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Les Affranchies

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Question de confiance

21 Septembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Question de confiance

On aimerait tellement ne jamais se tromper... Mais voilà, personne n'est infaillible et il arrive dans la vie d'une femme aux cheveux courts d'avoir à choisir un nouveau coiffeur et reconstruire avec elle ou lui un nouveau lien.

Nouvelle vie, nouvelle ville, autre ambiance. Une fois que l'essentiel est réglé, il reste ce qui n'est pas superflu, même si cela peut le paraître aux yeux de certain(e)s: Trouver dans un rayon kilométrique raisonnable, le salon de coiffure qui va pouvoir soigner cette image, ce style, cette allure qui fait tant de bien à l'amour propre.

C'est alors parfois que l'évidence fait un clin d'oeil, lorsque, en bas de l'immeuble, de l'autre côté du boulevard, là juste à deux pas, se trouve le petit salon de quartier qui a toute l'apparence d'un salon pour homme. Petite boutique proprette où un jeune homme aux bras colorés de tigres et de dragons semble vous attendre en tapotant sur l'accoudoir de faïence de son imposant fauteuil de barbier.

Alors il faut prendre un peu son courage à deux mains, c'est vrai. Mais avant il faut observer, de loin, mine de rien, voir les client(e)s et la tête qu'ils/elles ont en sortant de là et pourquoi pas entrer, juste pour regarder, évaluer la technique, ce coup de ciseaux précis, cette adresse à manipuler la tondeuse. Parce qu'après tout c'est cela qu'on aime. Tout est question d'ambiance et de feeling... Avant d'être réciproquement adoptée par ce nouveau coiffeur.

Photo: Elizma chez Blindbarber

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Un peu trop facile...

15 Septembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Un peu trop facile...

Il ne faudrait pas tout confondre. Certaines, je le vois bien, s'imaginent parfois qu'il suffit d'une coupe de cheveux pour "endosser" un rôle ou un statut, que leur jeunesse et la finesse de leurs traits leur confèrent une image d'androgyne, dès l'or qu'elles coupent leurs cheveux.

Ce n'est pas si facile. Ce n'est pas facile du tout même... c'est impossible d'ailleurs.

Parce que l'androgyne est un corps, une silhouette, une interrogation constante qui chemine sur le fil entre deux genres. Peu lui importe d'avoir les cheveux longs ou rasés, d'être vêtue comme son frère ou sa soeur.

Les cheveux courts que je chéri, ne sont pas l'accessoire d'un état. Ils sont simplement l'expression d'un caractère, une volonté de montrer que l'on est capable de s'affranchir des vieux codes, que la féminité, si elle est là, ne s'est pas envolée au premier coup de ciseaux ou que l'on préfère la jouer comme Beckham.

On a toujours tendance à qualifier les gens et ce qui vient le plus souvent dans les pages des magazines qui n'y connaissent rien, c'est "androgyne" dès que l'on a affaire à une jeune femme aux cheveux courts. Ou garçonne... Ce qui n'est pas plus juste.

On va dire que je chipote, que je fais mon chieur, que tout le monde comprend bien de quoi l'on parle dans les magazines, mais pourtant j'aime toujours que les chats soient appelés "chat" et que tant qu'à qualifier les styles et les allures, on se creuse un peu la tête pour trouver toujours le mot juste. Sinon, on ne qualifie pas.

Et pissétou!

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Fascination d'Orient

13 Septembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Fascination d'Orient

Ces choses là voyez vous, ça ne s'explique pas. Personne, pas même Frida, ne pourrait me donner le début d'une piste raisonnable pour tenter de comprendre cette fascination exercée par les femmes d'Asie... Un envoutement démultiplié lorsque ces femmes explorent leur androgynie, brouillant les esprits en assumant leur corps aux formes souvent discrètes. Un rien suffit alors, un vêtement, des cheveux coupés à la manière d'un garçon et le trouble est total.

J'ai le sentiment que plus que toute autre, cette physionomie à la peau imberbe et ambrée, au cheveux noir et lisse, à la silhouette juvénile, efface plus facilement le genre.

