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Publié le 30 Mai 2019

Les globe-trotteuses

Impossible, quand on est habituée aux cheveux très courts de déroger au rendez-vous mensuel, voir bi-mensuel avec le coiffeur. C'est ennuyeux pour celles qui sont attachées à leur figaro et ne veulent plus en changer, un peu comme un fil à la patte qui les empêche de trop s'éloigner de leur salon préféré. Mais par contre, si comme Christelle et Audrey ( et bien d'autres ) vous aimez l'aventure plutôt que la routine et que confier votre tête à des mains inconnues ne vous effraie pas, rien ne vous retient à la périphérie parisienne, même pas la fraîcheur de votre coupe de cheveux.

Les globe-trotteusesLes globe-trotteusesLes globe-trotteuses
Les globe-trotteuses

Après Bangkok, on retrouve nos deux voyageuses à New York, dernière étape d'un périple nord américain. Et là, ça ne se commande pas! Quand le matin, après le brossage de dent, la main passe dans les cheveux et en bout de course, parvient à saisir entre les doigts quelques millimètres de trop sur la nuque, ou que

tout simplement le programme a prévu cette étape, juste pour le fun, ni l'une ni l'autre ne se prive d'une visite chez le "barber" local. En l'occurrence Big Apple Barbershop, 422 E 14th st, East Village NY, où pour 25$ on vous fait un fade bien propre.

Les globe-trotteuses
Les globe-trotteusesLes globe-trotteuses
Les globe-trotteusesLes globe-trotteuses

Et là, finalement, qu'on soit à Bangkok ou dans l'East Village, c'est toujours un peu la même aventure. Il faut faire confiance, apprécier le moment et se laisser aller...

Photos: Christelle Delorme

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Over the World

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Publié le 19 Mai 2019

Dans la famille de Bruce Wayne, je voudrais la cousine Kate.

Bon, je ne suis pas très familier des héros de Comics américains, mais tout le monde sait que Bruce Wayne est l'homme qui se cache sous le costume de... Batman. Et tout le monde connait Batman. Je vous fais grâce de la généalogie de la chauve-souris, reste que Kate Kane est sa cousine et que c'est elle qui endosse le costume dans la série de CW à venir à l'automne. Et c'est là qu'on retrouve Ruby Rose,DJ et mannequin australienne qui fait l'actrice depuis la fameuse série Orange is the new black.

Mais finalement ce qui est à saluer dans cette affaire, c'est que pour une fois, la série est bâtie sur une héroïne, aux cheveux courts, plutôt badass et homosexuelle...

 Parce que c'est déjà dans le scénario. Etonnante Amérique de tous les paradoxes où d'un côté on tente à tout prix de renvoyer les femmes dans leurs foyers, faire des tartes en élevant les gosses qu'on les oblige à avoir et où de l'autre on peut faire l'apologie d'une femme, libre, qui sait se battre, aime les femmes et sauve la veuve et l'orphelin de Gotham City.

D'ailleurs c'est peut être ça qu'il faut comprendre. Que ce n'est que dans les fictions que ce genre de personnage peut exister? Enfin, je voudrais bien croire que non... 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 17 Mai 2019

Mégane F.

Mégane F.

Il y a certaines images qui sont ainsi figées dans l'esprit des gens, en général. Lorsqu'on évoque des cheveux blancs, tout le monde pense à une personne âgée par exemple. De même si on parle de coupe à la nuque et aux tempes rasées, tout le monde ( oui les mêmes ) pense à un homme... C'est bête hein?

C'est ballot parce qu'en réalité, ces deux images là en particulier ( mais il y a plein d'autres exemples ) sont de plus en plus battues en brèche par celles qui n'ont pas peur de se les approprier. Ainsi les cheveux blancs, ou gris, sont une véritable tendance et pas seulement chez les jeunes femmes. Celles qui naturellement arrivent à l'âge où les leurs palissent, les acceptent et renoncent aux diktats d'une certaine vision de la féminité. Une injustice de moins, puisque de son côté, l'homme dont la maturité transparait dans la grisaille de ses cheveux s'en trouve valorisé, inspirant un "charme" nouveau, alors qu'une femme du même âge et confrontée à la même nature se sentait presque obligée d'avoir recourt à la coloration pour, soi-disant, continuer à {se} plaire. 

