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Les femmes aux cheveux courts

Humeurs et états d'âme d'un amoureux des femmes aux cheveux courts.

Le parfum de Brett Ashley

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C'était le fantôme d'Hemingway qui rôdait par là... Il lui venait à l'esprit les héroïnes de ses romans, la troublante lady Ashley ou Catherine Bourne... Des femmes de qualité à l'allure souvent ambiguë, mêlant leur féminité absolue au costume d'homme ou à la coupe de cheveux de collégien. Il pouvait imaginer en la regardant être au soleil du Grau du Roi ou dans les arênes de Pampelune, dans le Paris entre deux guerres ou la Côte d'Azur année 50. Il y avait dans son sillage les effluves d'un parfum réputé qui contribuait à lui tourner la tête. Sûr que le vieil Ernest aurait trouvé un héros à la mesure de cette femme s'il l'avait eu, comme lui, sous les yeux. Lui même en aurait été amoureux puisqu'il savait si bien décrire ces détails dans ses romans. Et comme si la jeune femme entendait ses pensées, elle abandonna sa main sur sa nuque, laissant les doigts nonchalants caresser ses cheveux tondus... A la différence des garçons, les lignes n'étaient pas franchement marquées et le duvet courait plus bas sur la peau, ayant échappé au rasoir qui aurait délimité sans pitié la coiffure d'un garçonnet. La texture était douce, soyeuse, animale et elle semblait se délecter à sa caresse.

Il aurait pu comme Robert Jordan, murmurer à l'oreille de Maria comment ses cheveux allaient repousser, ou comme David Bourne écouter le récit du passage de sa femme chez ce coiffeur de Biarritz. Cela lui semblait naturel en cette circonstance. 

Rompant le charme de cet instant, d'un clin d'oeil il congédia le fantôme du vénérable écrivain, posa une main sur l'épaule de sa compagne et lui attrappa la nuque avant de l'embrasser...

 

Photo: Silvia Arenas par Albert Madaula

Références: Le soleil se lève aussi - Le jardin d'Eden - Pour qui sonne le glas

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À propos

jeaneg

Certains y voient du fétichisme. Il ne s'agit que de dilection. Outre l'apparence, c'est aussi le caractère des femmes aux cheveux courts qui me séduit.
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Fabymary POPPINS 04/06/2012 08:35

j'ai relu et cette fois attentivement aimant beaucoup HEMINGWAY je retrouve les sensations et les voyages dus à la lecture de ses romans, tu écris un peu comme lui, souci du détail qui permet de
basculer dans l'histoire, d'être à notre tour à la place de tes personnages.

Beau moment de tendresse que tu offrais là.

Ces moments là j'adore

Fabymary POPPINS 03/06/2012 13:35

te moque pas toi

Fabymary POPPINS 03/06/2012 12:54

tout ça me rappelle ces instants ou le temps s'arrête. Hemingway un conteur né qui maniait tellement bien les mots qu'on s'échappait et nous retrouvions dans l'histoire.

Aussi un homme complexe, mais là n'est pas le sujet.

Et cette coupe de cheveux est superbe.

jeaneg 03/06/2012 13:20



Tu te présenterais pas aux législatives toi des fois?



lemodrop 03/06/2012 11:28

Vénérable Hemingway (il était juste un peu trop afficionado pour moi) il avait aussi son don pour exalter les femmes indépendantes et androgynes (comme Jeaneg!!!)

jeaneg 03/06/2012 11:37



Je suis persuadé que le grand homme avait cette même dilection pour les femmes aux cheveux courts. Mais ton compliment me fait rosir la pommette