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Les Affranchies

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A way of life

19 Novembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

A way of life

Il y a des photos qui sont, plus que d'autres, chargées de symboles illustrants assez bien notre époque. Difficile d'imaginer, 10 ou 15 ans en arrière, une telle scène où un mannequin d'agence, profitant de son temps libre, retrouve sa coiffeuse préférée, dans un salon qui a toute l'apparence d'un barbershop, pour rafraîchir sa coupe et son fade à coup de tondeuse.

Afra Cuellar est mexicaine, mannequin pour l'agence new yorkaise RED et elle a bien voulu me confier cette photo de son Instagram, qui montre à quel point les codes ont changés. Je m'en réjouis.

N'empêche, il faut bien que les plus audacieuses montrent l'exemple...

Les jeunes femmes investissent les salons au style masculin, comme clientes pour avoir les coupes de cheveux qui leur plaisent, comme coiffeuses, parce qu'il n'y a pas de raison de ne pas aimer pratiquer ce style, quelque soit le sexe de celui ou celle qui s'installe dans le fauteuil.

Non, franchement, je la trouve très moderne cette photo.

Photo: Afra Cuellar sur Instagram

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Consensus

17 Novembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Par les temps qui courent, un bon consensus ça ne peut pas faire de mal et donc, de ce point de vue, je pense que chacun sera d'accord pour admettre que la coupe de Jo Jackson n'est pas à la portée de tout le monde.

Cependant, quand on est une jeune femme comme elle, originaire du Zimbabwe, vivant en Afrique du Sud, plutôt badass, passionnée, enthousiaste et blogueuse, francophile et francophone, toujours curieuse des autres et du monde, ma foi, on peut bien se permettre cette coupe qui montre bien à quel point elle ne s'inscrit pas dans un genre plus qu'un autre.

Coupe par Salomé Dewet
Coupe par Salomé Dewet

Coupe par Salomé Dewet

Alors du coup, comme depuis longtemps les femmes se sont appropriées l'undercut masculine des années 50, il est temps pour les plus audacieuses de pousser plus loin encore leurs pions et d'adopter le fade, cette façon de tondre à zéro de la tempe à la nuque et fondre un minutieux dégradé jusqu'à la masse de la chevelure laissée bien plus longue dessus.. Effet garanti, ce fade là a du goût.

Cependant, puisqu'on est ici dans le consensus... Les goûts et les couleurs, on ne discute pas!

Consensus

Jo Jackson sur Instagram @baobabjo_​

Son blog Koeksisters

Sa coiffeuse Salomé Dewet

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Ces détails qui n'en sont pas

11 Novembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Ces détails qui n'en sont pas

Chacun peut considérer, à sa guise, que certaines choses sont plus ou moins futiles, dans une hiérarchie qui lui est propre. Se dire que le sens de la vie pour une chaussure est de permettre de ne pas aller pieds nus est terriblement réducteur, pour la chaussure.

Pour avoir du style il ne suffit pas d'avoir une paire de Church's, il faut surtout l'entretenir, la cirer, la faire briller...

Ces détails qui n'en sont pas

La coupe de cheveux c'est pareil! Se contenter d'avoir les cheveux courts ne suffit pas au style. Tous les détails comptent, les nuances d'une couleur, la précision d'un tour d'oreille, la netteté d'une nuque...

Inutile de dire à quel point la négligence dans ce domaine m'horripile, ni combien je tiens dans le mépris toutes celles ou tout ceux qui me disent:" Oh ben moi je vais chez le coiffeur quand j'arrive plus à me coiffer ( encore heureux qu'ils/elles se coiffent ), j'fais tout ratiboiser et voilà!" Grrrrr...

Avoir un style de coiffure et veiller à chaque détails comme l'expression de ce style dans son entier, aller voir son ami coiffeur pour juste un coup de tondeuse sur la nuque quand tout le reste est encore parfait, voilà ce que j'appelle de l'estime de soi. Être sur(e) de son style

and stay handesome

Photos: Pascal Pierrou avec Léa

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Al Hamdoulilah!

