humeurs

Publié le 15 Août 2016

Photo: Camilla Fioravanzi

Photo: Camilla Fioravanzi

Ce n'est pas moi qui le dis, mais à force de l'entendre dire par des femmes directement concernées par le sujet, cela me conforte dans une opinion solidement ancrée dans ma cervelle. Pas plus tard que ce matin encore, Camilla, mon amie italienne, affirmait que depuis deux ans maintenant elle allait chez un coiffeur pour hommes et qu'elle n'avait jamais été aussi satisfaite de sa coupe que depuis ce temps là.

Ce n'est donc plus simplement mon avis, mais un véritable constat.

Alors oui je sais, il y a plusieurs bémols à cette partition. En France en tout cas, mais je crois que cela est vrai partout en Europe, il y a une certaine réticence à abandonner le relatif confort d'un salon féminin, où l'on se fait chouchouter, offrir des cafés et où l'on peut papoter de sujets qui ne regardent pas les hommes, d'autant que l'on a du temps pour ça, vu qu'on va y passer au moins une heure.

Et puis on se dit que les coiffeurs pour hommes, c'est bien quand on a les cheveux très courts, ou "une coiffure d'homme". Ce qui bien sûr est faux.

Enfin, et ce n'est pas le moindre obstacle, les salons pour hommes sont souvent réticents à avoir une clientèle féminine.

Cependant, les exemples autour de moi, montrent que toutes ces objections sont facilement réfutées lorsque le caractère de la cliente en question, s'accorde avec la qualité de la prestation offerte par un salon masculin. Un service rapide, sans chichis, pragmatique et efficace mais dans une ambiance toujours conviviale. Une coupe toujours idéale, du simple fait que le coiffeur maitrise l'art de couper les cheveux courts, quasi exclusivement.

Quant à convaincre le barbier de vous prendre sur son fauteuil, il n'est en général pas besoin de la menace d'une arme, si vous rétorquez à son prétexte de ne faire que les hommes (vu que son soucis essentiel est d'avoir peur de ne pas pouvoir rendre une coupe courte, un peu "féminine"), que ça tombe bien parce que c'est exactement ce que vous voulez.

Bref! Je crois qu'il faudrait revoir totalement le concept et ne plus avoir de salon de coiffure qui se différencient selon le genre, mais qui le feraient plutôt selon la longueur de cheveux.

Pas une bonne idée ça?

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 13 Août 2016

Photo: Margot G.

Photo: Margot G.

On pourrait croire, à la lecture de certains proverbes, que la règle est générale et que si les cordonniers sont souvent mal chaussés, les coiffeurs seraient donc mal coiffés. Eh bien non!

C'est d'ailleurs sans doute à cela qu'on reconnait l'amour qu'il/elle peut avoir pour son métier. Sinon, comment faire confiance, au premier abord, à un(e) professionnel(le) hirsute pour qu'il/elle vous taille un bon fade?

Même si j'ai toujours considéré qu'il n'y avait que les hommes pour bien savoir couper les cheveux courts, je dois admettre que je connais certaines jeunes femmes qui ont également cette capacité. L'exception indispensable à chaque règle en quelque sorte... ( Aïe! Non pas sur la tête s'il vous plait! )

En l'occurence, Margot dont l'ambition est d'aller perfectionner son art chez les meilleurs barbiers londoniens, est grande fan de skinfade. Comment dans ces conditions se priver d'afficher, sur soi même, la qualité d'un travail qu'elle est capable de réaliser? Certes, elle est obligée pour le cas de s'en remettre à l'habileté d'un confrère, mais cela montre sa détermination et l'amour qu'elle porte au travail de qualité. Une manière de se respecter soi même.

Ceci dit, qu'on ne me fasse pas une fois de plus, dire ce que je ne dis pas. Il se pourrait, d'aventure, que certaines coiffeuses aux cheveux longs, éventuellement, soient capables, dans certaines circonstances, à bien y regarder... de couper correctement les cheveux courts ou très courts... ( Aïe! Non pas la tête on a dit )

Personnellement je n'en connais pas...

Et si Margot a l'ambition de produire les plus beaux fades, je trouve ça légitime qu'elle montre sur elle même, de temps en temps, à quel point elle aime ce style.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 8 Août 2016

Tré for @b-o-i-culture // by Zhamak

Tré for @b-o-i-culture // by Zhamak

Allez! Ne dites pas non, on en a tous posé de ces questions connes qui n'appellent que des réponses toutes aussi ... connes.

