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Les Affranchies

divers & varies

Pouvez répéter la question?

25 Mai 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés, #Humeurs

Pouvez répéter la question?Pouvez répéter la question?

Vous vous rappelez la question qui tue? "Pour vous, c'est quoi une femme aux cheveux courts?"

J'espérais un peu plus d'engagement, mais bon... Malgré tout certaines ont pris la peine d'y réfléchir et de larguer en quelques mots une réponse. Je vous livre, tel quel, l'essentiel. L'inéffable Laurine d'abord, avec son air de "garçonnet de bonne famille" à la rousseur flamboyante... 

"Voyez-vous cet air garçonnet de bonne famille ou tout droit sorti d'un boys band, pour le moins irrésistible ? Telle est la marque de fabrique de la femme aux cheveux courts. En laissant libre cours à sa part de masculinité en ressort sa féminité. Frimousse androgyne, suave candeur qui n'ampute en rien un subtil entre deux, une pointe de sensualité et un soupçon de virilité où rien ne prévaut. C'est quelque chose de mystérieux et attirant, une nouvelle énergie. Et pour parachever cet éloge, n'oublions pas de mentionner son port de tête dégagé, exhalant une fougueuse prestance, d'où s'éveille un charisme indicible. Il ne s'agit pas d'une simple coupe de cheveux, mais d'une mise au grand jour d'une partie de son identité, de son caractère puisque se couper les cheveux très courts c'est ne plus se camoufler derrière une morne tignasse un tant soit peu commune. C'est une transgression des dogmes d'une société plutôt patriarcale sur les bords. Ne plus se préoccuper des qu'en dira-t-on Une envie de liberté et de fraîcheur les pousse à cet acte riche de sens pour certaines, moins pour d'autres, Geste qu'elles réitèrent à fréquence mensuelle, puisqu'une fois qu'elles y ont goûté, rares sont celles qui ont souhaité faire marche arrière. Elles réinventent leur féminité, Fringante, Allure pimpante et badass garantie ! Puis y en a pour tous les goûts Car détrompez-vous, le choix de coupe courte est beaucoup plus large que quand on les a longs ! À chacune de l'arborer à sa guise, D'une mèche ébouriffée, effet décoiffé On passe aux tempes rasées, une architecture très précise et complexe, bref, organisation militaire ! La femme aux cheveux courts, vous savez c'est un peu comme la soliste d'un concerto. Seule sur le bord de la scène, affrontant quelques centaines de paires d'yeux braqués sur elle, et loin dans sans dos, une multitude de musiciens lambda confortablement cachés derrière leur pupitre, abandonnant la virtuose avec son solo. "

Puis aussi Georgina, alias Geo, fidèle parmi les fidèles, qui n'a pas manqué de saisir l'occasion de prendre la parole sur un sujet qui lui tient à cœur depuis ... toujours!

Photo: Maxime Quoilin ( non ce n'est pas Geo, mais ça pourrait... )

Photo: Maxime Quoilin ( non ce n'est pas Geo, mais ça pourrait... )

Dans mon cas, être une femme aux cheveux courts c’est:
- M’assumer
- Faire ce qu’on veut sans se soucier des mauvais regards et des mauvaises langues rétrogrades
- Faire la guerre à ces préjugés qui veulent qu’une femme a forcément les cheveux longs
- Me dire que finalement c’est ma maman qui avait raison de me couper les cheveux très courts quand j’étais petite « paske t’as une tête à cheveux courts de toute façon, n’insiste pas avec les cheveux longs »
- Pouvoir toucher une nuque toujours soyeuse
- Dire à ceux qui sont choqués que non, ma féminité ne se mesure pas à la longueur de mes cheveux
- Pouvoir aller sur le blog de Jeaneg et se dire « j’en fais partie »
- Pouvoir partir en vacances sans amener 1 litre de shampooing 
- Se regarder dans un miroir et se dire « ça me ressemble, c’est bien moi »
- Être différente 
- Ne pas rentrer dans ce moule que la société a construit qui veut que les femmes ont forcément les cheveux longs
- Assumer et revendiquer son androgynie (un « garçon loupé » comme on dit ici, lol !)
- Accepter d’être prise pour une homosexuelle et se faire draguer par des femmes tout en refusant gentiment leurs avances sans mentionner vos préférences sexuelles
- Pouvoir changer de tête plusieurs fois par an (aussi, paske on aime bien être coquette, lol !)
Je dois en oublier …
Merci de nous donner la parole.
Bisous ensoleillés du Luxembourg.

