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Les Affranchies

humeurs

Hair+Selfie=Helfie

27 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Hair+Selfie=Helfie

On est jamais sûr de rien. On croit faire un truc sympa, qui met un peu plus d'interaction entre auteur et lectrices/lecteurs, un truc innocent et apparemment anodin et patatras! On se rend compte que l'on touche des zones sensibles ou que certains en profitent pour améliorer leur carnet d'adresse.

Bon, petite récap' pour celles et ceux qui n'ont pas Facebook. Samedi dernier j'ai lancé un concours, entre nous, de selfies réalisés chez le coiffeur. Un truc tout bête et plutôt marrant dans mon esprit. Quelques amies ont sauté sur l'occasion, livrant avec bonne humeur une photo d'elles, le but du jeu étant de comptabiliser le nombre de "like" sur chaque photo pour déterminer la gagnante. A part Delf qui se sent lésée parce que des "helfies" elle, elle n'en fait point vu que depuis un temps certain elle ne va plus chez le coiffeur , préférant régler les choses à sa manière, l'accueil est plutôt sympa.

Cependant je m'aperçois, outre le fait que certaines n'aiment pas se prendre en photo et encore moins dans cet espace d'intimité que peut être leur salon de coiffure, bon, ça ne se discute pas, je m'aperçois donc que certains "bolos" se précipitent sur les photos comme la vermine sur le bas clergé breton et que les plus audacieux vont même jusqu'à écrire de manière un peu vulgaire à celles qui sont identifiées sur la page en question, genre " Ingrid, est-ce que tu baises" à la manière des Inconnus.

Autant dire que ça me navre sincèrement, mais je ne suis pas inquiet et je sais bien que chacune saura remettre chacun à sa place. Mais quand même!

Alors de mon côté je me contenterai de ne mettre que le prénom en légende de la photo, libre à chacune de s'identifier, ou pas.

Ah! Une dernière chose... bon, bien sûr le concours continue, jusqu'au 1er juin, histoire de laisser l'occasion à celles qui "en sortent à peine", de retourner chez leur coiffeur pour la photo et le vote, je le rappelle, se fait sur la photo individuelle et non pas sur l'album... Oui enfin bon... j'dis ça... j'dis rien.

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Petites douleurs

22 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Petites douleurs

On a beau dire, on a beau faire, la Vie, cette chienne, vous trimballe là où elle veut, au gré de vos faiblesses. A chaque fois qu'on en ressort, on se dit qu'on ne se fera plus prendre, on badigeonne à nouveau son coeur de béton, croyant le rendre inaccessible à l'avenir...

Ouvrir son âme paraît aussi risqué que chercher à percer les secrets de celle de l'autre. Personne ne parvient intact au bout du parcours. Quelque fois même on vous en veut d'avoir découvert une vérité, celle qui depuis longtemps était enfouie et qu'on croyait inviolable.

Et il faut encore souffrir de l'abandon ou du mépris, souvent des deux, sans jamais pouvoir rattraper le fil de cette histoire qui déjà s'effondre. Mais tout ça n'est rien, c'est ce qu'on se dit pour atténuer son mal... Peut être qu'on s'en veut juste à soi même d'être une fois encore tombé dans le piège.

Et la fois suivante, méfiant et ombrageux, on se persuadera que cette personne là est différente et que l'on est plus fort des expériences du passé. Encore...

Photo: Extrait Iloveshoot

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Selfie toi même

20 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Selfie toi même

Faire une photo de soi-même, je crois que c'est quelque chose que tout ceux qui, un jour, ont eu un appareil photo entre les mains ont fait, intuitivement. Cela avait valeur d'exercice pratique, le sujet était disponible, et pour cause!

Publier son autoportrait prend tout de suite une autre dimension. Les grincheux vont parler de narcissisme pour ne pas avouer qu'ils se trouvent trop moches en réalité pour faire pareil...

