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Les Affranchies

ma psy et moi

Frida mate la télé

10 Avril 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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En réalité, mon état n'avait pas du tout changé et lorsque j'ai révélé à mes deux chéries que je les avais bernées avec mon poisson d'avril je les ai presque senties soulagées. Cela m'a un peu surpris, mais finalement, en y réfléchissant, il m'avait bien semblé que depuis le temps Frida aimait bien exercer son sadisme domestique et que l'ambiance que créait ma dilection lui permettait de soumettre l'italienne dans des jeux érotiques que tout le monde trouvait excitant.

Tout semblait donc être rentré dans l'ordre, sauf que de plus en plus fréquement je surprenais ma thérapeute de Bavière devant le programme de Pro7 une chaine allemande que par miracle elle parvenait à capter.

Moi "- Mais qu'est ce que ça veut dire? Ta mélodieuse langue natale te manque à ce point?

Ma Psy - Nein! Il faut que tu fois za. L'emizion z'appelle Germany's Next Top Model...

Moi - Hummm tu ne comptes pas postuler tout de même?

Ma Psy - Zalaud! Pon , regarde l'animatrize...

Moi - Euuuh on dirait Heidi Klum non?

Ma Psy - Ya! c'est elle. Eh pien figures toi que je crois qu'elle est comme nous...

Moi - Comme NOUS tu dis maintenant? 

Ma Psy - Ya ya... Regarde comme elle chubile lorsqu'elle annonze à la fille qu'on va lui couper les cheveux... Et z'est elle qui coupe la queue de cheval... Comme si za l'exzitait... Tu ne trouves pas?

Moi - Non mais Frid' c''est toi la sadique ici. Et là je crois que c'est juste du sadisme.

Ma Psy - ... Ach... Tu crois?

 

Photo: Inconnue

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Cauchemar

1 Avril 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

Nattura.jpgUn événement c'était produit. Quelque chose d'assez grave qui ne méritait certes pas d'aller aux urgences mais qui me poussait, mort d'inquiétude, à rejoindre le cabinet de Frida dès potron-minet pour elle, c'est à dire vers 14 heures du matin...

Quelques signes symptomatiques étaient apparus depuis plusieurs jours. Je ne m'étais rendu compte de rien, mais Laora, aussi insouciante fut-elle, avait fini par les remarquer. Presque rien au début, un regard, une réflexion, puis des choses plus précises comme cet exemplaire de Playboy US avec une playmate aux mensurations astronomiques... Vraiment le genre de chose que personne n'avait envisagé de voir traîner un jour chez nous.

Elle même, Laora, se sentait moins désirée et s'était retrouvée complétement décontenancée alors qu'elle revenait à peine de chez le coiffeur, de n'avoir pas un seul compliment. Les choses, doucement, empirèrent ainsi jusqu'à hier soir...

J'étais resté seul à l'appartement, refusant d'accompagner mes deux égéries à une soirée karaoké. Mes deux amoureuses s'étaient tournées l'une vers l'autre, le sourcils levé et les yeux ronds, mais avaient finalement pris leur clic et leur clac sans moi.

Frida ayant trouvé amusant de raccompagner une petite mannequin danoise, Laora était rentrée seule et m'avait, disait-elle, surprise avachi sur le canapé, en slip, la télécommande dans une main, une Heineken 50cl dans l'autre, regardant sur Canal+ Sport un documentaire intitulé Ribeiry, sa vie, son oeuvre, alors que le Playboy étalait ses bimbos pleine page sur la table basse.

Habituellement joueuse, la belle italienne aurait pu s'amuser de me voir dans cette posture de gros con idéal, pensant que je jouais moi même, mais les symptômes qui l'avaient inquiétée les jours précédent prenaient ce soir là tout leur sens. Elle fût achevée lorsque m'adressant à elle je l'interpellais par un "bonsoir jeune homme" presque naturel.

Abasourdi par le récit qu'elle me fit le lendemain de cette scène étrange, j'admis qu'il fallait que je vois Frida de toute urgence. Mais en quittant l'appartement une dernière réflexion glaça le sang de l'italienne au moment où, pleine d'espoir et de compassion, elle m'embrassait, je lui dis : "c'est vrai quand même que tu as les cheveux trop courts, on dirait un mec!" et sur ce, la gratifiais d'une claque sur les fesses.

Le verdict de la psy était sans appel, je n'étais plus l'amoureux des femmes aux cheveux courts. Une décharge d'électricité statique en ouvrant le frigo hier soir avait été fatale. Le choc avait provoqué une remise aux normes, un formatage... J'étais à nouveau "normal"...

