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Les Affranchies

divers & varies

L'âge de raison

28 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

... and so on
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Voyons les choses objectivement, cela ne sert à rien de se mentir. Demain, le blog aura 7 ans! Un âge semble-t-il canonique pour un blog dont ne sait pas toujours bien définir la catégorie. Humeur, lifestyle, santé-beauté... M'enfin je le confesse volontiers, ça me va bien de n'entrer dans aucune case en fait.

7 ans c'est l'âge de raison disent depuis toujours les pédiatres. Il doit bien y avoir une raison à cela... C'est aussi l'âge où le mariage commence à tanguer, celui des remises en questions, des hésitations, des bilans.

Depuis tout ce temps, chaque jour ou presque, j'ai eu besoin de m'installer devant cette page blanche, pour raconter une histoire, tracer un portrait, livrer un sentiment. Tout ça pour quoi finalement? Dès le départ je me suis dit que ce ne serait pas un blog personnel, pas un carnet intime, mais en réalité, je me suis davantage mis à nu ici que je ne l'aurais fait en me confessant dans un journal. C'était ça ma thérapie, laisser déborder mes sentiments, jusqu'à ce qu'ils remplissent des pages et des pages. Oh je sais bien! Si aujourd'hui elles ont été vues par près d'un million de visiteurs, c'est surtout parce qu'elles étaient illustrées de belles images où les photos de belles personnes rencontrées. Qu'importe... pour ma part, l'écriture était essentielle et la qualité de celles qui l'ont compris, me rassure davantage que la quantité de ceux qui l'ont négligé.

Ainsi le voilà doué de raison ce blog des femmes aux cheveux courts qui m'a servit à ne plus avoir peur de mes propres sentiments, à laisser transpirer ma sensibilité et retrouver une partie du féminin qui est en moi. Cela m'a beaucoup plu de parler de ma dilection pour les cheveux courts, de raconter l'émotion que me procurait la vue d'une jolie nuque de femme, d'exprimer ma satisfaction à voir en celles qui se coupent les cheveux comme le feraient les garçons, des parts égales de moi même, complices idéales. Tout cela n'était que futilité, je le sais bien. Pourtant cela a fait écho, chez les unes, chez les autres et petit à petit, je me suis trouvé à parler ici, de genre, d'égalité, d'androgynie, autrement qu'en simple badaud...

Mais je ne suis qu'un farceur, un hâbleur, un bonimenteur qui prétexte les grandes causes pour ne satisfaire que son plaisir... Peut être? Pourtant j'ai rencontré de belles personnes, qui ont bien vu en moi un humain plutôt qu'un égoïste. Et là où je n'avais besoin de personne, auparavant, pour laisser déborder mes sentiments, mes humeurs, mes émotions, voilà que j'ai besoin maintenant de ces regards, de ces sourires.

Il est temps alors pour autre chose. Je ne sais pas encore quoi. Une formule différente... Mais est ce que j'en suis capable? J'aurais sinon, arrivé à cet âge de raison, le sentiment de tourner en rond, d'avoir déjà dit tout ce que j'avais à dire?

Alors je m'en remet à vous, vous qui lisez ici tout ce qui me passe par la tête. A vous de me dire s'il faut continuer et comment, peut être ne rien changer, ou parler d'autres choses...

« Moi, tout ce que je fais, je le fais pour rien ; on dirait qu’on me vole les suites de mes actes ; tout se passe comme si je pouvais toujours reprendre mes coups. Je ne sais pas ce que je donnerais pour faire un acte irrémédiable. » Jean Paul Sartre - L'âge de raison - 1945

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Julie dans Paris

23 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés, #Portrait

Photo: Julie

Photo: Julie

Julie c'est une aventurière, une vraie, de celles qui n'ont pas peur de grand chose. Une voyageuse, une exploratrice, qui aime aller au contact des autres, découvrir, oser...

Tous ceux qui la connaissent vous le diront, elle a un tempérament de feu. Le genre de femme aux cheveux courts qui supporte difficilement l'approximatif et dont le style est rarement pris en défaut.

Pourtant, aux premiers jours de 2015 lorsqu'elle a débarqué à Montpellier, Julie, si elle avait évidemment les cheveux courts, était plutôt dans le banal et le tout-venant, "tomboy next door" quoi!

