humeurs

Publié le 18 Septembre 2012

affiche.jpgOui bon d'accord, c'est un peu tiré par les cheveux comme accroche. De tout façon je n'ai même pas cherché encore si je pouvais trouver un quelconque rapport avec le film de Billy Wilder,mais peut être qu'il y en a.... 

Bref! Il me semble que dans ma société, enfin LA société, les femmes aux cheveux courts soient d'une catégorie à part, faite, à mes yeux, d'une certaine élite, plutôt intellectuelle.

Cependant, lorsque mon discours se heurte à un refus catégorique, à une incompréhension totale et que, consensuel, je cherche à connaître les motivations de mon interlocutrice aux cheveux longs, je retrouve bien souvent le poids ancestral que l'homme, le vrai, le johnny, celui qui lui met des étoiles dans les yeux ( et quelques fois dans tous les sens du terme ), fait peser sur sa vie de ménagère.

Parce que oui, il y a des femmes qui aiment se faire promener à l'arrière de la Harley, crêper leur choucroute péroxydée et qui aiment bien en général qu'on leur dise quoi faire et comment le faire...

Je ne parle pas des irréductible du cheveux long, celles qui préféreraient mourir plutôt que de couper un centimètre de leur chevelure que maman aimait tant brosser le soir en regardant Question pour un champion avant d'aller au lit et qui même à 50 ans passés se prennent à rêver qu'elles sont encore jeune fille...Non!

Non... Je parle de celles qui n'osent pas. Celles qui voudraient bien, qui parfois y pensent, mais n'osent pas parce que...

Parce que johnny aime bien les cheveux longs...

Parce que qu'est ce que diraient les gens...

Parce que j'ai peur que ça m'aille pas...

Parce que les femmes ça doit porter les cheveux longs et des robes...

Parce que ça fait lesbienne...

Parce que parce que... Enfin mille raisons qui pour finir me laissent un goût de pauvreté intellectuelle malgré tout. C'est un peu comme le combat féministe où les militantes doivent à la fois combattre les injustices et les inégalités du monde des hommes et ... les femmes qui trouvent que ben quand même elles vont un peu loin...

Bon enfin voilà... Un peu de mauvaise humeur on dirait, mais non juste mon mauvais karma qui fait surface, rien de grave...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 17 Septembre 2012

Morena-Baccarin.jpg

Je ne pouvais pas échapper à la dernière série made in USA que Canal Plus nous injecte dans les veines depuis une semaine, persuadé de l'accoutumance fulgurante que provoque ce nouveau produit. Il faut dire aussi que l'affiche est alléchante et que le scénario se situe plutôt dans un domaine qui m'intéresse. Alors du coup je me suis installé confortablement jeudi soir pour suivre les premiers épisodes de Homeland et me laisser conquérir par l'histoire...

J'avoue, oui bon j'avoue... Je suis bien séduit par Jessica Brody, l'épouse du héros miraculeusement ramené au monde civilisé et que bientôt la moitié de la planète va soupçonner d'être un salopard infiltré alors que l'autre moitié aura de la compassion pour lui... Bon bref! C'est pas le sujet. Pour une fois, un personnage féminin principal apparaît au début avec les cheveux plus longs que ce qu'ils seront à la fin. Et ça bien sûr je le note moi. Non parce que d'habitude c'est toujours le contraire, petit à petit, l'héroïne se "glamourise" se "bimbolise" se "pamelaandersonise"... Là, non!

Pas de doute, Morena Baccarin n'est pas de cette eau là. Après des débuts plutôt sans saveur sous une chevelure luxuriante, elle apparaît dans la série "V", le cheveux ultra court et la révélation ce produit. Pourtant elle n'est pas "femme aux cheveux courts". Pour elle, brésilienne d'origine, c'est cheveux longs, pour la vie. Mais le métier d'actrice parfois apporte de bonne surprises... Elle en parle dans une interview récente de la revue Esquire:

 

What happened to the pixie cut she featured in her brief but epic run on the more recent resurrection of V?


She takes a fistful of hair, then lets it go. "Here's the story of the pixie cut: Growing up, I had long hair. Superlong. It was that way forever," she says. "Then I did a movie that called for short hair, and I kept going back and forth — cut it, or wear a wig? On and on. Until my boyfriend at the time said, 'Stop. You need to cut your hair because you're going to look ridiculous with all that long hair pushed up under a wig.' And for a while I thought, Shit, I'm going to look like a boy, I'm going to have a fat face. But finally I said fine. I treated it almost like a dare. And that short hair was one of the best things I've ever done in my life. For myself, I mean. It was liberating and it was fun. And I kept it for four years. Now I'm growing it out for Homeland."