Fascination d'Orient

Les exemples seraient nombreux pour soutenir mon propos, je pourrais penser à Courtney McCullough ou à Claire Tran... mais c'est en voyant les photos de Koharu Sugawara que cette évidence m'est apparue. Elle est danseuse, ce qui explique son corps athlétique et si parmi la plupart des androgynes d'Occident, aucune ne me trompe vraiment, j'avoue que j'ai longtemps cherché à identifier le sexe de miss Sugawara, la véritable fascination ne fonctionnant que si j'ai la certitude d'admirer une femme. Sans doute un vieux reste de conformisme...

Cependant, l'androgyne asiatique, quelque soit son sexe demeure un modèle idéal d'humain qui aurait abolit la discrimination de genre et atteint un niveau supérieur de l'esthétique. Alors, androgynes sans genre, un rien suffit, voyez-vous à me les rendre admirable, un vêtement, une coupe de cheveux...

Photo: Koharu Sugawara

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Looking sharp!

11 Septembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Looking sharp!

Cela a peut être été longtemps une maniaquerie de mec. Ça ne l'est plus!

Attention! Je ne parle pas de coquetterie. Je sais bien que les femmes dans ce domaine aussi, surpassent largement les hommes. Non je parle de ce souci extrême du détail lorsqu'on a les cheveux très courts, cette façon d'être agacé par quelques millimètres en trop, cette acuité à remarquer les volumes, le rebondi d'une mèche relevée sur le front, la netteté d'un tour d'oreille et la propreté d'une nuque... Voyez, tout ça, avant, c'était un truc de mec. Eh bien c'est fini.

Aujourd'hui, il y a parmi les femmes aux cheveux courts que je connais, une forte proportion qui serait aussi maniaque que moi vis à vis de sa coupe de cheveux. Et sincèrement ça ne me déplait pas, considérant qu'il s'agit moins d'un trouble obsessionnel compulsif que d'une simple et de bon aloi, estime de soi.

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Qu'est-ce que c'est que ce genre?

10 Septembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Qu'est-ce que c'est que ce genre?

Il faut parfois faire face à des raisonnements qui semblent archaïques et être capable de pédagogie pour faire comprendre "aux gens" qu'une façon de s'habiller ou une coupe de cheveux ne définit pas un "genre". Parce qu'en plus, il faut interpréter les mots qui dans la bouche de certain(e)s n'ont pas toujours la même signification que dans le Larousse. Bref! Ce n'est pas la première fois que je suis contraint de corriger les propos de ma concierge qui a tôt fait de catégoriser tout ce qui bouge autour d'elle.

Ainsi, une jeune femme, en pantalon qui porte les cheveux coupés très courts est pour elle, forcément homosexuelle. Evidemment, cette classification à l'emporte-pièce me semble intolérable. Il me faut donc, par seul souci pédagogique, indiquer à la commère que ce n'est pas un jugement très sérieux que celui qui se base sur les apparences et que s'imaginer que toutes les lesbiennes ont les cheveux courts et se promènent en jean et à peu près aussi fondé que de dire que tous les hommes à moustache sont plombiers et s'appelle Mario ... Mais bon, passons.

Et puis quoi! Je ne vois pas tellement ce que l'orientation sexuelle d'une personne vient faire là dedans, ni quel "genre" cela peut bien donner en fait.

Maintenant, dire que les cheveux courts ( oui bon, très courts, si on veut ) donnent un genre à la personne qui aime ça, c'est pas faux, mais ce n'est pas suffisant. Ça donne de l'allure, un style, ça dénote un caractère, ça impressionne peut être, mais ça ne fait pas "genre" comme ça tout court, d'autant que je sens bien qu'elle veut dire "mauvais genre". Et "mauvais genre" dans son esprit, ça veut dire lesbienne, ce qui n'est pas loin du suppôt de Satan, même si, la pauvre, n'a rien à craindre ( ni à espérer ) de ce côté là...

Alors, sans cesse, telle Pénélope, je remet sur le métier ma toile et je tisse, je tisse, pour faire un sort au "mauvais genre".

Photo: Arianna London par Daniele de Angelis

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De cuir et d'acier

6 Septembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

De cuir et d'acier

Il n'y a surement pas d'époque plus propice que d'autre pour ça. Je crois plutôt que cela a toujours existé, à travers les âges.

