humeurs

Publié le 8 Mars 2017

Photo: Blind Barber

Photo: Blind Barber

Il y a des filles qui aiment la coiffure, mais qui ont horreur des chignons... 

Il y a des filles qui adorent s'habiller avec des vêtements masculins...

Il y a des filles qui n'aiment pas qu'on les prennent pour des filles et d'autres qui s'en fichent...

Il y a des filles qui n'aiment pas qu'on les prennent pour des garçons, même si elles aiment les vêtements masculins et les coupes bien rasées...

Il n'y a rien de compliqué à tout cela. C'est juste le courage d'être soi même...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 7 Mars 2017

Hanaa Ben Abdeslam

Hanaa Ben Abdeslam

"Non crois moi, ce n'est pas comme ça que tu trouveras un mari et que tu réussiras ta vie, que tu seras une bonne mère et une bonne épouse. Parce qu'après tout c'est bien ça la réussite pour une femme..." Tout le monde le dit, alors c'est peut être vrai...

Demain, une fois encore, elle va voir qu'un peu partout on "célèbre" La Journée de la Femme. Longtemps elle a cru que c'était une sorte de récompense, comme la Fête des Mères, une façon de rendre hommage à toutes ces saintes dévouées à leur mari et à leurs enfants. Les fleuristes vont arrondir leur chiffre d'affaire, les salons de beauté vont faire des promotions et durant quelques heures, certaines auront l'illusion d'être l'objet de toutes les attentions...

Elle sait bien que c'est peine perdue. Autour d'elle personne ne veut la croire, le ton monte tout de suite et la discussion tourne court. Alors depuis qu'elle s'est rendue compte de la supercherie, elle a fait un pas de côté. Un petit pas, pour sortir du cadre...

Elle s'est dit que peut être en la voyant, les autres filles comprendraient. L'exemple a souvent des vertus incroyables. Être soi même c'est déjà beaucoup quand tout le monde, depuis toujours, vous rebat les oreilles de ce que vous devez être et surtout ne pas être.

Demain elle mettra une jolie robe à fleur, un peu courte, mais sexy. Elle mettra aussi sa paire de Doc Marten's pour aller avec. Elle maquillera ses yeux et d'un trait de liner se fera un regard noir. Ensuite elle ira chez le coiffeur, rafraîchir sa coupe de cheveux toujours très courte et comme le soleil pointera ses rayons elle ira se poser à la terrasse d'un café. Les bras nus, elle se laissera dorer en sirotant une boisson fraiche, indifférente aux sourcils froncés et aux regards torves qui la jugeront. C'est sa façon à elle de lutter.

Jusqu'au jour où une autre fille la rejoindra, puis une autre encore. C'est pas grand chose... mais des fois les petits ruisseaux finissent par être des océans.

8 mars - Journée Internationale des Droits des Femmes

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 5 Mars 2017

Scarlett Johansson

Scarlett Johansson

Connaissant mon goût tant affirmé pour les femmes aux cheveux courts, certaines s'imaginent qu'il ne s'agit pour moi que de l'aspect esthétique et me prennent parfois pour une sorte de consultant technique en la matière. Je me prête volontiers au jeu, mais jamais sans rappeler qu'au final, les cheveux courts sont surtout un état d'esprit, une expression du caractère et de la personnalité de chacune. 

De ce fait, le plus souvent, lorsqu'une jeune femme aux cheveux longs, m'entreprend sur le sujet en me révélant qu'elle aussi en rêve depuis longtemps, qu'elle aimerait bien les faire couper, mais qu'elle a peur... eh bien je trouve ça légitime tout d'abord, mais hélas lorsqu'il s'agit de passer en revue ces peurs... je termine souvent consterné.

Bien sûr que certaines appréhensions sont fondées, une sorte de trac à la perspective de bouleverser une image de soi à laquelle soi même mais aussi tout le monde autour est habitué. C'est bien compréhensible et c'est ce qui est un trait de ce fameux caractère, cette capacité à changer les codes, de prendre à contre-pied "les autres", tout ceux qui attendent de vous une certaine conformité.

