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Publié le 7 Juillet 2017

C'est peut être un phénomène de saison? La chaleur est souvent prétexte à certaines coupes plus radicales... On coupe, on tond, on rase même. Comme un courant de folie, les médias en rajoutent aussi, se faisant l'écho de la singularité de certaines, connues ou moins connues, actrices, chanteuses, mannequins...

Les plus hardies montrent le chemin. La plus part ont déjà les cheveux courts d'ailleurs. Parfois le langage aide à "s'ambiancer", comme pour s'exciter davantage, chaque passage chez le coiffeur est l'occasion d'annoncer qu'elles vont "passer à la tondeuse". Quelque chose d'étrange les fait vibrer.

Et puis arrive ce moment que tous prennent pour de la folie et qui n'en est pourtant pas. Une envie qui souvent vient de loin. C'est l'été, les vacances, il fait chaud et il n'y a pas d'obligations pendant quelques semaines... alors... "On rase tout!" C'est ce qu'elles s'entendent dire, face à elles mêmes, chez le coiffeur. Et la coupe se fait, comme d'habitude au début, jusqu'au moment où la tondeuse se pose sur le front. Cette vibration là est nouvelle, jamais ressentie sur le sommet du crâne. Comme une douce griffure, les dents du sabot de plastic sillonne le cuir chevelu et la physionomie change, tellement qu'on se découvre encore, nouvelle, même si on était habitué aux cheveux courts. C'est excitant comme faire une bêtise, amusant aussi. Et puis le dernier coup de tondeuse donné, le coup de brosse passé, il faut toucher, pour bien réaliser et jouir de cette sensation nouvelle. "Eh bien voilà, c'est fait" se dit-elle, un peu apeurée, mais tellement fière.

Photo: Ana Misetic

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 6 Juillet 2017

Comme une carte postale

Ça fait longtemps que je connais Emilie. Si aujourd'hui elle a quitté ma grande ville du Sud et qu'on se voit moins fréquemment, elle ne manque cependant jamais de faire un petit signe et de me raconter ses dernières aventures. C'était le cas hier... un peu comme une carte postale de vacances...

" Coucou! je voulais te faire part de mon expérience d'aujourd'hui. J'ai été me faire couper les cheveux à Echirolles parce que je suis dans ma famille ces jours-ci. 

Le temps d'un instant j'ai voulu retrouver une bonne sensation ( celle de la tondeuse bien sûr ) et surprise! Je me présente dans un petit barbershop masculin et il accepte de me prendre. 

J'ai attendu un peu parce que c'était sans rendez vous et il y avait 5 personnes devant moi. Quand mon tour est arrivé, je me suis retrouvée sur le fauteuil, il a mis la tondeuse en marche... et c'était parti!

Et là, il coupe, coupe et coupe pendant 40 minutes mes cheveux qui avaient vraiment trop poussés. Enfin arrive le moment de voir le résultat... J'ADORE! A la vue, au toucher, tout me plait. Mais ce n'est pas tout. Au moment de payer, avec simplicité et gentillesse il me dit: 10€. C'est pas beau ça?"

Franchement, ça fait plaisir de voir que parfois, les choses sont idéales pour les femmes aux cheveux courts. 

Merci Emilie @miloupetitloup

Merci aussi à Michel Coiffure, barbershop à Echirolles ( 38 )

 

Comme une carte postale

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 21 Juin 2017

Photo: ©jeaneg

Photo: ©jeaneg

Bon cette fois ça rigole plus! 

Toutes les lectrices et tous les lecteurs assidu(e)s de ces pages savent qui est Régine "The Barber" à Montpellier et beaucoup connaissent son salon. 

Aujourd'hui, ce salon tellement vintage qu'il en est kitch, a besoin de nous! Dans cette grande ville du Sud, si chaleureuse, jeune et vivante, diverse et tolérante, le salon que vient de reprendre Régine est le seul authentiquement "old school" de la ville et tout autant que le savoir faire de la coiffeuse, c'est aussi son ambiance qui attire ici toutes les générations, filles et garçons, qui aiment les cheveux courts. 

