Articles avec #humeurs tag

Publié le 27 Novembre 2017

Photo: M.M

Photo: M.M

Parmi les nombreuses questions que se posent les gens qui ont du mal à comprendre le concept, il y a celle qui revient régulièrement avec les premiers frimas de l'hiver, du genre:" Mais euh... tu n'as pas peur d'avoir froid avec tes cheveux courts là?"

En général, "l'affranchie" regarde alors la personne avec un sourire un peu condescendant et hausse doucement les épaules, ce qui me semble être une réponse suffisamment explicite et appropriée. Cependant, il faut bien admettre que parmi les femmes aux cheveux courts, il y a bien sûr des niveaux de frilosité différents et que certaines, craignant la bise et le froid, s'autorisent quelques millimètres de plus durant cette période expliquant avec malice à leur entourage que, ça y est, cette fois, elles laissent pousser!... jusqu'au printemps prochain.

Après tout, c'est humain. Néanmoins je sais que la plupart n'ont que faire de la saison et de sa météorologie. Ainsi, été comme hiver, qu'il pleuve ou qu'il vente, à la plage ou aux sport d'hiver, il y en a qui ne partent jamais sans leur tondeuse, devenues expertes avec le temps, d'un style de coupe qui ne réclame pas, enfin pas toujours, d'aller chez le coiffeur. Et pour celles là, la réponse au froid se tient dans le col roulé ou le bonnet, voilà tout!

Merci M.M

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 25 Novembre 2017

Photo: Lim Kazuki

Photo: Lim Kazuki

Je n'imaginais pas, il y a quelques années, que je ferai ce constat un jour. Pourtant il y a, parmi les femmes aux cheveux courts que j'ai rencontrées, bon nombre d'entre elles qui sont véritablement "addict" et qui ne supportent pas de passer plus de 3 semaines sans un rendez vous chez le coiffeur. Mais plus encore, il leur faut les cheveux proprement rasés, parfaitement dégradés dans un "fade" qui jusqu'à il y a peu, était un style ancien que seuls quelques hommes avaient osé remettre au goût du jour et qui c'est rapidement développé...

Le phénomène prend de l'ampleur au point de devenir un sujet éditorial dans certains magazines en ligne comme Rue89 et se voir plus ou moins bien traité par des journalistes friands de sensationnel.

Pourtant, moi qui les connais bien, je sais que ces femmes aux cheveux courts, peut être plus extrêmes que les autres, ne sont pas, pour la majorité d'entre elles, dans une expression de révolte, dans une surenchère de provocation ou dans un jusqu'au boutisme effréné. C'est même tout le contraire!

Il y a du style, de la recherche et même de la sophistication à aimer avoir les tempes ou/et la nuque bien rasées. Pas de revendication, juste la conscience ( ou l'inconscience ) qu'il n'y a aucune raison valable à réserver ce style au genre masculin. Juste le goût pour une allure remarquable, une sensation différente, un plaisir secret et sensuel et l'envie d'être définitivement unique c'est à dire elles mêmes, sans chercher à plaire au plus grand nombre.

Alors finalement, je suis assez ravi de voir, de plus en plus fréquemment, des femmes de tous âges céder à ce goût si particulier et j'ai volontiers le sentiment d'être à égalité avec elles, dans cette recherche d'un certain raffinement.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Novembre 2017

Imagine

Depuis un instant, le stylo court sur le papier, rapide, presque fébrile, par petits coups, nerveux... Rapidement le visage apparait, le trait est sûr et la ressemblance certaine. Un visage presque enfantin. C'est celui de la jeune femme assise en face. Elle a un air scandinave, sans doute les cheveux blonds et les yeux clairs accentuent-ils cette impression. Sur sa peau claire quelques taches de rousseur lui donne cet air juvénile.

Mais soudain le stylo reste suspendu. Une pause, un arrêt, très bref, avant de reprendre sa course. Et tout change. La frange des cheveux blonds s'allège, s'émiette, se raccourcie et trouve un léger mouvement sur le côté. Les oreilles se montrent et le cou reste nu... alors que le modèle, en face, est un peu enveloppée par sa blondeur, le front masqué par une frange bien droite, les oreilles dissimulées et le cou protégé par sa coupe au carré...

