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Publié le 3 Avril 2019

Ce que l'on doit à la garçonne

Aujourd'hui, si dans un diner mondain ( oui je vais dans les diners mondains ) je parle de "garçonne", je suis certain que la plupart de mes auditeurs imaginera que je fais allusion à une coupe de cheveux pour femme dans un style un peu masculin. Quelle erreur! Les gens d'aujourd'hui ont une facile tendance à oublier les bénéfices qu'ils tirent des générations qui les ont précédés... 

Si effectivement les cheveux courts féminins sont aisément et abusivement qualifiés de "coupe à la garçonne", la garçonne elle même est un personnage bien plus capital qu'une simple question de style. C'est LA femme moderne des Années Folles, celle qui fume en public, celle qui à jeté son soutien-gorge à la poubelle, tout comme les 20 ou 30cm de tissu en trop sur la longueur de sa robe, quand elle ne s'habille pas en exploratrice, botte de cuir et jodhpurs pour conduire son automobile à tombeau ouvert ou piloter son biplan et celle qui aussi et bien sûr, a coupé ses cheveux, avec ou sans frange, à mi-oreille et la nuque parfaitement tondue. Alors oui, dit comme ça, on pense que cette femme moderne est un peu celle d'aujourd'hui? Mais il faut tout de même se rappeler qu'à cette époque la femme est encore considérée légalement comme un enfant irresponsable, juste un peu plus qu'un animal domestique qui lui même est à peine mieux considéré qu'un meuble. 

Mais la Grande Guerre est passée par là et les femmes, par la force des choses, on acquis une réelle indépendance et une autonomie du fait de l'absence de population masculine pour cause de massacre dans les tranchées. Alors durant ces folles années 20, tout le monde va brûler la chandelle par les deux bouts, profitant de la vie et respirant à plein poumons.

Les garçonnes sont les sœurs européennes des "flappers" américaines et on ne sait pas qui des unes ou des autres a lancé ce véritable mouvement de société dans le monde occidental. Toujours est-il que lorsqu'il est question de simplement se couper les cheveux, les femmes commettent un acte terriblement transgressif qui se termine souvent dans les pages des faits divers, le patriarcat ayant alors le sentiment de perdre pied devant tant d'audace.

Alors oui, si aujourd'hui tout le monde trouve ça naturel de faire du sport, de fumer, de porter un pantalon et de se couper les cheveux, que l'on soit femme ou homme, c'est malgré tout un peu grâce aux garçonnes des 20's

Ce que l'on doit à la garçonne

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 10 Mars 2019

Photo: Krissmaeva

Photo: Krissmaeva

C'est un début de soirée "presque" comme les autres. Enfin un samedi soir tout de même. A 19h il y a quelques clients à peine, sirotant leur boisson. L'établissement semble vide, mais un détail pourtant, indique que cela ne va pas durer. Au fond du bar, sur une mezzanine, éclairé par un spot puissant, il y a un authentique fauteuil de barbier. Beau et inquiétant... Une mise en scène intrigante, excitante pour certain.e.s, effrayante pour d'autres...

C'est une soirée dédiée aux femmes aux cheveux courts. Un rendez vous presque familier dans la grande ville du Sud. Bientôt, dans ce bar qui semble vide, on ne pourra que difficilement circuler à travers les client.e.s venu.e.s boire et danser aux sons de Sin'Dee la DJ qui joue sa musique depuis plusieurs éditions déjà.  

Petit à petit, l'espace se rempli, des amies arrivent, des inconnues aussi mais l'on voit bien à leur allure qu'elles ne sont pas là par hasard.

Et le show commence! Dans la lumière crue, la première s'installe, prête à abandonner sa chevelure aux mains habiles de Régine, la coiffeuse. Les visages se tournent, les regards se focalisent. On discute toujours entre potes, on sirote sa bière distraitement mais tout le monde mate le spectacle. Personne ne parait insensible à l'attraction, comme fasciné par l'audace de ses jeunes femmes qui entre en scène, curieux de suivre la transformation, friand d'image, de postures, d'attitudes. C'est un show, rythmé par les tubes 80's déversés par les haut-parleurs. Les nuques se dénudent, les tours d'oreilles palissent, dans le faisceau de lumière les petits cheveux flottent dans l'atmosphère.

