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Les Affranchies

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Adorable androgyne

15 Février 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Adorable androgyne

L'adorable garçonne n'a sans doute pas le choix. Quoiqu'elle fasse, on lui reprochera sûrement de ne pas offrir la panoplie généreuse d'une fille pulpeuse et maternelle que depuis des siècles les hommes ont érigée en symbole de féminité... la bonne blague.

So what?

Serait-on moins femme d'avoir un corps longiligne et une poitrine si menue qu'elle ne peut être contenue par aucun soutien-gorge? Est-ce que la féminité ne supporterait pas l'encre de Chine qui tatoue une peau délicate et est-ce que vraiment la sensualité d'une nuque rasée nuirait définitivement à l'épanouissement du genre?

"Ne pense pas aux choses que tu n'as pas comme si elles étaient déjà là ; fais plutôt le compte des biens les plus précieux que tu possèdes, et songe à quel point tu les rechercherais, si tu ne les avais pas."

L'androgyne a cette chance, d'être femme et de pouvoir, à son gré, jouer de l'allure du garçon. Sa beauté est mystérieuse, parcequ'elle n'est d'aucun critère et son indépendance est à la mesure de son esprit libre et sans contraintes.

Photo: Pascal Pierrou

Citation: Marc-Aurèle

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La photo jaunie

13 Février 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses, #Humeurs

La photo jaunie

C'est comme si, sous le voile à peine, il y avait une toile de Hopper que personne ne connaissait encore. Un voile de pudeur peut être, pour atténuer la saveur sensuelle de ce portrait... ou pour lui en donner davantage...

D'un Polaroïd périmé est née une image sublimée où tout s'estompe sauf l'essentiel, la courbe d'un sein, l'ovale du visage, le reflet de la chevelure, des carrés d'ombre et de lumière, une perspective...

Sybil l'androgyne, grande reporter du bonheur, des jours heureux et des enfants aux éclats de rires fracassants, s'offre un peu de douceur mélancolique, protégeant son propre regard sous le casque sombre et lisse de ses cheveux courts qui jouent de la lumière.

Elle est toutes les femmes aux cheveux courts, une Muse idéale dont chaque portrait pourrait inspirer mon imaginaire.

Ainsi, le petit carré de photo instantané à la chimie défaillante devient un Hopper sans prix, l'androgyne au sein nu, la femme aux cheveux courts, la fille garçon... qu'importe le titre, on peu s'y perdre des heures, comme dans une galerie d'art.

Photo: Jean Pierre Guenec

Sybil Rondeau Photographe

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Une thérapie

10 Février 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Une thérapie

Evidemment, ce n'est pas devant la concierge du 23 que j'irai soutenir ma théorie. Cette pauvre femme n'a sûrement pas mis les pieds chez un coiffeur depuis son mariage et je crois bien qu'il faudrait du carbone 14 pour dater son chignon façon Simone de Beauvoir. Affirmer qu'il y a un caractère thérapeutique à aller se faire couper les cheveux, aurait sur elle à peu près autant d'effet qu'un pansement alcoolisé sur une jambe de bois. Je crois.

Néanmoins, allez savoir pourquoi, toutes celles que je connais, sont comme si elle rentraient d'une semaine de thalasso à chaque fois qu'elles reviennent de chez le coiffeur. Bien sûr, c'est important de s'occuper de soi et l'image que l'on projette, si elle nous valorise, à un effet bénéfique sur notre moral et donc sur notre santé... Evident!

Et puis il y a des variantes. Des cas où véritablement le fait de se faire couper les cheveux "fait du bien". C'est au delà de l'image et du réconfort moral, c'est presque physique, comme la saignée des barbiers d'antan, qui provoquait une régénérescence du sang et parvenait à lutter contre la maladie.

J'en connais qui ferment les yeux, comme on le ferait pour ne rien manquer d'un moment de pur bonheur et capter toutes les sensations possibles. J'en connais d'autres qui ne manquent rien de cette "renaissance" à chaque coup de ciseaux et dont le visage s'épanoui doucement comme une fleur qui éclot.

Certaines sont impassibles, concentrées et patientes, attendant le moment délicieux où elles pourront avec gourmandise caresser leur nuque à nouveau douce et piquante à la fois...