Mais il est illusoire d'imaginer que les guerrières dans leurs époques respectives n'aient pas adopté les usages, les codes et les impératifs des hommes qui le plus souvent et en plus grand nombre, se livraient à ce mode vie.

Avant tout parce qu'il fallait souvent, à ces femmes, l'audace de faire un métier d'homme qui leur était interdit et donc dissimuler leur vraie nature. Ainsi, imaginer qu'au Moyen Âge, les femmes en armes, comme Jeanne d'Arc, puissent avoir l'image pieuse que l'Eglise a longtemps véhiculée, d'une femme, même pucelle, qui aurait une armure "moulée" et une chevelure luxuriante, même sagement peignée, c'est un peu faire preuve d'une grande naïveté.

Non, qu'on se le dise une bonne fois pour toute, Jeanne, comme toutes les guerrières de son époque avait les cheveux coupés "à l'écuelle", bien dégagé autour des oreilles, même si pour elle, l'identité sexuelle n'était pas un soucis.

Ce qui est paradoxal, c'est qu'à notre époque moderne, les femmes sont parfaitement autorisées, depuis longtemps, à tenir un rôle dans les armées, mais on tolère mal qu'elles cherchent à s'assimiler à des guerrières en adoptant à leur tour les codes et les pratiques en usage...

Ainsi, femme d'aujourd'hui, tu seras mieux appréciée avec ta forte poitrine et ton petit chignon ridicule, ce qui permettra à la patriarcale hiérarchie de ne pas te confondre bêtement avec un soldat!

Dieu merci, les acteurs des jeux de rôle "Grandeur Nature" peuvent, eux, s'affranchir de ces contingences bassement sexistes...

Photo: AMY Photographie avec Sara Erdjka

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Acharnées

1 Septembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Acharnées

Oh je ne cherche pas à me dédouaner en tentant de faire croire que ce sont les femmes elles mêmes qui souvent se montrent plus acharnées à entretenir leurs cheveux courts. C'est un fait, c'est la réalité, j'en connais personnellement. Oui j'en connais qui de semaine en semaine n'attendent que le rendez vous libérateur, réparateur, celui qui va redonner à leur silhouette cette allure triomphante, simplement avec quelques coups de ciseaux ou quelques passages de tondeuse...

C'est comment dire.... Une accoutumance, un besoin ou plutôt non, une sorte de répulsion à sentir les cheveux à peine longs, toucher le bord supérieur des oreilles, une gène à la vue d'une masse plus importante que de coutume sur le sommet, à ne plus sentir le col du chemisier caresser la nuque. Cela semble pathologique, vous pourriez dire que c'est moi, avec ma dilection, qui prend mes désirs pour des réalités. Il n'en est rien.

Les cheveux courts provoquent ce genre d'addiction incompréhensible pour celles qui ne les pratiquent pas. Tout comme moi, enfant, quand je ne comprenais pas qu'une femme puisse affirmer qu'elle DEVAIT aller chez le coiffeur parce qu'elle sentait ses cheveux trop longs. Comme si dans mon esprit c'était pour elle un accessoire, une futilité qui n'imposait aucune obligation.

Dieu merci je sais depuis à quel point toutes ces choses sont fondamentales au contraire.

Photo: Zara

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C'est ton anniversaire, c'est pas celui d'ta mère...

28 Août 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Merci à toutes et à tous!

pour cette sixième bougie soufflée par 

Les femmes aux cheveux courts

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Bingo capillaire

26 Août 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Bingo capillaire

Evidemment, ce genre de péripétie n'arrive pas tous les jours, ni même tout les mois ou tout les ans. Certaines ont des habitudes avec leur coiffeur, comme on en a avec le médecin de famille, le même de mère en fille, depuis.... longtemps. La coupe au bol de l'enfance, la queue de cheval de la première communion, la coupe au carré du collège... et puis la première permanente... Enfin toute une vie quoi.

Pourtant, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne ( oui la vie est injuste ) et il arrive dans notre monde moderne et urbain que vous soyez obligée de vagabonder plusieurs fois à l'intérieur de la même ville parfois. Ou que le salon chéri où vous comptiez vous incruster jusqu'à la mort ne finisse par mettre la clé sous la porte. Et là... c'est le drame!

