humeurs

Publié le 6 Mai 2016

Sans blague!

Je m'demande s'il y a une seule femme au monde qui depuis qu'elle a fait couper ses cheveux, a jamais entendu un proche ou une connaissance lui dire :" Ooooh pourquoi tu te laisses pas pousser les cheveux, comme avant, t'étais tellement jolie avec les cheveux longs..." Si cette femme existe vraiment, par pitié, qu'elle se fasse connaître.

Non parce que franchement, les gens qui disent ça, ne se rendent pas compte à quel point ils sont vexants, blessants, importuns, gênants... enfin insupportables.

D'abord, le verbe être, conjugué à l'imparfait, pourrait sous entendre que, le "tellement jolie" n'est plus d'actualité.

Et puis le joli et le pas joli, c'est vraiment une notion très subjective, alors en faire ainsi une généralité péremptoire, donne le sentiment que la Terre entière vous trouvait plus jolie "avant", ramenant cette fichue pression sociale qui veut vous faire croire qu'une femme DOIT être comme ci et comme ça pour être "jolie".

Je crois que les gens qui sortent des âneries comme ça, n'ont pas l'impression qu'en réalité ils ne font que nier purement et simplement la personnalité de celle à qui ils s'adressent, cette femme aux cheveux courts, qui souvent après des années de frustrations et de désirs contenus, a glorieusement franchi le pas pour affirmer sa nature authentique, s'est éclose et s'épanouie depuis que quelques coups de ciseaux ont taillés cette nouvelle personnalité, qui chaque jour s'affirme.

Mais le pire, c'est bien que ce genre de remarque ne peut pas être réprimandée. C'est toujours dit sur le ton de la bienveillance, gentiment, sans penser à mal... un peu comme le sexisme ordinaire.

Photo: Nicole Maria Winkler

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Mai 2016

Le Shape c'est Oriane

Je ne vois pas très bien de quelle manière, j'aurais pu renoncer à l'invitation d'Oriane.

1/ D'abord parce que c'est une jeune femme aux cheveux courts.

2/ Ensuite parce qu'elle est lectrice du blog et que j'adore rencontrer les lectrices "en vrai".

3/ Enfin parce que je suis toujours curieux et je l'étais de découvrir l'environnement d'un shaper.

Ce shaper là fabrique et personnalise des cruisers de grande qualité pour rider en ville. Ça va, tout le monde suit?

Le Shape c'est Oriane

Oriane, formée aux Beaux Arts, fabrique les planches de la marque Le Shape, une jeune startup parisienne. Autant vous dire qu'elle y met tout son coeur et que ce job là est pour elle une passion. C'est pour ça qu'elle est au FISE (Festival International des Sports Extrêmes).

Après avoir papoté un peu, s'être mutuellement raconté nos vies et parlé de sa coupe de cheveux, résultat d'un parcours normal (rupture amoureuse, changement de vie blablabla... très classique quoi ) et génératrice de confiance, d'estime de soi et d'authenticité, nous avons parlé de skateboard et du fameux partenariat entre Le Shape et les chaussures Armistice qui offrent une vingtaine de planches personnalisées et quelques paires de pompes aux gagnants du concours qu'ils organisent avec leurs magasins distributeurs ( à Montpellier ce sont les boutiques Hémisphère Hommes 22 rue de la Loge et Hémisphère Femmes 2 rue des Etuves )

Le Shape c'est Oriane

Une bonne occasion pour découvrir et peut être s'offrir, ces planches artisanales faites avec amour et passion.

Je ne pouvais pas en attendre moins de la part d'une femme aux cheveux courts... Et si vous trainez sur les bords du Lez ces jours-ci, vous croiserez sûrement la jolie Oriane.

Oriane Barreaud sur FB

Le Shape sur FB et sur Instagram

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Portrait

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Publié le 29 Avril 2016

Elisa C.

Elisa C.

Je crois que ce qui gène le plus ma concierge, c'est de se rendre compte à quel point le monde va trop vite pour sa cervelle pinson. Cette femme là voyez vous est faite pour les années 50 et pis c'est tout! Après ça change trop et trop vite pour elle...

Mais finalement, le changement, il n'est que dans les apparences ma bonne dame. Depuis toujours il y a eu des filles intrépides, des femmes "guerrières", des "tomboys" aux genoux écorchés qui n'ont jamais eu peur de mettre une raclée aux garçons.