Alors il y a eu Régine, d'abord. Puis Alana Lucia chez Blind Barber à Los Angeles, puis à nouveau Régine et très naturellement lui est venu le goût totalement assumé pour la coupe skinfade aux tempes bien rasées.

Cependant, installée pour un temps aux abords de Paris, il a fallu trouver la bonne adresse, le coiffeur ou la coiffeuse, capable de maintenir le style à ce niveau de perfection. Mais avec la barre placée déjà si haut, les premières expériences furent décevantes... Jusqu'à ce que Julie rencontre Guillaume.

 

Entre boulot, soirées avec les amis et préparation de voyage, elle n'avait pas vraiment réussi a trouver un vrai spécialiste des cheveux courts à un prix abordable.

Comme plusieurs de mes amies, Lise, Aurèlie, Lucie, Auriane... sur mon conseil, étaient parties à la rencontre de Guillaume Brindejonc, ce fut assurément lui que je recommandais à Julie, et...

Bingo!

L'enthousiasme des commentaires pour exprimer sa satisfaction faisait plaisir à entendre. " Ce mec est un dieu de la tondeuse!" Et non seulement la coupe était parfaite, mais en plus le "type" était un mec bien.

Photos: Julie Photos: Julie
Photos: Julie Photos: Julie

Photos: Julie

Ainsi, après quelques pérégrinations dans Paris et la banlieue à la recherche de celui qui allait mettre en valeur sa beauté atypique en exacerbant son style avec une coupe parfaite, Julie avait enfin trouvé son bonheur.

 

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La madone

16 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

Photo: Kevin Luchmun

Photo: Kevin Luchmun

Vous m'avez donné, Madame,
Un étrange chapelet
Qui m'a pris le coeur et l'âme
Comme un agile filet !

Où sont mes goûts de naguère ?
On me disait libertin !
Aujourd'hui je n'ai plus guère
Que des soifs de sacristain.

Je me prosterne et je prie,
Chaque jour à deux genoux,
La bonne Vierge Marie
Qui, d'en Haut, veille sur nous

 

Je récite l'Angelus,
Brûlant d'une ardeur nouvelle !...
Mais ne vous étonnez plus...
Mon secret - je le révèle !

Au fond du ciel étoilé
La Vierge m'est apparue
Découvrant son front, voilé
Par un grand manteau de nue !

J'ai cru... N'ai-je point rêvé ?
Oui j'ai cru... Dieu me pardonne !
En bredouillant mes
Ave
Que c'était vous la Madone.

 

La madone - Guy de Maupassant

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Mon coiffeur, ce héros!

11 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

Mon coiffeur, ce héros!

Rien ne pouvait laisser imaginer qu'une telle situation puisse un jour se produire. Gilles, mon coiffeur, le mien, ce complice de ma personnalité depuis plus d'une dizaine d'années, cet artiste, ce créateur de "beaugossitude", expert de son art et maître du fade, cet homme là au bagou intarissable et à la gentillesse insondable, se trouvait soudain désarçonné par la demande de rendez vous qu'on lui faisait.

Il était intimidé, cherchait à se défiler, résistait en déclarant que "non ça n'allait pas être possible, vu qu'il ne coiffait pas les femmes..." Quelle piètre excuse! Personne ne lui demandait de faire un chignon, ni même un brushing, bien que ses diplômes prouvaient qu'il en était capable. Au contraire même. Ce que voulait Adeline c'était justement ce qu'il faisait le mieux... et lui, son truc, c'était les coupes d'homme et... comme la jeune femme insistait, il finit pas céder.

Elle n'était pas une inconnue pourtant. Habituée du salon, elle venait régulièrement y faire couper ses cheveux. Mais c'était Régine qui s'en chargeait. La jeune femme faisait partie de sa clientèle et loyal, Gilles ne "piquait"pas les clientes de sa collègue.

Seulement voilà, la collègue en question n'était pas là et la coupe était une sorte d'urgence. Parce que certaines femmes aux cheveux courts, parfois, ne supportent pas que les circonstances les obligent à se priver d'une coupe bien fraîche plus de deux mois et pour Adeline, la date de péremption était dépassée.

