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Les Affranchies

divers & varies

Les combattantes amoureuses

25 Décembre 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses, #Nouvelles et petites histoires, #Divers & variés, #gayfriendly

Photo: Gilles Delacuvellerie

Photo: Gilles Delacuvellerie

Elles sont là, comme deux boxeuses dans le vestiaire, les corps réchauffés par l'atmosphère épaisse. Un combat s'annonce pour ces compagnes d'armes. Sur les peaux nues, la lumière crue éclaire leur nuque fraîchement rasée, leurs muscles qui roulent, l'encre comme des peintures de guerre... Il va y avoir des batailles, des accrochages, des affrontements, mais elles savent se battre.

Dehors la foule gronde, la rumeur envahi les couloirs, des cris et des paroles hurlées. Il lui faut du sang, de la chair fraîche. Tout est bon pour divertir cette masse au cerveau atrophié pour qui l'amour doit être calibré. Panem et circences, du pain et des jeux, c'est ce qu'il faut pour apaiser les gueux. Il faudra soutenir les regards, il faudra encaisser les paroles, chaque jour. Faire front, riposter, décrocher. Un combat sans fin...

Elles sont prêtes à entrer dans l'arène, gladiatrices modernes à l'allure de chevalier médiéval, elles sont des femmes au delà du commun, des combattantes amoureuses.

modèles: Coralie Robin et Vico B.

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Le jour où j’ai épilé mon ex

31 Octobre 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

Le jour où j’ai épilé mon ex

Depuis que j’ai rompu, alors même que le Quotidien nous l’avait petit à petit volé, nous (ré) apprenons à nous parler avec mon ex. On cherche les mots les plus justes, parfois avec maladresse, parfois avec violence, parfois avec douceur. Nous sommes poètes, et je n’ai jamais eu autant de méfiance vis-à-vis de mes mots. Funambule, je marche en ce moment sur une partition tremblante. Tout ça doit paraître contradictoire, et ça l’est, j’en ai conscience. Et pourtant, est-ce qu’on ne pourrait pas envisager qu’une rupture amoureuse soit autre chose qu’un abandon, un point final ?

 

« Tu pourrais m’épiler ? ». La question est tombée un lundi soir, sur la terrasse d’un bar. Et la réponse s’est imposée d’elle-même. J’avais envie, vraiment, de lui offrir ça. Ça, c’est la ré-appropriation d’un corps que l’on déteste, que l’on trouve gros, poilu, vulgaire, vieux, laid. Ça, c’est ce qu’une histoire clandestine m’a appris l’été dernier, et que je n’ai pas su partager avec lui alors que nous étions ensemble. J’avais longtemps, auparavant, lutté contre mon corps au nom d’idéaux politiques. J’ai longtemps refusé de m’épiler trop, de vernir mes ongles, de me maquiller chaque jour. J’ai censuré le féminin en moi, comme j’ai censuré mes désirs d’hommes, de femmes, de sexualités plurielles et déviantes.

 

Il m’a posé la question un lundi soir, quatre jours après qu’il ait fermé la porte de l’appartement que j’abandonnais, un sac à dos sur les épaules avec des affaires pour une semaine. La rupture lui a été un électrochoc. Il a reconnu que nous nous étions vautrés dans le quotidien, qu’il s’était laissé aller, physiquement, socialement, et que cela ne lui correspondait pas. Alors, il s’est remis au sport, il a arrêté de boire de l’alcool les soirs où il ne sortait pas, il a abandonné ses vieux t-shirts pour des chemises et a été chez le coiffeur. Ce n’est pas dans le secret espoir de me récupérer qu’il fait tout ça, mais pour se réconcilier avec lui-même et avec des aspirations qu’il avait mises de côté. Et, mon vieux compagnon de route, j’ai bien envie de t’accompagner là-dedans, même si je ne reviendrai pas et que Nous ne seront plus comme avant. 