Alors, si la banque est ok pour financer le rachat, il faut tout de même que nous rajoutions notre obole pour que le projet soit totalement achevé. 

C'est pourquoi Les Femmes Aux Cheveux Courts soutien le projet "Ma mère va me tuer" et vous invite à le découvrir ici https://fr.ulule.com/grivelet/ et à participer, dans la mesure de vos moyens, à sa réalisation.

Le temps de se retourner est nous serons en septembre pour la crémaillère, tous invités à fêter sa réussite.

Mais en attendant, il nous reste 45 jours pour faire grimper le compteur et permettre à notre "barber" de peaufiner ce merveilleux salon qu'on aime tant.

Ma mère va me tuer sur Ulule

et sa page Facebook

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 19 Juin 2017

Photo: Simona Donato

Photo: Simona Donato

Elle a couru, intelligemment, avec ses soeurs pour attraper une proie, qu'elles ont dévoré, partageant avec le reste de la bande, les petits, le mâle... Rassasiée, elle a léché le museau rougi des petits pour que les mouches ne les assaillent pas et puis elle a entrainé toute la bande à l'ombre d'un acacia et là elle ne dort que d'un oeil. La lionne est peut être moins imposante que le "roi", mais sans elle, rien ne se fait.

Ma savane n'a sans doute pas le même violence ni la même cruauté, mais je vois, souvent, des lionnes, seules ou en bande, qui affrontent leur quotidien, chasse, nourrissent et élèvent leurs petits. Elles aussi je les vois, des fois, écrasées de chaleur, profiter d'un répit et laisser le soleil tanner leur corps félin.

Mes lionnes ont l'assurance et l'audace des fauves et chacun compte sur elles sans jamais les flatter... Et au cas où tous ne l'aient pas remarqués, elles ont le poil court.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 14 Juin 2017

Photo: ©jeaneg

Photo: ©jeaneg

C'est une femme aux cheveux courts, mais pas vraiment dans le style de celles qui habituellement apparaissent sur ces pages. Pourtant, il ne faut jamais s'arrêter à une apparence. L'occasion était là, il fallait aller à la rencontre de Lauren.

Lauren est américaine, naissance à L.A, vie à L.A, travail à L.A, connait tout le monde à L.A. Si si... Normal, il y a du beau monde qui défile dans son studio de tatouage. " Madison Paige?.. Terra Juana?... Oui ce sont des potes à moi!... Isabela Gasser? Ah ben oui, on était ensemble il y a 3 jours... qu'est-ce qu'on s'est marrées!" Autant vous le dire: Lauren est "soooo famous!"

 

A la rencontre de Lauren

Question tatouage, elle même ne sait plus combien elle en a et il est difficile de trouver un endroit visible de son corps qui ne soit pas encré. C'est presque la moindre des choses pour une tatoueuse. Question coupe de cheveux, une fois le premier coup de ciseaux donné dans sa longue chevelure de jeune fille, là aussi ça était l'escalade. Couleurs et styles se sont succédés durant ces dernières années, comme s'il y avait du temps à rattraper. Elle a gardé le naturel de son enfance de tomboy, c'est juste que son style s'est mis petit à petit en adéquation avec son caractère. 

A la rencontre de Lauren

Pour son premier tour en Europe, Lauren ne s'économise pas: Danemark, Espagne, Suisse, France, Allemagne... En un mois - le temps réglementaire entre deux coupes de cheveux - elle sera partie retrouver ses amies, de place en place, laissant parfois le hasard, comme cette rencontre avec Les Femmes Aux Cheveux Courts, guider ses pas. Simplicité, nonchalance, gentillesse, curiosité, échange... Assurément une belle rencontre.

A la rencontre de Lauren

Vous voulez en savoir davantage  sur Lauren?

