Articles avec #humeurs tag

Publié le 9 Avril 2016

Bi

C'est pratique "bi" mais c'est quoi? Bi-nationale, bi-polaire, bi-sexuelle... bi-cyclette? En l'occurence c'est bi-colore, comme ces coupes de cheveux que finissent par avoir les jeunes femmes blondes, lorsque la racine de leurs cheveux, plus sombre, est débarrassée de la pointe plus claire. Dis comme ça, ça fait bizarre de dire que la couleur de cheveux est bicolore, pourtant c'est un style, plutôt courant d'ailleurs, que le blond soit naturel ou pas.

Si j'avais posé la question dans la rue en montrant cette photo, je parie que bon nombre, hommes et femmes confondus, m'auraient répondu bi-sexuelle, parce que pour eux, les cheveux courts à ce point, sur une femme, signifie obligatoirement homosexualité et que ce qui s'en rapproche le plus dans ce cas c'est bi-sexuel... C'est dingue comme ces préjugés sont ancrés dans les esprits simples. Enfin... peut être que je me trompe après tout ( mais hélas, je ne crois pas )

Quoi qu'il en soit, moi ce qui m'intéresse, c'est ce mélange de blond, parfois très clair et de châtain, parfois très sombre, qui ont chacun le rôle de souligner l'autre, la rigueur des contours, souvent très courts et la souplesse, la liberté, la tolérance du reste où se mêlent les deux tonalités.

Photo: Kate Hollenbach

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 7 Avril 2016

Petit retour en arrière

Il y a presque un an, j'avais écrit ça " Ainsi soit-il ". A cette époque je ne connaissais pas Erevan, mais elle, avait déjà lu et relu cet article et l'avait gardé de côté, dans un coin de son ordinateur...

Il n'y a rien qui soit plus gratifiant, plaisant, agréable, que de savoir qu'au moins une personne, même une seule, s'identifie parfaitement, mots pour mots, sentiments pour sentiments, à travers quelque chose qui est sorti de votre imagination. Aujourd'hui que je connais Erevan, je suis presque touché de voir cet article ressurgir, de la voir se l'approprier et j'ai le sentiment bizarre de l'avoir écrit pour elle avant même de la connaître.

Alors je l'imagine ce matin, dans ce salon très masculin, déterminée, les mots en tête et les images de modèles qu'elle a collecté sur son téléphone. Tout comme j'imagine ce coiffeur, toujours un peu réfractaire à recevoir des jeunes femmes dans son salon, séduit par son enthousiasme, son énergie, son esprit.

Ce matin Erevan était un garçon, juste le temps de faire couper ses cheveux, exactement comme elle le souhaitait, tenter ce style, essayer "le fade" et garder sa mèche presque intacte, sentir sa nuque rasée et se séduire elle même.

Petit retour en arrièrePetit retour en arrièrePetit retour en arrière

" Pas trop court tout de même... sinon ça fait garçon..." elle a repensé à cette phrase de l'article en baissant la tête pendant que la tondeuse ratiboisait son cou.

" Garçon? ...Oui peut être, mais joli garçon tout de même " poursuivait le texte dans sa tête...

Et ça lui va bien, parce que des fois Erevan, elle aime bien être un peu garçon. Des fois...

Photos : Erwan Leto

Coiffeur : Le Baronet Noir Barber, 31 rue Cuvier, 69006 Lyon

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés, #Portrait

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Publié le 6 Avril 2016

Do It Yourself... si tu peux

C'est formidable le nombre de personnes qui sont convaincues d'être capables de tout faire par elles mêmes. Si bien que l'acronyme est carrément passé dans le langage: DIY ( Do it yourself, en français, faites le vous même ).

Evidemment, cela s'applique à tous les domaines, cuisine, bricolage, couture... y compris coiffure.

Et là, je me dis que c'est quand même pas gagné. Bon, si c'est pour tailler les pointes d'une chevelure un peu longue, ok. Encore que... Mais lorsqu'on a l'habitude des cheveux très courts, c'est tout de même une autre paire de manches et en général lorsqu'une amie m'annonce qu'elle s'est coupé les cheveux toute seule, je m'attend toujours au pire.

Eh bien là non! Emilie qui voulait concilier son manque de moyens financiers et le désespoir de voir sa tignasse prendre de plus en plus de place, a pris son courage à deux mains et trois miroirs. Tondeuse ( c'est fou ça que toutes les filles aient une tondeuse chez elles ) une bonne paire de ciseaux, rasoir même, quelques pinces, un peigne et beaucoup de concentration.

Elle s'est bien appliquée, longtemps, doucement, en évitant le faux pas et résultat... ben une très jolie coupe, undercut où le tour d'oreille et la nuque sont bien tondus, où les contours sont propres, où les racines donnent du charme à ses mèches blondes et où il n'y a pas un coup de ciseaux en trop...

Alors bravo oui! Emilie, elle peut.

Photo: Emilie Porcher

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 4 Avril 2016

Joy stick

Attention! Si vous ne l'avez pas encore essayé, prenez garde! L'utilisation régulière de cet objet comporte des effets secondaires méconnus, ainsi qu'une addiction difficile à sevrer.

