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Publié le 30 Mai 2013

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Bon je ne voudrais pas avoir l'air de la ramener, mais je tiens tout de même à rappeler que j'ai raflé la mise samedi dernier en pronostiquant la Palme d'Or du dernier Festival de Cannes. Mieux encore! Le film ET l'actrice ont reçus la récompense suprême. Dès demain j'ouvre un cabinet de voyant-marabout-extra chic type.

En attendant j'aurais le triomphe modeste et beau joueur je vais même remettre la mise en jeu. Evidemment avec un tel résultat tout le monde maintenant veut en savoir plus sur ce film, "La vie d'Adèle" et les articles ne manquent pas pour raconter que le scénario est très inspiré de la bande dessinée de Julie Maroh  "Le bleu est une couleur chaude". Un bleu que l'on retrouve dans la couleur des cheveux d'Emma ( Léa Seydoux ) justement.

Il faudra de toute façon attendre la sortie en octobre pour tirer des conclusions, mais on peut être certain que ça ne va pas faire des millions d'entrées. Pourtant j'ai le sentiment que ce film est d'ors et déjà culte et qu'il va confiner au classique du genre tellement il peut réconforter les adolescentes, désemparées ou non face à leur sexualité qui les entraîne hors de la meute.

Et qu'on ne vienne pas s'étonner de voir un peu plus de filles aux cheveux bleus et courts. Par les temps qui courent ça vaudra autant qu'un drapeau arc-en-ciel.

 

Photo: Léa Seydoux

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 28 Mai 2013

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On a beau dire, je crois que pour plus des 3/4 de mes contemporains, parler des femmes aux cheveux courts demeurera sinon un sujet mystérieux, du moins un sujet d'une futilité incalculable. Évidemment, partant de là on finit par considérer que les seuls thèmes qui méritent qu'on y consacre un peu de notre neurone seraient ... je sais pas moi, les grands problèmes de notre monde comme le Concours de l'Eurovision, le vocabulaire de Franck Ribéry ou le charisme légendaire de l'homme de beurre... Mais je médis...

Pourtant, depuis que je m'y intéresse, je sais bien que le sujet n'est pas anodin. Sans parler de la recherche esthétique qui préoccupe chaque jour les femmes de 10 à 90 ans ( oui avant on s'en fout un peu et après c'est beaucoup plus aléatoire- mais il y a toujours des exceptions ) et ce n'est déjà pas rien, il faut considérer que se couper les cheveux remet en cause bien des choses, qu'on en soit conscient ou pas. Bon déjà il y a cette histoire d'image. Il n'y a qu'à voir les commentaires suscités par un changement de coiffure autour de nous pour se rendre compte que quelques fois notre propre allure ne nous appartient plus. Tout le monde a toujours quelque chose à dire sur notre image. A la fin c'est peut être ça qui contraint, qui empêche certaines de faire ce qui leur plairait vraiment... ?

Mais il y a surtout ce changement intérieur. Oui oui, un vrai bouleversement en fait. Lorsque d'une allure moyenne, pour ne pas dire banale, on passe à un style personnel, une image qui nous reflète, une envie assouvie. Lorsqu'on a résolument dégagé ses oreilles, son visage, lorsqu'on a décidé d'avoir la nuque rasée et que ce nouveau soi même nous révèle, qu'on sourit aux quelques frissons que procurent une caresse sur le cou, qu'on parvient à s'ébourriffer avec bonheur et qu'on se sent capable de conquérir le monde... Oui bien sûr... à part ça c'est plutôt futile comme sujet.

 

 

Photo: Isabel Hickmann par Paulo Vainer

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 25 Mai 2013

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J'ai pas l'habitude de faire des pronostics ou de m'adonner aux jeux de hasard ( oh si peu... ) cependant il y a un faisceau d'indices comme on dit Quai des Orfèvres, qui me laisse penser que l'imminant palmarès du festival de Cannes risque bien de consacrer la jolie Léa, ou sinon le film "La vie d'Adèle" dans lequel elle a un rôle majeur. 

Il y a comme ça des parcours qu'on sent s'amorcer irrésistiblement vers une marche triomphale. Elle a déjà une riche carrière mais je ne l'ai vu que dans "L'adieu à la Reine" et déjà là, en costume et cheveux longs, sa grâce juvénile, son visage solaire au regard un peu mélancolique, son jeu son talent tout m'a séduit.

