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Les Affranchies

humeurs

Mia es-tu là?

25 Septembre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Emily-Sandberg.jpg

En 1967 un jeune coiffeur londonien est convoqué par les studios d'Hollywood pour couper les cheveux de l'actrice Mia Farrow qui joue le rôle de sa vie dans le film de Roman Polanski "Rosemary's baby" qui sortira l'année suivante. Avec tambours et trompette on rameute la presse pour l'événement qui fera la promotion du film, de son actrice et du coiffeur londonien, un certain.... Vidal Sassoon. 

Mia-Farrow.jpgUne véritable légende était née. Mais plus que le coiffeur, plus que l'actrice ou le réalisateur c'est surtout la coupe de cheveux qui va rester à travers les modes et dans le monde entier. 

On raconte même à l'époque, que Franck Sinatra, le mari de Mia, dégouté par l'allure de garçon de sa femme, demande le divorce. On se refait pas!

Mais voilà, les légendes un jour ou l'autre se défont et quelques temps après la mort du coiffeur, l'actrice révèle que c'est elle même qui s'était coupé les cheveux quelques mois plus tôt, transformant sa longue chevelure blonde de l'époque en "pixie crop" et que Vidal Sassoon n'y est pour rien, s'étant juste contenté de rafraichir de quelques centimètres cette coupe devant les photographes du monde entier, s'attribuant ainsi sa création.

Qu'importe, la légende restera et surtout ce style et cette coupe, pourtant initiée 10 ans plus tôt par l'adorable Jean Seberg de "Bonjour tristesse" et qui fait aujourd'hui encore des émules.

 

Photo: En haut Emily Sandberg

 En bas Mia Farrow

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Bon chic, bon genre

24 Septembre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

christine

je ne sais pas si c'est moi ou quoi, mais je trouve toujours quelque chose d'émouvant à voir une jeune femme d'aujourd'hui s'approprier son image loin des schémas que les médias ou la tradition ont dessinés.

Je ne parle pas de la jeunesse, rebelle et provocante par nature, qui "triture" son image pour fucker ce damned world le plus possible avant de rentrer sagement dans le rang. Non je parle de jeunes femmes, actives, instruites, bien éduquées et à la vie sociale normalement développée, si si y en a, j'ai des exemples.

C'est peut être générationnel après tout, il serait temps, de considérer enfin que la féminité n'est pas mise en danger par une simple coupe de cheveux, voir même, au contraire, exacerbée par une jolie nuque bien dégagée ou un port de tête plus affirmé.

Du coup je suis plutôt ravi de voir, souvent, autour de moi, foule de jolies petites têtes sur des femmes plutôt chic et bon genre. Tout ça pour dire qu'il ne faudrait pas considérer qu'une femme qui porte les cheveux courts, très courts même parfois, est une révoltée ou s'en voudrait à elle même en défigurant son image à coup de tondeuse.

Non! Là aussi il peut y avoir du bon goût.

 

Photo: Christine

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Mauvais genre

23 Septembre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Emma Sjoberg Francis Giacobetti

Je ne sais pas si je l'ai déjà dit, mais je suis fasciné par l'androgyne, expression vivante d'un rêve mythologique et promesse d'une humanité apaisée. Si? Je l'ai déjà dit? Bon ok!

Pourtant aujourd'hui l'androgyne est presque devenu un style. On en arrive à confondre un peu les choses et à qualifier d'androgyne n'importe quelle fille aux cheveux courts qui s'habillerait avec les fringues de son petit frère. Mais là encore, j'aime bien appeler un chat un chat et de temps en temps remettre l'église au milieu du village.

Mon androgyne préférée, modèle et archétype du genre, la danoise Freja Beha Erichsen a les cheveux trop longs et porte des robes qui font rêver. Personne ne pourrait contester son statut d'être mythologique, indécis entre le masculin et le féminin, femme raffinée exultant dans un corps de garçon fragile. Et c'est cet équilibre parfait entre les genres qui en font un modèle.

Dans la même famille il y aurait Erika Linder ou Casey Legler dont la balance penche méchamment vers le masculin qu'elles revendiquent, non pas parce qu'elles portent les cheveux très courts mais parce que leur caractère les emmène vers ces limites.