Sans généraliser, moi je trouve que c'est une sorte de thérapie, un exercice de confiance en soi pour celles qui ne sont pas sûres de leur image ou une façon de communiquer plus simplement pour celles qui, au contraire n'ont aucun problème avec leur ego.

Et comme c'est souvent le cas, j'associe volontier ça à la thérapie du coiffeur, cette façon de se remonter le moral en faisant tailler ses cheveux de manière idéale. D'ailleurs, bon nombre de ces selfies apparaissent sur les réseaux, à peine sortie du salon de coiffure.

Selfie toi mêmeSelfie toi mêmeSelfie toi même

On montre, de face, de profil ou de dos, cette coupe de cheveux qu'on adore et qui donne une si belle image de nous. Et généreuse, on en fait profiter le monde entier, parce que tous les retours, tous les commentaires qui vont accompagner cette image seront autant d'impulsions pour faire remonter le moral au taquet.

Alors moi je dis que les selfies, parfois, ne sont pas juste l'expression d'un orgueil un peu surdimensionné, mais aussi, bien souvent, une façon de se donner de la confiance en soi et d'avoir un peu d'amour en retour.

Photo: Julie M, Barbara K, Kiley C, Amy R.

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Contours

19 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Contours

C'est une sorte de réglage interne, un instinct nouveau que ne connaissent que les adèptes des coupes très courtes, celles qui dessinent les contours et taillent les cheveux au plus près.

Une fois le rythme acquis, difficile de dépasser les périodes, deux, ou trois semaines, entre chaque rendez vous chez le coiffeur. L'image s'altère, l'allure est moins nette et puis, ultime indicateur, les doigts qui fourragent à travers les mèches perçoivent immanquablement les intolérables changements.

C'est comme un sortilège, un charme étrange, une potion magique qui agirait dès le dernier coup de ciseaux donné ou l'arrêt de la tondeuse, donnant une énergie insoupçonnée, un feeling étrange et rassurant. Le sentiment d'être irrésistible, idéalement soi même, à tous les étages et les doigts impatients, qui glissent sur les cheveux presque tondus, électrisent davantage ce bien être.

Mais les effets de la potion magique s'estompent peu à peu, de semaine en semaine et nourrit comme une excitation à la perspective de retourner chez le coiffeur magicien. On tente plus court encore, histoire de croire que l'effet sera plus long à disparaitre, mais au contraire l'addiction s'ancre plus profondément, l'excitation s'accroit sans que l'effet du sortilège soit prolongé...

Alors nait la nécessité de ces rendez-vous réguliers qui font souffrir lorsqu'ils ne sont pas tenus.

Photo: Roj Smith

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Double tabou

17 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Double tabou

Ça m'épate de constater parfois à quel point parler de ses cheveux peut être un sujet difficile pour certaines. Et je ne parle pas de celles qui rêvent secrétement d'une coupe de cheveux radicale tout en se cachant derrière leur chevelure d'adolescente. Non je parle surtout de certaines femmes aux cheveux courts, qui semblent paradoxalement mal à l'aise lorsqu'on aborde le sujet.

Une sorte de tabou, une hypocrisie intime... Elles sont pourtant de celles qui osent et je vois bien, à les côtoyer, qu'elles sont parmi les plus assidues à ne jamais laisser le moindre millimètre en trop et à veiller à ce que leur nuque soit toujours tondue comme un gazon anglais.

Néanmoins, le sujet semble sacro-saint, enveloppé d'un voile de pudeur, comme s'il s'agissait de parler de sexualité, ou presque. Bien sûr, je sais bien tout ce qui peut se bousculer dans une tête, comme fantasmes et idées plus ou moins claires, dès qu'il s'agit de parler de "ça". La puissance érogène des cheveux ne s'exerce pas seulement avec une longue et opulante chevelure. Ce blog en est la preuve et si quelqu'un est capable de comprendre que l'on ose pas en parler spontanément c'est bien moi. Malgré cela, certaines persistent à me donner le sentiment parfois, qu'il y aurait quelque chose de malsain, pour elles, à se livrer sur le sujet... Etrange non?