Read more: http://www.esquire.com/women/women-we-love/morena-baccarin-1012#ixzz26hxr8Gh7


... Et une fois de plus, c'est la révélation, à peine les cheveux taillés courts, les mêmes qualificatifs reviennent: liberation, légèreté, amusement... "Une des meilleures choses que j'ai fait dans ma vie" dit-elle. CQFD

Et donc, la voici dans Homeland, au début de l'aventure avec quelques rajouts pour avoir les cheveux aux épaules et les épisodes suivants nous la feront apparaître tel qu'elle est au naturel, belle avec les cheveux courts. Et moi je dit: Tant mieux!


Photo: Morena Baccarin

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 15 Septembre 2012

Miley-C.jpgComment aurais-je pu imaginer que cela n'arriverait pas? Ça me pendait au nez oui! Depuis le temps, tout le quartier avait fini par savoir que je ne jurais que par les femmes aux cheveux courts et qu'elles seules trouvaient grâce à mes yeux...

Malheureusement, le commun des mortel(le)s qui m'entoure, considérant sans doute le sujet d'une négligeable futilité, a toujours vite fait de classer une jolie femme aux cheveux courts dans la case "garçonne" voir même "garçon manqué" ce qui, à la lumière de ma grande expérience dans le domaine et tout aussi stupide que de qualifier un noir d'africain. 

En l'occurrence, ma voisine ce matin là se lamentait de concert avec la femme de l'épicier, voyant dans un magazine les dernières photos d'une chanteuse connue qui justement, depuis quelques temps avait les cheveux coupés très courts. Je passe sur les différentes qualifications évoquées pour tenter de trouver une explication rationnelle à ce changement radical de la jeune célébrité, panorama de toutes les stupidités et lieux communs dont on affuble généralement les femmes aux cheveux courts, entre déviance sexuelle et maladie mortelle...

Bref! Rien de nouveau. Sauf que là, les deux matrones bloquant un peu le passage, je me retrouvais contraint de donner mon avis, chose que je me refusais catégoriquement à faire habituellement, tant il me semblait que cela s'apparentait à la bataille de Don Quichotte contre ses moulins...

Il me fallait donc user de la plus subtile pédagogie pour tenter de faire comprendre aux ménagères qu'une jeune femme aux cheveux courts n'est pas forcément un garçon manqué, loin s'en faut, et que le terme de garçonne induit plus de sous entendus qu'un simple qualificatif pour une coupe de cheveux.... Et là, c'était pas gagné!

Évidemment je ne suis pas entré dans les détails... Lorsque j'ai vu les billes de mes interlocutrices s'arrondirent comme celles de mon chat quand j'essaie de lui faire comprendre qu'il ne doit pas lécher l'écran de la télévision chaque fois qu'il y a une publicité Ronron, je me suis dit que la cause était perdue. 

Irrévocablement, pour mes commères, une coupe de cheveux aussi radicale ne pouvait étre que le premier pas vers un changement définitif... de sexe! Je me suis donc échappé, sans gloire, en prétextant une urgence... médicale.

 

Photo: Vijat Mohindra

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 8 Septembre 2012

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L'essentiel dans la vie, c'est d'avoir du style! Savoir être sophistiqué(e) tout en se reconnaissant soi même, être bien dans sa peau et fier(e) de l'image qu'on projette. Après, c'est une question de caractère. Oui enfin, ça peut paraître simple comme ça, mais on peut rapidement considérer que le sujet est futile et de second ordre. Surtout lorsqu'on se rend compte que pour entretenir cette superbe coupe au dégradé millimétré il faut passer chez le coiffeur tous les 15 jours, au pire, une fois par mois. Et là, c'est le drame!

Selon l'endroit où vous aurez vos habitudes, il faudra débourser pas moins de 30€, ce qui, mine de rien, représente un budget quand on est étudiante par exemple. Alors on peut toujours dégotter LE salon, celui où on fait pas de chichis, celui où on vous manie la tondeuse avec aisance et où on sait parfaitement comprendre ce que vous attendez. Et puis même négocier son plan d'entretien pour être sûr(e) que la coupe sera toujours impeccable. Néanmoins il en coûtera toujours plus que pour un garçon... alors que la coupe est la même. C'est vraiment trop pinjuste!

Alors faut-il pour autant renoncer, abandonner tout style et toute sophisitcation? Laisser la friche s'installer et se transformer en bergère du Larzac avec une chevelure où même pour le peigne c'est "No pasaran"?