Quant aux cheveux courts, il y a belle lurette que les femmes de tous bords et de tous âges n'ont plus peur d'un bon coup de tondeuse qui dégage nuque et tours d'oreilles et ont abandonné l'idée que la féminité serait réduite à une longue chevelure, une paire de seins confortables et une croupe callipyge. 

Alors non, ni âge ni genre ne peuvent être définis par une couleur ou une coupe de cheveux. Et c'est tant mieux!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 2 Mai 2019

Méli Rezeg

Méli Rezeg

Il y a comme ça des petites histoires qui, dans l'oreille d'une personne avertie, prennent une saveur particulière. La scène se passe chez le coiffeur. Un coiffeur de quartier, un salon pour hommes. Il y a là deux fauteuils occupés par deux clients et deux coiffeurs qui s'occupent d'eux et sur les chaises le long du mur du fond, trois autres clients qui attendent patiemment leur tour. Enfin une place se libère et le client qui quitte le fauteuil est... une cliente. Elle passe une main sur sa nuque, rasée et époussette son épaule, l'air ravie. A ce même moment, le client suivant s'est déjà approché et croise la jeune femme avant de s'installer sur le siège en lançant au coiffeur qui l'attend le peignoir à la main:

"Alors tu me fais la même coupe que la meuf hein? Nickel!"

Et là, l'histoire se termine, mais seulement pour celles et ceux qui n'entendent pas plus loin que leurs oreilles. Parce que pour les autres, cette réplique a tout de même un parfum savoureux. Ben oui quand même! C'est un homme qui réclame qu'on lui coupe les cheveux comme la jeune femme qui l'a précédé sur le fauteuil, la prenant pour exemple, tout naturellement... Mais c'est DINGUE? Enfin, dingue... c'est étonnant alors qu'en réalité ça ne devrait pas l'être. Mais que certaines jeunes femmes aient réussi à s'approprier des codes masculins au point que certains hommes prennent exemple sur elles... c'est fort quand même. Certains grincheux diront que c'est le monde à l'envers? Moi je dirais plutôt que c'est le monde qui avance.

( L'anecdote, authentique, a été vécue par Elise ) 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Humeurs

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Publié le 29 Avril 2019

Elise

Elise

Tout le monde se souvient de cette fable du professeur qui, face à sa classe, rempli consciencieusement un bocal avec des objets de différentes tailles et demandant à chaque étape si le bocal est plein, jusqu'à finir par du sable fin qui parvient à s'insinuer dans les moindres interstices restants. La morale de l'histoire arrive enfin et le prof raconte que si l'on rempli son bocal ( sa vie ) avec des choses de petites tailles en premier, il ne reste plus de place pour les choses essentielles ( les objets les plus gros )...

Suzanne

Chacun, dans sa vie, a des priorités qui lui sont propres. Pour ma part, je me suis rapidement rendu compte que les relations humaines, l'amitié, la camaraderie, la discussion, la rencontre, tout cela venait se placer juste après la famille. Ainsi, depuis que j'écris ce blog, j'ai pu faire la connaissance d'une quantité de jeunes femmes, toutes avec une histoire particulière, un caractère affirmé, et qui toutes ont conforté mon opinion concernant les femmes aux cheveux courts, sans exception.

Aussi, depuis toujours, je n'ai jamais hésité à sacrifier une activité quotidienne et routinière, un repos ou une soirée et faire des kilomètres et des kilomètres pour passer un moment ou quelques heures avec une personne que j'inclue facilement dans mon cercle d'ami.e.s. Et plus volontiers encore lorsqu'il s'agit de personne que je "connais" depuis longtemps à travers les réseaux sociaux, sans jamais avoir pu encore la rencontrer "en vrai".

