Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Affranchies

humeurs

Mais qu'est-ce qui m'arrive?

15 Octobre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Mais qu'est-ce qui m'arrive?

Il m'est arrivé, après quelques verres d'alcool de qualité, d'imaginer qu'un jour ce blog deviendrait célèbre, qu'il ferait référence et qu'on en parlerait dans les médias... Et puis le lendemain en chassant le troupeau de mammouths qui courait dans ma tête, je chassais également cette idée un peu saugrenue et reprenais le cours de mon existence, normale.

Néanmoins, dans ces périodes de délire, je trouvais amusant de passer en revue les meilleurs arguments pour expliquer ma démarche, le pourquoi et le comment, sans tomber dans une auto-psychanalyse de bazar qui aurait vite fait de me faire considérer comme un vulgaire névrosé maniaco-obsessionnel. Et puis au bout du compte, je renonçais, faisant valoir qu'on était pas toujours obligé de donner une explication à tout et encore moins de justifier ses travers.

Or, voilà pas que pas plus tard que lundi dernier je reçois un message sur la page FB du blog:

Bres Isabelle

12 octobre 01:16

Bonjour, je suis journaliste et j'anime le magazine de l'après-midi de Sud radio. Le 19 octobre, à 15h, en direct, nous allons parler d'être belle autrement. Je suis tombée sur votre blog, que j'ai trouvé vraiment super et j'aurais adoré vous interviewer en direct par téléphone. Voici, mon numéro: 06..... A très vite! Isabelle BRES

Bon, je veux pas faire le blasé, mais en général, je suis un peu méfiant vis à vis de ce genre de démarche où finalement on ne cherche qu'à me vendre un abonnement à un magazine ou on pense que mon blog se classe dans la rubrique beauté-santé.

Cependant, comme je suis d'un naturel curieux, je cherche qui est Isabelle Bres, qui outre qu'elle soit une journaliste connue pour avoir animé plusieurs émissions sur TF1 ( ce qui explique sûrement pourquoi je ne la connaissais pas ... ) et être la fille de Pierrette Bres qui fût elle aussi journaliste spécialisée en tout ce qui touchait le cheval mais surtout une des rares à son époque à "oser" les cheveux courts à la télévision, est elle même une charmante jeune femme aux cheveux courts, ce qui déjà est pour moi un gage de bon augure...

Alors voilà! Nous y sommes. Here we are! Les Femmes Aux Cheveux Courts passent à la radio, Sud Radio précisément, dans l'émission qu'anime Isabelle Bres quotidiennement de 15H à 17H. Et ce sera lundi 19 octobre à partir de 15heures justement.

Alors j'aime autant vous dire que depuis, le roi n'est pas mon cousin et que je suis un peu fier de l'audience que pourra avoir le blog pendant ces quelques minutes de célébrité.

( Youpiiii! )

Lire la suite

Je fais ce que je veux

14 Octobre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Tendresses

Je fais ce que je veux

Sans aucun doute, il s'agit d'une tendance qui, comme toutes les tendances, finira par laisser la place à une autre. Mais n'empêche, il y a un véritable engouement pour le style et il faut bien l'avouer, ça vous a une sacrée allure quand on aime jouer avec les genres. Ça ne va pas à tout le monde, c'est vrai... Mais comment vraiment savoir, si on essaie pas?

Oh et puis ça fait longtemps qu'avec ses cheveux courts elle n'a plus envie de se justifier. D'ailleurs elle serait bien en peine d'expliquer ça, cette sorte d'excitation, ce trouble qu'elle ressent en s'imaginant bientôt dans ce fauteuil de barbier, un peu intimidée, entre les mains du beau gosse là, celui qui a les bras couverts de tatouages, ou la fille, celle qui semble tellement cool... Elle sait bien que là on ne lui posera pas de question, on hésitera pas, on ne la jugera pas et on n'essaiera pas de la convaincre que "ce n'est pas assez féminin". Au contraire. On va s'appliquer à lui faire cette coupe qui lui fait envie, tondre sa nuque jusqu'à la peau, fondre le dégradé si finement qu'on aura le sentiment que c'est naturel, harmonieux, lui donner cette allure trouble et sans genre en alliant à la finesse de ses traits cette coupe d'un jeune homme des années 30. Alors oui bien sûr cela l'excite, lui donne le trac aussi, parce que jamais elle n'aura eu les cheveux aussi courts...

