Ma Psy rentre de vacances

Publié le 27 Août 2017

Ma Psy rentre de vacances

Bon je l'avoue, l'absence d'une oreille professionnelle et attentive à mes déballages émotionnels commençait à me peser et je n'ai pas caché ma joie à l'annonce du retour de ma psy, partie depuis des semaines dans les bordures mexicaines, sans doute sur les traces de son arrière grand oncle qui à son époque, en bon officier du Kaiser, était venu avec son savoir-faire prussien, botter les fesses d'Emiliano Zapata.

J'étais donc béa et benêt, heureux de sentir le grand appartement revivre un peu au rythme de mes fantasques complices, même si Laora prolongeait encore sa découverte de l'Asie mystérieuse, entre Macao et la baie d'Ha Long, ce qui était pour nous la promesse de chaudes soirées à venir...

Avant toute autre chose ( je crois même qu'elle s'y est arrêtée sur le chemin qui la ramenait de l'aéroport ) Frida était passée chez le coiffeur et c'est la nuque fraiche et bien rasée que je la retrouvais ce matin là. Assise en tailleur dans le canapé, elle avait son laptop sur les genoux et je l'imaginais prête à me faire une séance diapos de ses vacances... ce ne fut pas le cas.

Il s'agissait bien de photo pourtant...

Ma Psy: "Tis moi ce que tu fois zur zette photo darling!"

L'image était de qualité, en noir et blanc et très gros plan. Au premier coup d'oeil je reconnu une nuque bien rasée caressée par une main féminine. Le cou aussi me semblait féminin...

Moi:"Eh bien... je dirais qu'il s'agit d'une bien belle photo... C'est l'Italienne? 

Ma Psy - Nein, mais tis moi blutôt ce que tu fois?

Moi - Une main de femme qui caresse une nuque où les cheveux sont proprement tondus...

Ma Psy - Tu me dézois darling! Je penzais que tu zerais blus attendif à ce chenre d'imache."

J'écarquillais les yeux, piqué au vif dans mon amour propre par cette dernière réplique.

Ma Psy : " Tu n'y es pas tu dout. C'est un pubis himmelkreuz!!

Moi - Nooooooon!... " Je suis resté ainsi, bouche bée et aussi stupide qu'une valise sans poignée. Trompé par le gros plan qui m'avait empêché de situer plus précisément l'anatomie, j'avais confondu - mais est-ce un hasard?- ces deux parties du corps si sensibles et chargées d'érotisme que sont la nuque et le pubis. L'angle de vue, l'étroitesse du cadre, le sillon amorcé par la convergence de l'implantation et que j'avais confondu avec le sillon des cervicales... J'étais bluffé.

Frida se gondolait de rire, satisfaite de son effet et prête à disserter sans fin sur les similitudes entre ces champs que l'on aime bien voir tondus, consacrant ainsi nos retrouvailles.

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Angeline 28/08/2017 18:49

j'aime me promener ici. un bel univers. vous pouvez visiter mon blog (cliquez sur pseudo) merci

jeaneg 28/08/2017 18:50

... en effet, on peut.