A chacune sa thérapie, mais une chose est sûre, c'est que, consciemment ou non, ces moments là font du bien à la santé.

Epissétou!

Photo: Franck Apostolopoulos

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L'ange au coin de la rue

8 Février 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

L'ange au coin de la rue

Elle a depuis longtemps jeté aux orties tous les artifices dont certaines jeunes femmes de son âge aiment se parer... et elle n'en est pas moins femme. Elle peut être aussi ange et peut être démone, c'est selon.

Marie-Ange se montre sous l'oeil des photographes et cette façon d'être elle même la rend unique. Aujourd'hui on la reconnait à l'arc de ses sourcils, à sa tête rasée et sans même voir son visage on saurait que c'est elle, à sa silhouette et à ses tatouages.

Sans doute que la jeune femme n'imaginait pas cela le jour où de quelques coups de tondeuse on coupa ses cheveux. Elle avait juste suffisament de confiance en elle pour aller jusqu'au bout de son envie.

Marie-Ange n'a pas un caractère à se noyer dans le troupeau et non plus celui d'attirer à elle tous les regards. Elle est juste elle même, nature, authentique dans ses goûts et ses choix... Elle ne cherche sûrement pas à être un modèle ou un exemple non plus, pour qui que ce soit.

Elle mérite pourtant bien d'être enviée, Marie-Ange, d'avoir autant de charisme et de posséder tant de liberté.

Photo: The Fox Photography

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Question de physique

6 Février 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Question de physique

Parfois l'esprit se trompe et voudrait nous faire agir dans un sens qui n'est pas celui qui mène forcément vers le résultat que l'on cherche à obtenir.

Prenez la conduite automobile par exemple. Presque tout le monde, un jour ou un autre s'est trouvé confronté(e) à cette situation où, arrivant un peu vite dans un virage, le cerveau, croit-on, commande de "lever le pied", voir même de freiner, alors que les lois de la physique et l'expérience devraient nous pousser au contraire à accélérer, légèrement, pour maintenir la voiture sur sa trajectoire...

La loi n'est pas physique mais l'exemple est le même, pour celle qui pense que sa physionomie est un peu "masculine". C'est la peur souvent qui commande ce cerveau dont la petite voix dit:" Non! Ne fais pas ça, tu aggraverais la situation ", la même peur qui fait lâcher l'accélérateur et laisser la voiture et toute sa force d'inertie, s'écarter inexorablement de la trajectoire du virage...

C'est tout le contraire aussi avec ce corps de jeune éphèbe et cette frimousse de "little boy"

Elle s'est imaginé que les cheveux longs la préservaient de ressembler "trop" à un garçon. Elle s'est imaginé que si elle les coupait courts, très courts, s'en serait fait, définitivement, de sa féminité... Et c'est tout le contraire.

Le jour où elle est sortie de chez le coiffeur, avec sa petite tête aux contours bien dégagés, elle a eut ce sentiment étrange de ne s'être jamais autant sentie femme, belle, racée, élégante, stylée...

La peur n'est jamais bonne conseillère. L'androgyne le sait, elle qui sans crainte accentue le trait et de son ambiguité fait naître une mystérieuse beauté.

Photo: Franck Apostolopoulos

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Quand je dis jeudi, je dis jeudi!

5 Février 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Quand je dis jeudi, je dis jeudi!

Parce que les outils d'un blogueur permettent de savoir où son blog est cité ou par quelle voie les visiteurs arrivent jusqu'ici, j'ai découvert que dans un forum où l'on avait tout de même la gentillesse de mettre un lien vers "Les Femmes aux cheveux courts", certaines trouvaient choquant que l'on puisse utiliser le terme d'homme lesbien.

Forcément je me sens concerné, moi qui depuis que j'ai découvert ce qu'en disait Jean Markale, me sens en tout point semblable à la description qu'il en fait.

Cet écrivain, éminant connaisseur du monde celte, c'était peut être un peu égaré de son champ de prédilection en écrivant cet essai dans lequel il évoque l'existence chez un homme hétérosexuel, d'allure plutôt virile, "d'un ensemble de valeurs féminines qui le conduisent à avoir avec les femmes, bien qu'homme, une relation analogue à celle des lesbiennes".