Le vendredi qui a suivi, nous sommes allés acheter une tondeuse, des bandes de cire, de la crème hydratante, et des affaires de sport. Le samedi matin, je l’ai accompagné courir pour la première fois depuis des années, au jardin du Luxembourg. Il était bien, heureux, fier. La timidité et la peur d’être ridicule avec son gros ventre se ballottant au fil de sa course face à des corps athlétiques, se sont vite effacées. Moi aussi, j’étais heureuse et fière de le voir ainsi. Nous sommes rentrés, avons pris une douche et déjeuné. Puis nous sommes allés dans la salle de bain.

Le corps que j’avais d’abord chéri, puis petit à petit rejeté, se tenait devant moi. Des poils d’homme, longs, bruns, drus, hirsutes. Pour ne pas qu’il souffre trop à l’épilation, il fallait d’abord que je les tonde pour les raccourcir. J’ai mis le sabot à 3 et j’ai commencé par les jambes. Pieds, mollets, genoux, cuisses, fesses, pubis, testicules : il fallait tout explorer et rendre neuf. Nous riions comme deux enfants dans le bac à douche tandis que tombait les poignées de poils. Le désir que j’avais perdu depuis longtemps pour lui n’est pas revenu, mais cela ne le gênait pas, ni moi. Bien sûr, les sensations étaient pleines et entières de son côté et, femme aux cheveux courts, je connais bien le pouvoir envoûtant, sensuel, érotique de la tondeuse. Mais ce « déphasage » n’était pas gênant, ni malaisant. Nous nous accordions le droit d’être différents, de ne pas éprouver les mêmes choses l’un pour l’autre sans que cela soit un drame. C’était léger, simple, simple et léger comme des rires d’enfants. Ventre, torse, épaules, dos, avant-bras. Lorsque nous étions en couple, comment aurais-je pu lui avouer que je n’aimais pas ses poils, qu’ils me gênaient ? Je pensais que ça aurait été contradictoire avec mes idéaux et mes combats féministes. Aujourd’hui, je me rends compte que politiser mon corps comme je l’ai fait ne m’a pas permis de m’émanciper. A chacun et chacune de voir, ceci étant dit.

 

Il a été se regarder dans le miroir, touchait avec excitation sa peau déjà plus douce. Il avait l’impression de retrouver son corps jeune, et cela lui plaisait. Bien dans sa peau. Est-ce vraiment si superficiel qu’on le prétend ?

 

Je suis revenue quelques jours plus tard pour finir le travail. Nous avons bu quelques verres, j’avais un peu peur de lui faire mal. Je l’ai allongé sur un matelas au sol, que j’avais recouvert d’un drap jaune. Là encore, j’ai commencé par les jambes. Il y avait quelque chose d’excitant dans cette manière d’inverser les rôles, quelque chose d’un peu subversif. Il a assez bien supporté la douleur, on faisait des pauses régulièrement. On jouait au blind test en même temps. Quand j’ai fini les jambes, il était fou heureux de caresser ses jambes lisses, son corps embelli. Et je suis heureuse de lui avoir apporté ça, et je suis heureuse d’y retourner bientôt pour terminer ventre, torse, dos. 

 

La période n’est pas très heureuse, cela reste une rupture amoureuse, qui pose plein de questions, qui nous trouble chacun de notre côté. Beaucoup de gens ne comprennent pas notre façon de faire, que nous nous voyions régulièrement, ayons encore envie de partager ces morceaux de vies ensemble, que nous fassions des sorties avec l’homme avec qui je l’ai trompé. Si j’ai envie de partager ce témoignage, c’est justement parce que vivre tout cela remet en question ma conception du couple, des relations amoureuses, des relations amicales, des relations tout courts. Est-ce qu’on ne tient pas là quelque chose pour réinventer nos rapports aux autres ? 

Little Girl Blue

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Hairrari - Voilà la bonne idée!