Sauf qu'auparavant c'était peut être plus difficile pour elles "d'afficher" ce caractère... Peut être.

Ma petite soeur rêvait sans doute d'avoir une coupe de garçon, mais elle se contentait d'avoir les cheveux courts comme une fille. Question de nuances. Question d'époque

Mais aujourd'hui, quand une jeune femme a envie de cultiver sa part de masculin, s'aime dans cette allure ambiguë qui déroute ma concierge et adore caresser sa nuque fraichement tondue, plus grand chose ne l'en empêche, sinon sa propre capacité à surmonter le regard des braves gens...

Ma petite soeur aurait adoré cette époque formidable!

Photo: Cannelle

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 28 Avril 2016

Beli Klein

Beli Klein

Oui je sais, ça fait un peu titre du dernier bouquin d'un psycho-sociologo-intello-bobo, mais si je dis ça c'est parce qu'en suivant mon amie Beli depuis que je la connais, j'ai bien envie de dire que, comme beaucoup d'autres, elle est l'exemple parfait de la jeune femme actuelle, parce qu'elle mène sa vie absolument comme ferait n'importe quel... homme.

Bon mais attention! Je ne dis pas que pour avoir une vie idéale il faut être un homme. Tout le monde a compris, ne me faites pas dire ce que je ne pense pas.

L'idéal masculin, ça serait d'être jeune, beau et intelligent, indépendant financièrement, exerçant un métier qui passionne, sportif et bon vivant, charismatique, plein d'énergie et ne dégageant que des ondes positives... Eh bien cet idéal là est complètement incarné par Beli.

Graphiste, designer et photographe, elle se déplace en moto de grosse cylindrée, part faire des shooting dans des iles paradisiaques et à peine de retour, avant de retrouver ses ami(e)s dans un club branché, n'a qu'une hâte, c'est de retrouver sa coiffeuse pour un coup de tondeuse rafraîchissant et stylé.

Enfin bref! J'aime cette trajectoire, cet élan, cette force qui anime les femmes comme Beli, fières, audacieuses et parfaitement authentiques.

Amen.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 26 Avril 2016

T'en veux du blues?

"Aller, chiale pas! Les gonzesses tu sais, ça n'en vaut pas la peine..."

Bien sûr, ça ne vaut pas la peine... Et d'ailleurs qu'est ce qui vaut la peine? Il avait beau chercher dans sa tête embrumée d'alcool, là comme ça, tout de suite, dans ce rade obscur, rien ne lui venait à l'esprit. Sauf son image. Son regard mangé par la frange blonde, sa bouche aux lèvres retroussées et pulpeuses qui lui faisait une moue de gamine, son allure de "petit mec" quand elle roulait un peu des épaules en fusillant du regard le premier pèlerin qui croyait la séduire en souriant bêtement...

Non c'est vrai... Elle n'en vaut pas la peine... Mais chaque fois qu'il se dit ça, il a les yeux qui s'emplissent de larmes et les poings qui se serrent jusqu'à blanchir les phalanges.

La fille du bar, sans rien demander, a rempli son verre à nouveau, en se disant sans doute qu'elle ne pouvait rien faire de mieux pour lui, détournant son regard pour ne pas le voir pleurer. C'est moche un homme qui pleure. Elle, ça lui file le cafard. Alors elle fait comme si de rien...

Dans cette gorgée qui lui brûle le gosier, il trouve la force de la maudire, de l'envoyer au Diable, de croire qu'elle n'en vaut pas la peine... puis il se noie dans son regard aux prunelles noires, qui l'avait fusillé lui aussi la première fois et s'était adouci, devenant rieur et tendre. C'est bien trop dur de la haïr. Il va rentrer, assommé par l'alcool, il dormira dans une nuit vide de tout...

Ça ira mieux demain...

Photo: Corbis - Elsa Kikoïne

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 20 Avril 2016

Pit stop

C'est bien connu, quand on aime, on ne compte pas. Peu importe le temps, peu importe la distance et quoi qu'il en coûte... on revient toujours au bercail, ce foyer chaleureux où l'on reconstitue ses forces, à l'abri, parmi les âmes bienveillantes...