 

Photo: Publicité Davines

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Où l'on reparle de l'homme lesbien

28 Février 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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Laora avait toujours été d'une grande décontraction lorsque nous étions dans notre intimité. Absolument sûre d'elle et sans tabou, c'était un réel plaisir de la voir évoluer dans son intérieur, tantôt vêtue, tantôt pas.

Avec le temps, mon écorce d'éducation judéo-christiano-musulmane ( oui la nounou était turque ) avait cédée petit à petit avant de tomber carrément en poussière avec l'épisode des vacances à St Trop. J'étais donc habitué à voir mon petit chevreau des Dolomites gambader librement à travers les 300 m2 de notre modeste homesweethome. Mais là...

Je n'avais pas particulièrement fait d'effort de discrétion, c'est vrai, mais je n'avais pas non plus de nécessité de m'annoncer avec ma crécelle comme un lépreux du Moyen Âge, à chaque fois que j'arrivais dans une pièce de mon chez moi bien que ce fût aussi chezFrida et chezLaora. Toujours est-il qu'en déboulant dans le salon, je suis resté figé comme un petit berger portugais qui viendrait de voir la vierge au milieu de ses biquettes.

Laora était vautrée, c'est le mot, sur le canapé, torse nu, la braguette de son jean largement défaite, à travers laquelle sa main droite s'activait lascivement dans une masturbation dont le rythme pouvait laisser penser qu'elle n'en était qu'à son début, alors qu'un magazine très épais et très cher étalait ses pages glacées à côté d'elle.

Moi "- Ah non! Là tu déconnes ragazza! Un peu de tenue quoi! 

Laora - Ma che cosa... Ooooh alora si jé pou piou mé faire lé plaisir... Ma tou sais quoi?

Moi - Ah ben non là tu vois je sais pas... Oh, une photo de Charlize Theron... T'es vraiment une midinette

Laora- Ma noooo C'est perche elle es beau gosse no? Ma c'est qué jé vois son image ma j'imagine cé toi qui mé fais jouir...

Moi - Oui c'est ça, prend moi pour un crétin des Alpes...

Laora - Chi? Crétinelésalpe... 

Moi - Laisses tomber...

Laora - Perche toi tu fais l'amour comme oune femme. Cé doux, sensouel, délicat, respectoueux... Comme oune femme mais avé oune vraie bite, ma jouste comme on veut, c'est pas obligé...

Moi - Oui ben... Peut être... Mais c'est tout de même pas une raison pour te vautrer dans la luxure au milieu du salon en pleine journée.

Laora - Ah bon, perche il faut lé programme horaire commé à la RAI?

 

Photo: Victor Demarchelier

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L'alchimie de Laora

5 Février 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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J'avoue que parler de promiscuité quand on loge dans 300 m2 peut sembler inconvenant, néanmoins dans certaines circonstances et malgré la proximité de nos rapports, ils nous arrivait d'être confronté à des situations délicates. Ce fut le cas ce soir là alors que je pénétrais dans la salle de bains, vêtu seulement d'un peignoir que j'avais eu la négligence de ne pas ceinturer... Par mégarde donc, je surpris Laora, nue, assise sur le rebord de la baignoire, s'appliquant à entretenir sa toison pubienne armée d'une petite tondeuse manuelle. L'italienne me jeta un oeil un peu noir, dérangée dans son exercice paysagiste, alors que pour ma part ce spectacle ne manquait pas de provoquer une certaine raideur...

Moi -" Ben ma petite chatte palatine, tu aurais dû me demander j'aurai volontiers mis la main à la pâte...

Laora - Tou es vraiment l'obsédé. né pas bésouin dé toi.

Moi - Non bien sûr ... Tu vois je me disais qu'après les récits que tu m'as fait de tes souvenirs d'enfance, tu aurais ce genre d'ustensile en horreur, mais apparemment non.

Laora - Ma tout contraire. dépouis qué Frida avec tes histoires elle a voulou couper mes chéveux, tout qui faisait qué j'avais honte ou bien peur avant, l'ai transfor en plaisir. Dingué no? Quand Frida elle est là derrièré moi qu'elle fait baisser la tête et qué avé sa voix grave elle me dit: " Bouche pas mein küken!" ça fait les frissons partout, fer les yeux et plaisir il monte en moi. pense à mon père ma sais qué c'est la jolie blonde qu'elle est là derrière moi et pas loui et j'ai l'envie dé mastourbé.... c'est estrordinaire no?

Moi - je te crois oui" balbutiais-je, empêtré dans mes déglutitions.

