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Les Affranchies

ma psy et moi

Laora a des pouvoirs

17 Novembre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

Thomas-Whiteside2-copie-1.jpg

Je me faisais parfois l'idée d'être un savant fou à la tête d'un laboratoire où nous faisions des expériences un peu folles sur la nature humaine. Vaste champs!

Notre trio, cahin-caha, menait une vie somme toute paisible, immunisé finalement, avec le temps, du poison le plus violent qui soit en matière de conjugalité qu'est la jalousie. Sans être véritablement libertin il était pour le moins libertaire et personne, même pas Frida, n'avait autorité pour dicter quoi que ce soit à notre équipage.

La doktorin nous éclairait de sa science et parfois même proposait certaines expériences auxquelles nous nous pliions toujours de bonne grâce sachant qu'au bout du compte il y avait malgré tout du plaisir. Dans cet esprit et depuis longtemps, chacun avait mesuré avec plus ou moins de bonheur les affres de l'autre genre, même si pour ma part je trouvais cela très injuste d'essayer de me faire passer pour une femme alors que Laora était, elle, un garçon très séduisant et que Frida était de plus en plus sans genre défini...

Observateur quasi scientifique, il ne m'avait pas échappé que la belle milanaise avait toute conscience d'un nouveau pouvoir depuis qu'elle avait résolument coupé ses cheveux. Après quelques errements, hésitations ou même tentatives de retour en arrière, elle avait définitivement adopté une coupe qu'elle se refusait, à juste titre selon moi, de qualifier de masculine. Là comme dans bien des domaines, la discrimination était bannie. 

Cet affranchissement lui avait vite fait comprendre à quel point elle était plus forte, plus assurée dans son rapport aux autres. Le pas franchi dans sa tête l'était également dans la réalité, la plaçant sur un réel plan d'égalité avec tous ses interlocuteurs masculins. 

Pour ma part, mon caractère d'homme lesbien me libèrait de ce genre de considération, n'ayant aucun rapport de domination avec mes partenaires. Néanmoins, à chaque fois, je fondais de désir pour mon chevreau des Abruzzes lorsqu'elle revenait de chez le coiffeur avec les oreilles et la nuque bien dégagées. Si bien que notre psy de la Forêt Noire avait établi une sorte d'axiome qui voulait que le pouvoir soit proportionnel à la fraicheur de la coupe, comme si le passage chez le coiffeur constituait le rechargement du pouvoir magique qui allait décliner ensuite jusqu'au prochain rendez vous.

Laora, pleine du bon sens de ses ancêtres lombards avait alors eut une idée:

Laora "- Ma alors si jé lé coupe plous courts... lé pouvoir il doure plous longtemps no?

Ma Psy - Eh non klein spatz! Parce que si tu les coupes plus kurtz, il faudra que tu retournes plus zoufent les faire couper."

Il me fallu quelques secondes pour analyser cette réponse et me rendre à l'évidence qu'elle était tout à fait sensée. Quelque soit le style de la coupe, les cheveux courts conféraient à celle qui les adoptait un pouvoir magique.

 

 

Photo: Thomas Whiteside

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Chaetophobie... Allo, Frida?

28 Octobre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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Dans notre équipage, Frida est la caution scientifique. Indéniablement notre docteure en médecine mentale peut nous en remontrer à Laora et moi. D'ailleurs elle ne se prive pas de le faire parfois, lorsqu'elle est un peu énervée par les minauderies de l'italienne qui tourne autour du pot... et que c'est moi qui joue le rôle du pot.

Un soir à la veillée, notre doktorin se prenant subitement pour un animateur de jeu télé un peu connu nous lança un nouveau défi...

Ma Psy "- Esske quelq'un sait ce ksé "Kaétofopie"?

Laora - ....?

Moi - ...?

Ma Psy - Ein indice... C'est la komplice des coiffeurs."

Inutile de dire qu'à ce stade l'italienne et moi étions dans l'obscurité la plus totale. J'avais compris malgré l'accent gutural de la bavaroise qu'il s'agissait d'une maladie, une phobie précisémment, mais "Kaéto" ne m'inspirait pas du tout. 

C'est Laora, qui avait fait latin-grec dans sa scolarité qui décrocha le pompon.

Laora - Ma cé céloui qu'il aime pas les chéveux longs, no?

Ma Psy - Bravo chérie, wunderbach! J'ai ein patiente qui connait ce drouble... ce qui par bonheur l'obliche à se faire couper les cheveux toujours drès courts..."