J'avoue que je me sens impuissant devant autant d'injustice. Mais je lutte...Et dans ce domaine une chose est sûre... I'll be there!

 

Photo: Sax & Maskin

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 4 Septembre 2012

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Oui je sais, on joue sur les mots... Mais les mots justement, c'est important. Je feuilletais récemment les travaux des chercheurs de l'Université de Lausanne ( Oui, j'ai que ça à faire, et alors? ) et je suis tombé sur un article de promotion de l'ouvrage de Loïse Bilat et Gianni Haver, Le héros était une femme - Editions Antipodes 2011. Inutile de dire qu'en parcourant cet article mon petit coeur s'est senti tout revigoré et qu'à la fin de ma lecture j'avais presque envie d'applaudir tellement je partage l'analyse qui peut être faite par ces sociologues.

Parce que c'est bien vrai et c'est pas la première fois que je le dis. Au cinéma ou à la télévision elles sont bien rares ces héroïnes qui sont totalement assumées par les réalisateurs. Je n'arrive pas à croire moi aux personnages lorsque leur image est en décalage avec la réalité de leur situation, à Kate Beckett ( Castle ) avec ses boucles glamour qui dégoulinent sur son dos, à Laure Berthaud ( Engrenages ) avec sa queue de cheval miteuse et les mèches qui pendouillent - oui je sais, là je fais mon ayatollah de la mauvaise foi, mais bon - 

Du coup je me demande si Luc Besson ne serait pas un peu comme moi, lui qui rase Jeanne d'Arc et qui fabrique une tueuse comme Nikita...

 

Photo: Anne Parillaud - Nikita - L.Besson 1990

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Publié le 3 Septembre 2012

Catherine.jpg

Quelle chance tout de même, de pouvoir, juste avec l'apparence, se jouer des genres...

Quelle chance d'avoir assez de grâce et de goût pour ne pas entrer dans un camp plus qu'un autre...

Pourtant je sais bien, qu'éternel insatisfait, l'humain a du mal à se contenter des cartes qu'on lui distribue. La foule lui clame qu'elle est jolie et qu'il est temps d'abandonner ses oripeaux de garçon. Mais elle continue à couper ses cheveux, toujours plus courts et à porter des jeans d'homme. Et sans cesse elle se demande comment elle peut avancer quand les garçons l'imaginent hors de portée et qu'elle éconduit pourtant les filles qui la regardent d'amour... 

Est ce que tout autour de nous serait si formel qu'on ne puisse imaginer cet androgyne comme un être parfait, sorte de donneur universel, conjuguant la grâce féminine au style masculin? Et puis comment croire un instant qu'une femme puisse, d'un coup de ciseaux magique, être un homme parce qu'elle coupe ses cheveux très courts, sinon en l'imaginant... 

Ainsi cette silhouette devant moi à la coupe qui dégage si parfaitement la nuque pourrait être selon, celle d'un beau garçon ou d'une jolie femme. Comment savoir, sinon en explorant son âme plutôt que son écorce?

 

Photo: Catherine D.L

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 2 Septembre 2012

Au début, quand l'idée est née, j'ai eu un soupçon d'appréhension, me disant qu'il y avait malgré tout dans cette démarche quelque chose d'un peu plus "fétichiste" que le reste. Dans le sens premier du terme, comme une collection. Et puis j'ai chassé ce scrupule devant les premières réactions des quelques amies à qui j'avais fait la confidence. C'était plutôt ludique et d'une certaine manière je considère cela davantage comme un hommage, un salut amical à toutes celles qui viennent ici et qui créent un lien avec moi.

Et petit à petit, le tableau se construit, la "collection" s'étoffe, comme une photo souvenir, à l'envers....

Trombi4.jpg

Mais ce qui me trouble, c'est à chaque fois l'intérêt que cela suscite. Les visites sont plus nombreuses et plus rapides, les commentaires plus spontanés et plus tranchés: "moi j'aime bien celle-ci" " eh bien moi non" " moi je vais les couper encore plus courts la prochaine fois" " c'est beau" " c'est sympa...." 

Tout le monde n'apparaît pas ici. Certaines préfèrent garder jalousement leur image. Il n'y a d'obligation à rien, c'est juste comme un petit jeu, entre nous. Et puis en y regardant bien, je me dis que chacune de ces nuques pourrait presque définir un caractère. A chaque fois c'est une physionomie différente. La mosaïque est inégale, la qualité des photos n'est pas parfaite et leur taille réduite, pourtant l'image attire les foules... 