Mon coiffeur, ce héros!

Le jour J à l'heure H, mon talentueux coiffeur ayant vu toutes ses misérables excuses réfutées les unes après les autres, installa Adeline sur son fauteuil et fit ce qu'il savait faire le mieux, couper les cheveux comme il le faisait chaque jour sur des têtes très jeunes, jeunes ou moins jeunes, mais des têtes ... masculines.

Seulement voilà, il est des femmes qui aiment avoir les cheveux courts sans qu'on les bassinent avec la féminité, en leur rappelant sans cesse qu'il faut ceci pour adoucir le style, pas trop cela pour ne pas "faire trop masculin", toutes sortes de fadaises que d'autres femmes véhiculent elles mêmes de générations en générations, gravant dans les esprits des plus jeunes, des concepts de féminité édictés sournoisement par les hommes.

Finalement, la coupe terminée, tout le monde se trouvait satisfait. Adeline était ravie de son fade, légère et rafraîchie et Gilles, soulagé d'avoir contenté "sa cliente", taillant pas à pas, tondant petit à petit, même si on sentait bien à son bavardage soutenu qu'il était tout de même dans ses petits souliers, sans doute pas crainte de ne pas satisfaire la jeune femme, qui elle même ne demandait pas mieux qu'on lui coupe les cheveux "comme un garçon".

Mon coiffeur, ce héros!

Avec Gilles, le coiffeur ( Ksalon, 6 rue du Petit St Jean à Montpellier )

Adeline, la cliente

Photos: ©jeaneg

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Quatre filles sur un bateau

6 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés, #Portrait

Quatre filles sur un bateau

Elles ont beau naviguer sur un bateau de papier, j'ai bien le sentiment que ces quatre filles vont aller loin...Paper Boat Sailors, avant d'être une formation musicale, c'est une formation amicale, c'est Nathalie qui me l'a dit. Je l'ai retrouvée ce matin en compagnie de Constance et de Kim, pour boire un café et découvrir un peu plus ces femmes aux cheveux courts que j'avais déjà croisées à la faveur de quelques soirées dans ma grande ville du Sud. Manquait "Pupu", hélas et donc bien sûr, tout le monde en a profité pour dire du mal d'elle... non, j'déconne!

Quatre filles sur un bateau

Androgynes, féminines, plutôt pratique, plutôt coquette, elles ont toutes une histoire différente avec leurs cheveux courts, mais aucune n'y est venue par hasard et pas une n'envisage la vie autrement.

Nathalie, pulpeuse pin-up au sourire désarmant, Constance merveilleuse et infatigable bavarde, Kim l'androgyne au regard charbonneux et "Pupu"... l'absente.

Il y a trois ans, c'est la musique, leur autre point commun, qui les a réunies et c'est ainsi que le petit bateau de papier s'est mis à naviguer, avec des mélodies aux accents folk, des paroles parfois mélancoliques chantées par des voix qui ignoraient peut être avoir autant de talent... Des rencontres, des succès, de l'enthousiasme, les matelots ont aujourd'hui le raisonnable espoir de vivre bientôt de leur musique. Premier clip, premier album, tout est construit, sereinement, sérieusement, marche après marche, pas à pas.

Quatre filles sur un bateauQuatre filles sur un bateau
Quatre filles sur un bateauQuatre filles sur un bateau

Le café bu, un autre rendez vous appelle mes musiciennes préférées. Après cette sympathique rencontre nous nous sommes promis de nous retrouver, en tout cas, le 22 septembre pour le lancement officiel du premier album des Paper Boat Sailors à la Grande Plage Bohême . Mais d'ici là, ça ne m'étonnerait pas qu'on se revoit...

Paper Boat Sailors sur FB

Paper Boat Sailors le site

Paper Boat Sailors le clip

Et pour terminer, quelques images qui bougent...

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Quand on aime...

4 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Quand on aime...
Quand on aime...

Je me souviens avoir écrit ici même et j'en reste malgré tout convaincu, au moins pour la règle générale, que seuls les hommes, habitués à ces pratiques depuis toujours, savent couper les cheveux très courts.