Alors que Frida continuait son explication, le regard pétillant à l'idée de récompenser Laora, certainement "en nature", je m'étais plongé dans l'encyclopédie Quillet en douze volumes et débarquais triomphant.

Moi - Aaaah tu voulais dire Chaetophobie! Je comprend mieux, oui bien sûr c'est évident, il s'agit de la phobie des cheveux en général, qui peut aussi se traduire par une phobie plus particulière des cheveux longs, sur soi même voir sur les autres..."

Je pensais faire mon effet et m'attendais à une révolte de la thérapeute et de l'érudite, criant à la mauvaise foi et à la tricherie... mais les deux égéries étaient déjà lancées dans un roulage de pelle d'échauffement qui mettait la robustesse du canapé à rude épreuve. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, j'abandonnais donc la lecture enrichissante de monsieur Quillet pour me rincer l'oeil...

 

 

Photo: Kalin Ruichev

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Tête de loup

18 Octobre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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Avant l'été, Laora ne manquait jamais, chaque semaine ou presque, d'officier elle même ou de demander le soutien de Frida pour tondre ses cheveux. Opération qui à mon goût manquait cruellement de sophistication, puisque consistant à passer et repasser sans plus de méthode l'appareil muni d'un sabot de plastic sur le cuir chevelu qui du coup l'était beaucoup moins. L'effet était radical, la brune lombarde arborant un pelage lustré et soyeux parfaitement égal en tout points, aussi précisément que le green du golf de St Nom-la-Bretèche.

J'adorais la sensation procurée par le touché sur la matière ainsi taillée, et je n'étais pas le seul...

Mais c'est au début de l'été que l'italienne s'est mise en tête de laisser pousser ses cheveux afin de pouvoir changer de coiffure. Si bien que du jour au lendemain plus de tonte hebdomadaire et le poil court s'est mis en jachère.

Je ne suis pas devin, mais là j'avais tout de même prévenu et ne manquais jamais une occasion de le faire, même très courts les cheveux doivent être taillés à différentes longueur selon la zone qu'ils occupent sur notre tête. Ainsi, la nuque et le tour d'oreille méritent une attention particulière et doivent être, même si on est pas expert en la matière, tondus plus court que ne le sont les cheveux du haut du crâne.... Comme aucune de mes deux égéries ne tenait jamais compte de mes prescriptions, ce qui devait se produire arriva. Au bout de quelques semaines Laora la belle toscane avait une tête de loup.

Laora "- Ma che cosa é la tétédélou? Il faut bien qué les chéveux ils poussent no?

Moi - Oui bien sûr chevreau mais tu ne peux pas les laisser pousser comme ça sans rien faire sinon tu vas bientôt ressembler à cet ustensile de ménage, comme une brosse en boule, qui sert à enlever les toiles d'araignées au plafond...

Laora - Euuurk! Et commé jé fais?

Moi - Eh bien c'est simple, malgré ton désir de laisser pousser tes cheveux, tu dois tout de même les faire couper au moins sur la nuque et le tour des oreilles... Et si vous m'aviez écoutées Frida et toi, en changeant simplement la taille du sabot de plastic pour tondre l'arrière et les côtés, et bien tu n'en serais pas là...

Laora - Ma jé sais... Tou as toujours raison il mio cuore.

Moi - ... et tu n'aurais pas cette tête hirsute.

Laora - Jé sais jé sais jé sais... Tou viens avé moi chez le coiffeur?

 

 

Photo: Pascal Pierrou

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Laora remonte le temps

3 Octobre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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Pour tout vous dire, j'ai toujours été fasciné par la faculté qu'ont les femmes à changer de tête au gré des saisons. De ce point de vue, Laora était un exemple quasiment pédagogique. Aidée dans sa démarche par une chevelure de bonne nature qui poussait avec entrain, ma biquette du Val d'Aoste pouvait en quelques mois transformer sa coiffure à l'envie.

Or voilà qu'après le court court de l'été, ma belle transalpine s'était mis en tête de suivre la tendance et de se faire une coupe au bol. Rien que le nom, prononcé avec son accent suave, étirait mes lèvres en un sourire à la fois attendrit et un peu moqueur. Cependant, en quelques semaines à peine elle était parvenue à ses fins, aidée par son coiffeur qui à marche forcée avait réussit à provoquer ce contraste entre le long dessus et le ras dessous, et au final, malgré un air un peu stricte qui ne déplaisait pas à Frida, cela ne lui allait pas mal.

