humeurs

Publié le 17 Novembre 2016

Camelia Raji

Camelia Raji

J'aimerai bien savoir par quelle magie, une jeune femme deviendrait subitement garçon à l'instant même où, sortant de chez le coiffeur avec les cheveux courts, elle rencontre le regard "des autres"... Quel est ce sortilège qui transforme son image féminine dès qu'apparaissent ses oreilles et sa nuque désormais dévoilées par une coupe de cheveux?

Est-ce que les victimes de cet ensorcellement ne seraient pas simplement des esprits faibles qui, sentant vaciller leur raison ne sont capable de rien d'autre en guise de sauvegarde? Ces pauvres gens, mâles et femelles, à qui l'ont a toujours et depuis toujours, appris que la féminité s'habillait en robe et entretenait une belle et looooooongue chevelure pour séduire....

... Séduire qui d'abord? Est-ce que sérieusement on peut persister à croire aujourd'hui que l'essentiel dans la vie d'un humain serait d'être physiquement au goût de l'autre? Je ne crois pas non. Enfin j'espère...

La séduction, puisqu'il faut la considérer, est certainement davantage dans l'aura provoquée par l'épanouissement personnel, le rayonnement du bien être de celles et de ceux qui sont bien dans leur peau, authentiques avec eux mêmes, en harmonie avec leur caractère, que dans des appâts artificiels, des subterfuges et des ruses.

Mais c'est pourtant difficile de révolutionner les esprits, de les ouvrir à d'autres idées que celles qui depuis l'Antiquité, en passant par le Moyen Âge et encore au XXeme siècle laissaient à croire qu'en coupant les cheveux des femmes ont leur ôtait tout pouvoir de séduction.

C'est peut être en cela que les femmes aux cheveux courts, s'imposant elles mêmes ce "châtiment", sont des révolutionnaires,  

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 15 Novembre 2016

Beli Klein

Beli Klein

Sans doute que, comme à d'autres, on leur a dit que cela n'était pas dans l'ordre des choses, que cela ne se faisait pas, ce n'était pas bien, pas correct, pas prévu... C'est justement là leur différence, leur superbe singularité.

En réalité ce n'est pas si compliqué. La plupart se sont contentées de suivre leur instinct, de ne pas se mentir. L'amour et la bienveillance autour d'elle à pu les aider à ne pas se tromper. Pour d'autre il a fallu batailler, lutter contre les conventions, les idées, les préjugés, des gens obscures, dogmatiques et sûr d'eux. C'est vrai aussi, toutes ont a y faire face.

Finalement c'est sûrement cela qui les rend formidables à mes yeux, cette apparente aisance à nager contre le courant, cette certitude d'être sur le bon chemin, cet entêtement à ne pas croire ce que personne ne cherche contredire...

Leur force est de ne rien voler aux autres pour n'être qu'elles mêmes, de se placer au dessus et loin des mesquins qui se rabougrissent dans leurs pensées étriquées, de penser en humain plutôt qu'en femme, sans rien perdre des mystères et des privilèges de la féminité.

Ces femmes là n'attendent rien de moi ni des autres hommes, sinon qu'on les aiment telles qu'elles sont. Elles n'ont pas besoin "d'appâts", elles aiment qui leur plait et chevauchent le vent.  

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Humeurs

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Publié le 13 Novembre 2016

Y a rien à faire

Difficile de comprendre cette envie, ce désir. Il ne peut pas y avoir de statistiques, rien ne peut être catégorisé. Pas moyen d'invoquer une quelconque excuse, de se dire " Ah ben oui, elle a toujours été plutôt garçon manqué... " parce que ce n'est pas la vérité...

C'est un peu une idée qui serait là depuis toujours, une sorte de fantasme auquel certaines ne veulent pas résister.

Un jour, dans l'intimité d'une salle de bain, ou le confort d'un salon de coiffure, avec un(e) ami(e), un(e) professionnel(le) ou bien seule, en tête à tête avec son envie folle d'être vraiment elle (il n'y a pas de règles vous dis-je), les lames fines aux petites dents acérées d'une tondeuse viennent dévorer cette chevelure dont elle ne veut plus. Et ce jour là, à cet instant là, elle a peur, elle a chaud, elle a froid, elle est excitée, troublée... avant de sourire, d'une façon dont elle ne se savait pas capable. Et ses yeux s'écarquillent, ses joues rosissent, ses mains, irrésistiblement viennent caresser cette nouvelle tête. Le sentiment se décrit difficilement, fierté, liberté, audace, folie, authenticité, vérité...