Bon, je n'ai pas vraiment de statistiques là dessus, mais je suis sûr que 80% des gens qui retrouvent une amie avec les côtés et la nuque bien rasés et le dessus en brosse, alors que la veille ils l'ont vue avec une superbe et volumineuse coupe Afro, vont s'exclamer : " Ben? Tu as coupé tes cheveux?" Ce qui, vous en convenez, est un peu con comme question.

Cependant, les coutumier(e)s de cet exploit vous répondront qu'il ne s'agit pas en réalité d'une vraie question, mais plutôt d'une sorte d'exclamation, un constat interrogatif, une façon d'exprimer sa surprise... bref! Mauvaise foi du jour, bonjour!

C'est qu'en réalité, on se trouve un peu désarmé quand il s'agit de parler aux autres de leur coupe de cheveux. On a du mal a résister, alors qu'on sait que l'on aborde un sujet tout à fait personnel, voir intime. Si bien qu'on fait semblant d'être étonné(e) et de poser une question, parce qu'on veut tout savoir de ce stupéfiant changement et de ses motivations. Mais en a-t-on vraiment le droit? Ça c'est une bonne question!

J'ai le sentiment, pour ma part, d'avoir un véritable "radar" qui détecte sans faillir les freshcuts et comme je ne résiste que rarement à faire un compliment, comme ça, sans arrière pensée, juste pour le plaisir, eh bien je ne pose pas de question, je me contente d'exprimer mon enthousiasme.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Août 2016

Quand on aime...
Quand on aime...

Je me souviens avoir écrit ici même et j'en reste malgré tout convaincu, au moins pour la règle générale, que seuls les hommes, habitués à ces pratiques depuis toujours, savent couper les cheveux très courts.

Après, quand on a des opinions ( et l'esprit ouvert ) on ne peut que se laisser convaincre de leur bien fondé ou avoir la démonstration qu'on se trompe. Et j'avoue que depuis un moment, les tentatives pour me convaincre se multiplient et je rencontre bien des talents qui battent en brèche mon postulat de départ.

Et le dernier en date ne vient pas de Los Angeles, Brooklyn, Paris ou même Montpellier, non!

Quand on aime...

Mélanie travaille à Ste Cécile-les-Vignes, dans le salon Selec'tif Coiffure, mais aussi en freelance et depuis qu'elle est petite, Mélanie, elle a le goût pour les nuques bien dégagées et les coupes précises. Aussi, après avoir sagement appris le métier avec maman, elle a décidé, dans ce petit coin de Vaucluse, de faire de ses amies qui aiment les cheveux courts, très courts, des "belles gosses"

Quand on aime...

Un pari osé dans une petite ville de 2000 habitants. Mais quand on aime...

Parce que Mélanie a une vraie passion pour ce style, low fade, skin fade, à la manière old school, la précision dans le fondu du dégradé, c'est son kif! Et son outil préféré s'appelle Wahl Super Taper, Skull Edition, une vraie profession de foi, c'est Roland et Durandal, Arthur et Excalibur!

Alors bien sur, il y a aussi les chignons pour le mariage, les brushings de madame Toutlemonde, il faut bien faire "tourner" le commerce, mais ce qui fait vraiment vibrer Mélanie ( et sa tondeuse ) c'est le fade, la précision dans la coupe millimétrée, les nuques bien rasées et ses clientes, ses amies, ne s'y trompent pas, certaines parcourant des dizaines de kilomètres pour venir se faire couper les cheveux selon leur goût.

Quand on aime...Quand on aime...Quand on aime...

Parce que oui, les femmes aux cheveux courts et même très courts, ne sont pas toutes à Los Angeles, Londres ou Paris, que certaines coiffeuses ont davantage de passion pour les cheveux très courts, sans aucune considération de genre, que d'autres et parce que être soi même, toujours et tout le temps, ça compte

Alors quand on aime... on compte là dessus.

Quand on aime...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 1 Août 2016

josie perez

Autant vous le dire, je n'ai jamais eu une âme de militant. Les banderoles, les slogans, ce n'est pas pour moi, pas mon truc.

Et même si mon attention a toujours était très portée vers les cheveux courts des femmes, pendant longtemps je n'ai pas vu tout ce qui pouvait se cacher derrière. Au début ça m'amusait même, de voir certaines réactions et d'entendre certaines réflexions au passage d'une jeune femme avec une coupe bien courte... Rien de grave me disais-je.