Photo: Andrew Catlin

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Au delà des mots

16 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Au delà des mots

Vendredi soir, dans la banlieue, le feu grogne, souffle, hurle aux fenêtres de la maison. A l'intérieur tout craque, tout claque, le brasier se goinfre. Dans ce fracas, difficile de dicerner le grincement des poutres qui se tordent et des cris humains. Il faut entrer pour être sûr de ne laisser personne en péril. Deux sapeurs s'engoufrent dans l'enfer. C'est leur job, ils le connaissent sur le bout des doigts. C'est même toute leur vie, passionnément.

Ils sont entraînés, savent les gestes, connaissent les ruses de leur ennemi, ils ont le pouvoir pour ça. Ils ont tous signé un pacte avec Hadès, le Maître des Enfers. Ils pourront pénétrer le Feu, ils sauront le combattre et le maîtriser. En échange de ce privilège, leur vie ne leur appartient plus...

L'incendie a recraché les corps disloqués. Sur le trottoir les camarades s'affairent, les ambulances sont là, les hélicoptères arrivent. Malgré la rage, les gestes sont précis, efficaces...

Mais le Feu les a dévoré. L'un des deux sapeurs s'appelle Aurèlie, elle a 25 ans et elle va mourir...

Peut être que dans ce monde de folie, les gens ne se rendent plus compte de la valeur d'une vie. Faire le sacrifice de la sienne pour sauver celle des autres a forcément quelque chose d'héroïque.

J'aime bien, moi, parler des héroïnes...

In Memoriam Aurélie SALEL - Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris

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Beau gosse

14 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Beau gosse

Je me demande jusqu'à quel point il est raisonnable de remettre en question sa sexualité, éprouvée depuis des lustres, sous pretexte d'une émotion qui pourrait légitimement naître à la vue d'une femme au style ambigu et à la coupe de cheveux indiscutablement masculine. Dit comme ça, écrit noir sur blanc, ça semble même une idée complétement saugrenue...

Mais alors pourquoi rester fasciné par ce portrait, qui pourrait être celui d'un adolescent d'une Amérique profonde et conservatrice?

C'est que l'ambiguité a quelque chose d'envoûtant, que les questions induisent le mystère et que les certitudes rassurent. Sans doute que quelqu'un sortant à peine d'une retraite spirituelle de plusieurs années dans un monastère des Carpates, ou n'étant pas très observateur de la physiologie féminine, en voyant cette photo, ne saurat pas qu'il s'agit d'un mannequin féminin? Et dans ces conditions il sera sincèrement troublé par la beauté du jeune homme, aux longs cils et aux joues imberbes. Qu'on lui révèle que le personnage est une femme et peut être se renfrognera-t-il ou alors sera-t-il soulagé? De toute façon l'expérience bousculera ses convictions. Un instant il aura eu du désir pour une homme, celui d'après, de l'admiration pour cette femme et peut être la conscience qu'une personne, quelque soit son genre peut être aimée pour ce qu'elle est et non pour ce qu'elle représente...

Photo: Wildcart Photos

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Ouane dé maille prine swill come...

13 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Ouane dé maille prine swill come...

Je me rappelle bien avoir raconté une fois ma stupéfaction, étant invité à un mariage, de voir arriver la vedette du jour, autrement dit " l'épousée", avec un chignon qui pouvait rivaliser de hauteur avec la pièce montée qui nous attendait plus tard. La surprise n'était pas tant la taille du chignon mais le fait que la veille encore la mariée avait les cheveux presque aussi courts que les miens. L'anecdote m'avait tellement fait rire que la mariée avait faillit en prendre ombrage...

C'est marrant tout de même cette attachement quasi rituellique à des clichés surrannés...