La mode joue le jeu. Mieux qu'avant. Emma Sjoberg avait cette moue masculine, les traits larges, les épaules de ses ancêtres vikings. Mais dans les années 70/80, cette blonde suédoise aux cheveux courts ne jouait pas l'ambiguité. Au contraire cela aurait plutôt été le contraire, cherchant par tout les moyens à revenir vers plus de féminité pour "gommer" son allure très typée. Aujourd'hui la féminité, définitivement, n'est pas dans le vêtement ou la coupe de cheveux et personne ne cherche à se mentir. Les cheveux courts ne font pas l'androgyne (pas plus qu'ils ne sont un indicateur d'orientation sexuelle).

Tout ça pourrait me faire conclure que la longueur des cheveux, là encore et comme pour tout, n'y est pour rien, histoire de rassurer celles qui auraient peur de se transformer en garçon en allant chez le coiffeur... Non, j'déconne!

 

Photo: Francis Giacobetti

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Effacer-Repartir

22 Septembre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Kesler_Tran-Parked-01.jpg

C'était un rêve... ou un mauvais songe, juste là pour le torturer davantage. Un instant, une image lui traversait l'esprit, comme un désir de fortune il imaginait pouvoir effacer sa vie, remonter la bobine jusqu'à ce moment délicieux et repartir à nouveau sans tout ce fardeau d'erreurs et de méprises...

Dans l'illusion, effacées les colères, les cris et les pleurs, effacés le mépris et la haine, effacées les nuits sans dormir, les yeux pleins de larmes fixés sur le plafond nu de la chambre vide, les poings serrés.

Il se sentait stupide quand ce rêve fulgurant traversait son esprit, initié par une image, une atmosphère, une mélodie dans l'air...

Comme si nos vies fonctionnaient à la manière des jeux vidéos où les erreurs ne sont pas fatales, où l'on peut sans crainte revenir en arrière et repartir, mieux. Ce rêve était stupide lui aussi, stupide et cruel, comme une main invisible venue juste triturer la vieille lame enfoncée dans son coeur.

Malgré tout, il ne savait pas lutter contre ce démon parce que, comme une empreinte d'encre bleue il gardait dans sa chair la douceur de sa gorge, la tiédeur de sa peau, le parfum de ses cheveux courts, l'abandon de sa tête sur son épaule, parce que tout au fond résonnait un éclat de rire, quelques mots de sa voix un peu grave, parce que ses narines s'emplissaient de l'odeur du tabac blond de cette cigarette partagée sur le rebord de la fenêtre. Stupide et cruel

Puis le songe s'évanouissait, le laissant là, sur le bord de son chemin, avec ce goût amer dans sa gorge serrée...

 

Photo: Kesler Tran

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I love Courtney

21 Septembre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

courtney haircut - copie

Certaines personnes parviennent à me fasciner sans que je sois capable a priori de savoir pourquoi. Après, en y réfléchissant, en me posant la question, bien sûr j'arrive à déterminer les raisons de cet attrait. Depuis longtemps le minois de la jeune californienne a captivé mon regard et j'ai souvent illustré les articles avec ses portraits. Elle fut même l'incarnation de Tao.

L'allure androgyne évidemment, accentuée par le type asiatique qui gomme davantage encore le genre. Les cheveux courts bien sûr, avec un style toujours recherché. Mais ça c'est au premier coup d'oeil. Après, lorsqu'on cherche à approfondir on découvre une jeune femme plutôt exubérante, une actrice prometteuse, un modèle recherché que l'on voit même en France, furtivement dans certains spot télé, comme celui de Mini.

Je n'ai jamais découvert de photo d'elle avec les cheveux longs. Au contraire même, il y a quelques années elle était complétement tondue. Sans doute un nouveau départ. En fait, tout ce que je vois de cette jeune femme m'inspire de l'admiration, comme j'en ai pour les vraies femmes aux cheveux courts. 

Alors finalement je ne suis pas tellement surpris de la découvrir ce matin, à peine sortie d'un "barbershop" réputé de Los Angeles, avec cette coupe, tellement "little boy" qui lui va si bien.