La matière est nouvelle. Il reste peut être un bon centimètre de cette chevelure d'avant et les cheveux qui étaient souples, fluides, lourds sont à présent plantés droit comme une brosse soyeuse, pas un ne dépasse, drus comme un pelage de vison. Les mains ont beau fourrager en tous sens, rien n'y fait. Elle frôle la nuque, la trouve terriblement nue, caresse les tempes, contourne les oreilles... La paume de la main sur le front glisse et rebrousse doucement ce crâne nouveau. Et toujours ce sourire, presque béat.

Enfin il faut reprendre pied avec le monde, retrouver la rue, la famille, les ami(e)s. Ça peut être effrayant, mais elle est tellement fière d'elle, sûre de son image... les regards torves, les remarques acides, le désespoir ou l'enthousiasme qu'on lui témoigne importe peu... Celle "d'avant" n'était pas totalement elle. Voilà qui est réparé.

Photo: Coline

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 12 Novembre 2016

Millie Bobby Brown

Oui c'est vrai, elle n'est pas encore femme. Pour tout dire même, elle est à peine adolescente. Pensez donc, elle aura 13 ans en février... Et puis les cheveux courts, ce n'est pas vraiment un désir profond. Cependant, sa personnalité stupéfiante et ses cheveux tondus l'ont propulsée "en haut de l'affiche" avec le rôle de Eleven dans la série "Stranger Things" de Netflix

Millie Bobby Brown

Malgré son jeune âge, la petite britannique ne manque pas d'expérience dans le métier. Cependant, elle est un peu dans le creux de la vague lorsque les producteurs de la série lui proposent ce rôle. Le casting confirme les espoirs qu'ils placent en elle. Mais ce n'est que lorsqu'elle est prise définitivement qu'on lui apprend qu'elle devra tondre ses cheveux.

No problemo! Enfin pour elle, parce que maman n'est pas vraiment d'accord...

Inspirée par Charlize Theron dans son rôle de Furiosa du dernier Mad Max, la jeune fille joue le jeu et coupe ses cheveux longs pour devenir Eleven.

Le succès est planétaire, au point même que le personnage devient un thème de déguisement pour les fans d'Halloween. Depuis, bien sûr, la vie de Millie Bobby Brown a changé. Elle pose dans les magazines, est courtisée par les annonceurs, les créateurs, les animateurs. On la voit davantage et j'imagine que tous sont séduit par sa fraîcheur et son enthousiasme, mêlées à cette formidable maturité, comme moi.

Etonnante personnalité, talent incontestable pour exprimer les émotions et incarner les personnages, on la découvre espiègle, amusante, au naturel. Elle chante, danse et s'amuse...

Le succès de la série Stranger Things appelle une deuxième saison et convoque toute la bande de ces talentueux gamins, dont Millie Bobby est, naturellement, la cheffe de file. Mais si Charlize Theron a rechigné à couper ses cheveux à nouveau pour les besoin de scènes additionnelles, un an après le tournage de Mad Max, Millie Bobby Brown, elle, est prête à passer de nouveau sous la tondeuse. Sans état d'âme.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 8 Novembre 2016

Photo: Elsa Campini

Photo: Elsa Campini

Ce n'est pas vraiment que tu n'aimes pas ça, non. D'ailleurs même, en y réfléchissant bien,  il y a comme un trouble dans ton esprit, une sensation étrange... et tu t'empresses de railler, comme les autres, plus fort que les autres même, de peur que ce trouble ne finisse par être décelé.

Cette femme aux cheveux courts, "bien trop courts", tu la fustiges et la montres du doigt, pour alerter et dénoncer une imposture, déclarer qu'elle est "apostat", qu'elle aurait renoncé à être femme, défigurée par ses tempes rasées, sa chevelure tondue. Tu dis qu'elle a perdu tout pouvoir de séduction... mais en réalité tu es à la fois fasciné et effrayé.

Cette femme aux cheveux courts te fait peur, petit mâle, parce qu'elle semble ne pas vouloir te séduire, parce qu'elle à l'air de mépriser ton statut, celui que tes ancêtres mâles, depuis la nuit des temps, t'ont solidement conféré, de pouvoir dominer les femelles qui jouent de leurs appâts pour te mettre en valeur, enfin un truc un peu simpliste dans ce genre. 

Ce qui te fait grincer, c'est bien que cette femme te fascine et te paraît inaccessible. Trop forte, trop audacieuse, trop indépendante, te voilà frustré qu'elle n'ait pas besoin de toi... ton piédestal vacille, ton trône chancelle.

