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Les Affranchies

humeurs

Jeu de mots

4 Mars 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Photo: Brashy Studio

Photo: Brashy Studio

J'ai cherché dans mon dictionnaire et mes encyclopédies, pour savoir si vraiment ce mot là était encore politiquement inacceptable...  et je n'ai rien trouvé. Pourtant il y a une réalité: les mots endossent le poids de l'Histoire et de la Culture. 

Le verbe tondre, par exemple. Un mot plutôt rond, qui met les lèvres en coeur et fait penser à la laine vierge d'un mignon mouton. Pour le mouton ça marche, mais si on associe le mot aux cheveux humains, le ciel s'obscurcie, le tonnerre gronde et des éclairs terrifiants déchirent les ténèbres. Soudain les images qui apparaissent sont celles de prisonniers en pyjama rayé et de femmes lynchées par une foule haineuse, aujourd'hui encore, plus de 70 ans après...   

Photo: Brashy Studio

Photo: Brashy Studio

Il y a de la violence dans ce mot parce qu'il inspire encore punitions et châtiments. Il est pourtant le mieux qualifié pour décrire une coupe où les cheveux seraient coupés très courts, à ras et au moyen d'une tondeuse. 

On lui préfère souvent le verbe raser, un mot plus aigu, plus guttural mais beaucoup moins chargé de honte paradoxalement et finalement impropre à qualifier une manière de couper les cheveux à moins d'évoquer une boule de billard. 

 

Modèle: Cléo Cwiek

Modèle: Cléo Cwiek

Alors peut être qu'il est temps de réhabiliter le juste mot, d'effacer l'anathème et de lui rendre sa place dans le vocabulaire? Pour cela il faut l'utiliser, simplement, joliment, pour traduire une façon de se dépouiller d'un artifice pour faire face à soi même, ou plus couramment pour évoquer la manière qu'ont certaines d'aimer avoir les cheveux ( très ) courts.

Et puisqu'on joue avec les mots, il faut rappeler aussi qu'on peut avoir les cheveux tondus sans pour autant être rasé(e)...

A méditer 

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Eloge de la constance

27 Février 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Non, il ne s'agit pas là de faire l'éloge de mon amie Constance à la manière du Salon de l'Agriculture, du tout! La constance dont il est question est la persévérance, la fidélité, l'invariabilité de certaines actrices définitivement Femmes aux cheveux courts.

Hier soir à Hollywood, Michelle Williams est apparue sous les objectifs du monde entier, plus blonde que jamais et la coupe bien plus courte aussi. Un effort qui une fois pour toute, la place parmi celles qui sont fidèles au style "petite tête bien faite".

Cela mérite d'être salué, parce que dans ce monde là, c'est toujours compliqué en terme d'image et s'obstiner à porter les cheveux ( très ) courts peut en mettre quelques une sur la touche. Grâce au ciel Michelle Williams a aujourd'hui suffisamment de notoriété pour se permettre d'assumer ce choix et si l'actrice, pour les besoin de certains rôles, laisse ses cheveux prendre un peu de liberté, elle revient toujours - d'où la constance - à cette pixie cut digne de Jean Seberg et Mia Farrow.

Et moi, ça, ça me ravi!  

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Il revient, à nouveau, plein d'espoir!

23 Février 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

©jeaneg

©jeaneg

Inutile de faire comme si de rien n'était, revenir au bout de 9 jours et reprendre le collier avec un article anodin. Non! Je dois le dire, cela m'a terriblement manqué. Ça m'a manqué d'écrire, de montrer des photos et de raconter pourquoi, définitivement, les femmes aux cheveux courts, un jour, domineront le monde!

Enfin, elles n'en ont pas forcément envie d'ailleurs, mais quoi qu'on en pense, un jour ou l'autre, il faudra bien l'admettre, les hommes finiront par se rendre compte qu'elles ne sont pas là pour décorer leur intérieur.

En attendant, il y a des signes. Justement cette photo de mon salon de coiffure préféré, un samedi matin de 2017

Et là... Le même en 2012

 

You know what i mean?