12 Août 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Hairrari - Voilà la bonne idée!

Elle s'appelle Magdalena Ryczko. Magda plus familièrement et elle est à elle seule tout un symbole. Emigrée de Pologne au pays de la Liberté, elle s'installe à New York et travaille dans un barbershop. Et c'est là, en voyant les difficultés qu'ont certaines femmes aux cheveux courts pour obtenir une coupe de cheveux comme elles aiment, que l'idée lui vient d'ouvrir son propre salon. Un barbershop où personne ne jugerait personne. Rapidement le bouche à oreille fonctionne et le 75% hommes / 25% femmes passe très vite à 50/50. La communauté LGBT en fait le salon le plus queer de New York, qui ne rejette pas pour autant celles et ceux qui n'en feraient pas partie, au contraire. 

La force de Magda est là justement, dans ce mélange des genres, sans parti pris et sans jugement. Bientôt un autre salon s'ouvre, puis un troisième. Le concept est une vraie bonne idée.

Hairrari - Voilà la bonne idée!Hairrari - Voilà la bonne idée!
Hairrari - Voilà la bonne idée!Hairrari - Voilà la bonne idée!

Pourtant ce succès n'était pas prédit. D'autant que le recherche du profit n'est pas le moteur, au départ, mais juste l'envie de partage et le goût de vivre ensemble. Magda transmet, à la fois son savoir faire et sa passion. Elle offre à chacun le moyen de se former, en partant de rien à ce métier de coiffeur. Les prix ne sont pas fixés par le genre du client mais simplement et logiquement par le temps passé à la réalisation, si la coupe est créative ou standard. Ainsi tout le monde trouve son compte dans les barbershops Hairrari de Brooklyn à New York.

Magda, amusée, m'explique que Hairrari c'est comme Ferrari pour les cheveux, puis plus sérieusement me raconte que Ari, dans différentes langues signifie or, comme le soleil, grand oiseau ou encore le meilleur ce qui dans son esprit correspond parfaitement à l'esprit d'Hairrari, demeurer brillant et rester vrai, voler plus haut avec ses rêves... Toute une philosophie.

Photos: NBC & Heather CullumPhotos: NBC & Heather Cullum

Photos: NBC & Heather Cullum

Formation, événements, publicités, Magda ne ménage pas sa peine et les 35 membres de son staff, tous formés par elle, non plus. 

Humour décalé, folie queer, Hairrari rayonne grâce à son esprit positif et son désir de partage. Des salons "barbershop", dédiés totalement aux cheveux courts où, femmes, hommes, lesbiennes, gays, hétéros, trans, cis et même Obiwan Kenobi, aiment se retrouver pour avoir LA coupe de cheveux qui leur plait, sans être jugés ou regardés de travers.

Grâce à Magda! 

Photo: Daisy Chen @daischen

Photo: Daisy Chen @daischen

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Poids et mesures

7 Août 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

8/9 sur l'échelle de Jeaneg

8/9 sur l'échelle de Jeaneg

Tant qu'à classer les choses, à faire des statistiques et tout mesurer, je me suis dit qu'il fallait que je laisse moi aussi, une empreinte dans le monde la Science. Dans le domaine qui m'intéresse j'ai donc créé une échelle de mesure qui permet de classer les cheveux courts selon un critère de longueur. Oui parce qu'il faut bien partir de quelque chose pour arriver... nulle part. Bon bref!

Alors donc le point de départ est une coupe au carré au dessus des épaules. C'est à partir de là qu'on peut considérer que les cheveux sont "courts" ( oui je sais, pas pour tout le monde ). Cette coupe au dessus des épaules est graduée 0/1. Etape suivante, le carré court, nuque dégagée serait gradué 2/3, la coupe "garçonne", les oreilles dégagées est graduée 4/5, puis les côtés et la nuque très dégagés avec du volume dessus serait gradué 6/7, la même un peu plus court, 8 et enfin les cheveux tondus uniformément 9 et rasés, 10.