Pourtant ce n'est pas un caprice de mode, la mode elle s'en fiche. Elle sait juste qu'elle est de ces femmes qui n'ont pas peur d'explorer leur image jusqu'à tendre au plus près de leur caractère, se tenir au milieu du miroir, ni devant ni au delà, effacer le genre sans renier sa nature. Enfin ne rendre compte qu'à elle même...

Et à présent elle a hâte d'y être.

Modèle: Molly McGibbon

Lire la suite

Pendant que j'y suis

12 Octobre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Pendant que j'y suis

Peut être que, comme moi, vous vous êtes posé un jour la question de savoir si les mannequins pouvaient faire ce qu'elles voulaient avec leur cheveux, les couper, les colorer comme ça leur chantait.

Moi, naïf comme je suis, j'ai toujours pensé que dans ce métier là, il suffisait d'être assez audacieuse pour oser se démarquer des autres et ainsi tirer son épingle du jeu en sortant du troupeau, à l'image de Elliott Sailor qui décide de sa coupe "masculine" pour relancer sa carrière, ou de celle qui voit sa carrière exploser après s'être carrément fait tondre... Eh bien non!

Ma récente rencontre avec Agata Descroix m'a permis de lui poser cette question fondamentale:

Est-ce que lorsqu’on est modèle professionnel on a la liberté de se couper les cheveux comme on le souhaite, ou est-ce que c’est soumis à la volonté de l’agence? ou du client…?
"Lorsqu'on est mannequin, on est complètement limité par notre agence au niveau de notre apparence physique. Et l'agence dépend de la demande des clients, évidemment. 
On n'a pas la liberté de faire des changements, que ce soit prendre quelques centimètres au niveau des hanches, se tatouer ou se couper les cheveux. Ca change beaucoup de choses et il faut le prévoir et le réfléchir. 
Y a-t-il un marché pour ce look? Vais-je travailler plus? Combien de filles y a-t-il avec ce look? L'agence doit organiser des sessions photos pour renouveler le book et remanier la mise en page et les données des composite cards (nos cartes de visite). C'est une décision qui les fait travailler plus et ça doit rapporter au bout du compte.
Il y a des mannequins pour qui ce n'est pas un problème, et elles apparaissent à l'agence avec de nouveaux tatouages, une frange ou un look différent. Mais de mon côté, je n'ai jamais osé faire quelque-chose sans qu'ils le sachent, à part peut-être mes piercings, mais ils s'enlèvent et sont plutôt discrets.
Lorsque je suis rentrée du Chili, j'ai négocié pendant des mois ma coupe courte. 
Un jour, ma booker me dit avec des petites fleurs partout et un ton un peu mielleux: "L'équipe de l'éditorial blabla te veulent pour leur prochain numéro. Ils t'A-DORENT! Bon, ils ne payent pas, mais le magazine est super, et tu vas faire la couverture!"
Je n'ai pas avalé la pillule et j'ai immédiatement profité du moment pour négocier ma coupe:
"Ok, mais tu sais, mon book est tellement plein avec les supers publications du Chili que je n'ai pas besoin d'un éditorial gratuit maintenant.... SAUF! Si tu me laisses couper mes cheveux! [sourire avec toutes les dents]. Dans ce cas, oui, j'aurai besoin de nouvelles photos!"
L'agence a fini par céder en me disant que ça allait être sous ma responsabilité de travailler moins.
Un mois plus tard, cinq agences à New York, Paris, Hambourg et Milan étaient intéressées par mon profil et je faisais l'éditorial de Vogue Mexico."

Comme quoi, dans ce monde merveilleux fait de rêves et de paillettes, le patron c'est toujours l'argent.

Pourtant la conclusion revient un peu à ce que j'imaginais au début. Avoir de l'audace, ne pas craindre les foudres de son agence ( et des autres en général ), faire confiance à son instinct ou à son envie pour être pleinement bien dans sa peau, bref! Être soi même... ça paie toujours.