Le parallèle entre ces deux photos m'amuse beaucoup. Mais je rassure le bon peuple, il n'y a pas eu de coup d'état et aujourd'hui encore Gilles et Régine ( RéGilles ) ont toujours autant de clientèle masculine dans leur salon. Cependant... il faut bien admettre, que de plus en plus, les jeunes femmes aux cheveux courts aiment se retrouver en ce lieu. 

Hasard? Je ne crois pas....

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Ce qu'il nous restera

12 Février 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Ce qu'il nous restera

D'abord, il y aura le manque. 
Collé à la peau, chevillé, à nous pourrir la vie, chacun de son côté. 
À questionner ce choix, celui d'être parti, et de s'être quitté. 
Comme si c'était pas assez dur de se séparer, de changer d'existence, d'accepter de renoncer à l'éternalité de notre co-résidence. 
Tous les moments, tous les endroits, se feront l'écho de notre histoire aussi. 
Nous rappellerons une anecdote et viendront à l'envie, déclencher un auto-tsunami. 
Il nous restera les dossiers à fermer, le quotidien à clôturer, les peurs qu'il faudra ceinturer. 
L'appartement, les assurances, la paperasse à la con, il faudra tuer notre histoire à chaque résiliation. 
Cette obsession amère, cette souffrance continue, cet appétit désert, le monde qu'on regarde par-dessus. 
Tantôt on vole, tantôt on chute. 
Souvent on chute, la tête en bas 
Au bout de quelques mois il nous restera ça. 
Une année et deux passeront, la souffrance sera moins vive. 
Parfois même gageons que certains disent qu'elle disparaîtra. 
On repensera aux vacances, aux beaux endroits, les sourires naissant. 
On se rappellera certains jolis ébats. 

Il y aura encore çà et là de notre vie commune. 
Ce lit, ce canapé et cette lampe lune. 
Un stylo survivant, à l'origine à toi, devenu avec le temps, un marqueur de nous. 

 


Là, au bout d'une année ou deux, il nous restera des souvenirs intacts qu'on évoque sans haine. 
Et puis quelques objets qui trahissent naïvement mais sans causer de peine. 
Au bout de ce temps-là, il nous restera ça. 
Les années passant, quatre, cinq, ça change selon les gens, les souvenirs terniront. 
Quelques bribes seulement restées accrochées au cœur mais loin de la raison. 
Les objets auront vécu, seront cassés. 
Le lit le canapé ont été remplacés. 
Plus rien ne vit, plus rien n'a survécu. 
On a rasé notre île. 
A force d'oublier pour avancer, pour éviter les rechutes stériles et pour ne pas froisser l'amoureuse d'aujourd'hui, on finit par effacer l'amour qui a péri. 
Il reste encore cet abonnement à nos deux noms mais qui ne veut plus rien dire. 
Alors pour enfin clore cette résiliation, pour enfin en finir, je décide, pourtant on le fait jamais, de t'appeler. 
Mais ce n'est plus le bon numéro. 
Alors je me dis: Voilà, un abonnement à nos deux noms, finalement, au bout de ce temps-là, c'est ce qu'il nous restera

Texte: Ben Mazué - La Résiliation

Photo: Andrew Kovalev
 

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In bowl we trust

7 Février 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

In bowl we trust

Finie l'époque médiévale et sa mode de guerriers, fini les campagnes reculées où l'on se débrouillait, tant bien que mal, pour se passer du coiffeur de la ville, finis les garçons un peu simplets à qui on pouvait imposer n'importe quoi sous prétexte d'être "bien propres"...

C'est aujourd'hui le triomphe de l'androgyne. Cette coupe "au bol" sans âge qui renait, inspire toutes les audaces, devient sexy et émouvante, dénudant les nuques fines, dévoilant les oreilles percées et les tempes veineuses.

Si un temps elle avait pu paraitre désuète, simpliste, basique - avec cette idée qu'il suffisait de poser un "bol" sur la tête et de raser tout ce qui en dépassait - ce temps là est révolu!

