humeurs

Publié le 2 Juin 2019

Under quoi?

C'est curieux cette aisance que l'on a aujourd'hui à renommer tout ce qui existe depuis déjà des lustres. Et les choses s'aggravent semble-t-il depuis que les femmes aux cheveux courts s'approprient avec talent des styles originellement masculins. Souvent la bagarre se situe entre les termes français et anglo-saxons. Si l'on parle de "fade" qui est un mot général signifiant "fondu" et qui se décline en "skin fade", "low fade", "high fade" pour déterminer si ce dégradé fondu se fait juste aux contours ou bien plus haut sur les côtés, on aurait très bien pu garder l'expression française qui est "dégradé", le fondu étant la manière plus ou moins habile de "fondre" la jonction entre le très court et la partie plus longue, rendant harmonieuse transition entre rasé et de plus en plus long. Eh bien non! On a décidé d'appeler ça " un dégradé américain" (sic)... 

Bon tout le monde suit?

Un autre style plus courant encore est identifié comme "undercut", un terme des plus vagues qu'on pourrait traduire par "coupé en dessous". Bon ok, dit comme ça, ça fait pas rêver. Or si l'on a pas trouvé de terme pour traduire correctement, undercut est entré dans le vocabulaire mais bizarrement cela ne signifie pas la même chose pour une femme que pour un homme. En effet, longtemps, au féminin undercut signifiait ça:

C'est à dire un petit plaisir que certaines s'offraient en faisant tondre leurs cheveux sur la nuque ou à peine autour des oreilles et qui restait camouflé sous les cheveux longs tant qu'ils n'étaient pas relevés et attachés.

Mais ça, c'était avant!

Parce que depuis longtemps les femmes aux cheveux courts ont décidé que ce qui allait bien aux hommes leur allait bien à elles aussi. Alors cette undercut que les hommes portent, peut être sans le savoir, depuis les années 30, façon Peaky blinder ou Hitler jungend et qui persiste au long

des décennies comme une tendance permanente, ne s'appelle "undercut" que depuis peu, sans qu'on ai jamais réfléchi à lui trouver un autre nom que "coupe de collégien" ( college contour ) ou classic contour. 

Bref!

Tout ça pour dire que l'undercut d'aujourd'hui finirait presque par être plus féminine que masculine. Une sorte d'apothéose pour celles qui n'ont jamais eu peur d'être "moins féminine" parce qu'elle adopte un style que certain ne veulent que masculin. CQFD

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 1 Juin 2019

Balance ton hashtag

Oui j'avoue, je suis un geek. Même pire, je suis collé sur Instagram du matin au soir, à peine levé le matin, pendant que je fais ma grosse commission je check toutes les stories qui ont été postées pendant la nuit, la journée rien ne m'échappe et le soir en me couchant au lieu de lire le dernier roman de Sonja Delzongle, quelques pensées philosophiques de Frédéric Lenoir ou les dernières aventures de Sylvain Tesson, je scrolle une dernière fois mon iPhone pour être sûr de ne rien manquer... j'ai une vie lamentable, je sais.

Du coup j'ai créé mon propre hashtag, #lesfemmesauxcheveuxcourts, une sorte de cryptogramme à la Dan Brown que seul.e.s les initié.e.s reconnaissent. J'adore les hashtags, cette façon d'écrire une phrase entière comme un seul mot. Certains n'ont vocation qu'à une seule publication, inventés dans l'instant pour souligner la nature de la photo, genre #cestlaviemapauvrelucette ou encore #monradiateuraplusdestyle. On perçoit tout à travers un hashtag bien choisi, l'humeur, le regret, l'envie, la météo, la solitude, l'intérêt... Bref! Ces quelques lettres misent bout à bout au mépris de toute orthographe connue, sont comme un mot de passe qui donnerait de la valeur ajoutée à une photo qui risquait la banalité. Ainsi cette photo de Christelle prise par Audrey pendant leur périple à Montréal, un contre-jour qui aurait pu être fatal, mais qui pourtant inspire bien la tendresse de l'une pour l'autre, un cliché qui avait toutes les chances de passer inaperçu pour autre que les intéressées, eh bien le voilà sorti de l'insignifiance par quelques hashtags bien choisis comme par exemple #nuquerasée, qui, même s'il est loin de la notoriété de #lesfemmesauxcheveuxcourts, n'en attirera pas moins quelques curieuses/x par sa suggestivité ( Bien que cette nuque rasée en l'occurrence, le soit davantage en temps normal ).