Sur le coup mes recherches ne m'avaient pas conduit plus loin que cette définition, mais je m'aperçois que depuis, le sujet a largement été évoqué et bien trop souvent détourné de son sens initial.

Tant et si bien qu'aujourd'hui encore plus qu'auparavant, le terme d'homme lesbien semble absolument inapproprié. On parle d'homme qui aime les lesbiennes, de transsexuel, de minorité de genre, j'en passe et des plus connes.

Je comprend dans ces conditions que certaines lesbiennes parmi les plus féroces, trouvent irrespectueux qu'on accole dans un même qualificatif homme et lesbienne.

Alors comment nommer cet homme étrange? Les psychologues américains appellent ça He-lesbian et c'est sans doute de là que nous vient l'expression. Les britanniques utilisent eux le terme Anti-Sexist man ce qui, je l'avoue, correspond peut être bien plus à la réalité.

Donc, je décide officiellement d'abandonner le terme d'homme lesbien au profit de celui d'homme anti-sexiste. J'ai dit ( ou jeudi, ou Jedi ) !

Photo: Sophie Spinelle

Une référence: Eluard est-il lesbien?

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C'est bien joli tout ça, mais...

4 Février 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

C'est bien joli tout ça, mais...

S'il y a bien un métier où l'on devrait "porter sur soi" son savoir faire, c'est bien dans celui de coiffeur. Que les cordonniers soient mal chaussés, à la rigueur, c'est pas trop grave dans la mesure ou ils peuvent rester cachés derrière leur comptoir ou dans leur atelier, mais le coiffeur !

Bon, dans un salon où plusieurs coiffeurs travaillent ensemble, on imagine facilement, qu'à tour de rôle chacun s'occupe de chacune et "lycée d'Versailles" et qu'ainsi, chaque semaine tout le monde peut avoir les quelques touches de rafraîchissement qui lui donne une allure impeccable.

Parce que lorsqu'on est "cheveux courts" on aime bien tout de même confier sa tête à quelqu'un qui sait de quoi on veut parler, ou du moins qui en a l'air.

Je sais, je sais, on va me dire " l'habit ne fait pas le moine " ... " il ne faut pas se fier aux apparences "... et blablabla. Mais quand même!

Mais alors, quand le coiffeur/ la coiffeuse est seul(e) dans son salon, un petit salon bien cool, bien vintage, " à l'ancienne ", comment faire? Attendre son jour de congé? Mais c'est le même pour tous les coiffeurs. Fermer boutique pour une heure? Par les temps qui courent, est-ce bien raisonnable? Se couper les cheveux soi même...? Quel dilemme. Avoir les cheveux longs? Ça n'empêche pas de les entretenir... Pas facile facile, hein?

Et puis pourquoi je pense à ça moi maintenant?

Photo: Meg Allen

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T'as d'beaux ch'veux, tu sais...!

3 Février 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

T'as d'beaux ch'veux, tu sais...!

Je veux bien parier mon arrièré de solde, que si Prévert avait fait dire ça à Jean Gabin, penché sur le visage de Michèle Morgan dans Le Quai de Brumes, au lieu de la réplique universellement connue aujourd'hui, le succès du film en eut été remis en question.

L'incroyable pouvoir des mots tout de même... C'est fou, mais dire à quelqu'une qu'elle a de beaux yeux semble tout à fait romantique, voir un peu niais de nos jours, alors que dire à cette même personne qu'elle a de beaux cheveux semble soudain suspect... Etrange. Pourtant ce simple échange de mot pourrait initier une dimension érotique à laquelle l'autre version ne saurait guère résister.

Et si... et si en plus cette jolie personne avait les cheveux courts... mais courts comme une jolie brune aux yeux merveilleux, à la nuque piquante et son Jean Gabin à elle oserait une main posée sur cette nuque, la caressant doucement... et sa voix posée, un peu grave, un peu gouailleuse lâcherait:

" -T'as d'beaux ch'veux, tu sais!" Et la belle, à la manière de Michèle Morgan, troublée, lui répondrait:

" Embrassez-moi..."

