Articles avec #humeurs tag

Publié le 2 Février 2019

Y a pas de mal à ça

Croyez le ou non, une nouvelle image de la femme se propage, doucement, à travers notre environnement et sans être un expert, je crois tout de même pouvoir dire que c'est "tant mieux"! 

Ce n'est pourtant pas une nouveauté. Pas la peine de remonter jusqu'à Jeanne D'Arc, la guerrière, ni même aux garçonnes au début du XXème siècle. Comme toujours il y a des pionnières, résolues et audacieuses. Ce sont elles qui font avancer les choses. Alors on va me dire que juger d'un progrès simplement à cause d'un style de coupe de cheveux, c'est un peu léger, voir futile comme critère. Et pourtant...

Photo: iStock Leonardo Patrizi

Auparavant il y avait toujours une explication donnée pour justifier les cheveux courts... Un France-Angleterre qui commençait à s'éterniser pour Jeanne la Pucelle, une autre guerre où il fallait remplacer les travailleurs partis se faire étriper en 14 et puis du coup, le sport, l'aventure tous ces petits plaisirs de la vie pour les Garçonnes des 20's. C'est à partir de là semble-t-il que l'appropriation de domaines et de codes "masculins" à commencé à se faire, épisodiquement et souvent on assimilait cela à un courant de la mode.

Mais aujourd'hui, ce n'est pas la mode qui exhibe quelques mannequins aux cheveux courts, c'est la rue, la vie réelle, la jeunesse, les femmes actives, qui sans scrupules, conjuguent des styles nouveaux, avec élégance, tout en affirmant une nouvelle image de la féminité. La preuve? Les salons de coiffure qui de plus en plus ( mais encore pas suffisamment... ) pratiquent des tarifs non-genrés pour les coupes de cheveux courtes. Youpi!

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 30 Janvier 2019

Photo: Sassoon Academy

Photo: Sassoon Academy

On pourrait discuter des heures sur les devises et phrases toutes faites de la langue française, du genre "La perfection n'est pas de ce monde"  ou encore " Les goûts et les couleurs ne se discutent pas", " Après la pluie, le beau temps", "tant va la cruche à l'eau..." et "Après moi le déluge" toussa toussa, bref! Ça n'empêche, on trouve toujours un fondement à ces dictons populaires, une vérité, du bon sens quoi! Car c'est bien vrai que, même si on cherche à tendre vers la perfection, le plus possible et en toutes choses, il est toujours possible de trouver à redire, même sans tomber dans le dicton d'à côté sur les goûts et les couleurs... Vous suivez?

Et puis après tout, heureusement que la perfection n'existe pas. Quel ennui sinon! Voyez donc, la petite du voisin, avec sa frange taillée de traviole. Mignonne! Le vendeuse de Monoprix avec son carré impeccable, façon hôtesse de SwissAir...et la nuque en friche. Attendrissante. L'étudiante avec son "mullet" sur le cou. Très footballeur des 70's. Emouvante.

Enfin bref! Le monde entier est imperfection. Pourtant, chaque style pourrait avoir un petit "plus" qui donne une allure remarquable à chacun.e, plutôt que d'inspirer la compassion. Se contenter de passer la tondeuse avec un sabot N°9 partout ne donne pas une allure de ouf. Même une buzzcut se doit d'être nette et dégradée. Une frange courte, taillée avec précision, un carré un peu court mérite une nuque irréprochable.. So on! Si la perfection n'existe pas, un détail au moins la rend plus proche.

Mais tout cela n'est que du bavardage et un point de vue sur un sujet toujours épineux, parce que... "les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas", on le sait bien.

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 22 Janvier 2019

C'est pas mon genre

L'androgyne, par essence, n'a pas de genre. Pourtant, tout demi-dieu qu'il soit, il est aussi demi-humain et à ce titre il est comme beaucoup, jamais content de son sort. Ainsi, pourtant prophète de la non-binarité, il en arrive parfois à balancer entre masculin et féminin, cherchant à estomper, tantôt une allure trop "garçon", tantôt un style trop "girly", au lieu de se contenter d'être lui même, inclassable et hors du genre.