Il y a des sourires, des embrassades, des discussions autour des désirs des unes, des conseils des autres, des encouragements, des moments de réflexion avant de se lancer, courageusement. Les filles s'approchent, se rapprochent, comme pour prendre leur tour et oser enfin cette coupe folle. 

Jusque tard dans la nuit, l'ambiance s'échauffe, des mains caressent des nuques, déjà ou pas encore rasées. On se montre. Et puis on se rencontre aussi, on découvre celle qu'on ne voyait qu'à travers les réseaux sociaux, on discute, on s'étonne, c'est une fête de femmes aux cheveux courts, mais tout le monde participe.

Et puis arrive l'heure fatidique où il faut se quitter, toujours trop tôt et on se promet de venir la prochaine fois, parce que c'était trop bien...

Fais ton show!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 6 Février 2019

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Bon je le savais déjà un peu, rien n'est vraiment simple dans cette chienne de vie! En réalité je l'ai su de très bonne heure, enfant, quand ma mère qui faisait des ménages à Istanbul nous faisait croire que mes frères, mes soeurs et moi même, étions les enfants de Rockfeller, le fils, mais que le pauvre ne s'en rappelait plus à cause d'une maladie assez bizarre qui lui bouffait les neurones. Évidemment l'ampleur du bobard ne nous échappait pas, mais pour ne pas décevoir notre mère, on jouait le jeu...

A cette même époque dans notre bande de voyous primo-délinquants, il y avait une fille... Enfin, il y avait Nan. Peut être qu'un temps auparavant elle avait été Nanou, ou Anne, toujours est-il que pour nous c'était Nan.

Nan était une fille, mais c'était comme le bobard de ma mère, personne n'y croyait. Elle jurait comme un chauffeur de taxi libanais, rotait et crachait à l'occasion, quand il y avait lieu d'asseoir son rang et question fringues pas de soucis, tout était dans le placard de ses frangins. Je crois même que c'était elle qui avait les cheveux les plus courts de nous tous. Une coupe qui lui donnait un air terrible de Tintin avec sa houppette sur le front... Ah! Quelle époque! Une vieille boîte de soupe Campbell nous faisait un mondial de football à elle seule...

Bref! Après de brillantes études et une carrière non moins brillante d'ingénieur à Grenoble, enfin, juste à côté, il me vient de temps en temps un petit "rototo" de nostalgie quand je croise une jolie femme qui malgré son genre, comme Nan, semble vêtue des fringues de son frangin et coupe ses cheveux à la façon de Tintin. Je n'y vois pas d'ambiguïté, les femmes savent bien mettre partout une touche de leur féminité et depuis longtemps, la coupe du blondinet belge est universelle et asexuée... Et je me demande parfois si en l'adoptant on ne finit pas par entrer un peu dans la peau du personnage...?

 

 

Modèle: Chelsie LaRochelle

Edit du 11/10/2012

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 4 Février 2019

Photo: Chloé Lobre

Photo: Chloé Lobre

Chloé m'avait dit:" Pour mon anniversaire, je me paie le coiffeur en Corée ". Déjà, en soi cette affirmation a de quoi fasciner. Depuis qu'elle vit en Thaïlande, Chloé se balade au Japon ou en Corée comme moi je ferais un tour à Nîmes ou à Béziers. L'Asie profonde et mystérieuse...

Même si son androgynie assumée m'a toujours fasciné, je n'avais jamais perçu le moindre rapport entre elle et la culture manga. Mannequin de mode en robe chic pour les magazines d'un côté et tomboy gamer en jean-basket-sweater et casquette de l'autre, pile et face, masculin et féminin parfait, Chloé m'a toujours renvoyé l'image d'un androgyne, intelligent et lucide, explorant son monde et la nature humaine avec curiosité et bienveillance.