La femme aux cheveux courts ne saurait pas vivre plus de deux mois sans faire tailler sa chevelure et il faut donc trouver sans attendre l'endroit idéal pour avoir toujours cette petite tête bien faite qui vous remet régulièrement le moral au taquet.

On active les réseaux, on scrute les Pages Jaunes, on observe les devantures... et puis au bout d'un moment, il faut bien se lancer. Vous en remettant aux conseils de la bonne copine, qui entre parenthèses a les cheveux épais et frisés, vous confiez votre tête blonde aux cheveux fins et raides à Paul Edouard, la copine ne jurant que par lui...

Bon! Je ne suis pas là pour vous faire un article de Femme Actuelle, non plus. Ce que je trouve marrant là dedans ( enfin marrant... façon de parler ) c'est que souvent ce genre d'aventure s'apparente à un jeu de hasard, une sorte de Loto ou plutôt de roulette russe avec 3 cartouches dans le barillet qui le plus souvent peut en contenir 6 ( comme tout le monde le sait ).

Parce que, autant pour madame Duchenock avec sa permanente bleue, une différence de nuance elle s'en fiche un peu ( et encore... ) autant pour La Femme aux cheveux courts qui a la coupe stylée, ça se joue au millimètre.

Bon, vous me direz, ce ne sont que des cheveux, ça repousse ( si si y a des études là dessus ). M'enfin, si on peut éviter le bonnet au mois d'août.

Et puis il y a les joueuses! Celles qui ne vont jamais deux fois dans le même salon, juste pour avoir cette petite poussée d'adrénaline que doivent bien connaitre les joueurs de craps.

Finalement, c'est tout de même bien la preuve qu'on ne peut pas considérer notre coupe de cheveux comme un sujet banal ou secondaire et futile ( parce que oui, c'est pareil pour les hommes ). CQFD

Photo: Tumblr

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Concessions

25 Août 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Concessions

Il y a parfois des idées qui passent comme ça, de génération en génération, sans trop jamais s'affaiblir. C'est souvent emprunt de bon sens et c'est sûrement pour cette raison que cela se transmet si bien...

Comme par exemple pour séduire un employeur susceptible de vous donner du travail, il est normal de se montrer sous son meilleur jour, vêtements propres, chaussures cirées, coiffure soignée... histoire de le rendre réceptif aux arguments que vous allez développer pour le convaincre.

Pourtant cela vient se heurter avec l'idée systématiquement prônée ici d'être avant tout soi même, sans artifice ni paravent. Les femmes aux cheveux courts sont toujours des exemples dans ce domaine. Pour elles, se couper les cheveux équivaut souvent à rompre avec les conventions, sortir du cadre, briser l'image convenue de la femme... et satisfaire leur envie envers et contre tout.

Alors faut-il, sous prétexte d'un rendez vous pour un entretien d'embauche, renoncer à cette coupe habituelle, sa nuque bien rasée et ses oreilles bien dégagées?

Souvent quelques millimètres en plus changent tout, c'est vrai.

Admet-on le, c'est pour certaines une véritable concession qu'il faut faire en renonçant à la tondeuse pour se contenter d'un simple "rafraîchissement" aux ciseaux. Mais est ce que c'est pour autant renier sa vraie personnalité? La question peut se poser... On peut aussi condamner une certaine discrimination, craindre que le recruteur, dont l'esprit serait formaté, assimile à un manque de féminité une coupe de cheveux trop courte... Mais alors est-ce que cela voudrait dire qu'il cherche avant tout à embaucher une "femelle" plutôt qu'une réceptionniste ou une serveuse...?

Oui je sais, je suis de parti pris et toujours de mauvaise foi... mais tout de même. Bien sûr, si les réponses à ces questions pouvaient être formulées unilatéralement par les femmes aux cheveux courts, les questions ne se poseraient même pas. Alors, comme ce n'est pas le cas, et parce qu'aujourd'hui, avoir un job c'est pas toujours la chose la plus évidente, il faut bien admettre que faire la concession de quelques centimètres de cheveux n'est pas grand chose.

Après, une fois le contrat signé... c'est une autre histoire !

Photo: Micaela McLucas

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