L'artiste l'imagine différente, sans cette parure dont personne n'est vraiment sûr qu'elle ne soit pas juste un paravent, un trompe-l'oeil de féminité. La bille du stylo piquette le dessin d'une chevelure, comme un plumage, léger et très court. A travers la table dans ce bistrot bruyant, la jeune femme voit le dessin, se devine et sourit. Elle ébouriffe sa frange trop droite et glisse une main sous ses cheveux pour caresser sa nuque, la mine boudeuse...

Elle prend la main qui tient le stylo, approche son visage et murmure: "J'en rêvais..."

Dessin: Knas Vang

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Nouvelles et petites histoires, #Divers & variés

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Publié le 22 Novembre 2017

Beli is back!

Il y a comme ça, plein de choses que les "mortels" ne peuvent pas comprendre et qui moi, me réjouissent. Faire la liste serait à la fois bien trop long et très fastidieux, mais quand je vois Beli, j'ai le sentiment de retrouver en elle un véritable "digest" de toutes ces choses...

Elle accumule tout ce que les grincheux sont capables de critiquer. Elle est jeune, belle et charismatique. Là déjà on frôle l'excommunication. Mais ce n'est que le début et les "défauts" s'enchainent presque naturellement. Elle aime la vitesse, les belles voitures et pilote sa propre moto. Scandale! Elle est indépendante, a fait des études et vit de sa passion. J'en entends qui s'étranglent et s'étouffent dans leur bave. Elle est grande et sportive, a un sourire éblouissant et carnassier, un tempérament de "garçon manqué"dont elle aime bien cultiver l'allure. Alors là, définitivement, on lui promet l'Enfer... Son corps androgyne, sa nuque toujours bien rasée, son caractère de battante et son optimisme increvable.. Trop c'est trop!

Beli est de retour dans sa Catalogne tourmentée et je la retrouve chevauchant sa Triumph, fière et puissante et je me dis que la vie est injuste... pour les autres.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 19 Novembre 2017

Dure de dure

Serrer les mâchoires à s'en faire péter les molaires, histoire de faire rouler les muscles maxillaires sous les joues, froncer les sourcils et avoir un oeil noir... juste pour avoir l'air d'un "vrai dur"? Est-ce que c'est bien nécessaire? Comme si les cheveux ras obligeaient à cette dureté? Pas sûr...

C'est un dépouillement extrême, cette façon d'effacer sa chevelure. La toute première fois, c'est brutal. Et puis on s'habitue, on apprécie, on en jouit. Quel que soit le motif, la raison et d'où que vienne l'envie, l'expérience vous transporte dans une autre dimension où plus rien ne peut être caché. Ce sortilège vous donne accès soudain à votre vrai visage, mais aussi au coeur de votre entourage, sans détours et sans précautions de politesse ou de savoir vivre...Alors on peut jouer au dur, se glisser dans la peau du moine dont on vient d'endosser l'habit, mais en réalité, cette tête rasée ne fait qu'ôter toute diversion pour que tout le monde ne se concentre que sur l'essentiel qui n'est plus dissimulé. Dur, mais salutaire.

Certaines y survivent, y reviennent, replongeant la tête sous les lames de la tondeuse, dans une routine rapidement hebdomadaire... ce qui bientôt ne suffit plus, parce qu'il faut en chaque chose et toujours être "sophistiqué". Alors la vulgaire "boule à zéro" devient un style, une allure, qu'il faut soigner. Il faut du "fade", du détail, du précis, pour ne plus laisser croire que le geste était désespéré

Modèle: Terra Juana

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 17 Novembre 2017

Photo: Bertille L.

Photo: Bertille L.

je dois faire un aveu. Je ne parviens pas, mais alors pas du tout, à comprendre les gens qui se permettent un avis sur les goûts des autres et tout spécialement sur leur envie, besoin, désir de cheveux courts.

Je peux le dire sans ambages, je suis un garçon plutôt consensuel, en un seul mot... et malgré un lourd passé qui tendrait à démontrer le contraire, pas du tout querelleur. Mais quand même!