Cependant la scène et le discours de la délicieuse transalpine m'avait mis dans un état qui, même si je n'avais pas omis de ceinturer mon peignoir, ne pouvais pas passer inaperçu. Espiègle la latine agita la tondeuse vers mon ventre....

Laora " Tou veux qué fasse oune pétite coupe?"

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Considérations diverses

10 Janvier 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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La très grande liberté qui régnait dans notre trio permettait d'alterner avec autant de facilité le très "chaud" avec le "plutôt calme". Après avoir connu une extraordinaire période de dépravation, m'entraînant dans une débauche insensée, mes deux commères prenaient parfois des allures de pensionnaires de maison de retraite, au chaud l'hiver, une tisane à la main, pas loin du feu de cheminée. J'avais, des fois, le sentiment de passer de l'autre côté du miroir.

Ce soir là je retrouvais ma blonde teutone et sa complice la brune transalpine en train de papoter au salon, ce qui d'emblée me donna le sentiment de pénétrer dans la tour de Babel. Profitant de la place libre laissée dans un fauteuil, je tentais de me plonger dans la lecture peu récréative de "The Economist", lorsque la thérapeute du Bodensee m'apostropha:

Ma Psy " - Tu ne konnais pas la ternière? Nodre betide jérie dit que les chefeux kourts ne lui font bas. Et que t'ailleurs zela ne fa pas à tout le monte...

Laora - Ma si j'ai dit che jé sais cé qué jé dis. J'ai été les chéveux corto pendant longtemps, et là, piou long jé vois bien qué jé sédouis plousse...

Moi - Non mais les chéries, de quoi ont parle là? Les cheveux courts ne vont pas à tout le monde? Faudrait savoir déjà ce que veut dire " aller à quelqu'un". Pour moi une coupe de cheveux va très bien à celui ou à celle qui se sent bien avec. Si on se plait soi même, alors ça "va". Non?

Ma Psy - Parvaitement!

Moi - ... Après c'est une question de réglage... et de sémantique. Court ça commence lorsque les cheveux sont au dessus des épaules. Après il y a le joli carré un peu flou comme toi mon chevreau des Dolomites et la coupe réglementaire avec finition à l'explosif comme notre toubib de la Forêt Noire. Dans ce style tout le monde trouve sa place.

 

Photo: Jan Welters

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Le sapin et les boules

18 Décembre 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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J'aurais largement pu considérer que ma vie était belle, coq en pâte materné par deux femmes dont le corps était aussi parfait à mes yeux que l'esprit. Frida soignait mon âme et avait ces derniers temps la blondeur et la coupe d'un officier prussien quant à Laora, la bella ragazza, elle était parvenue à une jolie coupe au carré qui immanquablement me faisait penser à la Valentina de Crepax et savait partager ses faveurs et son corps au gré de ses envies...

Malgré ce tableau idyllique, l'approche de Noël me rendait grincheux. Nous n'étions pas veritablement une famille et mes deux égéries avaient prévu de rejoindre leurs origines pour attendre l'arrivée de l'Enfant Divin, qui dans un chalet du Tyrol, qui au coeur du vieux Milan...

Ma Psy "- Zi du feux che de brete ma kollekzion de vilms porno? Puizque tu es kéri, tu tefrais abbrézier!

Laora - Ma che c'est oune idée terrible no? Tou fais la coure pendant la semaine et au rétour on fait la partouze..."

Je m'étais donc retrouvé, seul, avec une collection "cuir et fouet" de chez Démonia et l'intégrale de Rocco Siffredi. Pourtant, comme le soulignait Frida, je semblais être guéri de ma dilection pour les femmes aux cheveux courts et il était temps de mettre à l'épreuve ce nouveau moi même.

Avant de me jeter dans le Gai Paris et les mystères de la place Blanche, je décidais donc de faire une petite cure de quelques classiques du cinéma aux héroïnes pulpeuses et choucroutées.

A l'évocation de ces deux qualificatifs la première idée qui me vint fut de regarder Barbarella, un nanar des années 60 avec la très jolie Jane Fonda dans le rôle titre.

Reclu dans ma garçonnière, un pot d'Häagen Dazs à portée de main et alors même que je tentais de me nourrir de la plastique généreuse de la blonde affriolante à la poursuite du docteur Durand Durand, des images se superposaient dans mon esprit, remplaçant cette Jane Fonda là, par celle de La Curée, cette scène où la très belle Renée Saccard se fait couper les cheveux et où, lentement, les ciseaux tranchent les boucles blondes, faisant basculer le destin de l'héroïne.