Ce n'est pas la première fois que j'entend des commentaires du genre : " il faut que je me laisse pousser les cheveux, j'ai un mariage cet été " ou d'autre plus directement concernées qui disent n'attendre qu'une chose, une fois le mariage passé, c'est de pouvoir couper leurs cheveux.

J'arrive bien à concevoir que ces quelques restes de fantasmes infantiles puissent animer certaines jeunes femmes, qui se voient ce jour là dans la peau d'une princesse de conte pour enfant, mais voir cette débauche d'énergie et de moyens pour transformer son samedi en dessin animé de Walt Disney me dépasse un peu. Bref!

La question demeure... Peut-on être une princesse avec les cheveux courts?

Photo: Kate Middleton © Reuters

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L'imposteur

11 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

L'imposteur

Je me donne parfois à moi même le sentiment d'être un escroc, ou pour le moins un cancre cédant à la facilité toujours, écrivant quelques lignes d'émotions avec des mots venus tout seuls, sans jamais développer trop profondémment les thèmes ni les idées.

Pourtant presque chaque jour l'envie me prend, à un moment de la journée, de m'attabler devant mon écran et si je n'ai rien prémédité, de fouiller l'Internet en quête d'une belle image qui pourrait stimuler mon imagination.

Et si je n'en trouve pas, je ne sais pas renoncer, alors dans ces moments là je me sens comme un imposteur, à faire quelque chose qui ne serait pas pour moi et ma propre satisfaction, mais pour "livrer un truc banal et sans grand intérêt", quelques fois à des lieues des humeurs et états d'âme d'un amoureux des femmes aux cheveux courts, la raison d'être de ce blog.

Mais voilà, c'est comme une drogue, ce besoin de voir que d'autres ce sont attachés aussi à lire ces lignes. Je sais que c'est stupide, parce qu'en réalité 80% ne s'intéressent qu'aux images qui sont produites et n'ont rien à faire de mes états d'âme. Mais voilà, c'est ma faiblesse. Comme si le trop plein d'émotion que j'ai pu déversé ici, le surplus d'affection dont j'ai pu faire preuve, avait maintenant besoin d'en trouver en retour. Etrange...

Il faut que je me ressaisisse avant que ces pages ne deviennent qu'un vulgaire repère de fétichistes incultes qui profitent de ma dilection pour nourrir leur propres fantasmes... ou que je disparaisse... Ou que j'attende d'avoir quelque chose d'intéressant à dire.

Photo: Kyle Deleu

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Branchée en série

10 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Branchée en série
Branchée en série

Je ne suis pas absolument fan des séries américaines, mais quand une amie me glisse un tuyau du genre : " Tu devrais jeter un coup d'oeil à cette série, un personnage va sûrement te plaire..." je n'hésite pas à sacrifier ma soirée.

Parce que franchement, les personnages féminins qui ont un rôle principal ça ne court pas spécialement les rues. Et quand, en plus, ce personnage est incarné par une femme aux cheveux courts, je marche.

Et du coup, je dois avouer que je suis bien séduit par cette Cameron Howe qu'incarne Mackenzie Davis dans la série "Halt & Catch Fire". Mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y a un certain cliché à imaginer que toutes les femmes qui touchent leur bille en informatique seraient les petites soeurs virtuelles de Lisbeth Salander. Le profil ne me déplairait pas, mais je n'ai pas suffisamment de recul pour faire des statistiques sur le sujet.

Quoiqu'il en soit, la jeune femme, indépendante, totale geek, même si le mot n'existe pas encore en 1983, a de la détermination et l'allure d'un "tomboy" soulignée par une coupe de cheveux dont elle n'aurait pas le temps de s'occuper. Bohême quoi!

On raconte que c'est pour le rôle que Mackenzie Davis a coupé ses ( longs ) cheveux châtains. Sans doute que la production imaginait elle aussi que pour être une petite génie de l'informatique, une jeune femme devait avoir le look de celle qui ne se laisse pas marcher sur les pieds sans avoir fait sauter quelques molaires au passage... C'est peut être vrai après tout...

Branchée en série
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