Je la vois, toute pimpante, le regard pétillant de malice, fière de cet élan de courage qui l'a conduite chez le coiffeur du quartier où elle a osé, en fermant un peu les yeux, demander qu'on lui coupe les cheveux, oui très court s'il vous plait, non plus court encore... Je la vois vous dis-je, qui rayonne, un peu le rouge aux pommettes, tellement conquérante, presque invincible. Elle passe la main dans ses cheveux devenus trop courts et je devine son étonnement ravi, elle caresse doucement la nuque et je la vois sourire, espiègle.

Bref! C'est un grand pas et une franche réussite!

Et puis arrive là dessus, les uns et les autres, avec leurs goûts et leurs couleurs tellement formatées, qui vont sournoisement, de petites phrases en mots à peine voilés, tenter de déglinguer la belle assurance et la fierté fraîchement acquise de la belle aux cheveux courts. 

Mais le pire, le pire voyez vous, c'est lorsque la propre famille, les très proches, la chair même qui devrait, quoiqu'il arrive, être toujours là pour vous soutenir, vous encourager, la ramène eux aussi avec des considérations d'un autre âge, du genre: "ohlala mais chérie c'est trop court... bon ben t'as plus qu'à les laisser repousser hein? ... mais pourquoi tu les coupes si courts? ... tu veux changer de sexe ou quoi?..." j'en passe et des plus graves.

Et ça franchement je ne le comprend pas. Comment, pourquoi, de quel droit est-ce que l'on peut s'autoriser à donner un avis, négatif, sur le résultat d'une démarche tellement personnelle, qui touche l'intime, qui construit la confiance en soi, qui réalise l'expression d'une sincère personnalité ( que visiblement l'entourage ignore ) et d'un mot, souvent mal choisi, dire "c'est moche" au lieu de dire " je n'aime pas"?

Heureusement, à l'inverse, il y a des esprits éveillés qui savent voir le monde autrement qu'en noir et blanc et puis surtout ces femmes aux cheveux courts, jeunes, débutantes, qui n'ont pas leur langue dans la poche et résolument le caractère et la détermination qui les définit toutes.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 15 Novembre 2017

Nana Visitor

C'est un peu comme si tout le monde trouvait ça naturel, comme s'il y avait une mystérieuse et secrète date de péremption, inscrite quelque part et qui soudain autoriserait les femmes à avoir les cheveux courts. Comme si un pouvoir leur était retiré...

Est-ce qu'on s'imagine qu'arrivée à cette belle maturité, une femme cesse donc d'être convoitée, qu'elle est mère et peut être même grand mère et que cela la met hors jeu?

Ah non! C'est un peu facile voyez vous, de croire qu'au delà d'un certain âge, plus rien n'a d'importance et que subitement les cheveux courts seraient même un standard recommandé. Non, non et non! Je me tue à le dire presque tous les jours. qu'on ait 18 ans ou qu'on en ait 60, l'esprit reste le même, la volonté d'être ( un peu ) différente, en tout cas soi même, quelque soit l'opinion générale, d'être authentique et sans fard... Et puis souvent, cet état d'esprit ne date pas d'hier. Cette femme de 60 ans était déjà une femme aux cheveux courts à 30 ans et même peut être à 20 ans.. Et peut être même qu'elle l'a toujours été? D'autres profitent de la sérénité que leur offrent les années passées pour "oser" enfin s'affranchir du regard des autres et tailler avec volupté cette tignasse qu'elles se sont longtemps imposée..

Si bien que, vous pouvez en être sûr, ces femmes là ont tout autant le regard qui pétille et le moral regonflé lorsqu'elles sortent de chez le coiffeur, les oreilles bien dégagées et le front large, se sentant invincibles et conquérantes. Elles ont autant de plaisir, comme toutes, à passer discrètement et avec délice, la main sur leur nuque tondue, jetant un oeil sur presque chaque vitrine qui leur renvoie l'image d'une femme belle et déterminée. 