Alors c'est comme tout, la répétition de certains effets finissent par nous amener à réfléchir davantage aux causes. Et puis l'âge, la maturité, tout ça quoi...

Aujourd'hui c'est presque devenu épidermique. Sans que je sache vraiment par quel bout attaquer le morceau, je perçois à chaque fois que j'entends une ânerie du genre " les cheveux courts c'est pas féminin", " ah moi je ne pourrais pas vivre avec une femme qui a les cheveux courts", " non, une femme c'est cheveux longs, et puis c'est tout!" et même " j'aimerai bien avoir les cheveux courts, mais mon mari ( ami, père, frère, tonton, Obiwan Kenobi... ) ne veut pas"... je perçois donc vous dis-je une sorte de frénésie meurtrière monter en moi. Et là, si ce n'est pas la consternation qui l'emporte, j'ai envie de sortir ma Kalachnikov. Mais peut être que ce blog est plus raisonnable.

Parce qu'en fait il n'y a pas de petite cause à défendre. Et celle de l'égalité passe aussi par celle d'avoir la liberté d'être soi même. Du coup je me demande si je ne serais pas un tout petit peu féministe moi?

 

Photo: Freidmann Hauss

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Cahiers

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Publié le 29 Juillet 2016

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C'est amusant de voir la force que prennent nos habitudes et l'illusion de changement que donne parfois juste un détail.

Parmi les femmes aux cheveux courts que je connais il y a comme dans tous les courants, des modérées et des radicales. Les modérées s'autorisent parfois de grandes variations dans leur image. Sans considérer que le fait d'avoir les oreilles cachées par leurs cheveux puisse constituer un grave manquement, elles vagabondent entre très court et les différentes phases qui leurs permettent de retrouver une certaine longueur. Si bien qu'elles semblent toujours différentes.

Les radicales ne jouent pas avec ça! Au-delà de quinze jours après leur dernière coupe elles commencent à se désespérer de pouvoir empoigner leurs cheveux sur la nuque ou de voir les plus audacieux atteindre - à peine - le bord de l'oreille. Pour elles les variations se jouent au millimètre et plus d'un mois sans aller chez le coiffeur devient une excentricité. 

Pourtant, tout comme les modérées, les radicales subissent aussi ces besoins de changement, ces envies de différence et je les trouve très fortes dans l'art de modifier leur image d'un simple coup de peigne, couvrant leur front d'une lourde frange ou transformant celle-ci en une mèche aérienne qui va éclairer leur visage. Les couleurs changent aussi, avec elles tout est dans le détail. En quelque sorte il s'agit de changement dans la forme, mais jamais dans le fond et là, modérées et radicales se rejoignent finalement.

 

Photo: Wendy Lehmann

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Cahiers

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Publié le 28 Juillet 2016

Cahier de vacances - Profondeurs - 07/2013

 

"Ah te revoilà... ?

Alors il suffit que je sois un peu mélancolique, que je sente le vide autour de moi et que le temps d'un verre d'alcool je cherche un sens à ma vie, pour que ta petite bouille reparaisse?

Et avec elle tout un cortège, de douleurs et de plaisirs, de rires et de larmes, de haine et d'amour...

Comment c'est possible... tu m'as tellement fait souffrir. Pourquoi chaque fois que mon âme part au fil des vagues est-ce que c'est ta silhouette que j'imagine, ton regard et tes lèvres qui me sourient, tes cheveux jamais assez courts que j'ai envie de caresser?

Encore un verre...

Je crois qu'on s'est aimé à la folie toi et moi. Au delà du raisonnable, au point d'être soudé l'un à l'autre, incapable de vivre, enchaîné et dépérissant. Bon sang! Comme je t'ai aimé...

Mais il faut me laisser maintenant, parce qu'avec l'alcool je vais finir par te haïr encore en m'apercevant que ma vie n'est qu'un désert de ruines, un sol dur et gris où plus rien ne pousse..."

 

Il a laissé un billet à côté du verre plein et il est parti dans la nuit, relevant le col de son trench.