Son Instagram

Son site Internet

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés, #Portrait

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Publié le 13 Juin 2017

Hana Ben Abdessalem pour Lancôme

Hana Ben Abdessalem pour Lancôme

Beaucoup, parmi celles qui lisent ce blog, se reconnaissent souvent dans les articles qui parlent d'expériences personnelles. Le récit de Rahma ne fera pas exception. Sauf que là, il s'agit d'une jeune tunisienne et on comprend qu'il y a, en plus, une pression toute particulière en arrière plan... Je vous le livre, tel quel...

Mon histoire avec les cheveux courts remonte à ma toute petite enfance lorsque ma mère m'emmenait avec elle chez son coiffeur pour me faire couper les cheveux très courts.
À l'époque je détestais ça , pour moi les coupes courtes c'était pour les garçons et les dames âgées , moi je rêvais d'avoir de beaux cheveux longs comme toutes mes copines. Mes rendez-vous chez le coiffeur se soldaient donc généralement par des cris et des pleures .Mais ma mère insistait tout de même , certainement pour le côté pratique.


On peut remarquer ici l'influence de la société et des critères de beauté sur la petite fille que j'étais. Je finis donc, vers l'âge de huit ans, par me laisser pousser les cheveux.
j'entrai alors dans ma phase de cheveux longs qui durera près de 11 ans
Les premières années ça me plaisait ,j'entrais dans la case que la société m'avait assignée. Puis vint l'adolescence et avoir les cheveux longs ne suffisait plus pour être dans cette case ; il fallait me lisser les cheveux moi qui les portais bouclés il fallait plus toujours plus.
C'est là que j'ai commencé à m'interroger sur le sens de tout ça. Pourquoi me compliquerais-je la vie pour des futilités pareils.pourquoi la beauté s'arrêterait-elle sur des cultes tels que les cheveux longs ou la peau blanche.


Petit à petit j'ai commencé à m'éloigner de ces idées reçues, j'ai commencé à voir la beauté un peu partout autour de moi, là où la plupart des gens qui m'entouraient ne la voyait pas.
Et il y'a maintenant 2 ou 3ans je suis tombée sur les photos de ma mère les cheveux courts . Dans ces clichés elle avait une vaingtaine d'années  et je fus frappée par la beauté de cette femme brune aux traits si jolis toute jeune toute fraîche qui assumait si fièrement cette coupe que les gens qualifient de masculine mais qui sur le coup , à mes yeux  était ce qu'il y'avait de plus féminin.


C'est là que j'ai commencé à m'intéresser aux coupes courtes et à leur fragilité mélée de révolte et d'insoumission . Il y a chez les femmes aux cheveux courts quelque chose qui m'émeut  qui me procure une sympathie spontanée à leur égard. C'est absurde de dire ça car comme le dit Henry David Thoreau "la valeur d'un homme n'est pas dans sa peau pour que nous le touchions " mais la beauté n'est elle pas subjective ? Ça nous exempte donc de toute explication rationnelle.
Je pris alors la décision ferme de les couper et d'assumer cette beauté qui m'a été  étrangère pendant toute mon enfance tant j'étais aveuglée par l'opinion des autres. Après le Baccalauréat, me suis-je dit, je le fais.


Je fixai mon rendez-vous pour le samedi 30 juillet 2016. Que dire de ce que j'ai ressenti...
C'était un parfait mélange de peur , d'anxiété d'excitation mais surtout de curiosité. 
C'était vraiment ça le plus fort : la curiosité, celle d'expérimenter cette nouvelle vie et de remplacer , L'image de soi par une autre qui nous est totalement inconnue. 
Lorsque je me suis assise devant le mirroir et que le coiffeur à passé ses doigts dans ma chevelure en me demandant ce que je voulais j'ai souris de tout mon coeur, fière de cette audace qui ne m'a pas fait défaut et qui a réussit malgré tout à m'amener jusqu'à ce fauteuil " couper tout s'il vous plaît " ai-je dis  "vous voulez dire une coupe à la garçonne?" " oui c'est cela " rétorquais-je 
Je ne garde pas beaucoup d'images de ce moment tant l'adrénaline me brouilla les sens.  J'ai juste cette image de mèches qui tombent gracilement sur le sol et ce bruit de ciseaux qui se rapproche  de plus en plus de mon cuir chevelu jusqu'à le frôler dans une douce caresse métallique. C'était tout frais, tout  léger ! 
C'était un moment de pure plaisir, de pure féminité.
Lorsque le coiffeur s'arrêta, mon premier geste fut de passer le bout de mes doigts sur ma nuque dénudée. C'était nouveau. C'était magnifique. 