Un vrai style, une allure et l'esprit qui va avec, voilà certainement les ingrédients qui provoquent la fascinante attraction dont je suis victime...

 

 

Photo: Courtney McCullough

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Explication de gravure

20 Septembre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Friedmann-Hauss.jpg

J'en connais qui dans un total abandon s'en remettent en toute confiance à leur coiffeuse et une fois par mois confient leur chevelure à l'expertise de la professionnelle, les yeux fermés. Les habitudes sont prises, la trame est posée, le style avéré. L'essentiel c'est que cela soit court et propre.

Par contre, j'en connais d'autres pour qui chaque rendez vous est une nouvelle aventure... Parce qu'il s'agit d'être originale, innovante de trouver LE détail qui va changer l'allure ou lui donner encore plus de caractère. Alors selon la coupe il s'agit de bien se faire comprendre dès le départ et d'être attentive au déroulement des opérations...

Cela demande une grande adresse de language qui se nourit d'un vocabulaire imagé et sensuel. On parle de texture, on veut que la nuque soit comme du velours, que le dégradé soit fondu de façon presque imperceptible. Il faut expliquer comment on désire que cette patte soit "effacée", comment on veut que cela parte de zéro pour aller jusqu'à 4, 5 ou 6 ou plus encore mais pas trop rapidement pour que l'ensemble soit harmonieux. Tout se joue au millimétre, le dessus plus court oui, mais à peine, une erreur serait fatale, la frange relevée mais si on la laisse tomber il ne faut pas l'avoir dans les yeux, le tour d'oreille pas trop net mais quand même bien dégagé...

On frôle les caprices de diva, mais pourtant je comprend mieux que personne qu'il leur faille aller au bout de leur envie, de leur désir d'être exactement celles qu'elles sont à l'intérieur et retrouver aussi cette délicieuse sensation, cet excitant toucher lorsqu'on glisse les doigts à travers des cheveux soyeux et vivants, que l'on caresse ce velours qui couvre la nuque, que l'on empoigne cette masse pour la modeler à son goût... ou qu'on laisse l'être aimé le faire pour nous.

 

Photo: Friedmann Hauss - ELLE 

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C'est pas trop tôt

18 Septembre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

C'est pas trop mon genre de servir la soupe, d'autant que je n'ai pas manqué depuis 4 ans de solliciter m'ame Doré pour me faire un peu de pub une fois ou deux... sans autre réponse que celle d'Emily l'assistante qui fait ce qu'elle peut la pauvre pour que sa patronne ne passe pas pour une bêcheuse... mais bon.

Comme je ne suis pas rancunier, je viens partager ici l'événement du jour, à savoir la nouvelle coupe de cheveux de Garance Doré.

Et j'ai envie de dire: Enfin!

Voilà! J'ai pas d'avis à donner. Je me permettrais pas, mais bon... y a pas photo hein?
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L'essentiel

17 Septembre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Douglas-McCoy.jpg

J'ai eu très tôt accès à cette réalité. Selon les critères de nos contrées occidentales empreintes de culture judéo-chrétienne, tout le monde n'est pas fait pour poser dans les magazines. Et puisque ce constat est sans amendement possible, il a bien fallu que mon esprit résolve cette question fondamentale: peut on vivre sans être un topmodel?

Très vite il m'est donc apparu qu'on pouvait vivre avec un physique banal et exister dans le regard des autres à la seule condition de laisser s'exprimer sa personnalité ... et d'avoir du style! 

Hélas, cette proposition aurait tendance à exclure, momentanément, timides et ignorant(e)s de leur nature profonde. Temporairement seulement parce que, qu'on le veuille ou pas, un jour arrive où notre vraie nature finit par nous sauter à la figure... Reste à vaincre la réserve naturelle qu'une bonne éducation a durant des années développée et que d'aucuns appellent timidité.

Enfin on arrive à l'essentiel, être soi même et avec style!