Après, quand on a des opinions ( et l'esprit ouvert ) on ne peut que se laisser convaincre de leur bien fondé ou avoir la démonstration qu'on se trompe. Et j'avoue que depuis un moment, les tentatives pour me convaincre se multiplient et je rencontre bien des talents qui battent en brèche mon postulat de départ.

Et le dernier en date ne vient pas de Los Angeles, Brooklyn, Paris ou même Montpellier, non!

Quand on aime...

Mélanie travaille à Ste Cécile-les-Vignes, dans le salon Selec'tif Coiffure, mais aussi en freelance et depuis qu'elle est petite, Mélanie, elle a le goût pour les nuques bien dégagées et les coupes précises. Aussi, après avoir sagement appris le métier avec maman, elle a décidé, dans ce petit coin de Vaucluse, de faire de ses amies qui aiment les cheveux courts, très courts, des "belles gosses"

Quand on aime...

Un pari osé dans une petite ville de 2000 habitants. Mais quand on aime...

Parce que Mélanie a une vraie passion pour ce style, low fade, skin fade, à la manière old school, la précision dans le fondu du dégradé, c'est son kif! Et son outil préféré s'appelle Wahl Super Taper, Skull Edition, une vraie profession de foi, c'est Roland et Durandal, Arthur et Excalibur!

Alors bien sur, il y a aussi les chignons pour le mariage, les brushings de madame Toutlemonde, il faut bien faire "tourner" le commerce, mais ce qui fait vraiment vibrer Mélanie ( et sa tondeuse ) c'est le fade, la précision dans la coupe millimétrée, les nuques bien rasées et ses clientes, ses amies, ne s'y trompent pas, certaines parcourant des dizaines de kilomètres pour venir se faire couper les cheveux selon leur goût.

Quand on aime...Quand on aime...Quand on aime...

Parce que oui, les femmes aux cheveux courts et même très courts, ne sont pas toutes à Los Angeles, Londres ou Paris, que certaines coiffeuses ont davantage de passion pour les cheveux très courts, sans aucune considération de genre, que d'autres et parce que être soi même, toujours et tout le temps, ça compte

Alors quand on aime... on compte là dessus.

Quand on aime...
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Si un jour la vie t'arrache à moi...

2 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés, #Tendresses

Photo: RT Lichtbild fotografie

Photo: RT Lichtbild fotografie

Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer
Et la terre peut bien s'écrouler
Peu m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant qu'l'amour inond'ra mes matins
Tant que mon corps frémira sous tes mains
Peu m'importent les problèmes
Mon amour puisque tu m'aimes

J'irais jusqu'au bout du monde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu me le demandais
J'irais décrocher la lune
J'irais voler la fortune
Si tu me le demandais

Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais
On peut bien rire de moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais

Si un jour la vie t'arrache à moi
Si tu meurs que tu sois loin de moi
Peu m'importe si tu m'aimes
Car moi je mourrai aussi
Nous aurons pour nous l'éternité
Dans le bleu de toute l'immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu'on s'aime
Dieu réunit ceux qui s'aiment

Texte: Edith Piaf

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Mondame, massieur, bonjour!

25 Juillet 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Photo: Ramon Felix

Photo: Ramon Felix

Le pauvre... Il était perdu, désemparé. Au fond de l'atelier il se tordait les doigts, observant de loin la personne venue chercher le pick-up réparé la veille. Son patron, le vieux Sam, devait se marrer dans son bureau vitré au dessus du garage. Il s'était bien gardé de préciser à qui il aurait affaire. Et le voilà coincé, lui, par un obstacle stupide, dérisoire, inconséquent... ne parvenant pas à déterminer le genre de la personne à qui il devait s'adresser. Mais il fallait y aller, bon sang! Le... la... client(e) allait finir par s'impatienter, le vieux Sam par l'engueuler... Et tout ça pour une bête question d'appellation...

Encore un coup d'oeil... Des jambes fines, lisses et musclées... mais lisses, comme celles des cyclistes. Mouais... Short en jean, t-shirt, veste en jean... mais pas vraiment de formes sous le t-shirt, c'est possible ça? Et puis ce visage, fin, glabre, ces grands yeux, ces lèvres pulpeuses.. Ben ça pourrait bien être une jeune femme oui, mais... non... enfin... Et puis merde! Cette coupe de cheveux, comme ses potes qui allaient chez Greg le barbier, super stylée.