Photo: Scott Worldwide

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T'as l'bonjour du "pervers psychopathe fétichiste"

2 Février 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

T'as l'bonjour du "pervers psychopathe fétichiste"

Après tout, je peux comprendre qu'aux yeux de certain(e)s, la dilection qui occupe mon esprit et motive les 1834 articles de ce blog puisse passer pour une sorte de psychopathie perverse dominée par un fétichisme sévère. Pourquoi pas? Je n'ai pas les moyens de me mesurer sur une échelle psychiatrique pour savoir si je suis bon à enfermer ou pas et comme tout bon psychopathe je pense que ce sont les autres qui sont fous et pas moi, donc...

Cependant, pour ma défense Votre Honneur, je voudrais dire que le dérangement mental dont on m'accuse, s'il se mesure à la moyenne de l'Humanité, est infinitésimal et que par ailleurs mes mots et les images qui les illustrent ne tendent à diffuser que de l'amour, de l'estime de soi, de la confiance et de l'affection, sans être jamais vulgaire ni pervers ( si, des fois Frida, mais Frida c'est pas moi )

Je regrette parfois que mon "oeuvre" soit dévoyée et charrie un torent un peu boueux de vrais fétichistes qui, eux, se cantonnent dans la perversité en restant tapis dans l'ombre, fantasmant sur des femmes qui ne seraient que des objets sexuels dont ils pourraient à loisir couper les cheveux... J'ai un peu étudié la question et je demeure partagé entre le dégoût et la pitié.

Non moi, Vot' Sérénité, je ne suis pas fait de ce bois.

Je suis un homme lesbien voyez vous. D'ailleurs pour une meilleure compréhension on devrait appeler ça "hétéro-lesbien". Lesbien parce que capable d'aimer une femme à la manière d'une autre femme, parce que dénué de tout sentiment de domination, parce que fondamentalement attaché à l'égalité et au respect et parce que les femmes aux cheveux courts et la façon dont elles aiment les couper m'ont toujours inspiré un besoin qu'elles auraient de tenter d'estomper les différences qui souvent nous séparent.

Pour toutes ces raisons, Vot' Altesse, je recuse totalement la perversité dont on m'affuble, tout autant que la psychopathie dont on m'accuse. A la rigueur un soupçon de fétichisme, parce qu'on sait pas trop ce que ça veut dire finalement, ni où ça commence, ni jusqu'où ça va...

Alors voilà Mon Président, je ne suis pas sûr de mériter le qualificatif de "pervers psychopathe fétichiste", à la différence d'un supporteur de football qui aurait un début d'érection en voyant Ribery marquer un but, ou d'un routier qui passe son temps à mater des films pornos sur l'autoroute au lieu de regarder où il met son 38 tonnes.

Non mais franchement!

Photos: Elle

T'as l'bonjour du "pervers psychopathe fétichiste"
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New York New York

1 Février 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Humeurs, #Tendresses

New York New York

A deux pas d'ici il y a une forêt et un lac, au milieu d'une jungle de béton et d'acier. C'est comme un poumon où la ville vient puiser son air. Dans ses artères au cordeau coule un sang jaune et rouge et sa respiration est comme une sirène stridente qui résonne sur les façades de verre, sans cesse.

Difficile pour toi d'être l'amant de cette new-yorkaise déjà amouresue de sa ville. Elle voudra te l'offrir, t'emmènera dans chaque coin, de Grand Central au pont de Brooklyn. Tu pensais comprendre l'anglais mais les chauffeurs de cab qui s'interpellent te feront douter, tu croyais être citadin mais les rues et les avenues t'étourdiront puis le vertige te saisira sans même monter en haut des tours qui tutoient le ciel...

Mais toi tu n'espères que l'Empire State de sa nuque, le Central Park de ses cheveux blonds abruptement coupés, le Time Square de ses épaules nues au milieu desquelles se hérissent tous les grattes-ciel de ses vertèbres.

Et tu rêves, toi aussi, d'en faire partie, de te réveiller dans cette ville qui jamais ne dort et découvrir que tu es enfin le number one, le king of the hill dans le coeur de cette fille

Photo: Kat Irlin

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