Photo: Lekart Hairdressing, Bratislava

Lire la suite

Faut qu'ça change!

7 Octobre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Faut qu'ça change!

Celles et ceux qui s'imaginent que les cheveux courts sont une fin en soi, se trompent. D'abord parce que rien n'est jamais définitif et puis aussi parce qu'il y a plein de manières de bouleverser son image, même quand on a les cheveux courts. Tout est dans le détail.

Un jour blonde, le lendemain fuchsia, ou acajou, ou gris... Pourquoi pas? Quand on ose les cheveux courts, on est bien capable de tenter cela.

Et puis quand on a les cheveux courts, tout est dans le détail. Quelques millimètres, en plus ou en moins, changent parfois bien des choses. D'autres détails par contre, quelque soit le style, demeurent. De la coupe au carré jusqu'à la boule à zéro on peut avoir toujours la nuque bien rasée, juste pour le plaisir...

Et même on peut être confronté à d'étonnants paradoxes. Comme celui de constater qu'on apparait plus féminine en coupant ses cheveux encore plus courts, alors qu'on craignait justement d'accentuer son allure masculine...

La femme aux cheveux courts a beau être une personne déterminée, audacieuse et authentique, elle n'en n'échappe pas moins aux règles du genre humain qui craint parfois de s'ennuyer si rien ne change autour de lui.

Lire la suite

Une ou deux choses à dire

5 Octobre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Une ou deux choses à dire

Ok! Personne ne considérera jamais que les cheveux courts des femmes soient un sujet de société qui revête une quelconque importance... Soit! Evidemment, si on met ça sur le même plan que tout le reste, ça semble assez futile.

Pourtant, sans vouloir lui donner plus d'importance qu'il n'en a, le sujet n'est pas anodin si on se rappelle qu'il y a moins de cent ans, certains étaient capables de faire un procès à leur gendre parce qu'il avait laissé leur fille se faire couper les cheveux et pire encore, cela pouvait aller jusqu'au drame familial où le mari trucidait son épouse pour la même raison.

Si bien qu'on se dit que depuis longtemps, les cheveux courts des femmes ont toujours été un signal, une façon d'exprimer liberté et indépendance. Aujourd'hui on le ressent moins bien sur, mais il ne faudrait pas oublier qu'il n'y a pas si longtemps, les femmes devaient demander l'autorisation à leur mari ou leur père pour travailler et la France figurez vous ressemblait de ce point de vue, un peu à ce que nous montrent les pays musulmans avec leur charia aujourd'hui...

Parce qu'en réalité, ce qui dérange le plus les mous du bulbe qui râlent de nos jours en disant que les cheveux courts " c'est pô féminin" et en inventant autant de balivernes de la même veine pour se plaindre c'est juste que les femmes se permettent autant de liberté avec l'image que eux, les hommes, les vrais, les durs, les maîtres, aiment avoir d'elles.

Alors, quoi qu'on en pense, aujourd'hui encore, la femme aux cheveux courts reste un symbole et même si elle ne milite en rien, cette liberté que quelques fois on lui dispute est toujours un acte d'indépendance... Qu'on se le dise!

Photo: Owen Bruce

Lire la suite

Le jour du grand jour

3 Octobre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Tendresses, #Portrait

Le jour du grand jour

Des événements importants, on en a tous, tout au long de notre vie. Certains plus importants que d'autres d'ailleurs. Mais quelque soit la hiérarchie adoptée, chacun est comme une nouvelle étape qui nous fait avancer.

Se couper les cheveux, c'est une chose à la fois, simple, indolore et dérisoire... techniquement.

En réalité c'est toujours un événement, quand c'est la première fois, bien sûr, mais aussi quand on décide enfin d'aller au bout de son envie et de passer outre les avis de l'entourage, qui n'est jamais le dernier pour vous briser à la fois l'élan et le moral.

Cyndel est une graphiste talentueuse, qui s'installe dans la grande ville du Sud pour son boulot, pour son plaisir, pour l'amour, pour la vie quoi!

Nouvelle vie, nouvelle ville, nouvel appartement... nouvelle tête. Elle en a l'envie depuis longtemps, mais comme beaucoup de jeune femme, elle a toujours eu le soucis de ne pas "brutaliser" les mentalités de ses proches, de ses parents, qui déjà lui trouvaient un air de garçon avec ses cheveux courts. Quelle idée!