9 Novembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Al Hamdoulilah!

Philosophiquement, admettre que les choses n'existent que par leur contraire n'est pas totalement saugrenu. Et partant de ce principe, le fait que le contraire en question soit un peu "obscure" donne davantage de luminosité à la "chose" ... vous m'suivez?

Ainsi, en laissant mon esprit errer sur la Toile comme cela m'arrive quelques fois, je suis tombé un jour ( mais sans me faire mal, hein! Enfin physiquement... ) sur un article relatif à la religion musulmane et à son interprétation...

Le Prophète (Que les bénédictions et la paix de Dieu soient sur lui) a interdit aux femmes de se couper les cheveux très courts, car cela est typique des hommes, et il est répréhensible, en Islam, qu'une femme cherche à ressembler a un homme (et vice-versa).

Evidemment, on va me rétorquer que la citation est sortie du contexte, mais en toute bonne foi ( c'est le moment ou jamais de la sortir celle-là ), l'ensemble des textes que j'ai pu lire sur le sujet tournent autour des mêmes conclusions.

Ce genre de précepte n'est pas réservé aux musulmanes, bien d'autres religions imposent leurs dogmes en la matière...

Mais ce qui m'intéresse moi c'est que, malgré le poids de la religion, de la tradition et de la culture mélangées, les femmes musulmanes ont tout de même, là encore, la force et l'audace de choisir et d'être elles mêmes avant d'être ce que l'ON attend d'elles. Et selon la désormais fameuse théorie des contraires, ces femmes aux cheveux courts m'apparaissent plus fortes et plus lumineuses que d'autres. CQFD

Photo: Nelson Simoneau

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La saison du chapeau

3 Novembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

La saison du chapeau

Oui en fait non! Il n'y a pas vraiment de saison pour les chapeaux. Cela pourrait être un accessoire automne/hiver, quelque chose qui garde la tête au chaud et préserve des bourrasques de mauvaise saison, mais pas que.

Parce que le chapeau, le bonnet, la casquette, tout ça a parfois une autre fonction pour les femmes aux cheveux courts. Et contrairement à ce que le bon sens de terroir de madame Duguidon pourrait lui inspirer, ce n'est pas à cause d'une coupe de cheveux trop courte et le risque d'un rhume de cerveau que cela pourrait générer. Du tout!

C'est même tout le contraire et souvent parce que la coupe de cheveux habituelle se trouve momentanément à l'abandon du fait d'un emploi du temps plein comme un wagon de la ligne 13 à 18 heures ou d'un problème économique.

Il s'agit alors, grâce à cet accessoire, de cacher la misère, la détresse capillaire et de donner du style malgré tout à cette petite tête qu'on aime bien tout de même. Sauf que lorsque les cheveux commencent à grimper insidieusement sur le haut des oreilles, que la frange "bouffe" un peu le regard chaque jour davantage et que des bouclettes apparaissent sur la nuque... cette petite tête on préfèrerai la mettre entre les mains du coiffeur. Alors en attendant... chapeau!

Mais après tout, l'important c'est d'avoir du style, toujours.

Photo: Marta Syrko

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Qui c'est celle-là?

2 Novembre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Qui c'est celle-là?

C'est en discutant, parfois, que l'on perçoit à quel point le temps nous échappe et que les références d'hier n'ont plus cours auprès de certaines générations.

Il m'arrivait souvent pour illustrer mon propos, de faire une comparaison, en matière de féminité et de cheveux courts, entre Amélie Mauresmo et Sinead O'Connor.

Qui c'est celle-là?

Je m'excuse dès à présent auprès des fans de la championne, mais cela mettait bien en évidence, à mes yeux, la stupide idée qui voulait que l'on considère une personne plus féminine sous prétexte qu'elle a les cheveux longs.

Bref! Je me rend compte que mon exemple est de moins en moins efficace, vu que de plus en plus, les jeunes femmes d'aujourd'hui ignorent qui est Sinead O'Connor... et d'ailleurs je me demande même si elles savent encore qui est Amélie Mauresmo. Bon mais on s'en fiche, vu que c'est pas le sujet.