Scarlett Johansson

Scarlett Johansson

Là où la peur m'étreint, c'est quand ma "candidate" aux cheveux courts m'avoue sa crainte 

1/ de ne plus plaire aux hommes

2/ de faire lesbienne

3/ que cela ne lui aille pas

4/ de faire de la peine à sa mère 

si bien que tous ces arguments cumulés l'empêchent de sauter le pas... A cet instant, vous l'imaginez, le désespoir m'envahit et je renonce bien évidemment à contrer les raisons invoquées tellement elles sont éloignées de ma capacité de compréhension. 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 4 Mars 2017

Photo: Brashy Studio

Photo: Brashy Studio

J'ai cherché dans mon dictionnaire et mes encyclopédies, pour savoir si vraiment ce mot là était encore politiquement inacceptable...  et je n'ai rien trouvé. Pourtant il y a une réalité: les mots endossent le poids de l'Histoire et de la Culture. 

Le verbe tondre, par exemple. Un mot plutôt rond, qui met les lèvres en coeur et fait penser à la laine vierge d'un mignon mouton. Pour le mouton ça marche, mais si on associe le mot aux cheveux humains, le ciel s'obscurcie, le tonnerre gronde et des éclairs terrifiants déchirent les ténèbres. Soudain les images qui apparaissent sont celles de prisonniers en pyjama rayé et de femmes lynchées par une foule haineuse, aujourd'hui encore, plus de 70 ans après...   

Photo: Brashy Studio

Photo: Brashy Studio

Il y a de la violence dans ce mot parce qu'il inspire encore punitions et châtiments. Il est pourtant le mieux qualifié pour décrire une coupe où les cheveux seraient coupés très courts, à ras et au moyen d'une tondeuse. 

On lui préfère souvent le verbe raser, un mot plus aigu, plus guttural mais beaucoup moins chargé de honte paradoxalement et finalement impropre à qualifier une manière de couper les cheveux à moins d'évoquer une boule de billard. 

 

Modèle: Cléo Cwiek

Modèle: Cléo Cwiek

Alors peut être qu'il est temps de réhabiliter le juste mot, d'effacer l'anathème et de lui rendre sa place dans le vocabulaire? Pour cela il faut l'utiliser, simplement, joliment, pour traduire une façon de se dépouiller d'un artifice pour faire face à soi même, ou plus couramment pour évoquer la manière qu'ont certaines d'aimer avoir les cheveux ( très ) courts.

Et puisqu'on joue avec les mots, il faut rappeler aussi qu'on peut avoir les cheveux tondus sans pour autant être rasé(e)...

A méditer 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 27 Février 2017

Non, il ne s'agit pas là de faire l'éloge de mon amie Constance à la manière du Salon de l'Agriculture, du tout! La constance dont il est question est la persévérance, la fidélité, l'invariabilité de certaines actrices définitivement Femmes aux cheveux courts.

Hier soir à Hollywood, Michelle Williams est apparue sous les objectifs du monde entier, plus blonde que jamais et la coupe bien plus courte aussi. Un effort qui une fois pour toute, la place parmi celles qui sont fidèles au style "petite tête bien faite".

Cela mérite d'être salué, parce que dans ce monde là, c'est toujours compliqué en terme d'image et s'obstiner à porter les cheveux ( très ) courts peut en mettre quelques une sur la touche. Grâce au ciel Michelle Williams a aujourd'hui suffisamment de notoriété pour se permettre d'assumer ce choix et si l'actrice, pour les besoin de certains rôles, laisse ses cheveux prendre un peu de liberté, elle revient toujours - d'où la constance - à cette pixie cut digne de Jean Seberg et Mia Farrow.

Et moi, ça, ça me ravi!  

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 23 Février 2017

©jeaneg

©jeaneg

Inutile de faire comme si de rien n'était, revenir au bout de 9 jours et reprendre le collier avec un article anodin. Non! Je dois le dire, cela m'a terriblement manqué. Ça m'a manqué d'écrire, de montrer des photos et de raconter pourquoi, définitivement, les femmes aux cheveux courts, un jour, domineront le monde!