Alors cette intouchable, tu la destitues, niant toute sa féminité, en ricanant et parlant fort, demandant si elle est fille ou garçon... pour garder une contenance qui, tu le sens, te fait défaut devant cette femme qui, sans doute, ne t'a même pas calculé.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Novembre 2016

Ne rien attendre, ni redouter, ni espérer, juste être soi même, intensément, sans prêter d'importance aux regards du monde qui se complait dans sa routine, sinon pour s'amuser de ces mines étonnées ou consternées...

Ne rien attendre, de personne, à part l'amour, sincère, profond, inconditionnel...

Aimer, s'aimer, se convaincre que rien d'autre n'a d'importance. Exhiber ses tatouages, comme un livre ouvert sur soi, adorer ses petits seins et ses hanches droites, parce qu'ils sont l'harmonie de ce corps qu'on habite et le consacré en raffolant des caresses sur sa nuque rasée.

Aimer boire, chanter, pleurer et puis rire, parce que l'émotion est le fluide qui nourrit l'âme comme le sang nourrit le corps

 

Oser l'aventure comme on ose le quotidien, oser partir, comme ça, pour rien et se faire espérer. Être celle qu'on admire, libre, courageuse, authentique et dont en secret on jalouse l'audace et la témérité.

Et puis chérir autant la lumière que la solitude, aimer sa tristesse quand elle vient vous serrer la gorge, parce qu'elle est la promesse d'un autre bonheur...

Et pour tout cela ne rien attendre de personne que de soi même.

Amen

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 2 Novembre 2016

Eddie Campbell

Eddie Campbell

Il y a des choses dans la vie pour lesquelles il faut savoir être intransigeant! C'est mon point de vue... et je le partage. Par exemple, avec les mots. Moi qui aime bien jouer avec, autant vous dire que je ne plaisante pas sur le sens et la définition. 

Ainsi, je suis particulièrement exaspéré d'entendre la plèbe, misérablement inspirée par les médias, qualifier d'androgyne ou de "garçonne" la première jeune femme aux cheveux courts qui lui tombe sous la rétine. Comme s'il suffisait de se couper les cheveux pour se transformer subitement en un être hybride sans genre clairement défini...

En fait ce n'est rien moins qu'un manque d'imagination, plus qu'un manque de connaissance. Dans l'esprit du mortel de base, une jolie fille habillée d'un pantalon est déjà "masculine". Alors imaginez si en plus la demoiselle a le tour d'oreille et la nuque fraîchement déboisées?

Du coup, on trouve à Emma Watson ou Anne Hathaway une "terrible allure androgyne". Non mais j'vous jure...

 

Bonjour! Comment tu t'appelles?Bonjour! Comment tu t'appelles?

L'androgynie est un état, tout comme l'est la féminité, solidement ancré dans l'âme, le corps et l'esprit et là aussi, la longueur des cheveux n'y est pour rien. 

C'est un peu comme si le monde était mal voyant, content de ne rien voir et de s'en tenir aux grands traits. Ainsi, tant que les cheveux sont longs, on est fille et féminine, sans nuances. Mais coupez vous les cheveux et vous voilà "garçonne" irrévocablement, aussitôt rangée dans une case intermédiaire, ambiguë et un peu malsaine. Aaaah misère!

 

 

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 31 Octobre 2016

Bon sang! Qu'est-ce qui m'arrive?

Autant vous le dire tout de suite, j'ai un mépris total pour les hommes politiques en général et ceux de mon pays en particulier. Et je suis bien obligé de constater que dans ce domaine les femmes sont parfois pire encore.

Et puis badaboum, voilà que comme Saül sur le chemin de Damas, je tombe de mon cheval et mon esprit est frappé par cette femme là. Une femme politique, allemande, née au fin fond de l'ex RDA et qui défend des convictions écologistes...

Bon sang! Qu'est-ce qui m'arrive?

Mais au-delà de ça, en écoutant parler Ska ( oui en réalité c'est Franzeska, mais là aussi elle semble vouloir aller à l'essentiel ) je suis davantage impressionné par les convictions humanistes, le bon sens, le réalisme de son discours. Il faut dire que le jeune femme n'est pas du genre à parler sans d'abord avoir buché son sujet. Elle parle 5 langues, a étudié l'Islam et le Judaïsme, séjourné en Turquie et à 29 ans a été élue députée au Parlement Européen...

