Publié le 13 Août 2014

Good bye Slim

"You know you don't have to act with me, Steve. You don't have to say anything, and you don't have to do anything. Not a thing. Oh, maybe just whistle. You know how to whistle, don't you, Steve? You just put your lips together and... blow."

( Tu sais tu n'as pas besoin d'agir avec moi Steve. Tu n'as pas besoin de dire quoi que ce soit et tu n'as pas besoin de faire quoi que ce soit. Rien du tout. Oh, peut être juste siffler. Tu sais comment siffler, n'est ce pas, Steve? Tu rapproches tes lèvres l'une de l'autre et... tu souffles. )

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 12 Août 2014

Irrésistible

Arrive un moment où l'on peut plus résister. D'ailleurs y a-t-il jamais eu de volonté pour résister véritablement? C'était juste une idée, c'est devenu un besoin, en tout cas une certitude. Il faut le faire, je vais le faire, je veux le faire...

Forcément un jour, ça arrive. Pourquoi ce moment plus qu'un autre, personne ne se pose la question, on l'a imaginé tellement de fois que cela se déroule presque naturellement et c'est comme un soulagement.

On imagine qu'il faut du courage mais c'est le contraire. Loin d'être un renoncement, une contrition, c'est comme une injection d'énergie pure qui donne toute l'audace d'être cette personne nouvelle, débarrassée des fardeaux du passé. Rien n'est remis en question, c'est juste une remise à zéro.

Le changement, c'est maintenant!

Photo: Hormiga Verde

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 11 Août 2014

Un plaisir insoupçonné

Dès le début, je m'étais posé la question de savoir pourquoi Laora insistait toujours pour que je l'accompagne chez le coiffeur. Les premiers temps j'ai imaginé qu'elle avait besoin d'être rassurée, inroduite dans le milieu, son coiffeur étant le mien par la même occasion, j'étais sa caution...

Imaginait-elle que j'éprouvais du plaisir à la voir, docile, livrer sa nuque à la tondeuse du coiffeur? Je lui fis comprendre qu'il n'en était rien, l'image était plaisante certes, mais elle n'avait pas du tout l'effet qu'elle imaginait. Pourtant elle persistait à me demander de l'accompagner. Souvent j'en profitais donc pour me faire coiffer également. Peut être était-ce elle qui profitait alors de cette vision, lorsqu'à mon tour je collais mon menton sur la poitrine pour me faire tondre?

Il y avait en effet dans son regard cette étincelle de lubricité que je connaissais bien et je sentais parfois qu'elle aurait sauté sur l'occasion si le coiffeur lui avait tendu son instrument pour qu'elle oeuvre à sa place. Cette constatation ayant été confirmée à plusieurs reprises, je mis, à mon habitude, les pieds dans le plat.

Moi "- Dis donc darling, tu crois que je n'ai pas remarqué ton regard malicieux et ton oeil lubrique quand on est chez le coiffeur toi et moi?

Laora - Ma qu'est ce qué cé loubrique? Et pouis arrête j'ai mon jardin sécret no?

Moi - Comment? Toi, un jardin secret? Tu te moques de moi non? Tu es la personne la plus impudique que je connaisse... Je suis sur que tu rêves de couper des cheveux. Aller! Avoue!

Laora - Pffft tou es jouste oune broute... Jé voulais pas lé dire parce que quelqué part c'est bizarre no? Ma jé trouve qué c'est essitant... Ma si on mé démande jé pourrais pas lé faire, parce qué j'aurais trop peur dé lé faire mal. Cé terrible no?... Ma c'est comme la fascination"

Cet aveu me laissait stupéfait. Laora, libre, insouciante, sans aucun tabou, me révélait presque honteuse que cela l'excitait de voir une tondeuse glisser à travers une masse de cheveux, ce qui certainement relève d'un simple fétichisme, alors qu'elle est capable de tenir une discussion le plus naturellement du monde sur sa bisexualité, la sodomie ou la fellation.

Sans aucun doute, la révélation de cette "perversité" chez mon chevreau des Dolomites, allait donner une nouvelle sorte de piment à nos petits jeux...

Photo: Emily Wroe et Cole Mohr par Cass Bird

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 10 Août 2014

Infarctus

En réalité il n'était pas vraiment certain de connaître les symptômes d'un tel accident cardiaque, mais c'est le premier mot qui est arrivé à son esprit lorsqu'il l'a vue. Le mot lui convenait. Phonétiquement cela faisait penser à une cassure violente, comme une fracture et mentalement c'était une référence au coeur ce qui était bien ce qu'il ressentait. Une fracture du coeur.

Deux images se juxtaposaient et la soudaineté expliquait sa stupeur... Ce matin il l'avait embrassée, dégageant son visage des longues mèches qui l'encadraient et l'avait regardée s'éloigner, ne voyant plus que sa chevelure luxuriante battre ses épaules et accompagner avec souplesse la cadence de ses pas.