Mais c'est promis, un jour j'arrête tout ça, je chausse mes pompes de rando, je vais respirer le grand air à la montagne et je relis l'œuvre complète de Victor Hugo... un jour.

Photo: Audrey Gimenez

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 30 Mai 2019

Les globe-trotteuses

Impossible, quand on est habituée aux cheveux très courts de déroger au rendez-vous mensuel, voir bi-mensuel avec le coiffeur. C'est ennuyeux pour celles qui sont attachées à leur figaro et ne veulent plus en changer, un peu comme un fil à la patte qui les empêche de trop s'éloigner de leur salon préféré. Mais par contre, si comme Christelle et Audrey ( et bien d'autres ) vous aimez l'aventure plutôt que la routine et que confier votre tête à des mains inconnues ne vous effraie pas, rien ne vous retient à la périphérie parisienne, même pas la fraîcheur de votre coupe de cheveux.

Les globe-trotteusesLes globe-trotteusesLes globe-trotteuses
Les globe-trotteuses

Après Bangkok, on retrouve nos deux voyageuses à New York, dernière étape d'un périple nord américain. Et là, ça ne se commande pas! Quand le matin, après le brossage de dent, la main passe dans les cheveux et en bout de course, parvient à saisir entre les doigts quelques millimètres de trop sur la nuque, ou que

tout simplement le programme a prévu cette étape, juste pour le fun, ni l'une ni l'autre ne se prive d'une visite chez le "barber" local. En l'occurrence Big Apple Barbershop, 422 E 14th st, East Village NY, où pour 25$ on vous fait un fade bien propre.

Les globe-trotteuses
Les globe-trotteusesLes globe-trotteuses
Les globe-trotteusesLes globe-trotteuses

Et là, finalement, qu'on soit à Bangkok ou dans l'East Village, c'est toujours un peu la même aventure. Il faut faire confiance, apprécier le moment et se laisser aller...

Photos: Christelle Delorme

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Over the World

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Publié le 19 Mai 2019

Dans la famille de Bruce Wayne, je voudrais la cousine Kate.

Bon, je ne suis pas très familier des héros de Comics américains, mais tout le monde sait que Bruce Wayne est l'homme qui se cache sous le costume de... Batman. Et tout le monde connait Batman. Je vous fais grâce de la généalogie de la chauve-souris, reste que Kate Kane est sa cousine et que c'est elle qui endosse le costume dans la série de CW à venir à l'automne. Et c'est là qu'on retrouve Ruby Rose,DJ et mannequin australienne qui fait l'actrice depuis la fameuse série Orange is the new black.

Mais finalement ce qui est à saluer dans cette affaire, c'est que pour une fois, la série est bâtie sur une héroïne, aux cheveux courts, plutôt badass et homosexuelle...

 Parce que c'est déjà dans le scénario. Etonnante Amérique de tous les paradoxes où d'un côté on tente à tout prix de renvoyer les femmes dans leurs foyers, faire des tartes en élevant les gosses qu'on les oblige à avoir et où de l'autre on peut faire l'apologie d'une femme, libre, qui sait se battre, aime les femmes et sauve la veuve et l'orphelin de Gotham City.

D'ailleurs c'est peut être ça qu'il faut comprendre. Que ce n'est que dans les fictions que ce genre de personnage peut exister? Enfin, je voudrais bien croire que non... 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 17 Mai 2019

Mégane F.

Mégane F.