Voilà! La question reste posée et chacune peut encore donner son avis... N'ayez pas peur, c'est juste un bon moment à passer, comme disait l'autre.

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Au boulot!

21 Mai 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Au boulot!
Au boulot!Au boulot!
Au boulot!Au boulot!

Depuis le temps qu'on en parle, je me rend compte que c'est surtout moi, qui en parle. Or, je le sais mieux que personne, les opinions sont diverses et multiples sur des sujets aussi subjectifs que les cheveux courts. Parce ce que dans "Les Femmes Aux Cheveux Courts" il y a Femmes, évidement, mais aussi cheveux courts. Bon je crois que jusque là tout le monde suit ... 

Alors, la question se pose et cette fois c'est vous qui avez la parole: 

C'est quoi, pour vous, une femme aux cheveux courts?

Envoyez vos messages via la boite de contact ( là haut, dans la bande noire, juste à côté d'accueil ) les plus pertinents seront repris "in extenso" ici même.

A vos plumes

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A la tienne!

20 Mai 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés, #Humeurs

A la tienne!

Un jour, sans doute plus désœuvré qu'à mon habitude, l'idée a germé, d'une soirée où toutes celles qui se côtoient sans le savoir en lisant ces pages, se retrouvent "en vrai" dans un lieu sympa avec ( bonne ) musique et boissons. C'est ainsi que le premier "Apéro des Femmes Aux Cheveux Courts" vit le jour dans un bar amical de ma grande ville du Sud, il y a 2 ans. Depuis, d'autres éditions ont suivi, avec un succès inattendu...

Un vendredi soir à Lyon. Un bar à bières sur les quais de la Saône, un temps d'été. Après Montpellier et Paris, on a décidé d'aller à la rencontre des lyonnaises aux cheveux courts. Mais...

Cette fois ci le véritable événement, c'est la présence, dans un coin du bar, d'un fauteuil de barbier, posé face à un miroir.

Et quoi de plus normal, pour une soirée de femmes aux cheveux courts, après tout?

Aussitôt l'ambiance est différente. Les rencontres sont toujours passionnantes, les retrouvailles toujours chaleureuses, mais les regards sont tous vers ce siège. Presque toutes sont venues avec l'idée d'y perdre quelques mèches. Et finalement l'enthousiasme est général.

A la tienne!A la tienne!
A la tienne!A la tienne!

Tout au long de la soirée, les petites têtes se succèdent sous la tondeuse du coiffeur, comme un élan de fierté, les nuques sont encore plus rasées, les fades plus accentués, les mèches sur le front plus courtes ( quand elles ne tombent pas carrément ). Les vidéos s'enregistrent, les photos se captures...

Finalement, à chaque édition quelque chose de nouveau, mais une constante, le plaisir de se retrouver de faire réellement connaissance avec celles qui sont fidèles à cette lecture depuis des années maintenant.

A la tienne!
A la tienne!A la tienne!
A la tienne!

Crédit photo: @krissmaeva et @jeaneg

et bien d'autres à venir sur la page Facebook LFACC

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La rue sans nom

2 Mai 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

La rue sans nom

Dans la rue sans nom, il marchait sans raison. A quelques pas de lui, ni trop près, ni trop loin, une personne allait, certainement, sans plus de raison. Leur allure avait le même rythme et l'esprit libéré d'un quelconque motif à sa divagation, il se prit à imaginé le recto, ne voyant que le verso.

La démarche était souple, le corps agile, jeune et sûrement sportif. Chaussures de sports, jean moulant et chemisette flottant librement. Ce qui attirait le regard était ces revers de manche, roulés plus que pliés, emportant dans le mouvement les manches d'un t-shirt blanc porté en dessous. Ça inspirait une image de mauvais garçon des films noirs des années 50... On s'attendait à y voir un paquet de Lucky Strike amarré dans le revers.