Il n'y a pas plus emblématique à mon sens que la chanteuse irlandaise, pour symboliser le caractère rebelle d'une femme aux cheveux courts. Jugez vous même. En 1988 alors que sort son premier album "The lion and the Cobra" elle n'est pas réellement connue du grand public. Sa maison de disque lui enjoint de faire quelque chose avec ses cheveux que déjà on juge trop courts. Les laisser pousser, faire une permanente... être plus sexy quoi?

A cela la jeune femme répond en revenant le lendemain les cheveux proprement tondus. Ce sera son empreinte visuelle durant toute sa carrière.

Qui c'est celle-là?Qui c'est celle-là?

Evidemment, plus encore que cette coupe de cheveux provocatrice, c'est le caractère sans concession qui a pour moi valeur d'exemple dans ma démonstration qui s'avère aujourd'hui obsolète.

Il me faut donc trouver d'autres modèles pour illustrer ce qui pourrait être le sous titre de ce blog:

La féminité ne se mesure pas à la longueur de vos cheveux...

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La jeune lionne

29 Octobre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

La jeune lionne

L'androgyne a le secret de la jeunesse infinie. C'est peut être le mélange de ses genres qui lui procure cette jouvence... Elle est fille et garçon, ange et démon et si parfois une blondeur artificielle illumine sa silhouette, son regard conserve la méfiance du chat sauvage. Elle est douce et rugueuse parce que rien n'est jamais vraiment simple pour celles que les mortels s'obstinent à ranger ici, ou là.

Une fille ne devrait pas avoir les cheveux si courts disent-ils. Elle serait si jolie en robe pensent-ils... Mais c'est parce qu'ils sont trop vieux, ou trop stupides pour admettre que la jeune lionne s'offre toutes les libertés.

Les robes il y a longtemps qu'elles les a rangées au fond du placard et ses cheveux elle adore les tondre pour accentuer cette allure ambiguë, parce que cela fait partie de sa liberté et que ce qui compte vraiment, c'est juste ça.

Photo: Fany Meil

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Il restera ça

28 Octobre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

krissphotography

krissphotography

Quand nous aurons cent ans et cent jours et cent nuits

Que nos petits enfants auront fait des petits

Quand nos bras d'allumettes s'effriteront d'un coup

Que le poids de nos têtes écrasera nos cous

Que nous restera-t-il pour finir en beauté?

Quand nous aurons cent ans et de beaux souvenirs

Un de nos corps s'aimantant comme deux gouttes de cire

Quand la moindre caresse aura l'air d'un soumettre

Et que ta vieille maitresse aura perdu son maître

Que nous restera t-il pour finir en beauté?

Quand nous aurons cent ans dans nos coeurs de sauvages

Dans nos yeux presque blancs, nos cheveux de passage

Que nos cils tomberont comme d'un arbre à hélices

Que nos jambes n'auront jamais été si lisses

Quand nous aurons cent ans et la révolte sèche

Que l'inertielles temps aura briserons flèches

Quand la fatalité nous fera dire:"Tant pis"

Et qu'un point de côté nous mettra au tapis

Quand nous aurons cent ans de regards en arrière

Quand ce qui nous attends sera déjà derrière

Quand revenu de tout, et dépassé par tous

Nous attendrons surtout une sortie très douce

Que nous restera t-il pour finir en beauté?

Il nous restera ça, ton rire qui se faufile

Etincelant, immédiat, entre mes mots futiles

Mon rire qui prend sa source, à ton esprit fissa

J'espère qu'en bout de course, il nous restera ça.

Jeanne Cherhal

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Y a-t-il un coiffeur dans la salle?

27 Octobre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Y a-t-il un coiffeur dans la salle?

Eh bien non! Ce n'est pas aussi simple que ça. Enfin, pas aussi simple... On pourrait imaginer qu'une fois le pas franchi, une fois la liberté acquise, quand on est enfin une femmes aux cheveux courts, autant au dehors qu'on l'est depuis toujours au dedans, plus rien ne peut entraver cette marche triomphante vers le plein bonheur d'être soi même. Et pourtant, si!