Il y a certaines images qui sont ainsi figées dans l'esprit des gens, en général. Lorsqu'on évoque des cheveux blancs, tout le monde pense à une personne âgée par exemple. De même si on parle de coupe à la nuque et aux tempes rasées, tout le monde ( oui les mêmes ) pense à un homme... C'est bête hein?

C'est ballot parce qu'en réalité, ces deux images là en particulier ( mais il y a plein d'autres exemples ) sont de plus en plus battues en brèche par celles qui n'ont pas peur de se les approprier. Ainsi les cheveux blancs, ou gris, sont une véritable tendance et pas seulement chez les jeunes femmes. Celles qui naturellement arrivent à l'âge où les leurs palissent, les acceptent et renoncent aux diktats d'une certaine vision de la féminité. Une injustice de moins, puisque de son côté, l'homme dont la maturité transparait dans la grisaille de ses cheveux s'en trouve valorisé, inspirant un "charme" nouveau, alors qu'une femme du même âge et confrontée à la même nature se sentait presque obligée d'avoir recourt à la coloration pour, soi-disant, continuer à {se} plaire. 

Quant aux cheveux courts, il y a belle lurette que les femmes de tous bords et de tous âges n'ont plus peur d'un bon coup de tondeuse qui dégage nuque et tours d'oreilles et ont abandonné l'idée que la féminité serait réduite à une longue chevelure, une paire de seins confortables et une croupe callipyge. 

Alors non, ni âge ni genre ne peuvent être définis par une couleur ou une coupe de cheveux. Et c'est tant mieux!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 2 Mai 2019

Méli Rezeg

Méli Rezeg

Il y a comme ça des petites histoires qui, dans l'oreille d'une personne avertie, prennent une saveur particulière. La scène se passe chez le coiffeur. Un coiffeur de quartier, un salon pour hommes. Il y a là deux fauteuils occupés par deux clients et deux coiffeurs qui s'occupent d'eux et sur les chaises le long du mur du fond, trois autres clients qui attendent patiemment leur tour. Enfin une place se libère et le client qui quitte le fauteuil est... une cliente. Elle passe une main sur sa nuque, rasée et époussette son épaule, l'air ravie. A ce même moment, le client suivant s'est déjà approché et croise la jeune femme avant de s'installer sur le siège en lançant au coiffeur qui l'attend le peignoir à la main:

"Alors tu me fais la même coupe que la meuf hein? Nickel!"

Et là, l'histoire se termine, mais seulement pour celles et ceux qui n'entendent pas plus loin que leurs oreilles. Parce que pour les autres, cette réplique a tout de même un parfum savoureux. Ben oui quand même! C'est un homme qui réclame qu'on lui coupe les cheveux comme la jeune femme qui l'a précédé sur le fauteuil, la prenant pour exemple, tout naturellement... Mais c'est DINGUE? Enfin, dingue... c'est étonnant alors qu'en réalité ça ne devrait pas l'être. Mais que certaines jeunes femmes aient réussi à s'approprier des codes masculins au point que certains hommes prennent exemple sur elles... c'est fort quand même. Certains grincheux diront que c'est le monde à l'envers? Moi je dirais plutôt que c'est le monde qui avance.

( L'anecdote, authentique, a été vécue par Elise ) 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Humeurs

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Publié le 29 Avril 2019

Elise

Elise

Tout le monde se souvient de cette fable du professeur qui, face à sa classe, rempli consciencieusement un bocal avec des objets de différentes tailles et demandant à chaque étape si le bocal est plein, jusqu'à finir par du sable fin qui parvient à s'insinuer dans les moindres interstices restants. La morale de l'histoire arrive enfin et le prof raconte que si l'on rempli son bocal ( sa vie ) avec des choses de petites tailles en premier, il ne reste plus de place pour les choses essentielles ( les objets les plus gros )...

Suzanne

Chacun, dans sa vie, a des priorités qui lui sont propres. Pour ma part, je me suis rapidement rendu compte que les relations humaines, l'amitié, la camaraderie, la discussion, la rencontre, tout cela venait se placer juste après la famille. Ainsi, depuis que j'écris ce blog, j'ai pu faire la connaissance d'une quantité de jeunes femmes, toutes avec une histoire particulière, un caractère affirmé, et qui toutes ont conforté mon opinion concernant les femmes aux cheveux courts, sans exception.