Dans ces moments là, toutes ont une éternelle jeunesse.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 14 Novembre 2017

Toutes les filles ne veulent pas être des princesses

C'est marrant cette façon qu'ont les gens, sans même qu'on le leur demande, de propager des rumeurs et faire vivre des mythes. Je crois bien que ça ne date pas d'hier d'ailleurs...

Enfermé dans son mensonge de la virilité, l'homme a inventé voilà bien des siècles, le personnage légendaire du Prince Charmant, juste pour faire croire au petites filles qu'il devait être leur idéal et leur espoir le plus noble. Ainsi, par dérivation, les petites filles devenues mères on fait croire elles aussi que devenir une princesse était bien le meilleur moyen pour être, un jour, dans les bras du "PC"... Vous m'suivez?

Seulement voilà, il y a belle lurette que les filles ne se font plus avoir par toutes ces sornettes. Alors oui, les jolies robes, les paillettes et les pantoufles de vair, c'est tentant, mais bon! Prince Charmant c'est quand même plus cool!

Aux orties les poupées et les dinettes! Exit la princesse de Walt Disney, les nouvelles princesses ont la nuque fraîche et les oreilles bien dégagées, elles pilotent l'avion et font le coup de feu de temps en temps. Et si un petit prince à leur goût passe par là, elles le croquent volontiers. Pas question "d'inverser les rôles" évidemment. Ce serait bien stupide. Seulement il faut se faire une raison, la virilité et son mythe, ébranlé depuis des années, finit pas s'effondrer... et avec lui les Princes Charmants et les Princesses Endormies.

Photo: Origine inconnue

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 9 Novembre 2017

Noir & Blanc

A bien y réfléchir, c'est facile, depuis toujours, de considérer que tout ce qui n'est pas, est son contraire. J'explique!

Nos esprits, toujours prompts à prendre la voie la plus simple, se complaisent à ne considérer les choses que sous l'aspect du Bien et du Mal, comme nous l'ont appris depuis des siècles les différentes religions. Ainsi, ce qui n'est pas blanc est noir, ce qui n'est pas mâle est femelle et ce qui n'appartient pas au jour appartient à la nuit.

Partant de là, pas étonnant que ma voisine sans nuances et sûrement un tas de gens comme elle, n'imaginent pas autre chose en voyant les femmes aux cheveux très courts, habillées confortablement qu'il s'agisse de femmes "imitants" les hommes et de ce fait enclines à séduire les femmes et donc des lesbiennes. C'est imparable non?

Je crois hélas, qu'au train où vont les choses, il faille encore quelques lustres pour faire admettre que bien des codes ont changé et que, entre autre, il y a entre le masculin et le féminin, bien plus de connexions qu'il n'y en avait chez monsieur Cromagnon et madame ( encore que...? )

C'est peut être pour cela, et pour plein d'autres raisons, que je m'évertue à faire comprendre autour de ce blog qu'il y a cent mille nuances entre le long et le court, entre la femme et l'homme, entre le blanc et le noir...

 

Photo: Audrey Rütz

Modèles: Coralie et Bilitys

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 30 Octobre 2017

Photo: Simòn Di Summa

Photo: Simòn Di Summa

Il y a des fois où le style se confond avec le caractère et offre aux regards un mélange exquis de petits détails qui chacun ou globalement ne laissent pas indifférents...

Pour ma part, j'aime cette combinaison du col empesé d'une chemise blanche masculine qui ne masque rien de la nuque étroite aux tendons déliés où les cheveux sont rasés sans transition jusqu'à un court stylé au contraste du blond décoloré et du brun naturel.

C'est osé, c'est soigné et c'est distingué finalement, cette allure de dandy d'une femme qui connait le pouvoir que lui confère la morphologie de sa nuque et la met en valeur jusqu'à l'extrême en la gardant nue et on ne sait plus ce qui est le plus en valeur de la blondeur de sa coiffure, au clair-obscur de ses racines sombres ou de sa peau rasée. 

De cet assemblage qui pouvait sembler hétéroclite surgit une image sophistiquée et élégante, enchevêtrement de rigueur millimétrée et de charme blond qui appelle le regard et sûrement la caresse d'une main intime...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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