Et là, cette blondeur et cette coupe tellement accordées à ce discret sourire, comme si elle était détachée de toute l'attention qui lui est portée... Moi je vous le dit, les paris sont ouverts et je mets le tapis sur Léa Seydoux

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 23 Mai 2013

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Je ne suis pas sûr que toutes les femmes aux cheveux courts que je croise dans ma journée, ici dans cette ville du Sud où le soleil brille, soient bien conscientes de l'image qu'elles véhiculent. Bon, bien sûr à mes yeux il y a toujours cette assurance, ce caractère raffiné, cette audace assumée, ce chic bon genre et ce genre très chic. 

Mais aux yeux des autres? J'essaie d'imaginer, autant que possible, de me mettre dans la peau ou le cerveau d'un quidam et je pourrais alors voir, dans la catégorie homme, des femmes inaccessibles, prétentieuses, homosexuelles, masculines, dominatrices, infréquentables... En quelques sortes des femmes qui mettraient en danger la famille et par la même l'avenir de notre civilisation, simplement parce qu'elles ont décidé de ne pas être dans le cadre que leurs réservait le mâle.

Dans la catégorie femme, je crois que je verrais de l'envie, de la jalousie, de l'admiration, du désir, du mépris, de la haine, de l'énervement... En quelques sortes des femmes qui ne cristaliseraient sur leur image que des défauts.

Mais en réalité, ce que je crois, dans tous les cas, c'est que ces femmes aux cheveux courts que j'aime tant ne laissent personne indifférent. On l'aime tout en la détestant d'être ce que certaines voudraient être. On l'admire et on lui en veut d'avoir ce courage que l'on meurt d'avoir. On l'envie mais on cherche à se persuader que ce n'est pas pour nous...

Pourtant mon imagination me trompe. J'ai croisé aujourd'hui un couple terriblement glamour, lui en costume élégant, Wayfarer sur le nez et coupe de cheveux irréprochable, elle tellement chic en chemisier décolleté, jupe légère, lunettes de soleil "pilote", les cheveux courts comme une Jean Seberg brune. L'image même pour contredire tout ce que je viens d'écrire précédemment. Une belle journée...

 

Photo: Vogue

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 20 Mai 2013

Il y a belle lurette que j'ai remarqué que l'Orient ne faisait, pour certaines choses, guère preuve d'états d'âme à l'inverse de nous autres occidentaux. D'ailleurs j'ai déjà raconté ici même qu'en matière militaire, beaucoup de pays asiatiques n'offraient pas aux femmes la possibilité de se distinguer de leur homologues masculins au moins par leur chevelure.

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Comme si on avait besoin de ça, la Chine, en plus du nombre et de l'idéologie, impressionne son monde en affichant la détermination avec laquelle les valeureuses combattantes de l'Armée de Liberation du Peuple s'engagent en son sein. Et pour elles, comme pour n'importe quel soldat, l'entrée en ce sacerdoce passe par la coupe de cheveux, standard facilité par la nature même du cheveux chinois.

C'est un détail pourrait-on dire? Mais dans cette bataille d'image ce sont bien sûr les détails qui comptent. Et j'avoue, moi, que je suis davantage impressionné par une femme soldat toute entière focalisée sur sa fonction de soldat et capable de sacrifier sa propre personnalité. Du coup, j'ai beau aimer les femmes aux cheveux courts, celles-là me filent un peu les chocottes...

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Question pragmatisme, on pourrait penser que l'idéologie communiste incite plus facilement chaque "camarade" à ce genre de sacrifice. Pourtant, même si c'est compliqué, là, tout de suite, de comparer la Chine conquérante et hégémonique à la Russie, ex-URSS, déliquescente et rongée par l'alcool, on voit bien que l'idéologie n'est pas seule responsable de ce traitement. Les femmes militaires russes offrent une image de poupée aguichante, noeud dans les cheveux et talons hauts, avec toujours en arrière pensée ce rôle de "femelle" alors que, je le vois bien, la femme militaire chinoise ne laisse pas de doute sur son caractère guerrier... même avec le sourire.