In bowl we trustIn bowl we trust

A présent cette "bowl cut" séduit les jeunes filles, les jeunes femmes au genre fluide, alliant la virilité d'une nuque rasée à la douceur féminine d'une chevelure courte, faussement ordonnée. Elle montre toute l'audace dont elles sont capables, exprime un style inaccessible aux tendres, aux faibles, à celles qui préfèrent se fondre dans la foule et pourtant, elle inspire une certaine tendresse, une admiration et de l'affection pour celles qui jouent de leur image, dans la marge du simple choix, entre masculin et féminin.

In bowl we trust

Photos: Amandine R. avec Lou R.

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L'Arabe

5 Février 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

photo: Kate Harding

photo: Kate Harding

Oui le rabza, le beur, le rebeu quoi.... Vous l'avez certainement remarqué, dans ce quartier, cette rue populaire de votre coin, ce salon peuplé d'hommes à la vitrine claire, où la coupe de cheveux est presque un spectacle et le "fade" un art banal et quotidien. Comme si il ne savait faire que cela, depuis toujours. Sur la vitre, à la peinture rouge, il y a écrit le prix de son travail: la coupe 10€... Ça fait un peu rêver. A ce prix là on pourrait presque y aller chaque semaine.

La tentation existe, mais il faut de l'audace tout de même... Une audace de femme aux cheveux ( très ) courts. La tendance s'affirme, ce goût pour une coupe qui ne doit plus être "masculine" mais juste très court et stylé, une coupe de caractère qui le plus souvent affermie  la personnalité. Mais "le maghrébin"... C'est tout de même un degré de plus. Une fois éliminé le salon des mamies, puis le salon mixte, puis la grande enseigne, il y a le salon de barbier qui surfe sur la tendance... et puis il y a "l'arabe". Un terme presque générique bien sûr. Il y a des "pakistanais" aussi ... C'est un peu comme si ces coiffeurs là avaient un don particulier à fondre des dégradés, une prédisposition pour le fade.

Certaines ont tenté l'expérience, ont poussé la porte du salon, se sont vue accueillies avec bonne humeur et enthousiasme... et ont été conquises, malgré quelques regards de clients habituels, déboussolés. 

C'est la vie!

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Ce terrible poison

2 Février 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Tendresses

Photo: source inconnue

Photo: source inconnue

La première fois c'était un défi. L'idée était là depuis longtemps, l'envie couvait tranquillement, jusqu'au jour fatidique où elle a senti que l'heure était venue. Ce jour là, le coeur battant plus fort que d'habitude, au fur et à mesure que l'on coupait ses cheveux, elle a découvert un monde nouveau, une personne nouvelle, des gens étranges autour d'elle et une nouvelle force l'a envahie. L'expérience a été terrible. Jamais avant ce jour elle n'a été aussi fière d'elle, pleine d'assurance, invincible...

Et puis le temps est passé, les cheveux ont repoussés, un peu, pas trop, suffisamment pour qu'elle se plaise toujours, mais chaque fois que la longueur revenait par dessus ses oreilles, masquait une partie d'elle même, elle ne le supportait plus.

Mais l'idée était toujours là... Comme un virus, définitivement installé dans sa tête, un poison subtil dont elle ne voulait pas guérir. Elle l'avait fait une fois, elle savait tout ce que cela impliquait, elle avait aimé, s'était découverte sans fard, belle... Alors pourquoi pas?

C'est venu ce matin là comme un retour aux sources. L'envie était trop pressente et le coeur battait, plus fort, comme la première fois, mais cette fois d'impatience, d'excitation et de plaisir. Une rechute. Elle a coupé ses cheveux, très courts, jusqu'à les tondre et c'était comme si elle se retrouvait après une longue absence...