Et voilà qu'il la retrouvait, ce soir, tellement différente, tellement loin de cette image qui s'était imprimée dans sa mémoire. Elle avait coupé ses cheveux et pas qu'un peu. La métamorphose était phénoménale, les oreilles étaient nues, le visage entier sans aucune parenthèses, révélant une anatomie nouvelle. Et ce cou, si long, si fin. Il ne restait de la luxuriance du matin que les mèches désordonnées aux boucles interrompues qui masquaient à peine le front et donnaient une allure de pâtreà cette petite tête pourtant si familière.

Amusée de la stupeur qu'elle provoquait elle se glissa dans les bras balants, les posant d'elle même sur ses épaules.

Les cheveux avaient le parfum d'un shampooing nouveau et des reflets plus sombres. Comme si elles avaient encore du mal à le croire, les mains s'approchèrent doucement de la nuque dévoilée où la peau, pâle d'avoir été si longtemps cachée, avait la douceur d'une soie précieuse.

A cet instant, ayant survécu à sa fracture du coeur, il se rendait compte à quel point cette femme avait confiance en lui, tout autant qu'en elle même...

Photo: Heidi Edwards

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 9 Août 2014

Quelques mots d'amour

Ma mère, voici le temps venu
D´aller prier pour mon salut
Mathilde est revenue
Bougnat, tu peux garder ton vin
Ce soir je boirai mon chagrin
Mathilde est revenue
Toi la servante, toi la Maria
Vaudrait p´t-être mieux changer nos draps
Mathilde est revenue
Mes amis, ne me laissez pas, non
Ce soir je repars au combat
Maudite Mathilde, puisque te v´là

Mon cœur, mon cœur ne t´emballe pas
Fais comme si tu ne savais pas
Que la Mathilde est revenue
Mon cœur, arrête de répéter
Qu´elle est plus belle qu´avant l´été
La Mathilde qui est revenue
Mon cœur, arrête de bringuebaler
Souviens-toi qu´elle t´a déchiré
La Mathilde qui est revenue
Mes amis, ne me laissez pas, non
Dites-moi, dites-moi qu´il ne faut pas
Maudite Mathilde puisque te v´là

Et vous mes mains, restez tranquilles
C´est un chien qui nous revient de la ville
Mathilde est revenue
Et vous mes mains, ne frappez pas
Tout ça ne vous regarde pas
Mathilde est revenue
Et vous mes mains, ne tremblez plus
Souvenez-vous quand j´vous pleurais d´ssus
Mathilde est revenue
Vous mes mains, ne vous ouvrez pas
Vous mes bras, ne vous tendez pas
Sacrée Mathilde puisque te v´là

Ma mère, arrête tes prières
Ton Jacques retourne en enfer
Mathilde m´est revenue
Bougnat, apporte-nous du vin
Celui des noces et des festins
Mathilde m´est revenue
Toi la servante, toi la Maria
Va tendre mon grand lit de draps
Mathilde m´est revenue
Amis, ne comptez plus sur moi
Je crache au ciel encore une fois
Ma belle Mathilde puisque te v´là, te v´là!

Texte: J. Brel

Modèle: Kate Nauta

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 8 Août 2014

A presque la veille d'un cinquième anniversaire ( Putain! 5 ans! ), j'imagine que le moment est propice à faire un peu le bilan.

J'ai souvent entendu des ami(e)s ou des inconnu(e)s se faire à eux/elles mêmes, plutôt qu'à moi, une réflexion du style: " Les cheveux courts, ouais, super! Mais il n'y a pas de quoi en faire un blog, si?" ... Tout bien réfléchi, Ils/elles n'ont sans doute pas complétement tort.

Pourtant, après tout ce temps, je me dis que ça valait la peine, que malgré tout c'était intéressant, révélateur. Il y avait tellement d'enthousiasme et d'affection à donner, au début, qu'il m'arrivait d'écrire ici plusieurs fois dans la journée, avant de devenir plus raisonnable et peut être moins inspiré...

Tout cela m'a permis de découvrir Moïra et Tao, Frida et Laora avec qui je me suis bien amusé. De découvrir aussi ma vraie nature d'homme lesbien et d'ouvrir davantage d'espace ici à la fluidité des genres.

Et puis des rencontres aussi, plein! Certaines ne sont que virtuelles mais elles n'ont pas moins de valeurs que les autres pour moi.

Un bilan c'est forcément comptable aussi. Aujourd'hui on est bien loin de l'apogée, celle où l'hébergeur pouvait compter 5 000 visites en une journée ou un mois à 55 000 pages vues... mais les chiffres sont tellement trompeurs. D'être aujourd'hui en plus petit comité ne change rien. C'est sans doute l'effet redouté par mes ami(e)s et inconnu(e)s du début de cet article. Néanmoins, plus de 500 000 visiteurs et 2 560 000 pages vues depuis le début, si cela n'a pas de quoi me gonfler d'orgueil, ça me fait tout de même plaisir.