 

Photos: CCTV.com

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Publié le 19 Mai 2013

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Évidemment, de nos jours, tout le monde est en droit de se croire photographe, pour peu qu'il possède un appareil photo numérique avec lequel il n'a rien d'autre à faire que cadrer son sujet et appuyer sur le déclencheur. C'est pas faux, une sorte de vulgarisation de l'art en quelque sorte. Dire la même chose de la peinture à l'huile serait un peu plus osé. 

Mais allez donc tenter de vendre votre "Couché de soleil à Oléron" chez Sotheby's. Vous m'en donnerez des nouvelles... Pourtant il y a un véritable marché pour la photographie en tant qu'objet d'art. Il y a la notoriété de l'artiste, puis le sujet aussi et bien sûr la technique. Mais en réalité il y a surtout le coeur, l'envie, le sentiment qui dictent à l'acheteur le besoin de posséder ce qui pour lui représente le mieux, soit le talent du photographe, soit l'image que l'on a du sujet photographié, l'atmosphère qu'il inspire, le symbole qu'il représente...

J'ai découvert en cherchant à en savoir davantage sur cette photo d'Herb Ritts, qu'elle était estimée, selon les sources, entre 6000 et 10 000 €. Un travail argentique intitulé " Meg, Hollywood, 1988" tiré en format 50X40 cm. 

Bien sûr, chacun est libre de penser pouvoir faire la même chose, ou aussi bien, avec son apn, sa belle-soeur et le mur blanc du voisin. Là n'est pas la question. 

La vraie valeur de cette photo elle est pour moi dans l'image de cette femme androgyne, cheveux courts, coiffés dans un style garçon, jean, boots, ceinturon cuir, que des éléments qui font référence au masculin. Mais il s'agit bien d'une femme et pour ne pas en avoir le doute on dévoile son corps. Pourtant il n'y a rien d'artificiel j'imagine, rien de préparé. L'androgyne dans sa vraie nature, qui n'a pas vraiment besoin de justifier son genre, qui s'habille, se coiffe et pose comme un garçon, mais que l'on ne peut pas confondre pour autant. Eh bien c'est cette magie là que l'on voit sur cette photo et sans doute parce que Herb Ritts a eu le talent de montrer tout cela en photographiant "Meg" cela mérite bien que l'on considère son cliché comme une oeuvre d'art.

 

Photo: Herb Ritts

High Resolution

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Publié le 18 Mai 2013

Notre belle lyonnaise est donc retournée dans ses pénates et là bas au pays des tisserands et de la rosette il a bien fallu à un moment donné, trouver LE coiffeur capable de tailler ses cheveux au moins aussi bien que Régine et en tout cas selon son goût définitif pour le "très court"

Et comme Florianne ne manque pas de ressources, elle avait déjà repéré sur les quais de la Saône un salon bien dans le style quelle affectionne, genre authentique.

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La voilà donc qui débarque chez Orlando. Et là on peut dire que question "vintage" elle n'est pas déçue... L'homme a pignon sur rue, les lyonnais connaissent bien l'endroit et Flo se dit que ça ne peut être que là.

Orlando est lui aussi amoureux des femmes aux cheveux courts, ça tombe bien. Le courant passe. La belle raconte ses envies, le coiffeur taille et tond. Et Florianne se retrouve... Belle et rockn'roll

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Orlando coiffure, 4 quai Fulchiron 69005 Lyon

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Publié le 12 Mai 2013

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... Sauf ce qui est important!

Oui bon ben si c'est pas La Palice qui a dit ça je veux bien que le diable me patafiole, mais n'empêche, hein? Prenons par exemple... les cheveux courts, au hasard. Le sujet en lui même peut paraître futile et sans importance. Un sentiment renforcé par le caractère éphémère de la coupe qui, si l'on y tient, doit être renouvelée régulièrement. Et pourtant...

Inutile de démontrer ici le rôle joué par une coupe de cheveux dans l'épanouissement personnel vers lequel chacun(e) d'entre nous tend pour rendre sa vie supportable. Néanmoins il est vrai que couper ses cheveux n'engage à rien sinon au risque de découvrir sa vraie personnalité. L'importance ne naîtra que lorsque cette découverte réalisée, on voudra en toute logique maintenir cette image de nous même qui nous rend si bien hommage.