Alors, l'erreur serait de croire que dans ces cas là, la coupe de cheveux permettrait de résoudre à bon compte cette désagréable ambivalence. Renoncer aux cheveux courts n'effacera jamais un caractère plutôt masculin et se raser la tête ne fera pas un dur d'une sensibilité féminine. Au contraire même! Et ce n'est pas le moindre des paradoxe, mais il s'avère qu'une androgyne qui se coupe les cheveux très courts exacerbe méchamment son côté féminin. Du coup, celles qui connaissent cet effet et qui ne cherchent pas à être plus fille que ça, se disent que laisser leurs cheveux un peu plus longs les mettra à l'abri. Eh bien non! A l'inverse les cheveux longs ne rendent pas l'androgyne "plus masculin". En fait, on parle là de caractère plus que look. Et tout le monde ici, sait bien que la féminité, tout comme la virilité, ne se mesure pas à la longueur des cheveux.

Par contre les accessoires de la féminité, le maquillage, les vêtements spécifiques, vont eux à coup sûr accentuer la tendance "fille" alors que le naturel, l'absence de maquillage donc, et aussi les vêtements genrés masculin vont tout de suite effacer une allure "trop fille" que certain.e.s redoutent. Et la coupe de cheveux dans tout ça? Eh bien comme d'hab', rien à voir.

Alors bel androgyne, tu peux continuer à porter fièrement ton "skinfade", tes tempes bien dégradées et ta nuque rasée, ou tes boucles soyeuses qui ondulent sur tes oreilles. Le plus difficile reste toujours d'être véritablement soi même, avec ou sans genre, mais toujours avec style!

Modèle: Emily Gafford     

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 18 Janvier 2019

Photo: Méli Rezeg ( version hiver )

Photo: Méli Rezeg ( version hiver )

Cela fait déjà un moment que vous avez les cheveux courts. Ou bien vous envisagez sérieusement de les couper, depuis le temps. Cependant, rien de très court, pas d'excentricité, du classique quoi... 

Et puis un jour, allez savoir pourquoi, vous vient l'envie d'un "truc" plus net, la nuque bien dégagée, peut être même les côtés dégradés, un truc "à la tondeuse". Influencée peut être par une amie, une tendance ou un .. blog? En tout cas cette envie, comme toutes les envies, commence à vous tarauder.

Résistez!

Oui résistez, le plus possible, le plus longtemps, parce que le jour où vous allez céder sera comme cette fois où vous avez goûté pour la première fois aux Schoko-bons, rappelez vous... Tout le paquet y est passé. Vous allez tellement aimer ça, cette sensation nouvelle, ce touché étonnant, cette "nudité" libératrice, cette impudeur de dévoiler votre nuque, que vous aurez un mal de chien à vous en passer. Il faudra vous faire violence pour ne pas aller chez le coiffeur plus fréquemment. Un mois ne suffira plus, trois semaines seront déjà longues entre deux coupes et si vous le pouviez vous iriez chaque semaine pour retrouver cette exceptionnelle sensation qui vous donne tant d'assurance et de confiance.

undefined
Méli Rezeg ( version été )

Cela ne s'explique pas, vous l'avez compris. Inutile de tenter de convaincre qui que ce soit. Une fois le "virus" attrapé, il vous faudra des années avant d'en sortir. Alors, non! Ne faites pas ça, croyez moi... ou pas!

Méli Rezeg sur Instagram 

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 9 Janvier 2019

Lisa Cimorelli

Lisa Cimorelli

Elles connaissent toutes cela, les femmes aux cheveux courts, qui un jour ont voulu aller plus loin que la coupe un peu floue et glamour ou le carré trop classique. Une envie lentement mûrie, à force d'en voir, de tenter quelque chose plus "tranché". Alors, confiantes, elles se livrent à leur coiffeuse habituelle, celle qui les a connues petites déjà et qui a coupé leurs nattes la première fois. Et là... c'est le drame! Le sourire commercial s'efface, le visage se ferme sous les sourcils froncés. Et tout de suite, le premier argument qui jaillit avant tout autre est sans appel: " Oh non... ça va faire trop garçon". Alors elles tentent de négocier, affirment que non, que la féminité ne se mesure pas entre cheveux courts et cheveux "trop" courts. Mais non! Rien à faire. Le ciel même s'assombrit, éclairs et tonnerre, il faut craindre la foudre... Alors, pour cette fois, elles cèdent, s'en remettent, une fois encore, au goût et au choix de la coiffeuse "qui sait mieux, puisque c'est son métier". Et une heure plus tard, elles ressortent avec la même coupe au carré, "tellement chic et féminine".