En effet, de nombreux témoignages, relatés sur ce blog, font état d'une grande impatience, ressentie chaque mois à date régulière, à retrouver le contact avec cet objet, situation provoquant un plaisir assez mal expliqué. Il semblerait que le glissement mesuré des lames affûtées de l'engin, sur le contour des oreilles, le bas de la nuque, voir plus haut et de manière plus conséquente, fasse naître sur le visage de la victime un sourire, signe manifeste d'un profond contentement.

Par ailleurs, un effet secondaire dû au passage de l'outil sur la chevelure, amène la victime à caresser de manière exagérée la zone de ce passage, le plus fréquemment la nuque.

On soupçonne donc légitimement que cet appareil appelé tondeuse, ne procure un certain plaisir aux femmes aux cheveux courts, plus particulièrement celles qui ont les cheveux coupés très courts, ce qui est généralement une des conséquences de l'addiction provoquée par cet engin.

Si vous êtes victime de cette pathologie ( sommes toute bénigne ) vous pouvez toujours consulter un médecin pour vous faire aider. La période de sevrage, longue et douloureuse peut avoir des effets néfastes sur le moral et l'estime de soi.

Vous ne pourrez pas dire qu'on ne vous avez pas prévenue!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 3 Avril 2016

Quelques nuances de bleu...

... de gris, de violet, de lavande... Les couleurs ça ne se discute pas voyez vous. Ça s'ose!

Comme le vêtement, comme le tatouage, comme les bijoux. Comme une coupe de cheveux qu'on aurait jamais imaginée un jour adoptée par une femme.

Ambigue? Pas tant que ça. Les cheveux courts ne font pas un garçon et la féminité ne s'efface pas de quelques coups de ciseaux. C'est juste dans la tête.

Alors oser, oui. Facile à dire. Et comme pour ne pas avouer sa lâcheté, on se retranche derrière des prétextes... " Oui elle bien sûr ça lui va bien, tu as vu comme elle est belle, tout lui va..." " Non moi j'ai le visage trop ceci et pas assez comme ça..." et l'on meurt à petit feu de ne jamais tenter d'être ce que l'on voudrait être vraiment.

Des goûts non plus, voyez vous, on ne discute pas. Et la seule personne capable, voir habilitée, à donner un avis sur ce que l'on est ou ce à quoi l'on ressemble... c'est nous.

Alors oui! Des cheveux comme un champs de lavande, les tempes rasées comme du velours, un piercing comme un bijou ou ce costume chic comme un smoking... Et toute l'assurance que procure la satisfaction d'être soi même. Enfin!

Photo: Manuel Escamilla Jr

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 29 Mars 2016

Péché ( mignon ) avoué...

Pendant longtemps, je fus persuadé que ce péché là était tout masculin. Mais quelle drôle d'idée, avouez le! Comment ce pourrait-il que quoi que ce soit qui fut masculin ne puisse jamais être féminin? Enfin, il m'a fallu quelques années tout de même pour faire mienne cette certitude, alors je comprend bien que cela ne soit pas toujours accessible à un supporter de football...

Bref!

Après avoir réglé le différent qui dans mon enfance m'opposait à tous les coiffeurs de la Terre, je me suis mis à aimer avoir les cheveux courts. Et selon l'axiome maintes fois évoqué ici, l'addiction produisit son effet et je ne me rappelle pas avoir vu s'écouler plus d'un mois avant que je ne retourne confier ma tignasse à un figaro et livrer ma nuque à sa tondeuse.

C'est sans doute extraordinaire, j'en conviens, mais cette sensation du cheveux ras procurait à la fois un plaisir tactile et la satisfaction morale d'avoir toujours un style impeccable.

Et c'est sans doute parce que longtemps les femmes n'ont pas osé certains styles aujourd'hui plus répandus, que l'idée ne m'était pas venue qu'elles aussi puissent avoir de la satisfaction à sentir leur cheveux tondus et à caresser leur nuque ainsi déboisée. Pourtant, je dois l'avouer, le fait est avéré et j'ai parfois rencontré des jeunes femmes bien plus acharnées que moi même.

Que ce soit en une spectaculaire "skin fade" ou de manière plus classique, en un carré bon chic, que cela soit avoué ou non, ce péché mignon qui consiste à dévoiler sa nuque, à lui offrir une nudité presque excitante, ce sentiment trouble de courber la tête pour soumettre son cou aux lames d'une tondeuse, ce péché là, enfin avoué ( et à moitié pardonné donc ), est sans genre.

Alors je dois bien le confesser, cette parité me ravi et c'est certainement ce qui me laisse penser que les femmes aux cheveux courts sont plus proches de l'égalité avec les hommes.

Mais je peux me tromper....

Photo: Floriane Satre

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 27 Mars 2016

De l'ombre à la lumière

Il y a parfois peu à faire pour passer de l'ombre à la lumière. Mais il ne faut pas croire qu'il s'agit juste de se mettre dans le soleil... Si on n'y prend garde, on peut passer toute son existence dans une ombre que l'on croit confortable.