Le jour du grand jour

Alors, comme enfin elle se sent libre loin des regards inquisiteurs, elle se lance! Du très court veut-elle, enfin, pas trop, mais quand même et plus elle y pense plus le noeud lui serre l'estomac. C'est Régine, évidemment, qui va savoir exactement quoi faire. Très court, pas tondu, pas rasé, juste très court.

Cette émotion là, c'est celle des grands jours, celle qui vous fait avancer dans votre propre vie. La petite tête émerge sur son long cou et soudain, tous les avis sont unanimes, tant la féminité de Cyndel est flagrante. Ses cheveux courts d'avant avaient presque fini par la faire oublier.

Le jour du grand jourLe jour du grand jour

Elle apparait enfin, le sourire encore timide, cherchant à se reconnaitre... Elle guette chaque reflets, s'étonne de son image, quand tout le monde l'admire, lui trouve un air de Jean Seberg déambulant sur les Champs Elysées avec son t-shirt du Herald.

Alors oui, c'est un grand jour assurément, ce jour où vous réalisez vos envies sans craindre le regard des autres...

Le jour du grand jour

Photos: Jeaneg©

Lire la suite

Capital

2 Octobre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Capital

Je me suis souvent demandé ce qui pouvait pousser une femme, au delà de l'enfance et de l'adolescence, à garder les cheveux très longs. Le plus souvent, la réponse que je me fais est que ces femmes là doivent compter sur une sorte de capital, considérant que leur chevelure est l'atout le plus sûr de leur séduction, de leur féminité, de leur jeunesse.... que sais-je? Difficile dans ces conditions de leur en vouloir et loin de moi l'idée de les condamner. Après tout, je bénéficie moi aussi de cette grande largesse d'esprit qui permet de ne pas réprouver mon propre point de vue...

Mais même si je ne juge pas, il me reste tout de même un sentiment de compassion lorsque je considère une femme mûre qui étale sur son dos une chevelure à la grisaille naturelle en prenant une pause à la terrasse d'un café, comme si elle était encore une jeune naïade ayant le secret espoir d'affoler un coeur viril. Je l'imagine éloignée d'une forme de modernité et sans doute tenue à l'écart des plaisirs que peuvent révéler pour un homme comme moi la douceur d'une coupe de cheveux, hardie et conquérante. Et puis aussi, il faut bien le dire, j'éprouve une certaine pitié pour cette personne qui s'imagine encore que sa longue chevelure est le meilleur gage de sa féminité, ce qui, à mes yeux, relève de l'obscurantisme le plus médiéval.

Mais bon...

Photo: James Perry

Lire la suite

L'une le fait, l'autre pas

29 Septembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

L'une le fait, l'autre pas

Il y a jumelles et jumelles. Certaines sont très "fusionnelles", d'autres le sont moins et souvent cet attachement provoque des situations intéressantes, lorsque les deux se lancent dans une activité professionnelle qui les exposent médiatiquement...

Dans la mode, il y a les soeurs Bell et les soeurs Venturini. Les unes sont anglaises et les autres italiennes.

On le sait bien, la mode est un monde cruel dans lequel il faut savoir saisir les opportunités si l'on veut garder l'espoir de percer un jour.

Camilla et Giulia Venturini

Camilla et Giulia Venturini

Se démarquer, avoir l'allure différente, attirer l'attention... c'est quelques fois le pari gagnant. Prendre une tondeuse et se raser les cheveux, ça parait simple comme ça et on se dit que ça marche à tous les coups. Sauf que peu des jeunes filles de la mode osent ce pari.

Camilla et Giulia Venturini n'ont pas hésité elles. Déjà un peu "branchées" cheveux courts, c'est Camilla qui a franchi le pas la première, entrainant sa soeur et propulsant la paire sur le devant des podiums.