Les cheveux étaient blonds avec des racines plus sombres. Cela pouvait être dû à une décoloration, mais cela pouvait tout aussi bien être naturel. Ils étaient coupés courts, particulièrement sur les contours qui étaient tondus ras. La coupe était sans doute récente tant les lignes paraissaient droites et sans bavures. Le lobe de l'oreille gauche clignait un peu, ornée d'un anneau doré tout simple et assez fin... Voilà! C'était tout ce qu'il pouvait voir et à ce point il avait encore du mal à définir un personnage. Il ne voulait pas insister de manière trop indécente, car il savait qu'un regard posé sur soi finit toujours par se sentir. il s'intéressa donc aux vitrine, tout en repassant dans sa tête les différents indices. Pas de formes accentuées, un corps droit, presque masculin... Une coupe très courte, les cheveux naturels, sans produits ajoutés ni accessoires... Des épaules, pas "carrées", mais bien charpentées... Pareil pour les bras, ni trop fins, ni trop musclés, les mains et les poignets sans bijoux.

Bon, en réalité il faisait semblant de faire l'inventaire de ses observations. Il savait, depuis l'instant où il l'avait aperçue qu'il s'agissait d'une jeune femme. Comme ça, sans pouvoir l'expliquer, intuitivement. Et aucun des détails relevés, qui sans doute auraient du l'entraîner vers un autre constat, ne pouvait tenir, ni les manches roulées de bad boy, ni la coupe de cheveux, ni l'absence de bijoux, ni l'anneau à l'oreille... Bref! 

Et puis l'androgyne s'engouffra dans une porte cochère. Il ne vit jamais son visage, l'imagina joli et poursuivit sa promenade sans but, dans la rue sans nom. 

 

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L'effet que ça fait

1 Mai 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

Certaines se sont sans doute posé la question... L'envie ne fait pas toujours tout. Mais voila sûrement de quoi l'exciter. 

Concentration, yeux clos, douceur et attention. Comme si vous y étiez

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Trancher dans le vif

18 Avril 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Trancher dans le vif

D'abord... d'abord il y a une sorte d'exaltation. Une excitation étrange, le sentiment de se prêter à un acte totalement insensé, de transgresser une règle secrète et de conquérir une liberté. Une folie oui! Mais c'est tellement bon. Et puis, cette idée, ça fait des semaines qu'elle tournait dans sa tête, jusqu'à cet instant ou elle se retrouve dans le studio du photographe. L'agence a décidé pour elle, ou plutôt les avis ont convergé. On l'encourage. Le coiffeur pro a prêté ses ciseaux. L'objectif est prêt, elle empoigne une mèche sur son épaule et doucement, pendant que le flash crépite, elle sent les lames trancher la matière, crisser sur le cheveux et claquer d'un coup sec. Elle a le cœur qui bat, une sorte de trac qui la fait rire. Elle abandonne la  mèche qu'elle vient de couper, sans un regard, glisse ses doigts à travers les cheveux et empoigne à nouveau ceux qui vont être coupés.

Trancher dans le vif

Un instant, le professionnel reprend la main, rapidement taille les mèches inégales, raccourci encore la chevelure en un carré présentable. Le photos reprennent. Elle a saisi de nouveau la paire de ciseaux, mais cette fois elle les tient tout près de son visage. Elle tire un peu sur les cheveux, comme pour éviter d'être trop près du crâne. Elle sent l'inéluctable, il ne faut plus reculer. Son rire nerveux a disparu, elle se concentre. Coupe, coupe encore. Ce n'est pas désagréable cette amputation sans douleur, presque excitant. 

Cette fois la tête se dessine dans sa rondeur. Le coiffeur est là, reprend les ciseaux, taille encore un peu, ici et là... Puis s'approche avec une tondeuse qui hurle un peu. Le bruit envahi le studio. Cette fois les visages restent graves...

 

 

Trancher dans le vif

Avec adresse le coiffeur a glissé les lames vibrantes sur le crâne, moissonnant les cheveux déjà presque courts. Il est passé puis repassé au même endroit. Les cheveux libérés du poids de leur longueur se redressent comme autant de chaumes d'un champ de blé. Les photos reprennent, cette fois c'est elle qui tient la tondeuse, intimidée. Elle est un peu maladroite. Les crissements des ciseaux sur les mèches soyeuses, un peu intimes, un peu sensuels, sont remplacés par le ronronnement de l'engin qui hache la chevelure, frôlant le crâne, s'appuyant sur la peau. Et au fur et à mesure que les cheveux éparpillés s'accumulent sur les épaules et la chemise, l'émotion grandit.