Je me rappelle bien ce que me disait une amie récemment: " Avant j'étais bien sûr comme toutes les autres, même type de vêtements, même style en général et les cheveux longs... banale... invisible. Et puis un jour, j'ai pris une paire de ciseaux et j'ai coupé mes cheveux, même pas très courts, une sorte de carré. Et c'est comme si les gens me découvraient, on venait me parler, on me regardait. J'avais été transparente et à présent j'existais..."

Je crois que j'en aurais des centaines de récit comme celui là.

A force de se fondre dans la masse, que l'on croit rassurante, on finit par être inaperçu(e). Et quelque fois, une simple coupe de cheveux vous fait passer dans la lumière.

Avoir du style, être soi même et ne pas avoir peur de le montrer, c'est déjà réussir une partie de sa vie...

Photo: Chris Born

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 25 Mars 2016

Paradoxalement

Les paradoxes ça me connait, j'en suis un moi même.

D'ailleurs je me demande s'il y a vraiment une incompatibilité entre audace et timidité? A priori, on a l'impression d'évoquer un mot et son contraire, mais finalement je ne le pense pas.

Cette "réserve" de bon aloi, héritage parfois d'une bonne éducation, que certains confondent avec la timidité, est bien loin d'être un frein à l'audace dont saurait faire preuve une femme aux cheveux courts.

Audace et impudeur peut être... Pourquoi je raconte tout ça moi?

Parce que je sais qu'il y a comme une nudité dans cette nuque dévoilée. Que ce cou allongé et nu, aux tentons saillants, à l'occiput tondu, est un attentat à la pudeur, soft et bien élevé, livré par une personne au naturel réservé mais à la sensualité avérée. Une sorte de paradoxe...

Photo: Jack Oconnor

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 22 Mars 2016

Point break

C'est tout de même agréable et confortable de savoir qu'on peut très bien avoir le crâne rasé un jour et six mois plus tard arborer une jolie coupe courte très tendance. Cette assurance d'avoir quelque chose en nous qui repousse systématiquement après qu'on l'ait coupé et qui soit plus glamour que nos ongles de pieds, c'est quand même plaisant.

Cependant, malgré cette certitude, il y en a encore qui considèrent une coupe de cheveux comme une véritable amputation, qui pleurent et qui geignent pour peu qu'elles perdent quelques centimètres de leur toison, comme ces apprenties modèles qu'on voit dans certains programmes de télévision.

A l'inverse, il y a des femmes aux cheveux courts qui, comme tout un chacun, aiment bien "changer". C'est humain et selon ce bon Houdar de la Motte, "de l'uniformité, un jour naquit l'ennui". Alors pour ne pas s'ennuyer, on abandonne un temps les visites chez le coiffeur, le plus dur étant les six premiers mois. Après c'est Terra incognita.

Pourtant, j'ai moi cette conviction que les femmes aux cheveux courts, les vraies, celles qui ont le caractère à ça, celles qui l'ont été depuis longtemps, où qui l'ont toujours souhaité avant de le réaliser, celles là, même si elles font un "écart", quelques temps, juste pour voir, reviennent toujours à leur petite tête avec une sorte de soulagement, un plaisir infini et inexplicable et l'infaillible assurance qu'elles sont des femmes aux cheveux courts.

Modèle: Vlada Cox pour Schwartzkopf

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 17 Mars 2016

Photo: Thiemo Sander

Photo: Thiemo Sander

Soudain les choses sont apparues différentes. Les regards étaient différents, les gens eux mêmes semblaient différents... elle rencontrait des hommes plus élégants, plus matures, plus intelligents lui semblait-il. Des femmes aussi, au charisme certain, à l'oeil gourmand...

Elle ne savait pas dire pourquoi, elle constatait simplement. Devenue invisible pour certains, elle apparaissait dans un environnement nouveau, une autre dimension.

Elle estimait le début du phénomène au jour où, pleine d'une folle assurance et déterminée plus que jamais, elle avait fait couper ses cheveux. Très courts. Définitivement. Elle était sortie de là transformée. Extérieurement bien sûr, mais aussi au plus profond d'elle même.

Il lui semblait apparaitre sous une nouvelle forme de nudité, sans aucune possibilité de se dissimuler. Elle avait presque envie de cacher sa nuque aux regards des gens, ses oreilles, son front. Elles avait les yeux plus grands, croyait voir davantage de choses qu'auparavant.

Elle sentait les passants se retourner sur son passage, son ventre se nouait, mais elle souriait, à la fois troublée et fière. Vanité...

Les jeunes hommes aux chaussures de sports rutilantes et aux maillots de footballeur fameux, ne la calculaient même plus... sans qu'elle en soit déçue. Elle croisait des regards, d'hommes et de femmes et ces regards croisaient le sien, non plus sa silhouette. Ils étaient curieux, admiratifs, interrogatifs, amicaux ou exaspérés...

Et depuis ce premier jour dans ce nouvel espace temporel, il lui suffisait de retourner chez le coiffeur, régulièrement, pour activer à nouveau le phénomène.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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