Alors bien sûr, il y a l'effet "femme aux cheveux courts" et dans son cas cela semble être une règle intangible, mais plus encore que sa jeunesse et ses yeux rieurs qui semblent vouloir à tout prix exprimer de la gentillesse, même lorsqu'il faut évoquer des sujets douloureux, j'aime l'enthousiasme et la volonté de convaincre

Alors bon, je peux me tromper, bien sûr, me laisser berner par cette allure et ces cheveux courts, mais après tout, ça me fait du bien d'imaginer que peut être un jour, grâce à des femmes comme Ska Keller, le monde pourrait aller moins mal 

Bon sang! Qu'est-ce qui m'arrive?Bon sang! Qu'est-ce qui m'arrive?

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Rédigé par Jeaneg

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Publié le 28 Octobre 2016

Photo: Danila Mednikof

Photo: Danila Mednikof

C'est amusant cette dictature qui s'impose presque seule, naturellement. Enfin, amusant, façon de parler. Ça dépend pour qui. Et puis une dictature c'est jamais amusant.

N'empêche, c'est comme si, depuis toujours, tous les parents du monde, et sans doute leurs propres parents avant eux, ne parvenaient pas à concevoir que leur fille chérie, la prunelle de leurs yeux, l'amour de leur vie, devienne autre chose qu'une princesse de Walt Disney. C'est fou ça, non?

Comme s'ils étaient aveuglés, ou apeurés, que leur enfant, la chair de leur chair, se fabrique une identité autre que celle que sa physiologie et l'Etat Civil lui ont concoctée. Une fille ça fait ci et ça fait ça. Ça s'habille comme ci et pas comme ça et de toute façon, c'est cheveux longs. Coute que coute. Quelle tristesse.

Non parce que j'en connais moi, des p'tites gonzesses qui ne rêvent pas de dinette et d'aspirateur en plastic et qui n'attentent qu'une occasion de filer de grands coups de ciseaux dans leur tignasse. Et ces filles là, qu'on se rassure dans les chaumières, n'ont pas envie pour autant de changer de sexe.

C'est juste une envie, un besoin même, d'être elles mêmes, d'être en accord avec leur caractère, leur intérieur. Rien de plus.

La conscience s'éveillera sans doute plus tard, comprenant que les princesses dans notre monde, finissent toujours par ... se faire avoir.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 20 Octobre 2016

Nécessairement

J'ai cherché des synonymes pour exprimer au mieux cet impératif besoin qu'on certaines femmes aux cheveux courts, d'avoir toujours les oreilles et la nuque parfaitement dégagées. Immanquablement, fatalement, forcément, inévitablement, obligatoirement... c'est une liste assez longue. Mais cela montre à quel point, dans certains cas, l'addiction est forte. Difficile par contre de savoir vraiment quelles sont les racines de cette irrépressible envie.

Le style, bien sûr. Avoir du style quand on est femme aux cheveux courts, nécessite une attention de chaque instant. Pire, ce genre de coupe, ne peut absolument pas se justifier d'un simple aspect pratique. Ici "shorthair care" et à mort même.

 

Nécessairement

Ensuite il y a les sensations. Celle d'abord du plaisir que procure un mode de vie différent, si comme Alex, non contente de cultiver un corps abondamment tatoué, vous êtes passionnée par la mécanique et que pour vous les seuls salons de coiffure valables sont des "barbershop".

Après, il y a d'autres émotions. Celle qui naissent lorsque vous voyez une tête que vous aimez bien, la votre, se métamorphoser sous les lames tièdes de la tondeuse d'un professionnel, mettant la peau à nue, sculptant la matière et fondant un dégradé comme un peintre estompe une ombre.

Et puis pour finir, ce plaisir tout personnel, presque intime, qui fait frissonner vos cervicales lorsque vous passez la main, enfin, sur votre nuque fraîchement rasée et que vous jouez avec votre chevelure, un peu folle, qui contraste pas sa longueur et sa couleur, avec ces contours rigoureux.

Nécessairement

Et là, on comprend, pour certaines femmes aux cheveux courts, ce que "nécessairement" signifie. Lorsqu'au bout de 3 semaines, elles commencent à être impatientes de l'heure du rendez vous, lorsque sous les doigts le velours s'épaissit, que le contraste est chaque jour moins net... IL FAUT aller chez le coiffeur, immanquablement, fatalement, forcément, inévitablement, obligatoirement...

Photos: Robert Braid

Modèle: Alexandra Markham

Coiffeur: Braid Barbers

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Portrait

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