Et là, on ne plaisante plus! Parce que l'importance de ce qui ne l'était pas auparavant prend un caractère impératif. Les cheveux courts, certes, mais pas n'importe comment. A un certain stade des cheveux courts, la chose la plus importante, tout le monde en conviendra, c'est la nuque. Une taille minutieuse, un travail d'orfèvre qui doit ciseler au demi millimètre le mouvement de l'implantation. Tout le reste peut être lissé, effilé, en pétard ou parfaitement ordonné, la nuque, elle, doit être irréprochable, tondu, rasé ou ciselé, le cheveux n'y est que l'écrin d'une zone à la sensualité affirmée, érogène au plus haut degré où tous les sens sont mis à l'épreuve.

Alors oui, rien n'est important, c'est vrai... Sauf...

 

Photo: Wip-Hairport

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 11 Mai 2013

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Enfin je dis ça, je peux me tromper. Mais je rassure tout de suite les plus inquiet(e)s, je ne dis pas que j'ai viré ma cuti et qu'aujourd'hui les femmes aux cheveux courts me sont indifférentes. Non non! 

C'est juste que j'en ai moins l'obsession. Oui enfin, j'ai jamais vraiment été obsédé, faut pas exagérer. Disons que c'était une idée omniprésente dans mes rapports affectifs. Avec l'âge je deviens plus tolérant. Enfin non! Je ne dis pas que j'étais intolérant, mais disons plutôt exclusif et je parvenais même à développer un certain mépris pour une catégorie de femme pas trop équipée au niveau cérébral et qui s'imaginait rattraper le coup avec une plastique rebondi et une cascade de cheveux blonds filasses. 

Mais ça c'était avant! Parce qu'aujourd'hui je sais. Oui enfin je sais... Disons que j'ai comme idée que je pouvais passer pour un excentrique, avant. Mais à présent ( presque ) toutes les jolies femmes, les vraies femmes, celles du quotidien comme celles des magazines ont les cheveux courts. Alors du coup, je me retrouve dans "la norme"... Mais là, ça m'inquiète un poil. Être dans le moule ça ne me plaît pas trop... Est ce que je ne vais pas me lancer dans un comité de soutien à Nabila pour redresser la barre? Écrire un nouveau blog, hurler ma dévotion à la choucroute grisâtre de Brigitte Bardot, paix à son âme ( comment ça elle n'est pas morte? ), trouver du charme à Pamela "rubber" Anderson qui courageusement, à son âge, poursuit la série Baywatch, mais dans le rôle de la bouée.

Non non non, décidément tout cela n'est pas bon pour mon karma. Je ne veux que des idées positives et tant pis si aujourd'hui les couvertures de magazines se font avec des femmes aux cheveux courts. Cela me ravit en extase comme disait Charles, même si du coup je me sens un peu moins original.

Et puis d'ailleurs j'ai sûrement tort de m'emballer. Il ne s'agit certainement que d'une tendance, éphémère comme toutes les tendances. Les cheveux courts ne font pas toujours qu'on est une femme aux cheveux courts... et lycée d'Versailles!

 

Photo: Jan Welters-Elle UK

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 10 Mai 2013

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Tant de blondeur, tant de douceur. Ton visage, fin et délicat, souligné là, par le rouge sur tes lèvres et là, par le Rimmel sous tes yeux. Ton corps, longiligne, musclé et délié où les formes androgynes sont cachées par le costume d'homme... Ton image reflétée par le miroir doré où tu parais toi même fascinée. 

Pourtant l'habit ne fait pas l'homme. Il est taillé, cintré et façonné pour ton corps féminin, les épaules fines et les manches étroites. Tu es la seule à savoir lui donner cette part de masculin qui est en toi et la doser à ton envie...

Ta chevelure blonde, bouclée et vaporeuse n'aurait pas laissé de place à toute l'ambiguïté de ton costume. Au contraire les cheveux raides et lissés, coupés droit et net comme un voile, rendent l'allure stricte que seule ta féminité exaltée peut compenser. Quelle alchimie! Où chaque détail doit être milligrammé, où l'équilibre toujours atteint ne dépend que de la position que tu as donné à ton curseur...

Et la magie opère, à travers le miroir comme dans les regards, ton ambiguité fascine et chamboule les esprits dès que tu laisses en toi paraître ton masculin.

 

Photo: Hedi Slimane

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Rédigé par jeaneg

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