Alors pour fêter ça ( et contenter tout le monde ), si on se regardait une petite rétrospective, hein?

 

Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses
Bilan des courses

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 7 Août 2014

Une autre vie

Ce n'est pas si commun, si jeune, d'avoir plusieurs vies déjà.

Avant elle était blonde, un blond slave et ses cheveux battaient fièrement les épaules au rythme de son pas cadencés sur les podiums. L'image était parfaite pour tout les mercantiles de la mode, tant que leurs humeurs réclamaient des modèles blonds et pulpeux.. Et puis un jour plus rien. Les projecteurs se sont éteints et les agences se sont tues.

La rupture consommée il a fallut tourner la page. La blonde est devenue brune, la fille est devenue androgyne, les cheveux courts, la nuque rasée et sa vie, si elle n'avait pas changée, elle la voyait sous un autre angle, à travers un prisme différent.

C'est tout bête parfois, d'imaginer qu'une coupe de cheveux peut changer votre vie...

Modèle: Helga Gelfrikh

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 6 Août 2014

Ahlala! C'est tellement compliqué comme situation, quand il s'agit de faire le choix d'un nouveau coiffeur. Non mais... j'en connais qui trouvent le sujet futile, qui seraient capables de dire qu'il n'y a pas de quoi se prendre la tête, que... un coiffeur c'est un coiffeur et qui pourraient dire "... et puis surtout toi avec tes cheveux courts, c'est pas compliqué..." Arrrgh!

Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur

Non non non et non! Précisément, quand on a les cheveux courts il faut avoir à faire avec un vrai professionnel du cheveux courts, un as du ciseaux sur le peigne, un virtuose du rasoir, un ténor de la tondeuse... Ce n'est pas à la portée de la première coiffeuse de village, un peu trop habituée à choucrouter des permanentes, même si elle rêve secrétement d'autre chose.

Le bouche à oreille, les adresses qu'on se refile sous le manteau ou cette fille que l'on croise dans la rue et qui porte exactement la coupe qu'on espère. "Qui a fait ça?" Lorsque le bon endroit est découvert, il faut bien se lancer. Il faut du courage ne riez pas. Mais cette petite peur est quelques fois si bonne, si excitante. J'en connais qui changent de coiffeur régulièrement, non pas qu'elles soient déçues du précédent, mais juste pour avoir une fois de plus ces papillons qui volettent dans leur estomac au moment de franchir la porte d'un nouveau salon. Une drogue douce quoi.

Mais en général, ce coiffeur là, celui qui sait si bien interpréter les fantasmes, les envies et les espoirs, celui qui est si habile à fondre le dégradé, cet expert de la nuque bien nette, qui n'a pas peur des femmes aux cheveux courts... celui là ont le garde.

Photos: extrait sans doute d'une vidéo, origine inconnue.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 5 Août 2014

Quartier Libre: Stacy

Je dois bien avouer qu'une jeune femme en uniforme ne peut pas me laisser indifférent. Encore moins quand il s'agit d'une jolie jeune femme aux cheveux courts. Stacy est américaine et ce qu'on appelle là bas une EMT, pour Emergency Medical Technician, autrement dit ambulancière. Séduit, je lui ai demandé de me raconter...

"Growing up I knew I wasn’t like other girls. While they played with Barbies and went crazy over the newest boy band, I was playing with hot wheels and wondering why I didn’t look like the boys in those bands. The older I got I realized I didn’t necessarily want to be a boy, I just wanted to look like one.

"En grandissant j'ai su que je n'étais pas comme les autres filles. Alors qu'elles jouaient avec des Barbies et perdaient la tête pour le dernier boy's band, moi je jouais avec des voitures miniatures et je me demandais pourquoi diable je ne ressemblais pas aux garçons de ces boy's band. Plus âgée j'ai compris que je ne souhaitais pas nécessairement être un garçon, je voulais juste en avoir l'air.

Quartier Libre: Stacy

Two years ago, when I was 22, I finally managed to find the strength to cut off all my hair, which was very long and curly. One day I sat down in a salon chair and handed the hair stylist a picture of model Ruby Rose and said “Make me look like her.” Feelings overwhelmed me as he chopped off my long pony tail. I was happy but nervous at the same time. I immediately loved it though, my head felt lighter and the breeze felt wonderful.