Trancher dans le vif

Le trouble s'intensifie lorsque la main libre passe délicatement sur les cheveux tondus, caresse l'arrondi du sommet, la nuque. Il y le vide. Doux, soyeux, presqu'aussi agréable que le pelage d'un animal, mais cette nudité soudain l'affole et la bouleverse. 

Elle est heureuse, mais émue presqu'aux larmes. Le coiffeur termine, repasse encore et encore pour que plus rien ne dépasse. Voilà! C'est fait, ses cheveux blonds sont tondus, rasés et ils apparaissent plus sombres. Tout autour d'elle gisent des mèches plus ou moins longues, vestiges de son autre elle même, souvenir de celle qu'elle était auparavant, jolie, blonde, attendue. La voici nouvelle, hors du cadre. Les photos reprennent, les flashes font briller les larmes qui ont coulées sur ses joues, mais cet émoi s'estompe, remplacé par un sentiment étrange, de liberté, de fierté. Oui de fierté.

Modèle: Irka Chiganaeva - Tush Magazine

 

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L'air du temps

10 Mars 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Divers & variés

photo: Carlo Spinoso

photo: Carlo Spinoso

Elle se tient à l'écart de la foule qui semble indifférente mais à qui rien n'échappe. Personne ne s'arrête comme elle le fait, si bien que ce pas de côté la met en marge et attire les regards, on l'observe, on la juge... et puis on passe.

C'est une jeune femme dans l'air du temps. Si son Levi's déchiré montre ses genoux, ce n'est pas un signe d'indigence, son Perfecto est souple, assez usé pour ne plus paraitre neuf et ses Doc's la chaussent crânement. Elle allume une cigarette roulée, dans laquelle elle ne met que du tabac, promis juré et pianote son smartphone , insensible au monde qui lui tourne autour.

La tête baissée, son visage est noyé sous la masse de ses cheveux. Une idée pas trop déterminée, un emploi du temps, d'autres projets et depuis des semaines elle laisse pousser ses cheveux, presque sans s'en rendre compte... Elle glisse une main et rejette la masse en arrière, caresse sa nuque où elle peut saisir les cheveux dans une poignée. La moue se fait boudeuse...

Revoilà cette idée qui lui trotte dans la tête depuis longtemps, l'envie de tout raser. Mais elle se trouve face à ce dilemme: maintenant qu'ils ont déjà pas mal poussés, pourquoi ne pas continuer? Après tout... Mais en aura-t-elle le courage, la patience, la persévérance? Ou bien alors traverser la rue et entrer dans ce salon et se retrouver nouvelle à peine quelques minutes plus tard... L'idée l'excite.

Elle écrase son mégot au sol, relève le menton comme pour défier la rue et traverse...

 

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Dans sa tête

23 Février 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés, #Nouvelles et petites histoires

Photo: Haley Nicole Leary

Photo: Haley Nicole Leary

Oui ben non, ma mère ne va pas me tuer, mais elle n'en pensera pas moins, c'est sûr! J'ai longtemps hésité, parce que je me disais que les gens allaient mal le percevoir. Mais c'est un peu bête, je l'avoue. A mon âge quand même, je suis assez grande pour assumer ce genre de chose, non? Je me demande comment font les gamines de 16 ans qui d'un seul coup rentrent à la maison, un jour, après avoir fait ratiboiser leur tignasse. Alors là oui! Leur mère doit les tuer...

Un jour je me suis rendue compte que j'avais les cheveux longs, mais qu'ils étaient tout le temps attachés. Le matin pour faire du sport, la journée pour le boulot, le soir pour sortir, l'été parce qu'il fait chaud, enfin j'ai toujours eu une bonne raison. Mais c'était rassurant de savoir qu'ils étaient là. C'était une sorte de caution féminine, moi qui suis un peu "garçon manqué", ça m'allait comme ça.