Moi " - Tu sais quoi chevreau? Je trouve que cela te donne un air d'adolescent.

Laora - Ma che cosa? C'est pas la coupe dé l'ado quand même. Quand j'étais bambina mon père il mé faisait couper les chéveux comme lé garçon. Ma là c'est la coupe dé femme sexy no?

Moi - Oui oui, non, ce n'est pas ce que je voulais dire. J'aime beaucoup tu le sais bien. Mais juste j'avais le sentiment que tu revenais un peu dans le temps, comme si tu voulais remplacer les mauvais souvenirs en quelque chose de plus agréable... Tu comprends?

Laora - No, rien dé tout. Et poui tou sais jé peux coiffer comme ça, poui comme ça aussi, rélévé ou avé la frange tout droit ou sour lé côté. "

Et ce disant elle adoptait des pauses, bouleversait sa chevelure pour à chaque fois montrer une nouvelle coiffure, ce qui, je l'avoue, pouvait me mettre rapidement dans un état de béatitude totale...

 

Photo: Julia Coldfront

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Un oeil noir me regarde

10 Septembre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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Il y avait dans le caractère de ma belle transalpine cette force méditerranéenne, bouillonnante et instable qui me faisait souvent penser aux caprices du Vésuve ou du Stromboli.

Et d'ailleurs, avec le recul que j'avais à présent, je me rendais compte à quel point sa vraie nature se révèlait chaque jour un peu plus depuis qu'elle avait décidé de vaincre ses démons et qu'elle avait coupé ses cheveux, aujourd'hui très courts.

Enfin elle même, la jolie Laora aux allures de fille de mode, un peu effacée, qui se dissimulait volontiers derrière ses cheveux longs, avait totalement disparue. Elle était brillante! Déterminée, un brin autoritaire et sans compromis, elle savait parfaitement manipuler mon esprit faible et conciliant, ce dont je ne me plaignais finalement pas.

Ce qui me ravissait le plus c'était la totale absence de jalousie de sa part, que je tentais au mieux de rendre réciproque. Notre trio baroque, avec Frida, allait cahin-caha et cette liberté, faite de confiance et non d'indifférence m'emplissait d'admiration pour elles.

Mes deux belles fonctionnant autant à voile qu'à la vapeur, je n'étais que rarement l'objet d'une quelconque convoitise, mais lorsque cela se produisait je trouvais à mon chamois d'Aoste des airs de rouleuse de tabac espagnole, fière et provocante et le tralalatsouintsouin qui suivait en général était tout aussi philharmonique...

 

Toréador, en garde ! Toréador ! Toréador !
Et songe bien, oui, songe en combattant
Qu'un œil noir te regarde,
Et que l'amour t'attend,
Toréador, l'amour, l'amour t'attend ! 


Photo: Girard Peter

Citation: Carmen - G. Bizet

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Re-rechute

6 Août 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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Sans être vraiment devin, j'aurais pu prévoir ce coup là, c'est vrai! Depuis le temps que la transalpine se débattait avec ses barettes et ses chouchous, on pouvait se douter que la chaleur estivale lui serait fatale. Enfin, surtout fatale à ses cheveux presque longs.. Mais qui va se plaindre?

J'étais parti quelques jours au pays de mes ancêtres, histoire de me rappeler d'où je viens et Frida avait fait la même chose, rejoignant les pentes grasses et verdoyantes de son Obersalzberg natal. Laora quant à elle, était resté à Paris durant nos pélerinages respectifs, considérant avec un grand sens de la dramaturgie et malgré son accent de Castafiore que depuis tout ce temps, ses racines à elle avaient bien eu le loisir de s'installer dans le XVème arrondissement.

Sur le chemin du retour j'avais reçu un énigmatique sms de la bavaroise: "Zurbrize!!" ...Rien de plus et aucune réponse à mes demandes d'explication. Du coup c'est un peu fébrile que je sonnais à la porte de l'appartement. Bruits de pas... La porte s'ouvre sur l'italienne, la mine préoccupée.

Laora -" Pffft la Frida elle est fachée per che jé loui ai pas dit que jé fais couper mes chéveux...

Moi - Noooooom de dieu de bordel de merrrr... de! Bon sang Lala tu aurais pu prévenir!

Laora - Ah non! Pas toi aussi tou t'y mets! Mai j'ai jouste fait couper les chéveux oh! C'est pas oune miraculo. Toi aussi tou vas être faché per ché j'ai rien dit? J'en avais marre et piou trop chaud et jé fais cé qué jé veux avé mes chéveux no?