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Le désir, l'envie et ce que l'on en fait

26 Janvier 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Photo: Ramon Felix

Photo: Ramon Felix

Quand arrivera le crépuscule, est-ce qu'on pourra dire sans se mentir, que l'existence qu'on a mené a toujours été l'expression de nos désirs et de nos envies? Inutile d'aller bien loin parfois pour ressentir le poids d'un regret, comme un petit caillou au fond de la chaussure, qui aura fait tout le parcours avec nous...

Des petites choses qui semblent futiles et anodines mais qui pourraient vous entrainer dans une existence différente, vous donner un sentiment d'authenticité... Un style, un tatouage, une moto, un piercing... une coupe de cheveux. Ces choses qui font envie lorsqu'on les voit osées par les autres. Mais les envies se transforment en fantasmes, comme si cela était irrémédiablement inaccessible. Parce qu'on est toujours très fort pour se fabriquer une excuse, le boulot, la famille, le milieu, les autres, la société... On finit par ce convaincre que ce vêtement, ce ne serait pas nous, qu'un tatouage c'est pour la vie et puis ça fait mal, que les cheveux courts ce n'est pas féminin...

Pourtant il y a ce désir qui persiste, cette envie de pousser la porte, de relever le menton et d'annoncer crânement qu'on veut les cheveux courts, très courts... et puis oser.

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Est-ce bien raisonnable...

24 Janvier 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés, #Humeurs

Je me le demande oui, est-ce bien raisonnable de croire que les élucubrations d'un homme, amoureux des femmes aux cheveux courts, capable d'étaler ses sentiments et d'avouer sa fragilité sans craindre pour sa virilité, définitivement hétérosexuel, un brin fétichiste et fondamentalement anti-sexiste, puissent intéresser tant de gens, tout autour de la planète, de tout genre et de tout sexe...

Mais après tout, puisqu'il n'y a rien de raisonnable dans ce blog, pourquoi fichtre me poserai-je la question? Je devrais plutôt me contenter de croire les statistiques, qui, ici ou là, montrent à quel point vous aimez cela.

Alors, comme l'année dernière ( JP Pernaut dirait sur TF1:" comme il est de tradition" même si la "tradition" ne date que de la veille... ) pour ne rien fêter, juste pour le plaisir de se retrouver "irl, boire un verre et danser sur du disco... place à "L'Apéro" ( la rime marche aussi avec techno... ) 

Pour l'occasion, avec la complicité de Krissmaeva, nous avons réalisé ce petit montage qui, j'en suis sûr, vous mettra l'eau à la bouche et vous donnera l'envie de nous rejoindre ( ou le regret de ne pas pouvoir le faire ... )

Et puis, comme on a trouvé ça plutôt marrant à faire, vous n'êtes pas à l'abri de voir d'autres montages de ce genre sur le blog ou sa page Facebook.

 

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Egalité, égalité... égalité!

22 Janvier 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Photo: Blind Barber

Photo: Blind Barber

Je parcours les réseaux sociaux ce matin et partout j'ai des échos de Women's March, tout autour du monde, jusque dans ma grande ville du Sud et ça fait chaud au coeur. 

Chacun à sa manière célèbre l'événement et sur Instagram j'ai noté le post de Blind Barber avec cette photo d'une de ses clientes. 

Ça n'a l'air de rien, mais l'égalité passe aussi par là. Hé oui!

Alors bon, il va bien y avoir quelques féministes orthodoxes et sanguinaires pour me rétorquer que la vraie égalité dans ce domaine sera quand les hommes se feront des mise en plis et traineront dans la rue avec leurs bigoudis... Euuuh je ne crois pas non!. Mais l'idée que toutes celles qui en ont envie puissent se faire couper les cheveux dans un "barbershop" sans se voir rejetées sous prétexte que "ici on ne coiffe que les hommes", ça déjà, ça me semble un pas de chacun l'un vers l'autre.

Ou encore, lorsque la coiffeuse à qui vous montrez une photo avec la coupe qui vous fait envie, ne vous répondra plus que cette photo est celle d'un homme et que "c'est bien trop masculin"... Vraiment?

Allez... un petit effort.

 

 

 

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