Tant mieux parce que je trouve ça amusant et sympa. 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 31 Août 2012

Everett-collection.jpg

Il y aurait comme un parfum de poudre de riz et d'eau de Cologne. Pas moyen d'y échapper à quelques jours de la rentrée... en tout cas à cette époque. C'est comme un nouveau démarrage, une remise à zéro des compteurs. Il faut présenter son rejeton sous sa meilleure image, faire "bonne impression". Alors le samedi juste avant c'est un peu la cohue chez le coiffeur. Il faut tailler, raccourcir, discipliner ces chevelures laissées en friche tout l'été. C'est la reprise en main et bientôt, aspergés de lotion bambino et bambina logés à la même enseigne sortent de là, la frange bien droite et la nuque fraîche...

Aujourd'hui cela semble différent. Mon coiffeur me l'a dit, finie la cohue, ni pour la rentrée des classes ni pour Noël, c'est du passé tout ça. 

N'empêche...  Les souvenirs parfois refont surface. Elle se rappelle cette coupe au carré qu'elle détestait et la tondeuse sur la nuque "comme papa" disait le coiffeur, riant tout seul de son mot, qui lui faisait un peu peur et qu'aujourd'hui elle réclame presque... Ces nuques palottes, préservées jusque là du soleil d'été et soudain cruellement exposées. La photo de classe sur laquelle il faut apparaître telle qu'on souhaite que le souvenir demeure pour toujours, délicieuse garçonne ou jeune fille sage.

Est ce que tout cela aurait vraiment disparu?   

 

 

Photo: Everett Collection

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 30 Août 2012

moto-Guzzi.jpg

J'aimerai bien quand même, des fois, que lorsque je parle de "nana sur une grosse moto" avec ma boulangère, elle ne me lance pas dans les dents Brigitte Bardot exibant ses cuisses un peu grasses en criant une chanson de Gainsbourg. Parce que ça me gène, ça m'embarrasse, ça ne me plait pas d'avoir cette image de BB qui avouons le est plus proche de Pamela Anderson que de mon idéal féminin. Et puis y a pas qu'Harley Davidson, mais bon, c'est pas le sujet.

Là non plus je ne sais pas expliquer pourquoi, mais lorsque je vois une silhouette un peu menue descendre d'une grosse cylindrée, bottée, pantalonnée, vestée de cuir et soudain soulever son casque pour laisser dégouliner quelques mèches souples qui lui barrent le visage, mon coeur se gonfle d'émotion et j'ai de l'admiration pour cette femme libre. Enfin libre, c'est l'idée que ça me donne.

Il y a là, encore et toujours, l'ambivalence qui m'est chère entre la puissance brutale d'acier et de chrome et l'apparente fragilité de cette femme qui en réalité est un roc, comme le roseau de la fable. Un mélange de genre presque heureux, du féminin dans le masculin, ou vice versa. En somme bien des choses qui me plaisent...

 

 

Photo: Moto Guzzi

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 29 Août 2012

 

stumbleine.jpgDepuis un moment, bien des voix s'accordent pour me dire qu'il ne faut pas préter trop d'attention aux commentaires. Il y en a, tant mieux et reste poli, répond à chacun. Il n'y en a pas, tant pis, l'essentiel n'est pas là.

Mais là, là, c'est différent! Ce n'est pas un commentaire, c'est un message privé, directement adressé à moi, dans l'intimité de ma boîte à lettres. Un cri de liberté comme je les aime, que m'envoie Caroline. Alors bien sûr j'ai demandé avant hein? Vu que c'est un peu intime quand même. Mais je suis comme ça, je partage tout!

Et ça me fait tellement plaisir...

 

"J'ai cette envie de vous écrire pour vous remercier de ce merveilleux blog, qui doit en aider plus d'une à concrétiser cette coupe courte dont on rêve toute seule dans son coin. Et j'ai concrétisé aussi. J'ai 20 ans, et mon expérience chez les coiffeurs me donne assez de légitimité pour tenter le coup toute seule. Au moins dans un premier temps. Alors c'est un jour avec de la musique fort dans les oreilles et après des mois passés sur ce blog: que j'ai saisi un ciseau. D'abord un carré, classique. Puis finalement une coupe dégradé qui se garçonnise. Plus je coupais plus j'étais heureuse, la démonstration que le bonheur est à porter de main ! La coupe a réussi, j'ai fait exactement ce que je voulais, c'est une partie de plaisir sur cheveux naturellement ondulés. On me dit "chouette t'as été chez le coiffeur !" Ni vu ni connu. Maintenant je suis moi. Alors merci les femmes-aux-cheveux-courts !!"

Caroline N.

 

Merci Caroline

Photo: Ari

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Rédigé par jeaneg

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