Parce qu'en vrai, c'est toujours mieux, parce qu'il y a la voix, le regard, les sourires, parce qu'il y a le style du moment, les vêtements, l'humeur, la coupe de cheveux plus ou moins fraîche, parce qu'il y a les tatouages, les piercings, les lunettes... tous ces détails, ces petits paramètres qui façonnent la personnalité... Parce qu'on ne triche pas...

Alors c'était sympa de faire "un saut" à Toulouse vendredi soir pour retrouver Laurine et rencontrer Suzanne, c'était sympa d'aller "en ville" dimanche matin pour rencontrer Elise et boire un café au soleil.

Oui je sais, j'ai une vie formidable !

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Avril 2019

Instagram, pic et pic et colégram

Alors un jour, je m'y suis mis! Un peu timidement au début, ben oui, comme tout le monde, puis j'ai trouvé ça marrant finalement et avec le temps j'ai vu s'accumuler une jolie collection de portraits. Des visages familiers et d'autres plus éphémères, des amies et des rencontres. Et ça fait bientôt 6 ans que ça dure. Alors forcément depuis tout ce temps là, certaines images sont devenues de vrais "dossiers". C'est toujours amusant ( enfin des fois ça dépend pour qui... ) de voir une tête qu'on avait il y a quelques années, des cheveux plus longs, une coupe plus "osée", ce blond délavé qu'on a essayé une fois ou cette nuque rasée qu'on a oubliée depuis... Un vrai album de famille!

Instagram est un monde étrange, une sorte de bazar oriental où l'on trouve tout, vidéos insolites, souvenirs de vacances, soirées obscures... des tranches de vie d'humains... et de chatons. Moi évidemment j'aime bien y montrer la tête de mes amies, des femmes aux cheveux courts bien sûr, que je capture avec mon téléphone très smart ou qu'elles mêmes me font passer en sortant de chez leur coiffeur. Ça prend un air de communauté, une sororité en quelque sorte dont je serai le dénominateur commun et le conservateur.

Et puis je me suis pris au jeu, quand j'ai vu le nombre de followers grimper, plus de 1000, plus de 1500 et encore davantage, ma vanité, qui n'est jamais très loin, a été flattée, je me suis imaginé être "populaire". Une idée rapidement remise à ça juste proportion lorsque j'ai découvert des comptes avec des nombres à 2 chiffres suivis d'un K pour faire plus simple. Des comptes sur lesquels on trouve aussi de jolies petites têtes bien faites, avec des coupes de cheveux remarquables souvent, mais qui en réalité ne sont que des catalogues de coiffures lorsque l'origine de la photo est créditée ou des butins de voleurs lorsque les images sont juste "piquées" sur les autres comptes.. Bref! Rien à voir avec mon album de sourires amicaux, de souvenirs délicieux et de rencontres amicales. 

Enfin je me suis dit qu'un hashtag serait comme un signe de ralliement qui permettrait aux habituées de se reconnaitre et aux autres de se joindre à la bande. Alors voilà... L'Instagram des Femmes Aux Cheveux Courts et le #lesfemmesauxcheveuxcourts dont je suis finalement assez fier. 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 20 Avril 2019

Photo: Dave Benett

Photo: Dave Benett

Il y a une chose qui me trotte dans la tête depuis longtemps... Je voudrais vous dire, à vous les femmes qui n'avez rien demandé et à tout le monde d'ailleurs, mais surtout à vous qui étiez peut être bien loin de ces considérations, peut être même femme aux cheveux courts auparavant, mais pas tant que ça... et qui soudain êtes frappées par la maladie qui vous oblige, vous force à transformer, ce visage, cette tête et même ce corps, je voulais vous dire que vous devriez être fière de vous et plutôt que de vous cacher, de dissimuler ce crâne comme s'il vous faisait honte, vous devriez le montrer, avertissement courageux de votre détermination à combattre.