 

Photo: Alina Süggeler

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 27 Juillet 2016

Photo: USA Today Megan Rapinoe USA

Photo: USA Today Megan Rapinoe USA

Michelle Heyman Australie
Michelle Heyman Australie

Youpiiiii! Dans quelques jours on remet ça! Oui j'ai beau avoir abandonné depuis longtemps l'idée même de faire du sport, je suis toujours admiratif vis à vis de celles et ceux qui en font leur quotidien... Enfin, si je parviens à ne conserver en tête que l'aspect "sportif", à rester le plus naïf possible en "effaçant" le revers de toutes ces médailles qui vont être distribuées, politique, commercial et ... pharmaceutique. Bref! Place au jeu!

Enfin un grand tournoi de football pour lequel je vais pouvoir m'exciter devant ma télé, vautré dans le canapé une bière à la main. Parce que oui, le foot féminin me plait. Non pas qu'il soit peuplé de femmes aux cheveux courts, ce serait même presque le contraire, mais les exceptions me contentent. Ainsi la plupart des sports d'équipe féminins m'intéressent, parce que j'y trouve encore l'essence même du mot "équipe", une notion qui a depuis longtemps déserté les mentalités masculines, en tout cas pour le foot.

" Les Roses d'Acier " Chine

" Les Roses d'Acier " Chine

En Chine Populaire par exemple, l'idée même d'individualité est certainement passible d'une peine de prison et quand on s'appelle " Les Roses d'Acier " ça veut quand même bien dire qu'on est pas venu pour " beurrer les sandwiches "...

Enfin bref! Une fois de plus, que les meilleures gagnent

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 25 Juillet 2016

Photo: Ramon Felix

Photo: Ramon Felix

Le pauvre... Il était perdu, désemparé. Au fond de l'atelier il se tordait les doigts, observant de loin la personne venue chercher le pick-up réparé la veille. Son patron, le vieux Sam, devait se marrer dans son bureau vitré au dessus du garage. Il s'était bien gardé de préciser à qui il aurait affaire. Et le voilà coincé, lui, par un obstacle stupide, dérisoire, inconséquent... ne parvenant pas à déterminer le genre de la personne à qui il devait s'adresser. Mais il fallait y aller, bon sang! Le... la... client(e) allait finir par s'impatienter, le vieux Sam par l'engueuler... Et tout ça pour une bête question d'appellation...

Encore un coup d'oeil... Des jambes fines, lisses et musclées... mais lisses, comme celles des cyclistes. Mouais... Short en jean, t-shirt, veste en jean... mais pas vraiment de formes sous le t-shirt, c'est possible ça? Et puis ce visage, fin, glabre, ces grands yeux, ces lèvres pulpeuses.. Ben ça pourrait bien être une jeune femme oui, mais... non... enfin... Et puis merde! Cette coupe de cheveux, comme ses potes qui allaient chez Greg le barbier, super stylée.

Tout en marchant il tentait encore de trancher, soumettant son cerveau à un brain storing auquel il n'était pas préparé.

Le voyant s'approcher, la jeune femme lui sourit et lui croit défaillir. Il lui tend les clefs, elle lui tend un billet en retour...Il s'essuie les mains dans son chiffon sale, prend l'argent et bredouille:

"Merci m"sieur, dame.. " et disparait en rougissant...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 24 Juillet 2016

Photo: Peter Coulson

Photo: Peter Coulson

Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, on s'aperçoit assez rapidement que pour vivre intelligemment, il faut toujours chercher à "couper la poire en deux". Cela facilite les rapports entre humains...

Pourtant, moi qui suis fasciné par l'ambiguité, le mélange des genres, l'appropriation des codes masculins par les femmes ( oui ça marche moins dans l'autre sens, mea culpa ) cette façon d'être "fifty-fifty" devrait m'aller... Eh ben c'est moyen.

Cependant, j'ai depuis longtemps avoué que ma dilection pour les cheveux courts et l'apologie que je faisais des femmes qui décidaient en coupant les leurs, de rompre avec le cadre ancestral et coutumier et toutes les qualités que je leur prête, n'enlevaient en rien celles des autres femmes, qui parfois tout aussi déterminées, audacieuses et indépendantes, conservaient malgré tout les cheveux longs.

Alors je ne sais pas, peut être un fond de manichéisme ou je ne sais quoi, mais j'ai du mal à considérer à sa juste valeur, le compromis qui pousse certaines à ne couper qu'une partie de leurs cheveux, souvent de manière radicale d'ailleurs et à conserver intacte le reste de leur chevelure.

C'est pourtant une jolie manière de "ménager la chèvre et le choux" ( oui je suis en veine d'expressions pop' ce matin ) et d'apparaitre, tel Janus avec deux visages, selon l'humeur.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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