 

Encore maintenant je me surprend à refaire ce geste , parfois même en public, c'est assez bête et gênant. La seule question que je me posais alors c'était : pourquoi pas avant ? Pourquoi tout ce temps perdu ? 
Peut être parce que toute forme de beauté nouvelle et moderne est le fruit d'un travail personnel et que certaines âmes y sont plus sensibles que d'autres.
Parmi les choses bizarres aussi qui m'arrivent souvent c'est lorsque je me trouve avec une bande d'amis ou juste d'inconnus et où j'ai les cheveux encore plus courts que ceux des garçons présents. Ça me fait rigoler surtout lorsqu'ils sont misogynes...

 

Rahma M.
 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre, #Divers & variés

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Publié le 10 Juin 2017

Délice et volupté

Il faut être femme aux cheveux courts pour connaître cette secrète volupté, alors que le quidam à l'oeil blasé ne devine rien et s'étonne même d'entendre que ces cheveux déjà très (trop? ) courts réclament une coupe.

Elle, est impatiente à la promesse de retrouver cette délicate sensation et de s'abandonner aux mains expertes de celle ou celui qui va lui redonner les clés de ces délices secrets.

Délice et voluptéDélice et volupté

Personne ne sait... personne ne dit. Pourtant ces quelques gestes, mesurés, précis, techniques même, comme le battement d'aile du papillon à l'autre bout de la Terre qui va provoquer ici un ouragan, déclenchent une onde d'émotions insoupçonnées. Ce n'est rien d'autre que la cruelle caresse des lames d'aciers aux dents acérées sur la nuque qui dévoile son architecture à mesure que la peau se découvre. 

Délice et voluptéDélice et volupté

Le métal a la tiédeur d'une caresse et la brutalité de la faux qui moissonne et les vibrations emplissent les oreilles de ce ronronnement qui pourrait agacer et qui pourtant excite. Le geste est appliqué, minutieux. Il faut pencher la tête et puisqu'on ne peut voir, fermer les yeux pour ressentir l'étrange plaisir qui depuis la nuque envahit le corps tout entier. Et lorsque la tondeuse a terminé sa partition, la caresse est nouvelle, celle du peigne, plus doux, sur lequel les lames des ciseaux claquent frénétiquement. 

Délice et voluptéDélice et volupté

Au fur et à mesure l'esprit s'échauffe et le coiffeur, peut être malgré lui, devient complice de ce crime de volupté lorsque son soucis de perfection lui fait caresser de la main cette toison désormais rase qui se laisse fouler par sa main et se redresse tout aussitôt, comme la fourrure d'un chat, drue et soyeuse. Et puis, la coupe achevée, vient le moment délicieux, où de sa propre main elle va mesurer avec satisfaction toute la finesse de sa nuque enfin rasée dans un imperceptible soupir de plaisir...

Délice et volupté

Captures extraites de la vidéo d'Adam Ciaccia. A voir ici

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 20 Mai 2017

Photo: Yana Bardadim

Photo: Yana Bardadim

Il était une fois.... Karolina que tout le monde appelle Cléo, une jeune femme qui vit en Pologne. Comme Cléo est bien jolie, elle agrémente sa vie d'étudiante en posant pour quelques photographes et finit par en trouver un qui lui plait bien. 

Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Fin...

Non j'déconne!