Et puis là, je me suis décidée. Ça faisait longtemps que ça me trottait dans la tête. Bon je dis pas qu'à la première grosse mèche qui est partie sur le carreau j'ai pas eu un peu l'œil humide, c'est vrai quoi, ça impressionne, le cœur bat un peu la chamade. Mais plus ça allait, plus j'avais cette espèce de mine ravie, un peu mièvre de la fille qui jouit d'une sorte de délivrance. Quand je m'en apercevais je fronçais les sourcils pour avoir l'air concentrée et sérieuse, mais j'avais la tête littéralement si légère que c'en était presque drôle. J'imaginais tout ce qu'il allait falloir faire pour "compenser", y aller sur le maquillage, les boucles d'oreilles, tout ça... 

Au bout d'un moment la coiffeuse a fait une pause. Avec deux doigts elle a pincé une mèche du dessus pour me montrer la longueur qui restait, attendant mon feu vert pour une suite éventuelle. Stop ou encore? Comme au jeu des mille euros, banco, banco, banco criait la foule... J'ai fait mine de réfléchir 2 secondes et je lui ai dit qu'on pouvait y aller encore. Ah ben oui! Tant qu'on y est, pas de demi-mesure. En réalité j'étais super excitée de découvrir ma bouille aussi épanouie. Du coup, je ne pensais même plus aux autres, à ce qu'ils pourraient dire ou penser. J'étais hypnotisée par mon image, ma nouvelle tête, presque incrédule. Faut dire que j'étais pas loin de la tonte réglementaire, façon nouvelle recrue de l'Armée.  

Mais en réalité non. Je m'inquiétais pour ma féminité et en fait je ne m'étais jamais sentie aussi féminine. Mon regard maquillé, mes lèvres carminées, comme je l'étais toujours, explosaient véritablement. Le sourire devenait ravageur. J'étais moi même conquise. Je crois que même sans aller si loin et les couper aussi court, j'aurais eu de toute manière ce sentiment terriblement réconfortant d'être "the queen of the world!" à la proue du Titanic.

Et s'aimer, c'est le plus sûr moyen d'être aimée...

 

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On attendait que la mort nous frôle

13 Février 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

On attendait que la mort nous frôle
Nous étions jeunes et larges d'épaules,
Bandits joyeux, insolents et drôles.
On attendait que la mort nous frôle,

On the road again, again, 
On the road again, again. 

Au petit jour on quittait l'Irlande 
Et, derrière nous, s'éclairait la lande.
Il fallait bien, un jour, qu'on nous pende.

La mer revient toujours au rivage. 
Dans les blés mûrs, y'a des fleurs sauvages.
N'y pense plus, tu es de passage. 

Nous étions jeunes et larges d'épaules.
On attendait que la mort nous frôle.
Elle nous a pris, les beaux et les drôles.

Ami, sais-tu que les mots d'amour 
Voyagent mal de nos jours. 
Tu partiras encore plus lourd. 

 
 
 
 

Texte: B. Lavilliers

Photo: Jeremy Langlet

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L'esprit de famille

14 Janvier 2018 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

L'esprit de famille

Je le dit sans détour, j'aime cette femme. Elle a beau être avocate et lesbienne, divorcée et mère d'un (presque ) ado... je kiffe cette femme. Pas spécialement sexy, ni glamour, mais sophistiquée malgré tout parce qu'elle est fille de bonne famille, finalement. 

Constance DEBRE est écrivaine, la quarantaine sereine, l'œil malicieux derrière une mine impassible. Il était tard ce samedi soir, lorsque je l'ai découverte, venue parler de son livre, à la télé. Derby noires, jean à l'ourlet retourné, t-shirt et veston noir, manches repoussées dévoilant un avant-bras tatoué, grande, brune, les cheveux courts... Elle est la petite-fille de... la nièce de... et la fille du vilain petit canard de la famille, grand reporter et opiomane. Rien que ça déjà aurait suffit à faire un roman.

 Si l'allure m'a séduit, le reste m'a emballé. Parce que Constance Debré a des manières de grande bourgeoise retombée dans la réalité, elle parle des choses simples avec une brutalité de bon aloi, une façon de dire clairement ce que les "auteurs" souvent camouflent dans leur littérature. J'ai "feuilleté" ses pages sur Amazon, écouté les extraits lus par l'animateur et puis je l'ai écouté, elle, avec ses manières de fille bien élevée qui n'en a rien à foutre.

Et franchement, j'attend lundi avec impatience pour le lire.

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