L'une le fait, l'autre pasL'une le fait, l'autre pas

Pour les soeurs Bell en revanche, c'est Ruth qui a tiré son épingle du jeu. Sans doute lasse d'être le clone de sa soeur et que les jumelles anglaises n'aient finalement guère plus de saveur que deux jeunes et jolies filles aux longs cheveux blonds, comme il y en a des milliers dans les agences de modèles, Ruth coupe radicalement ses cheveux, exprimant ainsi ce que tout le monde avait un peu deviné, un caractère plus "boyish" que sa soeur May

L'une le fait, l'autre pasL'une le fait, l'autre pas

Et la voilà elle aussi, propulsée dans tous les défilés de la Fashion Week, mais cette fois en solo.

Oh bien sûr, il ne faudrait pas croire que la célébrité et le succès dans ce domaine ne sont qu'une question de coupe de cheveux. Ni que ces jolie boules à zéro ne sont que des calculs marketing. Je crois que c'est au contraire l'expression d'un caractère affirmé, d'une volonté d'être soi même, malgré les codes de la profession. Et ce genre d'audace, ça paie toujours.

Who dares wins...

Ruth Bell par Heidi Sliman

Ruth Bell par Heidi Sliman

Lire la suite

Satisfaction personnelle

27 Septembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Satisfaction personnelle

Comment pourrait-elle faire comprendre aux autres, ce plaisir, ce sourire intérieur qui va finir par émerger sur son visage? Ces choses là ne peuvent pas s'expliquer. C'est impossible. Quand le monde entier, ou sa plus grande partie n'aspire qu'à se fondre dans des cadres bien étiquetés, alors que l'apparence voudrait définir chacun(e) dans son rôle, sans doute possible... Elle, elle sort de chez son coiffeur avec cette infinie satisfaction, ce plaisir insondable d'être parfaitement celle qu'elle veut être.

D'ailleurs il n'y a rien à expliquer. Il n'y a aucun militantisme, il n'y a pas de transgression. Elle se sent tellement féminine, elle l'est tout au fond d'elle même depuis toujours et lorsqu'un grincheux insinue qu'elle ressemble à un garçon à cause de ses cheveux trop courts, elle éclate de rire, parce qu'elle sait bien que ce n'est pas vrai, que ça ne peut pas l'être. C'est juste q'avec ses cheveux courts elle ne se confond plus avec les fantasmes plus ou moins obscures des esprits archaïques.

Et au delà de ces considérations elle ne pense qu'à elle, à son allure, à son image, celle qui lui remonte le moral, qui la rend invincible, à ces petits plaisirs, ces sensations uniques, son envie d'ébouriffer ses cheveux sans vraiment les décoiffer, cette douceur qui allonge sa nuque... enfin que des petites choses insignifiantes, pour lesquelles elle ne doit rien à personne.

Photo: Ariana London - portfolio

Lire la suite

"Ma mère va me tuer"

25 Septembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

"Ma mère va me tuer"

Il y a parfois des confrontations que la jeune femme aux cheveux courts ne peut guère éviter...

Elle a beau avoir le caractère trempé, avoir depuis longtemps habitué ses proches à son style affirmé, elle ne parvient pas toujours à esquiver les remarques assassines d'une mère qui définitivement considère qu'elle a 12 ans, ad vitam aeternam.

Alors, quand l'envie d'une coupe encore plus courte que d'habitude nait dans son esprit, qu'elle ne résiste plus au plaisir de s'approprier cette coiffure qui depuis un moment trotte dans sa tête, il y a, en plus de toutes ses incertitudes, de ce petit stress qui lui noue l'estomac au moment de s'installer dans le fauteuil, il y a cette petite voix qui lui chuchote à l'oreille " ... ta mère va te tuer...". Et puis, au fur et à mesure que la tondeuse ratiboise consciencieusement sa chevelure, dégage ses oreilles et sa nuque comme jamais auparavant elles ne l'avaient été, toutes ses angoisses disparaissent, son estomac se dénoue lorsqu'elle se découvre telle qu'elle s'imaginait. Le stress est évanoui, il ne reste que la satisfaction d'être elle même, belle, rayonnante, sûre d'elle.

Et là, en quittant le salon, en caressant cette nouvelle nuque bien rasée, elle sourit et se dit à elle même, avec un certain fatalisme qui voudrait conjurer le sort : " Ma mère va me tuer!"

Photo: Jeaneg©

Lire la suite