Ces choses là ne s'expliquent pas voyez vous, c'est comme un appel naturel qui vous pousse à retrouver le chemin, régulièrement. Et quand Maëva revient ici, dans ma grande ville du Sud, c'est aussi pour confier sa tête, mais aussi son moral, son estime d'elle même, sa vaillance et son courage à Régine la coiffeuse des femmes aux cheveux courts

Il a fallu, durant des semaines, des mois, endurer l'inexorable croissance de ces cheveux qui a effacé, petit à petit la dernière coupe, atténuant les effets de cette potion magique qui vous regonfle le moral et vous donne le super pouvoir d'être irrésistible...

Pit stopPit stopPit stop
Pit stop

Pour cela il faut s'envelopper dans cette chrysalide, s'abandonner aux doigts experts tout en se réjouissant de cette tondeuse qui passe et repasse sur la nuque que déjà elle sent plus fraiche...

Et c'est comme une guérison miraculeuse! La mine grise a disparue pour laisser un sourire rayonnant envahir le visage de l'androgyne qui, sans s'être jamais vraiment perdue, avait presque oublié le pouvoir d'une belle coupe de cheveux.

Pit stop

Photo: Jeaneg© et la complicité de krissmaeva et Régine

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 18 Avril 2016

Dure de dure

J'ai côtoyé bien assez de violences dans mon passé pour ne pas en raffoler aujourd'hui, mais ce qui m'intéresse dans la vie de Rose, c'est bien sûr cet engagement, à l'extrême.

Pour celleux qui ne sauraient pas de quoi je parle, l'Ultimate Fighting Championship est un sport de combat où tout ou presque est permis, un mélange de boxe et de lutte très violent qui se déroule dans une cage, ce qui bien sûr affole encore plus les "braves gens".

Avec son 1m65 et ses 55kg, cette jeune américaine bon teint de 23 ans, n'avait pas de quoi vraiment impressionner si vous la croisiez dans la rue.

Dure de dureDure de dure

Sauf que les combats auxquels participe Rose Namajunas n'ont rien à voir avec les exhibitions de lutte où deux "femelles" se roulent dans la boue ou s'attrapent par le chignon sur un ring pour exciter un public masculin. Non là, c'est de la bagarre, de la vraie.

Et dans ce genre de combat, attacher ses cheveux longs ne suffit pas, alors la plupart des combattantes les tressent, très serré, de manière à ne jamais être gênées durant l'assaut.

Mais arrive un stade où les enjeux sont plus importants que l'apparence, où le but à atteindre fait consentir à certains sacrifices et dans cette discipline, Rose n'est pas une simple athlète de haut niveau. C'est une combattante!

Dure de dure

Alors finit les tresses des jours de combat qui tirent sur la peau du crâne et prennent du temps, finit les queues de cheval de l'entrainement et les mèches qui dégoulinent de sueur. Depuis décembre dernier, Rose Namajunas est tondue.

Ce qui dans son secteur d'activité, comme on dit à la DRH, me parait être la chose la plus élémentaire et la plus pragmatique qui soit.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 14 Avril 2016

Rae Tutera et Alana Lucia devant Blind Barber

Rae Tutera et Alana Lucia devant Blind Barber

Ohlala! Mais il faut pas rester là mon p'tit m... enfin ma p'tite d... enfin vous là quoi! Non parce que là y a trouble à l'ordre... des choses. Vous comprenez, si c'est pas conforme, on peut pas accepter ça, ça créer de la confusion et la confusion c'est pas bon pour not' jeunesse qui après se retrouve... confuse.

En réalité, c'est un peu comme dit Alana la coiffeuse dans l'article de Refinery 29 " Why women are opting out of the hair salon ", ce qu'elle aime, elle, c'est couper les cheveux. Peu importe qu'il s'agisse de femme ou d'homme. Mais elle constate que les femmes sont de plus en plus nombreuses. Peut être qu'auparavant dit-elle, toutes celles qui avaient envie de le faire, n'osaient pas à cause du regard de certains qui considèrent cela comme "pas joli" ou "pas féminin". Et puis il y en a eu une, puis deux... puis le mouvement a pris une certaine ampleur, ne serait-ce que pour tenter l'expérience.