Il y a deux ans, alors que j'avais 22 ans, j'ai finalement trouvé le courage de couper très courts, mes cheveux qui étaient longs et bouclés. Un jour je me suis assise dans le fauteuil du coiffeur et je lui ai montré une photo de Ruby Rose en disant " Je veux lui ressembler."J'étais submergée par l'émotion alors qu'on me coupait ma longue queue de cheval. J'étais heureuse et en même temps nerveuse. Malgré ça j'ai tout de suite adoré, ma tête semblait plus légère et sentir l'air frais m'a parut merveilleux.

Quartier Libre: Stacy

After it was over I went straight to work and got gasp after gasp from co-workers. Most loved it and others kept asking “Why?” I told them now I feel more like myself, I’m finally comfortable in my own skin. It’s not always easy having short hair, most people get confused while looking at me.

Une fois terminé, je suis allé directement au boulot où là j'ai encaissé les réactions de mes collègues. La plupart ont aimés et les autres n'arrêtaient pas de demander "Pourquoi?" Je leur ai dit à quel point je me sentais enfin moi même et finalement bien dans ma peau. Ce n'est pas toujours facile d'avoir les cheveux courts, la plupart des gens sont embarrassés quand ils me voient.

Quartier Libre: Stacy

I get called sir everyday, at least 5 times a day. If I ask to use the bathroom in a public place, I can see the employee struggling to figure out if they need to hand me the male or female key. I get glances while walking down the street but I barely even notice it anymore. The people who matter in my life say they love the short hair better and say I seem much happier since I’ve cut it. I’m extremely proud of who I am and what I look like, I just wish everyone else in the world could be as open-minded."

Tous les jours on m'appelle "monsieur", au moins 5 fois par jour. Si je demande d'utiliser les toilettes dans un lieu public, je peux voir toute la difficulté qu'à l'employé à déterminer s'il doit me donner la clé pour les hommes ou celle pour les dames. Je vois bien les regards dans la rue, mais je n'y fais même plus attention. Les gens qui comptent pour moi disent qu'ils me préfèrent avec les cheveux courts et que je semble plus heureuse même, depuis que je les ai coupé. Je suis extrêmement fière de ce que je suis et ce de quoi j'ai l'air, j'ai vraiment l'espoir que tout le monde puisse être aussi ouvert d'esprit."

Inutile de préciser que pour sa coupe, depuis longtemps Stacy préfère les "barbershop" de New York aux salons pour dames...

Tumblr de Stacy

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 4 Août 2014

C'est nature, brut et authentique, c'est la voix d'une androgyne. Pour fantastique qu'il soit aujourd'hui et depuis la nuit des temps, il doit lutter chaque jour pour vivre avec lui même. Y parvenir enfin, lui rend sa divinité...

Quartier Libre: Kriss

Je m’appelle Kriss. Un prénom neutre, pour un genre précis non défini.

"Genderfluid", voilà comment je me définis.
C'est ainsi que je me sens en harmonie avec mon corps, et mon esprit.
Je n'ai pas choisi d'être androgyne, cela fait partie entièrement de moi, mais j'ai choisi d'assumer ma fluidité de genre.

Il m'a fallu du temps, avant d'assumer, que je n'étais pas comme la personne, que mon entourage familial, ainsi que les personnes extérieures, voulaient que je sois.
Une fille, aux cheveux longs, jouant à des "trucs de fille", s'habillant de manière féminine, aimant le sexe opposé.. rentrant dans les "normalités" que la société a toujours essayé de nous imposer.
C'est tout ce que je ne suis pas et ne serais jamais.
Mais c'est ce qu'ils voulaient, alors je me suis tu pour ne pas décevoir certainement, surtout quand le modèle familial est une belle blonde, aux yeux clairs.. On a juste tendance à avancer tête baissée, pour ne pas être rejetée. Surtout aussi jeune.

Jusqu'au jour, où je décidai de me couper les cheveux, osant ainsi porter des affaires principalement masculines. Et c'est de cette manière que je me suis sentie renaître une nouvelle fois.
Mais je me souviens encore de ce jour, il a quelques années, où leurs regards, pointés sur moi, me disaient que ce n'était pas "comme ça" qu'il fallait que je sois.
J'ai pu lire une déception flagrante sur leurs visages.

Désormais et avec du temps, je me sens à ma place, avec comme identité deux genres, qui me correspondent.
J'en joue certainement, mais je suis comme ça.. C'est en jouant de mon ambiguïté que j'ai pu dire "merde", et je le dis encore, à ces personnes voulant sans cesse dénigrer mon attitude qui ne correspondait pas à leurs critères.
C'est ainsi que j'ai relevé la tête.

La photographie, fut pour moi, une réelle thérapie, aidant à me guérir de toutes les saletés que j'ai pu entendre à mon égard pendant des années et des abus que j'ai pu vivre.
La photographie est et sera toujours, une passion, une échappatoire, mon monde.
Un monde qui m'accepte tel que je suis, avec ma différence et mes failles.

Photo: Kriss Photography

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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