Enfin, elles n'en ont pas forcément envie d'ailleurs, mais quoi qu'on en pense, un jour ou l'autre, il faudra bien l'admettre, les hommes finiront par se rendre compte qu'elles ne sont pas là pour décorer leur intérieur.

En attendant, il y a des signes. Justement cette photo de mon salon de coiffure préféré, un samedi matin de 2017

Et là... Le même en 2012

 

You know what i mean?

Le parallèle entre ces deux photos m'amuse beaucoup. Mais je rassure le bon peuple, il n'y a pas eu de coup d'état et aujourd'hui encore Gilles et Régine ( RéGilles ) ont toujours autant de clientèle masculine dans leur salon. Cependant... il faut bien admettre, que de plus en plus, les jeunes femmes aux cheveux courts aiment se retrouver en ce lieu. 

Hasard? Je ne crois pas....

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 12 Février 2017

Ce qu'il nous restera

D'abord, il y aura le manque. 
Collé à la peau, chevillé, à nous pourrir la vie, chacun de son côté. 
À questionner ce choix, celui d'être parti, et de s'être quitté. 
Comme si c'était pas assez dur de se séparer, de changer d'existence, d'accepter de renoncer à l'éternalité de notre co-résidence. 
Tous les moments, tous les endroits, se feront l'écho de notre histoire aussi. 
Nous rappellerons une anecdote et viendront à l'envie, déclencher un auto-tsunami. 
Il nous restera les dossiers à fermer, le quotidien à clôturer, les peurs qu'il faudra ceinturer. 
L'appartement, les assurances, la paperasse à la con, il faudra tuer notre histoire à chaque résiliation. 
Cette obsession amère, cette souffrance continue, cet appétit désert, le monde qu'on regarde par-dessus. 
Tantôt on vole, tantôt on chute. 
Souvent on chute, la tête en bas 
Au bout de quelques mois il nous restera ça. 
Une année et deux passeront, la souffrance sera moins vive. 
Parfois même gageons que certains disent qu'elle disparaîtra. 
On repensera aux vacances, aux beaux endroits, les sourires naissant. 
On se rappellera certains jolis ébats. 

Il y aura encore çà et là de notre vie commune. 
Ce lit, ce canapé et cette lampe lune. 
Un stylo survivant, à l'origine à toi, devenu avec le temps, un marqueur de nous. 

 


Là, au bout d'une année ou deux, il nous restera des souvenirs intacts qu'on évoque sans haine. 
Et puis quelques objets qui trahissent naïvement mais sans causer de peine. 
Au bout de ce temps-là, il nous restera ça. 
Les années passant, quatre, cinq, ça change selon les gens, les souvenirs terniront. 
Quelques bribes seulement restées accrochées au cœur mais loin de la raison. 
Les objets auront vécu, seront cassés. 
Le lit le canapé ont été remplacés. 
Plus rien ne vit, plus rien n'a survécu. 
On a rasé notre île. 
A force d'oublier pour avancer, pour éviter les rechutes stériles et pour ne pas froisser l'amoureuse d'aujourd'hui, on finit par effacer l'amour qui a péri. 
Il reste encore cet abonnement à nos deux noms mais qui ne veut plus rien dire. 
Alors pour enfin clore cette résiliation, pour enfin en finir, je décide, pourtant on le fait jamais, de t'appeler. 
Mais ce n'est plus le bon numéro. 
Alors je me dis: Voilà, un abonnement à nos deux noms, finalement, au bout de ce temps-là, c'est ce qu'il nous restera

Texte: Ben Mazué - La Résiliation

Photo: Andrew Kovalev
 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 7 Février 2017

In bowl we trust

Finie l'époque médiévale et sa mode de guerriers, fini les campagnes reculées où l'on se débrouillait, tant bien que mal, pour se passer du coiffeur de la ville, finis les garçons un peu simplets à qui on pouvait imposer n'importe quoi sous prétexte d'être "bien propres"...

