plume et de ses aventures. Elle faisait partie de celles qui ne voulaient rien abandonner aux hommes et qui à cette époque, devaient adopter leur style pour atteindre l'égalité. L'androgynie la servait parfaitement, bien que naturelle, elle cultivait cette allure masculine en portant des vêtements d'homme et en se coiffant comme eux. A cette époque, la tendance " femmes aux cheveux courts" était très en vue, mais vous classait directement dans une catégorie "aventurière", comme Lee Miller, Amelia Earhart, Gerda Taro et quelques autres, mais aussi dans tous les autres sens du terme.

Quoiqu'il en fut, pour elles comme pour les autres, se faire couper les cheveux en ce temps là était encore une affaire d'hommes, qui seuls savaient vous tailler les pattes au carré, dessiner un tour d'oreille et tondre une nuque. Il n'était donc pas difficile, en quelques détails subtils, d'accentuer, ou pas, le style masculin de la coiffure.

Aujourd'hui la boucle semble revenir à ce point là, où les cheveux courts ne suffisent plus simplement à marquer un style de vie. Par bonheur d'ailleurs, la chose est plus banale. Pourtant, les héritières d'Annemarie Schwarzenbach ont toujours cette façon de se démarquer, la coupe plus nette, toujours un peu plus "masculine", comme pour ne pas céder le terrain, rester " à égalité".

Photo: Probablement Marianne Breslauer

Etoile fuyante un très bel article de Libération sur A.Schwarzenbach

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