L'androgyne tel.le quel.le

Publié le 15 Mars 2019

Photo: Laïla Brisset

Photo: Laïla Brisset

C'est bien connu, on trouve toujours l'herbe plus verte dans le pré du voisin...

Allez savoir pourquoi, celles qui sont naturellement frisées passent leur temps à les lisser et celles qui ont des baguettes de tambour à les friser. Le cycle est infernal. Pourtant, cela ne change pas vraiment la nature du cheveux, cela fait juste illusion, le temps d'une soirée. 

La vraie nature est une chose à laquelle on échappe pas. Ainsi, on se retrouve dans le monde à toujours vouloir entrer dans un moule déjà bien rempli et vouloir croire qu'il n'en existe que deux. Il y a pourtant bien des voies entre le féminin et le masculin. Il faut cependant du courage, de l'aplomb et de l'assurance pour endosser la peau de l'androgyne. Parce que le monde pense qu'il s'agit d'un état de transition, une étape, un passage entre femme et homme, alors tout le monde croit que cette femme aux cheveux "trop" courts, chez qui on ne trouve aucun indice de féminité, serait un rôle, un personnage de composition, une "originalité", un genre qu'elle se donne pour ne pas faire comme tout le monde... 

Photo: Laïla Brisset

Eh bien non! C'est sa vraie nature, l'état dans lequel elle se sent le plus en harmonie avec elle-même, sa façon d'affirmer sa personnalité qui n'entrerait nulle part ailleurs. Rien d'autre, mais c'est beaucoup. Comme une grâce accordée par les dieux à celles et ceux qui peuvent désormais, en l'assumant, s'affranchir des dogmes imposés aux uns et aux autres. Amen

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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