Aussi, depuis toujours, je n'ai jamais hésité à sacrifier une activité quotidienne et routinière, un repos ou une soirée et faire des kilomètres et des kilomètres pour passer un moment ou quelques heures avec une personne que j'inclue facilement dans mon cercle d'ami.e.s. Et plus volontiers encore lorsqu'il s'agit de personne que je "connais" depuis longtemps à travers les réseaux sociaux, sans jamais avoir pu encore la rencontrer "en vrai".

Parce qu'en vrai, c'est toujours mieux, parce qu'il y a la voix, le regard, les sourires, parce qu'il y a le style du moment, les vêtements, l'humeur, la coupe de cheveux plus ou moins fraîche, parce qu'il y a les tatouages, les piercings, les lunettes... tous ces détails, ces petits paramètres qui façonnent la personnalité... Parce qu'on ne triche pas...

Alors c'était sympa de faire "un saut" à Toulouse vendredi soir pour retrouver Laurine et rencontrer Suzanne, c'était sympa d'aller "en ville" dimanche matin pour rencontrer Elise et boire un café au soleil.

Oui je sais, j'ai une vie formidable !

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Avril 2019

Instagram, pic et pic et colégram

Alors un jour, je m'y suis mis! Un peu timidement au début, ben oui, comme tout le monde, puis j'ai trouvé ça marrant finalement et avec le temps j'ai vu s'accumuler une jolie collection de portraits. Des visages familiers et d'autres plus éphémères, des amies et des rencontres. Et ça fait bientôt 6 ans que ça dure. Alors forcément depuis tout ce temps là, certaines images sont devenues de vrais "dossiers". C'est toujours amusant ( enfin des fois ça dépend pour qui... ) de voir une tête qu'on avait il y a quelques années, des cheveux plus longs, une coupe plus "osée", ce blond délavé qu'on a essayé une fois ou cette nuque rasée qu'on a oubliée depuis... Un vrai album de famille!

Instagram est un monde étrange, une sorte de bazar oriental où l'on trouve tout, vidéos insolites, souvenirs de vacances, soirées obscures... des tranches de vie d'humains... et de chatons. Moi évidemment j'aime bien y montrer la tête de mes amies, des femmes aux cheveux courts bien sûr, que je capture avec mon téléphone très smart ou qu'elles mêmes me font passer en sortant de chez leur coiffeur. Ça prend un air de communauté, une sororité en quelque sorte dont je serai le dénominateur commun et le conservateur.

Et puis je me suis pris au jeu, quand j'ai vu le nombre de followers grimper, plus de 1000, plus de 1500 et encore davantage, ma vanité, qui n'est jamais très loin, a été flattée, je me suis imaginé être "populaire". Une idée rapidement remise à ça juste proportion lorsque j'ai découvert des comptes avec des nombres à 2 chiffres suivis d'un K pour faire plus simple. Des comptes sur lesquels on trouve aussi de jolies petites têtes bien faites, avec des coupes de cheveux remarquables souvent, mais qui en réalité ne sont que des catalogues de coiffures lorsque l'origine de la photo est créditée ou des butins de voleurs lorsque les images sont juste "piquées" sur les autres comptes.. Bref! Rien à voir avec mon album de sourires amicaux, de souvenirs délicieux et de rencontres amicales. 