Pire encore, de fil en aiguille j'en arrivais à voir Barbarella sous les traits de Klute, la prostituée avec son inimitable shag haircut

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Autant dire qu'à ce stade une sévère dépression me guettait... Le constat était sans appel: gros nichons et fesses callipyges ne parvenaient pas à m'émouvoir. Choucroutes et Science Fiction non plus.


Photo: Michael Thomson

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Laora, Frida, la crise

10 Novembre 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

Apollonia Saintclair

J'ai fini par me rendre compte que le trio que nous formions Frida, Laora et moi, qui se voulait un véritable laboratoire de la tolérance et de l'ouverture d'esprit, une expérience unique en matière de transparence et d'authenticité dans les rapports inter-genre et dont finalement je tirais un peu de vanité puisque j'en étais à l'origine, n'était peut être pas si idéal que ça. Mon rôle de coq en pâte, agitateur de moi, de surmoi et de ça était assez confortable il faut bien l'avouer et j'aurais pu me contenter de ce ronronnement libidinal.

Cependant un incident anodin en apparence venait de mettre ma bonne conscience en alerte. Profitant d'un weekend en duo, Laora qui n'était jamais la dernière pour m'entraîner sur les voies de la perdition, commença à me taner pour connaître mon goût sur la façon de tailler une toison pubienne... Bon, sur le coup je me suis dit qu'il n'y avait là rien qui relève du secret d'état et que c'était sans doute une bonne façon d'échauffer nos esprits avant une partie de jambes en l'air. 

Je livrais donc le fond de ma pensée et la brune lombarde proposa ni une ni deux, de soumettre son buisson intime à mon jugement. Si bien que nos ébats commencèrent ce soir là par une séance de coiffure un peu particulière où j'avais le rôle de directeur artistique et contrôleur des travaux finis, pendant que la chaude transalpine officiait seule...

Frida de retour d'un congrès sur l'opportunité des Tarots de Marseille en psychanalyse, s'enquit comme d'habitude de nos récentes occupations en son absence. Je restais coit et Laora se lança avec gourmandise dans le récit de nos ébats de la veille, aguichant de manière très féline notre amie des alpages tyroliens.

Laora "- ... Et pouis jouste avant j'ai taillé la minou comme il mé dit qu'il aime. Tou veux voir?"

Et sans plus de cérémonie, elle dévoile à la psy son intimité, lui expliquant la manière dont elle a tondu sa toison pour lui donner cette allure de petite moquette bien "brossée"

Et là, c'est le drame...

Ma Psy " - Eh pien che gonsdate que du d'indéreze auzzi à ce chenre de koivure" dit-elle à mon intention, puis s'adressant à l'italienne: " Himmelkreuz! Et tu as vais za afec la tondeuze qui zert à couper les chefeux? Mais z'est tékeulaze..."

Inutile de dire que cette dernière réflexion nous a laissé le regard dans le vide et la mâchoire sur les chaussures. Qu'est ce que cela pouvait être sinon l'expression d'une colère de jalousie camouflée sous un détail futile et de la plus évidente mauvaise foi.

En quelques mots, notre utopie communautaire venait de voler en éclats. Au lieu de profiter à son tour de l'enthousiasme et de la fraicheur inventive de Laora, Frida avait cédé à un sentiment tellement mesquin, tellement médiocre et tellement... humain. 

 

Dessin: Apollonia Saintclair

 

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Boutons de guêtre

21 Octobre 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

music-2.jpgJe ne me suis jamais trop longtemps appesanti sur la question avec Frida, par crainte de la voir un soir débouler en costume d'Obersturmführer, dont j'imaginais facilement qu'elle avait dans sa garde robe, un ou deux modèles hérités d'un aïeul pas si lointain. Cependant je ne manquais jamais d'évoquer le sujet avec Laora lorsque par hasard nous tombions sur une photo ou un article évoquant le sujet. Si bien que, toujours complice, elle s'amusait beaucoup à composer des uniformes imaginaires ou à jouer au petit soldat quand l'occasion se présentait. Cela excitait beaucoup Frida.

Pourtant, je devais bien avouer que cela n'avait pas la même saveur à mes yeux qu'une authentique femme militaire dans son uniforme ou son univers quotidien. Et comme toujours après ce genre d'aveux, elle haussait les épaules et me jetait un regard de mépris, considérant que je n'étais qu'un effroyable maniaco fétichiste à l'esprit obtus, qui ne savait pas s'amuser... Bizarrement la bavaroise ne profitait pas de la situation pour m'entreprendre sur ce sujet là, mais préférait pousser son avantage avec la transalpine. Chienne de vie!