Moi - .... Ah non moi je ne suis pas faché, du tout du tout, ah ben non... au contraire. J'adore!"

 

 

Photo: Leicester Mitchell

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Elle se moque de moi

29 Mai 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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J'avais fini par m'habituer à cette image que véhiculait Laora depuis quelques mois, fille androgyne à la chevelure mi longue, mi courte, c'était selon, une belle masse d'une matière soyeuse et lustrée, allure qu'elle accentuait parfois en s'habillant résolument homme ou en interprétant ma garde robe à sa guise. Elle avait fait beaucoup d'effort à la fois pour endurer la repousse de ses cheveux et pour résister aux assauts de Frida qui tentait toujours de la convaincre d'une bonne coupe façon Hitler jungen qu'elle saurait lui prodiguer personnellement.

Raisonnablement je savais donc qu'aucune rechute n'était à l'ordre du jour et que le cabri piémontais ne risquait pas de succomber aux désirs fétichistes de notre waffen ss domestique. Pourtant je tombais presque immanquablement dans le piège lorsque la douce transalpine cherchait à me taquiner...

Laora "- Hey caro cuore! Tou sais quoi?

Moi - Ben non chevreau, mais tu vas me dire j'en suis sûr....

Laora - Si! Et jé crois qué avé bientôt les vacances jé vé mé couper les chéveux. Ma comme toi..." et ce disant elle se lovait comtre moi, tripotant avec nonchalance ses mèches brunes, ébourriffant sa frange ou remontant lentement sa main depuis sa nuque vers le sommet de sa tête. Comprenant qu'une fois encore son stratagème semblait fonctionner, elle poursuivait alors en me sussurant les mots à l'oreille.... " ... Tou viendras avé moi no? Pour bien dire au coiffeur comment il faut qu'il coupe bien corto là et pouis là ...

Moi - .....

Laora - Je mé démande s'il faut que jé lé tonde pas carrément? " Inutile de dire qu'à ce stade, la perfide ne manquait pas de vérifier l'effet produit par son discours, du regard d'abord, puis de façon plus précise, effleurant " par inadvertance " ma braguette. Jugeant satisfaisant le résultat obtenu, la garce se relevait subitement en éclatant de rire et en précisant " No mais jé déconne là.... " s'enfuyant vers la salle de bains où elle devait rester enfermée jusqu'à ce que mon énervement s'atténue

 

 

Modèle: Antonella Bertolla

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Frida s'énerve - la suite

16 Mai 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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Elle crie, elle tempête, en allemand bien sûr et moi j'ai l'impression de flotter comme un oriflamme derrière elle. On dévale le boulevard, on tourne sur l'avenue, on s'engouffre dans ce que je crois être une bouche de métro, mais au lieu de ça je me retrouve avec ma teutone dans une sorte de grand hangar, partagé en alvéoles, genre studio de cinéma. Et là...

Frida s'arrête enfin et me plante devant elle. 

Ma Psy " Alors fraiment tu crois que tu es quéri? Et tu imachines peut être aussi que toutes ces choses n'ont pas existées, que rien de ce qui se trouve ici n'est jamais arrivé? Teufel! Mais oufre les yeux!"

J'allais répliquer, argumenter, défendre mon point de vue, mais je me souviens que ma main est venue envelopper mon menton et je suis resté bouche bée. Là au fond, 5 femmes  s'avançaient vers nous, je croyais reconnaitre Vera Miles, Silvana Mangano et Jeanne Moreau, vêtues en hommes avec leurs Sten à la main. Mais en m'approchant, juste à ma droite j'ai vu soudain un énorme rocher sous un pin et adossés là, Gary Cooper qui caressait amoureusement les cheveux courts d'Ingrid Bergman. Bon sang! Frida me poussait vers un couloir et quelques mètres plus loin nous avons débouché dans une grande salle où des religieuses étaient affairées autour de... Audrey Hepburn, coupant ses magnifiques cheveux bruns. Et puis Jean Seberg en armure discutant avec Milla Jovovich, Demi Moore en t-shirt blanc passant la main sur sa boule à zéro... Et puis le petit garçon du "Vieil homme et l'enfant" avec sa maîtresse d'école terrifiante, tondeuse à la main, et d'autres religieuses et d'autres militaires, Jane Eyre aussi et cette jeune fille trainée par son père comme je l'étais un instant plus tôt par Frida, qui entrait dans ce vieux salon de coiffure... Et ce petit garçon au milieu de toutes ces femmes qui papotaient sans même le voir, tripotant ses cheveux et parlant de lui sans lui adresser la parole.