Brune aux cheveux courts depuis longtemps, elle a déjà éprouvé différentes longueurs, jusqu'à l'ultime boule à zéro, justifiée par un projet artistique et naviguait depuis dans des styles ambigus qui soulignaient merveilleusement l'ambivalence des genres. 

남녀 양성의
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Après plusieurs mois, ce rendez vous chez un coiffeur réputé, c'était un peu comme une gourmandise, avec peut être l'espoir, connaissant le style coréen, de se retrouver dans la peau d'un personnage de manga. L'envie de cette couleur grise si particulière, d'une coupe qui joue avec la longueur patiemment acquise sur le dessus, de contours bien plus nets et sombres, tout cela concourrait vers cette image étonnante et fantastique. Et le résultat est stupéfiant. Moi qui suis tellement habitué, j'ai toujours avoué que seuls les asiatiques, coréens, japonais ou chinois, parvenaient à me tromper sur la vraie nature de leur genre. Et là, par la magie d'une coupe de cheveux et d'une coloration, une étrange alchimie et quelques sortilèges de son coiffeur coréen, Chloé se retrouve transformé en séduisant chanteur de k-pop. Et ça marche!

Photo: Chloé Lobre

L'Instagram de Chloé

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 31 Janvier 2019

Photo: Jez Rozdarz

Photo: Jez Rozdarz

Cela ne tient pas à grand chose. Bien sûr il faut le savoir-faire et le talent du créateur, mais cela ne suffit pas. Une fois l'œuvre achevée, il lui faut voyager, virtuellement, parce que c'est le regard des autres qui va la consacrer. Et le temps fait le reste...

En 2012, Adam Ciaccia, coiffeur australien de grand talent, mais encore peu connu, prépare une collection pour le salon AxisHairdresser avec la collaboration du photographe Jez Rozdarz. Parmi les différents modèles, Isabelle, très blonde, le visage juvénile, se retrouve avec cette coupe, low fade, les tempes et la nuque bien dégagées, avec un dégradé minutieux vers un volume plus important dessus et une mèche qui balaie son front. Le tout dans des tons fuchsia qui s'accordent bien avec son teint et son maquillage.  

Photos: Jez RozdarzPhotos: Jez Rozdarz
Photos: Jez RozdarzPhotos: Jez Rozdarz

Photos: Jez Rozdarz

Le set s'intitule "Reflexion" à cause des  miroirs et se conjugue sur différents fonds. Les autres modèles sont tout aussi remarquables et la collection est une belle démonstration du savoir-faire du jeune coiffeur. Mais rapidement, au fil des vues sur de nombreux sites et blogs, la jeune femme en rose se détache du lot et apparaît sur tous les médias. Elle devient l'image "iconique" du salon et fait connaître Adam Ciaccia dans le monde entier.

Parce que sans doute cette coupe de cheveux correspond à une attente, parce que beaucoup la trouve à la fois élégante, mais audacieuse, non pas seulement pour la couleur mais aussi par cette façon de tondre les côtés et la nuque à la manière des coupes "masculines", parce que le mix est parfait entre masculin et féminin, parce que la coupe est géniale quoi!

A quoi ça tient des fois?

Adam Ciaccia Hairstylist

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 25 Décembre 2018

Photo: Gilles Delacuvellerie

Photo: Gilles Delacuvellerie

Elles sont là, comme deux boxeuses dans le vestiaire, les corps réchauffés par l'atmosphère épaisse. Un combat s'annonce pour ces compagnes d'armes. Sur les peaux nues, la lumière crue éclaire leur nuque fraîchement rasée, leurs muscles qui roulent, l'encre comme des peintures de guerre... Il va y avoir des batailles, des accrochages, des affrontements, mais elles savent se battre.