Récapitulons:         

 

 

 

 

Niveau 0/1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 2/3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 4/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 6/7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 9/10

 

 

 

 

 

 

 

 

En toute simplicité j'ai donc baptisé cette échelle, échelle de Jeaneg. Bien sûr je compte faire état de mes travaux auprès de l'Académie des Sciences et ainsi participer dans la mesure de mes modestes moyens au progrès de l'Humanité.

Amen

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Tout compris

29 Juillet 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

Agata Descroix, correspondante permanente et universelle des Femmes aux cheveux courts est une personne positive. Et en tant que telle, son message est extrêmement clair: "Vous êtes androgyne? Quelle chance! Pourquoi s'enfermer dans des catégories quand on peut être multiple?"

Avec la complicité de son amie Zu Reyes, elle invite, par cette vidéo à ne s'imposer aucune limite et à n'avoir de style que celui de ses envies. Pas bête hein?

Mais il y a mieux encore! Suivez Agata sur son site Be Strong Stay Kind, elle a encore plein de choses à nous dire...

Tout compris

Agata Descroix @agatacruz

Be Strong, Stay Kind bestrongstaykind.com

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Sans peur et sans remords

3 Juillet 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Photos: @sophiabackpack

Photos: @sophiabackpack

Il arrive que parfois, même les jeunes femmes aux cheveux courts les plus convaincues et les plus emblématiques, hésitent, s'interrogent et tâtonnent dans la recherche du style à adopter. 

Méli a sans aucun doute une certaine "notoriété" sur les réseaux sociaux. On peut dire ça quand on a plus de 40K followers sur son compte Instagram. Toujours attentive à son image, elle pose fréquemment pour les photographes qui aiment son style androgyne bien affirmé. Mais comme tout un chacun, elle aime bien changer de temps en temps et si ses cheveux sont toujours coupés très courts, il y a tout de même des variations qui font souvent une grande  différence. 

Dernière coupe chez District Barbers, à Cologne en Allemagne, là où elle vit. Et grande hésitation, pour savoir si, cet été, les vacances, elle adoptait une coupe plus courte encore, dessus et devant, tout en accentuant le "skinfade" dont elle a maintenant l'habitude depuis longtemps... Le rendez vous est pris et les dés sont jetés.

C'est toujours difficile d'avoir en photo le modèle exact de la coiffure qu'on veut adopter. Une photo montre bien comme on aimerait avoir le dessus, une autre montre parfaitement le coiffage qu'on désir, une troisième pourrait illustrer la manière dont on veut avoir les côtés et la nuque rasés... mais difficile d'avoir les trois sur le même cliché. D'ailleurs Méli n'est pas du genre à copier le style des autres, ce serait même plutôt l'inverse voyez vous. Alors elle s'en remet au coiffeur, pour faire la synthèse et réaliser la coupe qui combine tous ses souhaits.

@sophiabackpack

Mais en sortant, elle reste critique. Elle a le sentiment que ceci n'est pas tout à fait comme elle le voulait, ou cela un peu trop par rapport à son envie. C'est une vraie crainte quand on est attaché à avoir une coupe de cheveux toujours remarquable. Il faut le regard des autres pour se rassurer et entendre les compliments pour finalement croire que cette coupe, un peu radicale pour elle, est parfaitement stupéfiante et stylée, bien à son image et idéale pour un été brûlant.

 

Méli Rezeg

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Une nouvelle sensualité

19 Juin 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses, #Divers & variés

Photo: Luo Yang

Photo: Luo Yang

Dans son exploration de la féminité réinventée par la femme chinoise, la photographe Luo Yang s'est arrêtée sur ce couple. Au-delà de la rébellion, qui par de nombreux moyens, cherchent à briser le carcan de cette image patriarcale de la femme, il n'y a pas seulement un militantisme, assez répandu finalement, dans la tonte de ses cheveux. Cela prend une dimension nouvelle lorsque la femme s'en remet à une autre personne pour le faire et encore davantage si le niveau d'intimité avec cette personne leur permet d'être nus, l'un et l'autre. 