J'ai eu un énorme tremblement, un frisson gigantesque, je me sentais affolé et j'ai crié!

Ma Psy " - Humm... Je feux bien que tu viennes finir tes nuits zur mon kanapé, mais tu n'es pas obliché de hurler...

Moi - Oooooh mon dieu! Frid.... Je... Un cauchemar terrible... Est ce que je t'ai dit que j'étais guéri? Non hein? Je n'ai pas dit ça n'est ce pas?

Ma Psy - Nein, tu ne l'as pas dis. Et même si tu l'afais dit, je ne t'aurais pas gru. 

 

Photo: extrait du film "Naslednica po pryamoy" - 1982

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Frida s'énerve

15 Mai 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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Mais qu'est ce qui m'avait pris d'aller raconter ça à Frida? Et puis surtout quelle mouche la piquait de réagir aussi violemment?Ce matin là, dans l'intimité feutrée de son cabinet, confortablement calé dans le Chesterfield sans âge, je m'étais laissé aller en toute confiance. Ma blonde thérapeute avait ce jour là une tenue tout ce qu'il y de plus stricte et classique, pour ceux qu'y ignoraient qu'elle participait à des conventions BDSM et autre salons de la schlague. Pour les autres c'était une véritable tenue de dominatrice en uniforme de femelle VoPo. Bref! L'environnement idéal.

Moi " - Doc, je crois que cette fois ça y est, tu m'as guéri!

Ma Psy - Foyez vous za... Eh je peux zafoir de quoi exaktement tu es quéri?

Moi - Eh bien de ma dilection pour les cheveux courts. Je crois... enfin je pense que je n'ai plus ce sentiment irraisonné qui faisait que seules les femmes aux cheveux courts pouvaient éveiller mon attention et m'attirer... sexuellement.

Ma Psy - ... Was? Tu foudrais me faire groire que ça ne te fait plus rien de foir la jolie nuque de Laora quand vient chuste de se faire tondre? ... Ou que za ne te fait rien de passer ta main, là dans mes cheveux courts?" Et disant cela elle me prend la main et la frotte sur sa blondeur rêche et décolorée. 

Et soudain, c'est le drame. Elle m'empoigne fermement par le poignet, me sort de ma torpeur psychanalytique et j'ai tout juste le temps d'attraper ma veste pendant qu'elle m'entraîne, comme un courant d'air, à travers le bureau de sa secrétaire portugaise, puis dans les escaliers et enfin dans la rue, où tout le monde se retourne sur notre équipage.

 

A suivre...

 

Photo: Dan Crosby

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Sans gêne

27 Avril 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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Laora était incorrigible. Presque systématiquement, lorsqu'elle était à la maison elle se baladait aussi nue qu'un vers à soie ou juste torse nu, comme si cela était naturel. Et malgré sa plastique parfaite à mes yeux, j'avais toujours du mal à la croiser, quelque soit l'heure du jour, dans le plus simple appareil au milieu des tâches quotidiennes.

Laora " - ... Ma perche c'est pas bien? Tou aimes no? Si tou es malheureux quand tou viens, hop jé té console tout dé souite avé oune gros calin contre moi...

Moi - Pfffft n'importe quoi! Tu es une perverse pis c'est tout!

Laora - Ahlala ma c'est l'hopital quel sé fout dé la maternité no?

Moi - ... de la Charité

Laora - Si! Bon ben moi jé l'aime bien sentir les choses avec mon corps... Tou veux qué jé dise un secret?

Moi - Ah si tu le prends comme ça.... C'est quoi?

Laora - Chez lé coiffeur aussi jé souis toute nou...

Moi - Nooooon?

Laora - Ma no! Bien sour c'est jouste oune fantasme qué jé dis..

Moi - C'est malin... Tu en as parlé à Frida? Ça pourrait l'intéresser 

Laora - Si ma elle dit qué jé souis jouste l'ezzibitionnise réfoulée... Pfffft!

Moi - Je me demande s'il n'y aurait pas un peu de ça aussi dans les cheveux courts... Une sorte d'impudeur à se dévoiler, se montrer tel qu'on est, exposer sa nuque, attirer les regards.

Laora - Alora commé jé fais? Si jé souis pas nou chez moi jé dois aussi mé laisser pousser les chéveux?

Moi - Aller chevreau, ne fait pas l'âne. Ne change rien tu sais bien que c'est parfait comme ça.

 

 

Photo: Brian Keith    

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