Enfin je me suis dit qu'un hashtag serait comme un signe de ralliement qui permettrait aux habituées de se reconnaitre et aux autres de se joindre à la bande. Alors voilà... L'Instagram des Femmes Aux Cheveux Courts et le #lesfemmesauxcheveuxcourts dont je suis finalement assez fier. 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 20 Avril 2019

Photo: Dave Benett

Photo: Dave Benett

Il y a une chose qui me trotte dans la tête depuis longtemps... Je voudrais vous dire, à vous les femmes qui n'avez rien demandé et à tout le monde d'ailleurs, mais surtout à vous qui étiez peut être bien loin de ces considérations, peut être même femme aux cheveux courts auparavant, mais pas tant que ça... et qui soudain êtes frappées par la maladie qui vous oblige, vous force à transformer, ce visage, cette tête et même ce corps, je voulais vous dire que vous devriez être fière de vous et plutôt que de vous cacher, de dissimuler ce crâne comme s'il vous faisait honte, vous devriez le montrer, avertissement courageux de votre détermination à combattre.

Un truc me désole toujours, c'est qu'à chaque fois qu'il y a du malheur et de la peine, on arrive à profiter de cette fragilité et en jouant sur les bons sentiments, l'empathie, on parvient encore à tirer du profit. J'aimerai bien, moi, que comme le sang, on ne parle que de don lorsqu'il s'agit de cheveux. Mais hélas, même le sang, que le donneur offre volontiers et avec compassion pour le bien de ses semblables, même lui devient objet de trafique et source de profit pour certains.

Au contraire, soyez fière de votre lutte, assumez ce crâne qui vous révèle. Personne ne doit avoir honte d'être malade et la perte de vos cheveux n'est pas une marque d'infamie. Au contraire c'est la preuve de votre courage et ce n'est que ça. Partout nous devrions voir ces guerrières, fortes ou fragiles, conquérantes ou résistantes et les encourager du regard, d'un sourire ou d'un mot...

Voilà, j'avais ça à dire. 

"... Tu sais que parfois la vie a connu d'autres couleurs."  

Citation: L'espoir (extrait) - B. Lavilliers

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Avril 2019

Asia Piwka par Turpie Studio

Asia Piwka par Turpie Studio

On croit volontiers que le changement c'est forcément aller du bien vers le mieux. Sauf que parfois le mieux se cache derrière une idée fausse qui fait croire que faire ceci ou faire cela va "aggraver" le cas. C'est une chose fréquente cet état d'esprit que rencontrent les "tomboys" montées en graine et devenues femmes. Une étape a été importante, celle de la première coupe de cheveux, libératrice, qui a changé la physionomie et mis en adéquation un visage avec un caractère. Mais soudain arrive cette idée saugrenue qui vient bouleverser les certitudes. Les couper plus courts, trop courts remettrait la féminité même en cause. Bêtise!

C'est assez étonnant en effet, mais souvent, c'est la demi-mesure qui gâche les choses. La voici, cette jeune femme aux cheveux courts. Elle a toujours été un "garçon manqué", depuis l'enfance où elle ne quittait jamais sa queue de cheval. Et puis un jour, dans l'adolescence, elle a franchi un grand pas qui l'a conduite chez le coiffeur et elle s'est trouvée enfin, androgyne à souhait, en harmonie avec elle même. Mais si l'entourage, toujours prompt à donner son avis, accorde à ces cheveux courts le bénéfice d'une esthétique certaine, il met en garde l'audacieuse, lui faisant croire que plus court serait trop court.

Trop court? Mais trop comment? Est-ce que "trop court" serait une condamnation sans appel et un basculement irrémédiable dans le monde de la masculinité? Eh bien non justement! et très souvent c'est même exactement le contraire. Oui oui, le contraire! Ambiguë avec cette coupe un peu floue, elle apparait soudain extrêmement féminine avec le cheveux ras. Etrange n'est-ce pas? Même cette tendance à s'approprier des styles qui furent masculins dans les années anciennes, cette façon de raser la nuque, de dégrader les tempes, de coiffer les cheveux plus longs dessus, même cela ne parvient pas à atténuer la féminité, qui, comme on le sait depuis longtemps, ne se mesure pas à ce genre de détails. Bizarrement, dans cet équilibre subtil que maintient l'androgyne entre masculin et féminin, le fléau de la balance penchera soudain indiscutablement vers le féminin si le changement n'a pas peur de confondre le "mieux" et le "pire"

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Rédigé par jeaneg

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