Tout en marchant il tentait encore de trancher, soumettant son cerveau à un brain storing auquel il n'était pas préparé.

Le voyant s'approcher, la jeune femme lui sourit et lui croit défaillir. Il lui tend les clefs, elle lui tend un billet en retour...Il s'essuie les mains dans son chiffon sale, prend l'argent et bredouille:

"Merci m"sieur, dame.. " et disparait en rougissant...

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Et mes cheveux, tu les aimes mes cheveux?

14 Juillet 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés, #Tendresses

Photo: Hermes Mereghetti

Photo: Hermes Mereghetti

Il y a comme un voile qui passe devant son regard, un trouble qu'elle semble maîtriser mais qui pourtant se perçoit lorsqu'elle parle de ses cheveux. Et puis très vite elle s'anime, passe une main à travers sa toison.

La matière souple et soyeuse, docilement s'écoule entre ses doigts, glisse et retrouve son pli, sagement...

D'un geste lascif elle rebrousse les cheveux courts de sa nuque, sourit puis ébouriffe sa frange et lâche : " Je sais, il faut que j'aille chez le coiffeur hein? " comme si cela était une obligation, une contrainte... Mais à la façon dont elle le dit, la question n'appelle pas de réponse, sinon une acceptation... Elle aimerait en réalité qu'on le lui dise, qu'une autre main que la sienne caresse sa nuque et jaugeant la longueur, s'exclame et lui ordonne d'aller les faire couper. Elle adorerait à cet instant, qu'on la prenne par la main et qu'on l'emmène chez le coiffeur, qu'elle n'ait pas d'autre choix. Comme une enfant, résignée, mais jubilant secrètement, la tête baissée, le menton collé à la poitrine, elle laisserait ses cheveux couler sur le nylon sous ses yeux, à chaque passage de la tondeuse ou à chaque claquement de ciseaux...

Mais voilà, ce n'est qu'un fantasme, une idée lointaine qui persiste et l'excite lorsqu'elle parle de ses cheveux et qui trouble son regard, l'espace d'un battement de cils...

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En rouge et noir...

5 Juillet 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

En rouge et noir...

Si l'on m'avait conseillée

J'aurais commis moins d'erreur

J'aurais su me rassurer

Toutes les fois que j'ai eu peur

Je me s'rais blottie au chaud

A l'abri d'un vent trop fier

Et j'aurais soigné ma peau

Blessée par les froids d'hiver

J'aurais mis de la couleur

Sur mes joues et sur mes lèvres

Je s'rais devenue jolie

J'ai construis tant de châteaux

Qui se réduisaient en sable

J'ai prononcé tant de noms

Qui n'avaient aucun visage

Trop longtemps j'n'ai respiré

Autre chose que d'la poussière

Je n'ai pas su me calmer

Chaque fois que je manquais d'air

Mes yeux ne veulent plus jouer

Se maquillent d'indifférence

Je renie mon innocence.

En rouge et noir, j'exilerai ma peur,

J'irai plus haut que ces montagnes de douleurs

 

En rouge et noir j'afficherai mon coeur

En échange d'une trêve de douceur

En rouge et noir, mes luttes, mes faiblesses

Je les connais, j'voudrais tellement qu'elles s'arrêtent

En rouge et noir, drapeau de mes colères

Je réclame un peu de tendresse.

 

Si l'on m'avait conseillée

Tout serait si différent

J'aurais su vous pardonner

Je s'rais moins seule à présent

Somnanbule, j'ai trop couru

Dans le noir des grandes forêts

je me suis souvent perdue

Dans des mensonges qui tuaient

J'ai râté mon premier rôle

Je jouerai mieux le deuxième

je veux que la nuit s'achève...

 

En rouge et noir j'exilerai ma peur

J'irai plus haut que ces montagnes de douleurs

En rouge et noir, j'afficherai mon coeur

En échange d'une trêve de doueur...

En rouge et noir...

Photo: Marie Corcelle

Texte: jeanne Mas

 

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