Parce que c'est bien connu, une fois qu'on a les cheveux courts, on est soumis à une sorte d'addiction qui pousse souvent à aller toujours un peu plus loin dans la découverte de soi même et de son "vrai" style. Ok la première coupe, c'était pour franchir le pas. Une coupe un peu classique, un truc où la coiffeuse a pris soin de laisser quelques détails qui "féminisent" ce qui déjà dans son esprit est bien trop court pour être féminin (sic ).

Si bien qu'il faut, par la suite, se mettre en quête DU coiffeur qui saura satisfaire son envie. Celle ou celui qui sera "partant(e)" pour faire cette coupe, où on ne garde pas "les pattes en pointes" pour féminiser, où on n'a pas peur de tondre la nuque ou les côtés, bref où on est pas effrayé de tutoyer un autre genre dans l'apparence.

Ça paraît tellement simple et tellement évident, écrit ici. Mais pourtant... On se dit que les cheveux courts comme ça, il n'y a pas de raison de payer 2 ou 3 fois plus cher que les hommes, on se dit que puisque c'est ce qu'on aime on peut tout aussi bien aller se faire couper les cheveux dans un salon "pour hommes" et on tombe sur un grincheux qui va vous dire sans vous regarder dans les yeux, "qu'il ne coiffe pas les femmes"... Nanmého!

Alors il faut aller, d'expériences en déceptions, parfois durant des mois, avant de trouver, enfin, celui ou celle, qui dans son petit salon qui ne paie pas de mine, va vous faire LA coupe qui parle de vous à un prix qui vous permette d'envisager de la refaire chaque fois que vous sentez ce besoin irrépressible d'avoir les oreilles bien dégagées et le souffle de la brise sur votre nuque.

Et ainsi regonfler votre moral de combattante

Photo: Mark Elzey

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Des "pourquoi" et des "comment"

22 Octobre 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Des "pourquoi" et des "comment"

La vie est drôle parfois... enfin pas toujours. Elle a du courage cette fille, à peine adulte, qui semble n'avoir peur de rien. Un jour elle a coupé ses cheveux longs, ceux qui lui donnaient l'apparence d'une jeune et jolie jeune fille, qu'à coup sûr un prince charmant aurait tôt ou tard enlevée pour lui donner une vie de rêve... Enfin, une vie de rêve pour ses parents peut être. Parce qu'elle a d'autres espoirs et certainement pas celui d'être sage et docile dans ce monde que très tôt elle a perçu comme n'étant que celui des hommes... Mais elle n'est pas une révoltée. Elle accepte le jeu. A condition de ne pas être dans le camp des "femelles", des filles à qui l'on ne demande rien, que d'être sage et docile, jeune et jolie.

Cela ne lui demande pas d'effort d'être sans genre. Elle a toujours trouvé que les jeux des garçons étaient bien plus amusants, leurs vêtements plus confortables et pratiques, que tout ce que l'on demandait aux filles n'était pas autre chose que d'être "jolie". Apprendre à se maquiller, porter des chaussures improbables, des robes qui lui laissaient les jambes à l'air, une chevelure brillante et abondante pour être comme un phare dans la foule et capter les regards. Jouer avec des poupées pour apprendre à être maman, ne rien ignorer du ménage et de la cuisine, tout ça ne l'excitait franchement pas.

Alors bien sûr elle joue avec les garçons et préfère peut être leur compagnie... Mais ce qu'elle veut vraiment c'est être elle même. Parce qu'en dedans elle a tout d'une vraie fille, cette sensibilité, ses émotions, cette intuition qui l'inspire, cette tendresse naturelle qu'elle tente bien de camoufler un peu... juste pour se protéger.

Et les cheveux courts... ben les cheveux courts c'est juste parce qu'elle aime ça. Voilà tout.

Photo: Rama Nuar

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