Dehors la foule gronde, la rumeur envahi les couloirs, des cris et des paroles hurlées. Il lui faut du sang, de la chair fraîche. Tout est bon pour divertir cette masse au cerveau atrophié pour qui l'amour doit être calibré. Panem et circences, du pain et des jeux, c'est ce qu'il faut pour apaiser les gueux. Il faudra soutenir les regards, il faudra encaisser les paroles, chaque jour. Faire front, riposter, décrocher. Un combat sans fin...

Elles sont prêtes à entrer dans l'arène, gladiatrices modernes à l'allure de chevalier médiéval, elles sont des femmes au delà du commun, des combattantes amoureuses.

modèles: Coralie Robin et Vico B.

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Publié le 31 Octobre 2018

Le jour où j’ai épilé mon ex

Depuis que j’ai rompu, alors même que le Quotidien nous l’avait petit à petit volé, nous (ré) apprenons à nous parler avec mon ex. On cherche les mots les plus justes, parfois avec maladresse, parfois avec violence, parfois avec douceur. Nous sommes poètes, et je n’ai jamais eu autant de méfiance vis-à-vis de mes mots. Funambule, je marche en ce moment sur une partition tremblante. Tout ça doit paraître contradictoire, et ça l’est, j’en ai conscience. Et pourtant, est-ce qu’on ne pourrait pas envisager qu’une rupture amoureuse soit autre chose qu’un abandon, un point final ?

 

« Tu pourrais m’épiler ? ». La question est tombée un lundi soir, sur la terrasse d’un bar. Et la réponse s’est imposée d’elle-même. J’avais envie, vraiment, de lui offrir ça. Ça, c’est la ré-appropriation d’un corps que l’on déteste, que l’on trouve gros, poilu, vulgaire, vieux, laid. Ça, c’est ce qu’une histoire clandestine m’a appris l’été dernier, et que je n’ai pas su partager avec lui alors que nous étions ensemble. J’avais longtemps, auparavant, lutté contre mon corps au nom d’idéaux politiques. J’ai longtemps refusé de m’épiler trop, de vernir mes ongles, de me maquiller chaque jour. J’ai censuré le féminin en moi, comme j’ai censuré mes désirs d’hommes, de femmes, de sexualités plurielles et déviantes.

 

Il m’a posé la question un lundi soir, quatre jours après qu’il ait fermé la porte de l’appartement que j’abandonnais, un sac à dos sur les épaules avec des affaires pour une semaine. La rupture lui a été un électrochoc. Il a reconnu que nous nous étions vautrés dans le quotidien, qu’il s’était laissé aller, physiquement, socialement, et que cela ne lui correspondait pas. Alors, il s’est remis au sport, il a arrêté de boire de l’alcool les soirs où il ne sortait pas, il a abandonné ses vieux t-shirts pour des chemises et a été chez le coiffeur. Ce n’est pas dans le secret espoir de me récupérer qu’il fait tout ça, mais pour se réconcilier avec lui-même et avec des aspirations qu’il avait mises de côté. Et, mon vieux compagnon de route, j’ai bien envie de t’accompagner là-dedans, même si je ne reviendrai pas et que Nous ne seront plus comme avant. 

Le vendredi qui a suivi, nous sommes allés acheter une tondeuse, des bandes de cire, de la crème hydratante, et des affaires de sport. Le samedi matin, je l’ai accompagné courir pour la première fois depuis des années, au jardin du Luxembourg. Il était bien, heureux, fier. La timidité et la peur d’être ridicule avec son gros ventre se ballottant au fil de sa course face à des corps athlétiques, se sont vite effacées. Moi aussi, j’étais heureuse et fière de le voir ainsi. Nous sommes rentrés, avons pris une douche et déjeuné. Puis nous sommes allés dans la salle de bain.