Rae Tutera le souligne, le salon de coiffure est un lieu social et longtemps les salons pour hommes sont restés comme des "clubs" très fermés, faisant preuve de misogynie. Mais à partir du moment où la coupe recherchée correspond à tous les critères de la coupe habituellement produite dans ce lieu, la barrière est franchie et les femmes peuvent également retrouver cet esprit de communauté, même dans un "barbershop". Elle même s'y arrête chaque semaine et retrouve son amie Alana pour sa coupe. Parce que cela aussi est sans doute nouveau, les femmes sont souvent coiffeurs, elles aussi, dans ces endroits.

Finalement, comme cela a toujours été, on retrouve devant le salon, client(e)s et coiffeurs en train de papoter en buvant un café, s'arrêtant juste pour dire bonjour et blaguer, ou pour se faire couper les cheveux, abolissant l'exclusivité masculine du lieu qui conforte son statut social. Et l'important n'est pas que l'on soit homme ou femme, mais simplement qu'on aime les cheveux courts.

Oui bon ben... ça va pour cette fois, mais n'empêche que quand on s'y r'trouve plus comme ça eh ben c'est pas pratique...

Photo : Cait Oppermann

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 13 Avril 2016

Modèle: Eli Bauer

Modèle: Eli Bauer

Un matin il s'est retrouvé comme un gosse perdu au fond d'une forêt. Oppressé, angoissé par l'absence et la solitude. Où qu'il aille, ses pas résonnaient, comme un écho dans le vide. Un instant plus tard, il a parcouru toutes les pièces, comme un fou et puis essoufflé, il a perçu l'ampleur de sa détresse. Plus rien d'elle ne subsistait, pas un vêtement, pas un bibelot, même les photos dans les cadres manquaient...

Il est resté immobile, ressentant le froid qui gagnait jusqu'aux os. Il n'y a pas eu de bagarre, pas d'éclat, ni de voix, ni de verre, juste un mot qu'il a trouvé plus tard, de son écriture douce et arrondie, comme un murmure à son oreille : Je t'ai aimé, n'en veux à personne...

C'était donc ça... Elle n'était pas heureuse, alors que lui croyait son bonheur acquis. Un instant il a enragé, mais pourquoi n'a-t-elle rien dit, s'il avait su, il aurait été plus attentif... et puis sa gorge s'est serrée. A quoi bon. Il avait été séduit aussi par ça, cette détermination et ce courage dont elle savait user, cette liberté qu'elle cultivait, pourquoi à présent lui en ferait il le reproche. Finalement il se rendait compte que sa blessure n'était que d'amour propre...

Il pouvait bien pleurer son bonheur, en garder la nostalgie, se rappeler son sourire carnassier et ses éclats de rire qui lézardaient les murs, ses cheveux courts, toujours plus courts et ses robes fleuries qu'elle savait faire danser... Une certitude le consolait, celle d'avoir été aimé, sûrement autant que lui l'avait aimée. Et puis la liberté avait eu le dessus.

On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va...

Citation : Jacques Prévert

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 12 Avril 2016

Photo: Dorith Mous

Photo: Dorith Mous

Cela peut arriver à tout moment et personne n'est à l'abri.

Certaines qui ont l'habitude de porter les cheveux courts, après les effets d'addiction des premiers temps, finissent par adopter un style que parfois elles gardent durant plusieurs années. Les variantes sont subtiles et se jouent quelques fois au centimètre prêt. Une mèche un peu plus longue, une raie, un mouvement vers l'arrière ou le côté... Pourtant à chaque fois qu'elles rencontrent leur coiffeur, un instant, une idée traverse l'esprit.

Une idée comme un fantasme, une envie folle, un tabou. La tentation est là, celle de franchir cette porte qu'on croit interdite, d'explorer plus loin encore cette possibilité d'être totalement soi même. Mais les garde-fous sont nombreux et pesants, la Société, la famille, le boulot, les gens... Incapables de surmonter tous ces obstacles, elles renoncent, avec peut être un sourire aux lèvres, à cet instant où l'idée leur a traversé l'esprit.

Alors, comme l'humeur est tout de même à l'audace, elles ressortent avec la coupe plus courte, la nuque plus rasée que d'habitude, les pattes effacées, un succédané de ce qu'elle auraient vraiment aimé. Elles se persuadent qu'un jour viendra, elles le feront, elles oseront cette folie.

Question d'humeur...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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