Mais d'où ça vient cette idée saugrenue qu'il suffirait de dégagé sévèrement les tempes et la nuque pour être transformée ipso facto en garçon et pourquoi faudrait-il, même lorsqu'elles parviennent à avoir les cheveux plus courts que court, qu'il faille obligatoirement qu'on leur taille les pattes "en pointe" et la nuque laissée un peu épaisse, en pointe elle aussi, pour qu'elles conservent leur genre? Sans doute est-ce une extrapolation de ce vieil adage qui veut que les garçons soient en bleu et les filles en rose?

Il faudra plusieurs tentatives et différents coiffeurs, avant que celles qui sont déterminées à dévoiler leur nuque sous la tondeuse,  parviennent à leurs fins, terrassant la malédiction et obtenant enfin qu'on se soumette à leurs désirs. Force et persévérance.

Photo: Mickey Henger

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 31 Décembre 2018

Toutes proportions gardées

Une fois encore la question se pose... Bientôt 100 ans après l'avénement de "la garçonne", des flappers et de ce mouvement mondial d'émancipation qu'ont pu représenter les cheveux courts des femmes dans les années 1920, on en est encore aujourd'hui à donner du "bonjour jeune homme" à une femme, simplement à cause de sa coupe de cheveux. Mais dites moi pas qu'je rêve?

Depuis le temps que je me préoccupe de ces questions là, je ne parviens toujours pas à trouver d'explication rationnelle à ce comportement humain. D'autant que cela paraît obéir à des critères tout à fait précis, car bien sur, on ne donnera pas du "monsieur" à une femme qui porterait un costume 3 pièces et une cravate, pour peu qu'elle ait les cheveux longs flottants sur ses épaules. Non! Le vêtement n'est pas en cause, même s'il peut être un élément aggravant. Par contre, si la personne a les cheveux suffisamment courts pour dégager sa nuque et ses oreilles, alors là oui! C'est bien cela qui provoque le bug mental chez le terrien de base. 

C'est tout de même amusant cette "construction mentale" qui provoque, encore aujourd'hui, l'association cheveux courts=garçon, cheveux longs=fille. Mais je crois qu'il n'y a pas que cela dans l'esprit de l'humain de base. Il pourrait y avoir une perte sévère de la qualité d'observation qui était vitale pour le chasseur-cueilleur, mais qui, visiblement ne sert plus beaucoup à l'épicier de quartier. Celui-ci en serait alors réduit à s'en remettre à ces principes intangibles de l'éducation patriarcale qui le berça naguère, à savoir le rose pour les filles, le bleu pour les garçons et même topo pour les cheveux.

Hélas, connaissant la nature humaine dans son coté le plus obscure, je soupçonne la plupart de celles et ceux qui confondent le genre à cause d'une coupe de cheveux un peu courte, de n'être que des suppôts du patriarcat, manifestant ainsi leur désapprobation de voir les jeunes femmes s'émanciper de la sorte en "piquant" des trucs qui étaient auparavant réservés aux garçons, comme une marque de leurs privilèges.

Mais je peux me tromper...

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 27 Décembre 2018

Photo: Kat Ginsburg by Jonathan Valerius

Photo: Kat Ginsburg by Jonathan Valerius

Souvent, dans les périodes de renouveau, fêtes de fin d'année, jour de l'an, cette envie de se lancer des défis ou de prendre des grandes résolutions nous saisi. Quelle drôle d'idée n'est-ce pas?

Etonnamment, on va trouver dans cette liste de choses à faire, au moins une fois dans sa vie pour certaines, se raser la tête. Quelque chose qui semble complètement fou en réalité aux yeux du commun des mortels, tellement préoccupé par son image, mais qui pourtant prend du sens en matière de renaissance et de remise des compteurs.... à zéro!

Les raisons sont toutes personnelles et puisent leurs racines parfois dans l'intimité la plus secrète, mais au final il s'agit tout de même de passer toute cette chevelure, abondante ou pas, longue ou déjà courte, à la tondeuse. Un geste aux allures sacrificielles, expiatoires, ou à l'inverse libératoires. En tous cas tout sauf anodin parce que cette "amputation", aussi indolore soit-elle, n'en demeure pas moins une séparation d'une partie de soi d'avec soi-même. C'est peut être en cela que ce choix semble effrayant, au départ. Tant de questions se posent... Pourtant, si l'on observe bien, il y a autour de nous cette forme de banalité qui existe aujourd'hui, à voir des petites têtes bien rasées. Une visibilité qui renvoie au loin l'aspect lugubre des souvenirs de guerre ou des affres de la maladie. Il s'agirait plutôt de libération et d'exaltation de cette liberté. Une rupture évidente avec le quotidien, la routine, l'uniformisation, les diktats, la consommation et cette vie "d'avant". Avant d'avoir le courage d'apparaître nue, telle qu'en soi même, comme un nourrisson à sa naissance.