Un truc me désole toujours, c'est qu'à chaque fois qu'il y a du malheur et de la peine, on arrive à profiter de cette fragilité et en jouant sur les bons sentiments, l'empathie, on parvient encore à tirer du profit. J'aimerai bien, moi, que comme le sang, on ne parle que de don lorsqu'il s'agit de cheveux. Mais hélas, même le sang, que le donneur offre volontiers et avec compassion pour le bien de ses semblables, même lui devient objet de trafique et source de profit pour certains.

Au contraire, soyez fière de votre lutte, assumez ce crâne qui vous révèle. Personne ne doit avoir honte d'être malade et la perte de vos cheveux n'est pas une marque d'infamie. Au contraire c'est la preuve de votre courage et ce n'est que ça. Partout nous devrions voir ces guerrières, fortes ou fragiles, conquérantes ou résistantes et les encourager du regard, d'un sourire ou d'un mot...

Voilà, j'avais ça à dire. 

"... Tu sais que parfois la vie a connu d'autres couleurs."  

Citation: L'espoir (extrait) - B. Lavilliers

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 18 Avril 2019

Asia Piwka par Turpie Studio

Asia Piwka par Turpie Studio

On croit volontiers que le changement c'est forcément aller du bien vers le mieux. Sauf que parfois le mieux se cache derrière une idée fausse qui fait croire que faire ceci ou faire cela va "aggraver" le cas. C'est une chose fréquente cet état d'esprit que rencontrent les "tomboys" montées en graine et devenues femmes. Une étape a été importante, celle de la première coupe de cheveux, libératrice, qui a changé la physionomie et mis en adéquation un visage avec un caractère. Mais soudain arrive cette idée saugrenue qui vient bouleverser les certitudes. Les couper plus courts, trop courts remettrait la féminité même en cause. Bêtise!

C'est assez étonnant en effet, mais souvent, c'est la demi-mesure qui gâche les choses. La voici, cette jeune femme aux cheveux courts. Elle a toujours été un "garçon manqué", depuis l'enfance où elle ne quittait jamais sa queue de cheval. Et puis un jour, dans l'adolescence, elle a franchi un grand pas qui l'a conduite chez le coiffeur et elle s'est trouvée enfin, androgyne à souhait, en harmonie avec elle même. Mais si l'entourage, toujours prompt à donner son avis, accorde à ces cheveux courts le bénéfice d'une esthétique certaine, il met en garde l'audacieuse, lui faisant croire que plus court serait trop court.

Trop court? Mais trop comment? Est-ce que "trop court" serait une condamnation sans appel et un basculement irrémédiable dans le monde de la masculinité? Eh bien non justement! et très souvent c'est même exactement le contraire. Oui oui, le contraire! Ambiguë avec cette coupe un peu floue, elle apparait soudain extrêmement féminine avec le cheveux ras. Etrange n'est-ce pas? Même cette tendance à s'approprier des styles qui furent masculins dans les années anciennes, cette façon de raser la nuque, de dégrader les tempes, de coiffer les cheveux plus longs dessus, même cela ne parvient pas à atténuer la féminité, qui, comme on le sait depuis longtemps, ne se mesure pas à ce genre de détails. Bizarrement, dans cet équilibre subtil que maintient l'androgyne entre masculin et féminin, le fléau de la balance penchera soudain indiscutablement vers le féminin si le changement n'a pas peur de confondre le "mieux" et le "pire"

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 10 Avril 2019

Erika Linder

Erika Linder

Aimer les femmes aux cheveux courts m'a toujours amené  à considérer que la coupe de cheveux est le reflet exact du caractère et de la personnalité. C'est ce qui me les rend familières et complices, ce goût de l'essentiel et de l'authentique. Dans ce monde de brutes, cela les laisse apparaître comme le meilleur de l'homme, ce qui se fait de mieux en matière d'humain. J'aime l'ambiguïté du genre, pourtant je suis comme tout le monde, je suis curieux et j'aimerai bien savoir à tout coup si l'androgyne merveilleux est mâle ou femelle, alors que souvent iel n'est ni l'une ni l'autre et cette part de mystère devrait exclusivement lui appartenir.