Il y a soudain une sensualité, étrange et fascinante autour de ce couple. Et paradoxalement cela revêt la même tonalité érotique que ces vieilles estampes qui montraient la femme se faisant coiffer, une longue chevelure noire lissée par le peigne que tenait son amant... Ici pourtant c'est l'inverse, totalement et ce corps nu cherche à l'être davantage. Mais les peaux se frôlent, les mains se touchent et personne ne peut être insensible à ces caresses attentives sur le crâne rond, sur la nuque, lorsque la paume vient à la suite des lames de la tondeuse, mesurer l'ouvrage ou chasser quelques miettes de cheveux restées là.

Elle s'en remet à lui, pose les mains sur son sexe, qui frémit peut être, ils érotisent l'instant comme s'il s'agissait de préliminaires. Il peaufine l'étendard qu'elle va porter, montrant sa tête nue et féminine au-delà de l'image elle devient entre ses mains, la quintessence même de la féminité.

 

Photos: Luo Yang

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Shaggy

9 Juin 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Photo: Jane Fonda dans Klute

Photo: Jane Fonda dans Klute

Evidemment, quand ça existe déjà, à chaque fois on pense que ça existe depuis toujours... En réalité, c'est Jane Fonda ou plutôt son coiffeur du moment qui a "inventé" ce style "shag" devenu célèbre avec son rôle dans le film Klute de Alan J. Pakula en 1971. Shag est le diminutif ( jeu de mot ) du mot shaggy qui signifie hirsute, en bataille. Du jamais vu à l'époque, court dessus, plus long sur les côtés et derrière, le contre-pied total.

Là où c'est intéressant, c'est lorsque Jane Fonda elle même raconte les conséquences que cela a eut:

"I had just finished filming The She speaks of the experience: Shoot Horses, Don’t They? in New York when I made my way to Vadim’s hair stylist in the Village, Paul McGregor. Hair had ruled me for many years. Perhaps I used it to hide behind. The men in my life liked it long and blond, and I had been a blonde for so long that I didn’t even know what my own color actually was. I simply said to Paul McGregor, ‘Do something’ and he did. It was the haircut that became famous in Klute, the shag, and he dyed my hair darker, like what it really was. I didn’t look as if I were trying to imitate Vadim’s other wives anymore [he had been married twice before, to blond bombshells Brigitte Bardotand Annette Vadim]. I looked like me! I knew right away that I could do life differently with this hair. Vadim sensed immediately that my cutting my hair was the first volley in my move for independence, though he did little more than grumble about it.”  

Ce qui veut dire en substance: "... les cheveux ont gouvernés ma vie durant des années. Peut être même que je me cachais derrière. Les hommes dans ma vie les ont toujours aimés longs et blond et j'avais été blonde depuis si longtemps que je ne souvenais même pas de leur couleur naturelle. J'au juste dit à Paul McGregor ( le coiffeur ) " fais quelque chose " et il l'a fait. C'était la coupe de cheveux qui est devenue célèbre dans Klute, le shag... Je n'avais plus l'air d'imiter les autres femmes de Vadim ( son mari )  - il avait été marié 2 fois auparavant, à des bombes blondes comme Brigitte Bardot et Anette Vadim - Je ressemblais à moi même! J'ai tout de suite su que je pourrais faire ma vie avec cette coupe. Vadim l'a senti aussi, immédiatement, que cette coupe de cheveux était la première étape vers mon indépendance, mais il n'a fait que grogner à ce sujet..."  

Et de l'indépendance, à partir de là, on peut dire que Jane Fonda en a eut

Shaggy

Depuis le style est resté, remis à l'honneur avec le top Freja Beha Erichsen 

Le "shag", une sorte de conquête de l'indépendance... mine de rien.