Donc Cléo est jolie, un regard qui "accroche", des traits délicats, grande et mince, ses cheveux longs et châtains tombant sur les épaules. Mais un jour, parlant de tout et de rien avec son boyfriend, elle s'interroge à voix haute:" Je me demande à quoi je pourrais ressembler avec les cheveux courts...?" Ni une ni deux... ni trois ni quatre d'ailleurs, son petit ami bondit sur son ordinateur et en quelques clics de Photoshop sort une photo avec la belle ratiboisée. Troublant... très troublant. Et amusant. Comme le montage est plutôt réussi, la jeune femme le poste sur son Instagram.

Cléo CwiekLe lendemain, les réactions sont nombreuses...et élogieuses. Alors l'idée un peu folle qui lui trottait dans la tête prend finalement corps et bascule dans la réalité, Cléo va se faire tondre!

Et comme elle est charitable, elle en profite pour faire don de sa chevelure à Locks of Love, une association nord américaine qui aide les enfants malades. D'une pierre, deux coups.

Inutile de dire que la transformation propulse la jeune Cléo sur tous les podiums à travers le monde et bouleverse considérablement sa vie.

Moralité: les idées folles ne le sont pas toujours autant qu'on l'imagine, tant qu'on ne les a pas concrétisées. 

 

Modèle: Cleo Cwiek

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Divers & variés, #Portrait

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Publié le 3 Mai 2017

Photo: Peter Basch

Photo: Peter Basch

Je t'ai rencontrée par hasard,
Ici, ailleurs ou autre part,
Il se peut que tu t'en souviennes.
Sans se connaître on s'est aimés,
Et même si ce n'est pas vrai,
Il faut croire à l'histoire ancienne.
Je t'ai donné ce que j'avais
De quoi chanter, de quoi rêver.
Et tu croyais en ma bohème,
Mais si tu pensais à vingt ans
Qu'on peut vivre de l'air du temps,
Ton point de vue n'est plus le même.

Cette fameuse fin du mois
Qui depuis qu'on est toi et moi,
Nous revient sept fois par semaine
Et nos soirées sans cinéma,
Et mon succès qui ne vient pas,
Et notre pitance incertaine.
Tu vois je n'ai rien oublié
Dans ce bilan triste à pleurer
Qui constate notre faillite.
" Il te reste encore de beaux jours
Profites-en mon pauvre amour,
Les belles années passent vite."

Et maintenant tu vas partir,
Tous les deux nous allons vieillir
Chacun pour soi, comme c'est triste.
Tu peux remporter le phono,
Moi je conserve le piano,
Je continue ma vie d'artiste.
Plus tard sans trop savoir pourquoi
Un étranger, un maladroit,
Lisant mon nom sur une affiche
Te parlera de mes succès,
Mais un peu triste toi qui sais
" Tu lui diras que je m'en fiche...
que je m'en fiche..."

Texte: Léo Ferré

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Divers & variés

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Publié le 13 Avril 2017

C'est déjà ça

Je sais bien que, rue d'Belleville,
Rien n'est fait pour moi,
Mais je suis dans une belle ville :
C'est déjà ça.
Si loin de mes antilopes,
Je marche tout bas.
Marcher dans une ville d'Europe,
C'est déjà ça.


Oh, oh, oh, et je rêve
Que Soudan, mon pays, soudain, se soulève...
Oh, oh,
Rêver, c'est déjà ça, c'est déjà ça.

 

Y a un sac de plastique vert
Au bout de mon bras.
Dans mon sac vert, il y a de l'air :
C'est déjà ça.
Quand je danse en marchant
Dans ces djellabas,
Ça fait sourire les passants :
C'est déjà ça.

 

Déjà...
Pour vouloir la belle musique,
Soudan, mon Soudan,
Pour un air démocratique,
On t'casse les dents.
Pour vouloir le monde parlé,
Soudan, mon Soudan,
Celui d'la parole échangée,
On t'casse les dents.

 

Je suis assis rue d'Belleville
Au milieu d'une foule,
Et là, le temps, hémophile
Coule.

Photo: Nykhor Paul @nykhor

Texte: L. Voulzy

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses, #Divers & variés

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