Le corps que j’avais d’abord chéri, puis petit à petit rejeté, se tenait devant moi. Des poils d’homme, longs, bruns, drus, hirsutes. Pour ne pas qu’il souffre trop à l’épilation, il fallait d’abord que je les tonde pour les raccourcir. J’ai mis le sabot à 3 et j’ai commencé par les jambes. Pieds, mollets, genoux, cuisses, fesses, pubis, testicules : il fallait tout explorer et rendre neuf. Nous riions comme deux enfants dans le bac à douche tandis que tombait les poignées de poils. Le désir que j’avais perdu depuis longtemps pour lui n’est pas revenu, mais cela ne le gênait pas, ni moi. Bien sûr, les sensations étaient pleines et entières de son côté et, femme aux cheveux courts, je connais bien le pouvoir envoûtant, sensuel, érotique de la tondeuse. Mais ce « déphasage » n’était pas gênant, ni malaisant. Nous nous accordions le droit d’être différents, de ne pas éprouver les mêmes choses l’un pour l’autre sans que cela soit un drame. C’était léger, simple, simple et léger comme des rires d’enfants. Ventre, torse, épaules, dos, avant-bras. Lorsque nous étions en couple, comment aurais-je pu lui avouer que je n’aimais pas ses poils, qu’ils me gênaient ? Je pensais que ça aurait été contradictoire avec mes idéaux et mes combats féministes. Aujourd’hui, je me rends compte que politiser mon corps comme je l’ai fait ne m’a pas permis de m’émanciper. A chacun et chacune de voir, ceci étant dit.

 

Il a été se regarder dans le miroir, touchait avec excitation sa peau déjà plus douce. Il avait l’impression de retrouver son corps jeune, et cela lui plaisait. Bien dans sa peau. Est-ce vraiment si superficiel qu’on le prétend ?

 

Je suis revenue quelques jours plus tard pour finir le travail. Nous avons bu quelques verres, j’avais un peu peur de lui faire mal. Je l’ai allongé sur un matelas au sol, que j’avais recouvert d’un drap jaune. Là encore, j’ai commencé par les jambes. Il y avait quelque chose d’excitant dans cette manière d’inverser les rôles, quelque chose d’un peu subversif. Il a assez bien supporté la douleur, on faisait des pauses régulièrement. On jouait au blind test en même temps. Quand j’ai fini les jambes, il était fou heureux de caresser ses jambes lisses, son corps embelli. Et je suis heureuse de lui avoir apporté ça, et je suis heureuse d’y retourner bientôt pour terminer ventre, torse, dos. 

 

La période n’est pas très heureuse, cela reste une rupture amoureuse, qui pose plein de questions, qui nous trouble chacun de notre côté. Beaucoup de gens ne comprennent pas notre façon de faire, que nous nous voyions régulièrement, ayons encore envie de partager ces morceaux de vies ensemble, que nous fassions des sorties avec l’homme avec qui je l’ai trompé. Si j’ai envie de partager ce témoignage, c’est justement parce que vivre tout cela remet en question ma conception du couple, des relations amoureuses, des relations amicales, des relations tout courts. Est-ce qu’on ne tient pas là quelque chose pour réinventer nos rapports aux autres ? 

Little Girl Blue

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 12 Août 2018

Hairrari - Voilà la bonne idée!

Elle s'appelle Magdalena Ryczko. Magda plus familièrement et elle est à elle seule tout un symbole. Emigrée de Pologne au pays de la Liberté, elle s'installe à New York et travaille dans un barbershop. Et c'est là, en voyant les difficultés qu'ont certaines femmes aux cheveux courts pour obtenir une coupe de cheveux comme elles aiment, que l'idée lui vient d'ouvrir son propre salon. Un barbershop où personne ne jugerait personne. Rapidement le bouche à oreille fonctionne et le 75% hommes / 25% femmes passe très vite à 50/50. La communauté LGBT en fait le salon le plus queer de New York, qui ne rejette pas pour autant celles et ceux qui n'en feraient pas partie, au contraire. 

La force de Magda est là justement, dans ce mélange des genres, sans parti pris et sans jugement. Bientôt un autre salon s'ouvre, puis un troisième. Le concept est une vraie bonne idée.

Hairrari - Voilà la bonne idée!Hairrari - Voilà la bonne idée!
Hairrari - Voilà la bonne idée!Hairrari - Voilà la bonne idée!