C'est aujourd'hui le triomphe de l'androgyne. Cette coupe "au bol" sans âge qui renait, inspire toutes les audaces, devient sexy et émouvante, dénudant les nuques fines, dévoilant les oreilles percées et les tempes veineuses.

Si un temps elle avait pu paraitre désuète, simpliste, basique - avec cette idée qu'il suffisait de poser un "bol" sur la tête et de raser tout ce qui en dépassait - ce temps là est révolu!

In bowl we trustIn bowl we trust

A présent cette "bowl cut" séduit les jeunes filles, les jeunes femmes au genre fluide, alliant la virilité d'une nuque rasée à la douceur féminine d'une chevelure courte, faussement ordonnée. Elle montre toute l'audace dont elles sont capables, exprime un style inaccessible aux tendres, aux faibles, à celles qui préfèrent se fondre dans la foule et pourtant, elle inspire une certaine tendresse, une admiration et de l'affection pour celles qui jouent de leur image, dans la marge du simple choix, entre masculin et féminin.

In bowl we trust

Photos: Amandine R. avec Lou R.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 5 Février 2017

photo: Kate Harding

photo: Kate Harding

Oui le rabza, le beur, le rebeu quoi.... Vous l'avez certainement remarqué, dans ce quartier, cette rue populaire de votre coin, ce salon peuplé d'hommes à la vitrine claire, où la coupe de cheveux est presque un spectacle et le "fade" un art banal et quotidien. Comme si il ne savait faire que cela, depuis toujours. Sur la vitre, à la peinture rouge, il y a écrit le prix de son travail: la coupe 10€... Ça fait un peu rêver. A ce prix là on pourrait presque y aller chaque semaine.

La tentation existe, mais il faut de l'audace tout de même... Une audace de femme aux cheveux ( très ) courts. La tendance s'affirme, ce goût pour une coupe qui ne doit plus être "masculine" mais juste très court et stylé, une coupe de caractère qui le plus souvent affermie  la personnalité. Mais "le maghrébin"... C'est tout de même un degré de plus. Une fois éliminé le salon des mamies, puis le salon mixte, puis la grande enseigne, il y a le salon de barbier qui surfe sur la tendance... et puis il y a "l'arabe". Un terme presque générique bien sûr. Il y a des "pakistanais" aussi ... C'est un peu comme si ces coiffeurs là avaient un don particulier à fondre des dégradés, une prédisposition pour le fade.

Certaines ont tenté l'expérience, ont poussé la porte du salon, se sont vue accueillies avec bonne humeur et enthousiasme... et ont été conquises, malgré quelques regards de clients habituels, déboussolés. 

C'est la vie!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 2 Février 2017

Photo: source inconnue

Photo: source inconnue

La première fois c'était un défi. L'idée était là depuis longtemps, l'envie couvait tranquillement, jusqu'au jour fatidique où elle a senti que l'heure était venue. Ce jour là, le coeur battant plus fort que d'habitude, au fur et à mesure que l'on coupait ses cheveux, elle a découvert un monde nouveau, une personne nouvelle, des gens étranges autour d'elle et une nouvelle force l'a envahie. L'expérience a été terrible. Jamais avant ce jour elle n'a été aussi fière d'elle, pleine d'assurance, invincible...

Et puis le temps est passé, les cheveux ont repoussés, un peu, pas trop, suffisamment pour qu'elle se plaise toujours, mais chaque fois que la longueur revenait par dessus ses oreilles, masquait une partie d'elle même, elle ne le supportait plus.

Mais l'idée était toujours là... Comme un virus, définitivement installé dans sa tête, un poison subtil dont elle ne voulait pas guérir. Elle l'avait fait une fois, elle savait tout ce que cela impliquait, elle avait aimé, s'était découverte sans fard, belle... Alors pourquoi pas?

C'est venu ce matin là comme un retour aux sources. L'envie était trop pressente et le coeur battait, plus fort, comme la première fois, mais cette fois d'impatience, d'excitation et de plaisir. Une rechute. Elle a coupé ses cheveux, très courts, jusqu'à les tondre et c'était comme si elle se retrouvait après une longue absence...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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