Pour certaines, ce sera un "one shot", sitôt la tondeuse reposée commencera l'attente d'une repousse, pour d'autre une période, indéterminée, où l'envie de renouveler le geste se fera plus pressante chaque mois, chaque semaine et un nouveau mode vie associé à cette allure fière et libre. Cela peut durer longtemps, des années. Comment revenir en arrière? Il faudra peut être un nouvel an et de nouvelles résolutions...

Photo: Jonathan Valerius

Modèle: Kat Ginsburg

MUA:  Damaris Santana

Art Director: Yasmin Deliz

Light: Rene Gomez

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 20 Décembre 2018

Parce que, finalement, certaines femmes aux cheveux courts ne désirent rien d'autre que ça...

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 19 Décembre 2018

Mon Noël à moi

Il y a des chances que personne ne s'en souvienne, mais j'ai écrit, il y a 5 ans, un article à propos de la série US  "Strike Back",  où je me plaignais du manque de crédibilité des actrices dans les rôles de femmes d'action. Eh bien je découvre ce matin que la série en question a poursuivi son chemin, dans le même esprit, pétaradant et explosif, avec un casting totalement différent, incluant la LC ( Lance Corporal ) Gracie Novin, interprétée par la très tonique Alin Sumarwata. Et là je dis: Yes!

Bon et c'est pas uniquement parce que l'héroïne a les cheveux courts. Dans ce domaine je serais plutôt sensible à l'attitude et à la gestuelle tout autant qu'à l'esprit et à la technique. Alors je suis heureux de voir des femmes d'action que les producteurs ne cherchent pas à sexualiser, préférant les personnages "badass" aux poupées Barbie 

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 16 Décembre 2018

Photo: Beli Klein

Photo: Beli Klein

On peut dire tout ce qu'on veut, qu'il y a bien des sujets plus importants par exemple. C'est vrai! N'empêche que l'injustice, qu'elle soit petite ou grande, ça reste un sujet toujours crucial. Le problème, quand on est une femme, c'est que les injustices... elles s'accumulent un tout p'tit peu trop!

Mais prenons un exemple... le coiffeur tiens, au hasard! Si vous êtes une femme aux cheveux courts et que vous allez, bras dessus, bras dessous, avec votre compagnon, chez le coiffeur, à la fin de l'opération il vous en coûtera, en moyenne, 60% de plus que lui. Pourquoi? Et bien parce que vous êtes une femme précisément ! Enfin on vous le présentera avec un peu plus de subtilité, disant que votre nature de cheveux est différente, que cela réclame un soin plus attentif, que la coupe est plus "technique", on va vous facturer le shampooing au prix du litre... enfin on va vous enfumer quoi! Et si vous vous rebellez devant autant de mauvaise foi, vous pouvez envisager tout de suite de changer de coiffeur à chaque coupe.

L'alternative la plus efficace, serait de ne fréquenter que les salons ou les tarifs H/F ne sont pas différents. Cela s'appelle un salon pour hommes. Seulement voilà, certains des ces clubs restent extrêmement fermés, en particulier aux femmes, eussent-elles les cheveux aussi courts que leurs clients habituels. Réclamant le droit d'être "entre eux" ces hommes là tentent de reconquérir une virilité, un peu mise à mal ( mâle? ) depuis quelques années. Soit! En attendant, ils ne savent pas ce qu'ils perdent...

Heureusement et parce qu'il n'y a pas de petits combats en matière d'inégalité, la pression se fait de plus en plus forte sur les salons qui pratiqueraient abusivement des tarifs différents pour une coupe, selon qu'elle serait réalisée sur une femme ou sur un homme. Des associations de consommateurs/trices pointent du doigts les mauvais élèves et une pétition circule également pour alerter la ministre déléguée concernée.

Bien des solutions existent, le tarif à l'heure par exemple, qui sans discrimination, considère le temps passé plutôt que le genre de la clientèle. Envisager un tarif "cheveux longs" et un autre "cheveux courts" pour justifier un tarif différent... Bref!

Si pas mal ont fini par trouver le ou la bon.ne professionnel.le avec qui elles ont tissé un lien amical, il faudrait pas oublier que des milliers de femmes aux cheveux courts attendent encore qu'on arrête de les prendre pour des pigeons.

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0