Je m'obstine à croire que ces femmes sophistiquées, ces androgynes ambiguës ou ces jeunes femmes qui inventent une nouvelle féminité sont les meilleures troupes dans un duel permanent pour un équilibre entre hommes et femmes. Hélas certaines, dans ces tourbillons d'émotions, confondent souvent les causes et les effets et voulant abolir les privilèges du patriarcat s'en prennent même à ceux qui ne les revendiquent pas. Pourtant chacun aimerait avoir des privilèges et bien souvent les plus virulentes de ces pseudos militantes  s'octroient l'exclusivité du savoir de ce qui est bien et de ce qui est mal. Ainsi on découvre une forme de sectarisme, une mise en ordre, un classement de tout un chacun en différentes catégories... cela même que les humanistes cherchent à combattre. Les minorités pour se réconforter, se retrouvent ensemble et craignant qui les persécute, rejettent tous et toutes qui ne seraient pas comme elles. Même leurs plus sincères allié.e.s. C'est un peu comme s'il fallait sans cesse donner des gages, de bonne foi et d'honnêteté, tout en risquant à chaque instant de voir mordre la main qui leur est tendue. Alors remonte en surface une diatribe écœurante, un discours haineux et un mépris glaçant pour "l'homme" en général, jugé incapable de déconstruire un système dont certaines sont les complices. Confondant les mots il leur faudrait détruire la virilité qu'elles prennent pour du machisme et instaurer finalement un matriarcat qui leur assurerait sans doute autant de privilèges en retour. Combattre le mâle par le mal en quelque sorte.

Heureusement celles-là ne sont que peu et j'imagine que même Simone de Beauvoir aurait eu de la compassion pour elles.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 7 Avril 2019

Photo: Pascal Pierrou - modèle Chloé Lobre

Photo: Pascal Pierrou - modèle Chloé Lobre

Arrive un moment où, à force de ruminer l'idée, on commence à en parler. "Je le fais, je le fais pas" et on demande l'avis des copines, des ami.e.s... même de parfaits inconnus qui suivent les réseaux sociaux. Et le faisant, on fortifie l'idée, on la matérialise, on finit par parler de détails, certaines racontent leur expérience et l'on se rend compte qu'au lieu d'être une véritable demande d'avis, tout ce qu'on obtient c'est une validation de cette envie qui revient chaque matin au moment de se brosser les dents. Passer la main dans les cheveux, les tirer en arrière, dégager le visage sans trop tirer les traits. Cette petite peur si excitante "je le fais... je le fais pas?", une boule dans l'estomac, pas désagréable, un peu gênante, mais amusante et puis le duel des petites voix intérieures: est-ce que ça va m'aller, que vont dire les gens, ce ne sont que des cheveux, ça repousse vite, j'ai trop envie de le faire, il faut en avoir quand même pour faire ça, et puis merde!

En réalité on aimerait bien se trouver un prétexte, une raison de justifier cette douce folie, on peut, mais en vrai, il n'y en a pas. Alors on peut bien parler de "militantisme", de lutte sociale, de revendication ou bien de projet artistique, d'acte libératoire, d'anticonformisme... de tout ce qu'on veut. Ce n'est qu'une histoire d'envie et de face à face. Cette rencontre avec soi même, cette découverte profonde que l'on fait, avec ses émotions, de la vraie personne que l'on est. Tout le reste ne sont que des conséquences. Alors arrive l'instant fatidique, le moment où les choses se déclenchent et la résolution est prise. Et le bénéfice qui en sera tiré, sera bien supérieur à tous les dividendes.

Photo: Pascal Pierrou avec Chloé Lobre

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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