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Avant Ripley et Furiosa

5 Juin 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

Avant Ripley et Furiosa

C'est toujours une performance, pour une actrice, de "casser" son image. Une performance pas toujours appréciée à sa juste valeur.... On doit bien avouer, que les plus récentes sont saluées avec enthousiasme et suscitent le respect, quand elles ne provoquent pas de récompenses. (presque) Tout le monde se souvient de Sigourney Weaver, plus badass que jamais dans le rôle du Lt Ripley, la tête rasée, dans Alien3 et plus récemment Charlize Theron en Furiosa fraichement tondue dans Mad Max

Avant Ripley et FuriosaAvant Ripley et Furiosa

Pourtant l'exercice n'est pas nouveau. Persis Khambatta, une actrice indienne avait suscité une certaine émotion en acceptant qu'on rase ses cheveux longs pour incarner, là aussi, un personnage de Science Fiction dans le tout premier Star Trek au cinéma.

Mais, bien avant tout cela et loin des scénarii futuristes il y a eu "Cinq femmes marquées"!

Autre époque, autre histoire. Et là, on ne peut pas vraiment dire que le sacrifice des actrices, pourtant célèbres déjà pour la plupart, Vera Miles, Jeanne Moreau, Carla Gravina, Barbara Bel Geddes et surtout Silvana Mangano, ait propulsé tout ce beau monde en couverture des magazines. Au contraire, à cette époque ( 1960 ) cette "boule à zéro" ouvrait une parenthèse dans la carrière de chacune, obligée de patienter le temps que leurs cheveux repoussent raisonnablement, avant de se voir proposés d'autres rôles. 

Pourtant, à part Jeanne Moreau ( si mes sources sont exactes ), aucune n'a refusé de se laisser tondre pour ce film qui revient sur une période tragique de la Seconde Guerre Mondiale où cinq femmes sont "punies" par les Résistants locaux, pour avoir, chacune à sa façon, cédé aux charmes de l'occupant. Bannies, elles vont trouver la rédemption dans le Maquis, en se battant contre les allemands. Pas récompenses cependant pour ce film, ni pour les actrices, sinon un chèque peut être plus substantiel pour compenser la perte de leur chevelure. Et pourtant cette performance là est bien plus audacieuse au regard de l'époque à laquelle elle eut lieu.

Cinq femmes marquées

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Une soirée "coupes de cheveux"

31 Mai 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Une soirée "coupes de cheveux"

C'était la première fois. L'idée avait germé d'installer parmi nous un fauteuil de barbier et d'inviter un coiffeur pour une soirée d'Apéro des Femmes Aux Cheveux Courts. Bien sûr, Régine notre coiffeuse attitrée était là, mais comme nous étions à Lyon, le soutien et la logistique était assurés par Le Baronet Noir Barber et Imran officiait avec talent.

Et finalement cette soirée est vite devenue une soirée "coupe de cheveux" où chacun.e n'aurait pas laissé passer l'occasion d'une belle coupe entre copines, bière à la main et rigolade assurée.

Une soirée "coupes de cheveux"Une soirée "coupes de cheveux"
Une soirée "coupes de cheveux"Une soirée "coupes de cheveux"
Une soirée "coupes de cheveux"Une soirée "coupes de cheveux"

C'était une ambiance étonnante. Tout le monde était heureux de se retrouver, de se rencontrer, de se découvrir, mais tout tournait malgré tout autour de ce siège de coiffeur où sans aucune hésitation, toutes et tous se sont livrés aux mains expertes qui savent ce que cheveux courts signifie.

Une soirée "coupes de cheveux"Une soirée "coupes de cheveux"
Une soirée "coupes de cheveux"Une soirée "coupes de cheveux"

Et tout compte fait, s'était une bien riche idée que d'inviter toutes celles ( et même ceux ) qui étaient là, à passer sous la tondeuse, en guise de communion, pour se retrouver au meilleur d'elles mêmes, revigorées et enthousiastes...

Photos: Beli Klein

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