Pourtant ce succès n'était pas prédit. D'autant que le recherche du profit n'est pas le moteur, au départ, mais juste l'envie de partage et le goût de vivre ensemble. Magda transmet, à la fois son savoir faire et sa passion. Elle offre à chacun le moyen de se former, en partant de rien à ce métier de coiffeur. Les prix ne sont pas fixés par le genre du client mais simplement et logiquement par le temps passé à la réalisation, si la coupe est créative ou standard. Ainsi tout le monde trouve son compte dans les barbershops Hairrari de Brooklyn à New York.

Magda, amusée, m'explique que Hairrari c'est comme Ferrari pour les cheveux, puis plus sérieusement me raconte que Ari, dans différentes langues signifie or, comme le soleil, grand oiseau ou encore le meilleur ce qui dans son esprit correspond parfaitement à l'esprit d'Hairrari, demeurer brillant et rester vrai, voler plus haut avec ses rêves... Toute une philosophie.

Photos: NBC & Heather CullumPhotos: NBC & Heather Cullum

Photos: NBC & Heather Cullum

Formation, événements, publicités, Magda ne ménage pas sa peine et les 35 membres de son staff, tous formés par elle, non plus. 

Humour décalé, folie queer, Hairrari rayonne grâce à son esprit positif et son désir de partage. Des salons "barbershop", dédiés totalement aux cheveux courts où, femmes, hommes, lesbiennes, gays, hétéros, trans, cis et même Obiwan Kenobi, aiment se retrouver pour avoir LA coupe de cheveux qui leur plait, sans être jugés ou regardés de travers.

Grâce à Magda! 

Photo: Daisy Chen @daischen

Photo: Daisy Chen @daischen

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 7 Août 2018

8/9 sur l'échelle de Jeaneg

8/9 sur l'échelle de Jeaneg

Tant qu'à classer les choses, à faire des statistiques et tout mesurer, je me suis dit qu'il fallait que je laisse moi aussi, une empreinte dans le monde la Science. Dans le domaine qui m'intéresse j'ai donc créé une échelle de mesure qui permet de classer les cheveux courts selon un critère de longueur. Oui parce qu'il faut bien partir de quelque chose pour arriver... nulle part. Bon bref!

Alors donc le point de départ est une coupe au carré au dessus des épaules. C'est à partir de là qu'on peut considérer que les cheveux sont "courts" ( oui je sais, pas pour tout le monde ). Cette coupe au dessus des épaules est graduée 0/1. Etape suivante, le carré court, nuque dégagée serait gradué 2/3, la coupe "garçonne", les oreilles dégagées est graduée 4/5, puis les côtés et la nuque très dégagés avec du volume dessus serait gradué 6/7, la même un peu plus court, 8 et enfin les cheveux tondus uniformément 9 et rasés, 10.

Récapitulons:         

 

 

 

 

Niveau 0/1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 2/3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 4/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 6/7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 9/10

 

 

 

 

 

 

 

 

En toute simplicité j'ai donc baptisé cette échelle, échelle de Jeaneg. Bien sûr je compte faire état de mes travaux auprès de l'Académie des Sciences et ainsi participer dans la mesure de mes modestes moyens au progrès de l'Humanité.

Amen

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 29 Juillet 2018

Agata Descroix, correspondante permanente et universelle des Femmes aux cheveux courts est une personne positive. Et en tant que telle, son message est extrêmement clair: "Vous êtes androgyne? Quelle chance! Pourquoi s'enfermer dans des catégories quand on peut être multiple?"

Avec la complicité de son amie Zu Reyes, elle invite, par cette vidéo à ne s'imposer aucune limite et à n'avoir de style que celui de ses envies. Pas bête hein?

Mais il y a mieux encore! Suivez Agata sur son site Be Strong Stay Kind, elle a encore plein de choses à nous dire...

Tout compris

Agata Descroix @agatacruz

Be Strong, Stay Kind bestrongstaykind.com

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