Parce que le style finalement c'est bien ce qui va faire la différence entre deux personnes apparemment bien dans leurs baskets, l'une sera invisible alors que l'autre sera flamboyante. Mais attention! Pas question de considérer que le style consiste à être excentrique et encore moins provocant. Non il faut de la classe, de l'audace, mais avec chic, le Perfecto oui, mais avec du rouge à lèvres...

Dans ce domaine les cheveux courts ne souffrent aucune approximation et si la coupe réclame une nuque parfaitement dégagée il ne faut pas avoir peur de la faire tondre. En dehors du plaisir personnel que cela peut révéler, ce sera le détail qui fera toute la différence entre le "Mouais" et le "Aaaaah". 

Finalement, est ce que l'essentiel ne serait pas là? Découvrir sa vraie nature et l'assumer pour pouvoir traverser la vie et le faire avec style.

 

 

Photo: Douglas McCoy

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Stop ou encore?

16 Septembre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Miley-haircut.jpg

Eh bien oui, la question se pose! Enfin plus exactement la question arrive tout de suite après cette radicale décision de "tout couper". Il y a eu la peur, l'excitation, un peu d'angoisse... puis le soulagement et la satisfaction, mais aussi l'inquiétude des réactions des autres et enfin la fierté de l'avoir fait. Mais arrive bientôt la question : et après? Ben oui et après parce que rapidement les cheveux vont pousser et cette coupe ultra courte tellement sexy ne va bientôt plus ressembler qu'à une tête de loup.

Première hypothèse, persister et plutôt que d'embaucher un coiffeur à plein temps investir dans l'achat d'une tondeuse. Radical, mais peu sophistiqué.

Deuxième hypothèse, après ce coup d'éclat, découvrir le coiffeur qui saura donner du chic et de l'envergure à cette nouvelle vous même et s'en faire un ami parce que vous risquez de le fréquenter régulièrement.

Troisième hypothèse établir un plan quinquénal pour gérer la repousse avec un calendrier trimestriel qui vous fera passer par toutes les longueurs, mais avec classe, jusqu'à ce que vous ayez retrouvé votre chevelure d'ophélie

Dernier cas... ne rien faire... juste pour voir combien de temps vous allez tenir avant la crise de nerf. 

 

 

Photo: Terry Richardson

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Pêché véniel

14 Septembre 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Cameron-Davis-copie-1.jpg

Il ne faut pas m'en vouloir, mais j'aime l'authenticité, sans concession, au point de sembler peut être étrange à mes contemporains, mâles essentiellement, qui pour la plupart d'entre eux préfèrent vénérer des idoles artificielles, fabriquées pour eux pour contenter un goût qu'ils ne maîtrisent pas.

Je n'ai pas de leçons à donner, je suis trop mal placé, je veux juste profiter de l'espace et de la liberté puisque je le peux, et dire chaque fois que possible à quel point j'aime la délicatesse d'un corps d'éphèbe associé à la grâce d'un visage féminin et plus encore quand ce visage ne cherche pas à se dissimuler. Je trouve une certaine poésie à cet assemblage et de l'harmonie quand des hanches droites s'associent à une poitrine minutieusement galbée pour ne pas distordre la vision. 

J'aime quand lorsqu'au dessus d'épaules menues s'élève un cou délicat, fin et nu et quand, pour accentuer l'ambiguité s'il était besoin, les cheveux sont coupés courts, aussi courts que l'envie le demande, sans chercher à ne plaire qu'à celle qui s'épanouie ainsi. Et j'aime cet épanouissement.

Il y a toujours chez ces femmes aux cheveux courts cette façon de faire comprendre "c'est ainsi que je suis et je me moque si cela ne te séduit pas"... quelle audace!

Mais moi, cela me séduit, jusque dans les détails, jusque dans les reflets de ces cheveux courts, de ces nuques dessinées, ciselées, de ces oreilles bien dégagées, de ces allures qui ne s'entravent pas des convenances de genre. J'aime cette authenticité que donne l'assurance de ne pas craindre de mettre sa féminité en danger, mais au contraire de l'exacerber jusqu'au sublime en transcendant son genre...

Non il ne faut pas m'en vouloir, ce n'est là qu'un pêché véniel.

 

 

Photo: Cameron Davis 

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