 

Photo: Malta Armed Forces

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Bilan thérapeutique

25 Septembre 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

eve_salvail_by_that_one_midget-d37wt1l.pngL'inconvénient quand on fréquente sa thérapeute d'un peu trop prés, c'est qu'au bout d'un certain temps la praticienne manque du recul nécessaire à une efficactité attendue. Si bien que depuis un bon moment j'avais laissé tomber les "pourquoi" et les "comment", alors que de façon un peu cyclique ces derniers s'invitaient volontiers et occupaient mon esprit aussi surement qu'une bande d'altermondialistes sur les pentes de Davos...

Alors, ce matin là je me sentais d'attaque pour faire avec Frida une sorte de bilan, de compilation des domaines abordés et des réponses apportées. Et puis finalement, en y réfléchissant et en tentant d'énumérer tout ce qui me semblait être un problème, je ne finissait par trouver que des choses "normales"... Quoi? J'aimais les femmes aux cheveux courts, so what? J'étais fasciné par l'androgynie, cette façon qu'ont certaines de brouiller les pistes et de casser les codes, et alors? J'avais développé un caractère lesbien par ma façon de diluer le plaisir sensuel qu'on peut avoir à toucher, caresser, embrasser plutôt que dominer dans chaque sens du terme, et puis? J'avais découvert la puissance érotique d'une nuque sur laquelle un baiser déposé pouvait iradier tout un corps, eh bien oui!

Du coup, c'est le coeur plutôt léger que je suis entré dans le cabinet de la doktorin Sachs, sous le regard inquisiteur et meurtrier d'Ipomée, la secrétaire portugaise.

Moi "- Frid, est ce que tu crois que je vais mieux?

Ma Psy - Ach! Mais liebe tu n'as chamais été mal, tu zais. Si tu de zens pien tu fas pien! Aimer les femmes ou ne pas être gay ce n'ait bas une maladie...

Moi - Ouais enfin c'est un peu raccourci là tout de même... Je connais au moins une personne qui me trouve ... pervers.

Ma Psy - Eh pien che crois que nous zommes touz berfers, chacun tans un tomaine tifférend beut être. Moi che crois que tout ze dont tu as pesoin ce sont des gros câlins...

Moi - Ah... ben... comment dire... tu me mets ça sur une ordonnance s'teplait?

 

Graphisme: Eve Salvail par That_One_Midget

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Laora est experte

13 Septembre 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

25491357_3127191_charm-copie-1.jpgAvec le temps, mes deux égéries étaient devenues expertes pour déchiffrer mes états d'âme et il était bien rare que je puisse plus d'une soirée, rester en tête à tête avec mes pensées, sans que l'une d'elles ne vienne mettre le doigt là où ça fait mal justement...

Passés les premières soirées où la bavaroise, de retour de son salon de la schlague, nous avait régalé avec quelques variantes capillaires, le calme était revenu dans notre home-sweet-home et je me retrouvais ce soir là bien tranquille avec moi même, un peu perdu dans mes songes, ce qui immanquablement attira l'attention de Laora sur moi.

Laora "- Ma che cosa c'é?

Moi - Non rien ma chevrette des Dolomites... c'est juste que j'avais le sentiment que...

Laora - ma dimmi il mio pollo...

Moi - ... ben je me demande si le fait justement de ne nous priver de rien dans ce qui nous excite ne finit pas par me rendre moins sensible... Comme si tout cela devenait trop courant au point d'être banal... Tu vois c'est comme un truc. Je crois que maintenant je ne suis pas simplement sensible aux femmes aux cheveux courts...

Laora - Ah no?

Moi - ... non mais enfin si, mais pas seulement. Je crois que ce que je préfère vraiment c'est quand une jolie femme a les cheveux coupés comme un garçon. Tu vois le truc? Résolument masculin. Mais sans ambiguité puisque c'est une jolie femme, enfin je veux dire c'est pas pour ça qu'on la prend pour un mec... mais en même temps...

Laora - Ah ça y est tou es pédé dé nouveau?

Moi - Non non non... Arrête tu sais bien que je ne le suis pas... D'ailleurs des fois ce serait plus simple je crois... Enfin bref c'est pas le sujet. Non ce qui me plait vraiment, mais vraiment, c'est pas juste que tu aies les cheveux courts. Non, ce que j'aime c'est quand Frid te coupe les cheveux comme un collégien, les oreilles bien dégagées, la nuque bien rasée... Ca me trouble... terriblement.

Laora - Ma qu'est ce qué tou crois, moi aussi tou sais!

Moi - Ah?... alors tout va bien...

 

Dessin: Krysztof Nemeth

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