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Les Affranchies

humeurs

Noir & Blanc

9 Novembre 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Noir & Blanc

A bien y réfléchir, c'est facile, depuis toujours, de considérer que tout ce qui n'est pas, est son contraire. J'explique!

Nos esprits, toujours prompts à prendre la voie la plus simple, se complaisent à ne considérer les choses que sous l'aspect du Bien et du Mal, comme nous l'ont appris depuis des siècles les différentes religions. Ainsi, ce qui n'est pas blanc est noir, ce qui n'est pas mâle est femelle et ce qui n'appartient pas au jour appartient à la nuit.

Partant de là, pas étonnant que ma voisine sans nuances et sûrement un tas de gens comme elle, n'imaginent pas autre chose en voyant les femmes aux cheveux très courts, habillées confortablement qu'il s'agisse de femmes "imitants" les hommes et de ce fait enclines à séduire les femmes et donc des lesbiennes. C'est imparable non?

Je crois hélas, qu'au train où vont les choses, il faille encore quelques lustres pour faire admettre que bien des codes ont changé et que, entre autre, il y a entre le masculin et le féminin, bien plus de connexions qu'il n'y en avait chez monsieur Cromagnon et madame ( encore que...? )

C'est peut être pour cela, et pour plein d'autres raisons, que je m'évertue à faire comprendre autour de ce blog qu'il y a cent mille nuances entre le long et le court, entre la femme et l'homme, entre le blanc et le noir...

 

Photo: Audrey Rütz

Modèles: Coralie et Bilitys

 

 

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Méli-mélo

30 Octobre 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Tendresses

Photo: Simòn Di Summa

Photo: Simòn Di Summa

Il y a des fois où le style se confond avec le caractère et offre aux regards un mélange exquis de petits détails qui chacun ou globalement ne laissent pas indifférents...

Pour ma part, j'aime cette combinaison du col empesé d'une chemise blanche masculine qui ne masque rien de la nuque étroite aux tendons déliés où les cheveux sont rasés sans transition jusqu'à un court stylé au contraste du blond décoloré et du brun naturel.

C'est osé, c'est soigné et c'est distingué finalement, cette allure de dandy d'une femme qui connait le pouvoir que lui confère la morphologie de sa nuque et la met en valeur jusqu'à l'extrême en la gardant nue et on ne sait plus ce qui est le plus en valeur de la blondeur de sa coiffure, au clair-obscur de ses racines sombres ou de sa peau rasée. 

De cet assemblage qui pouvait sembler hétéroclite surgit une image sophistiquée et élégante, enchevêtrement de rigueur millimétrée et de charme blond qui appelle le regard et sûrement la caresse d'une main intime...

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Passionnément

29 Octobre 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

@ritualbarber

@ritualbarber

@tomboyhaircuts

Ça n'a l'air de rien, mais quand je mets le nez dehors, enfin je veux dire quand je regarde ailleurs dans le monde qui m'entoure, je m'aperçois qu'il y a un engouement, un vrai mouvement qui entraine des jeunes femmes à devenir "barbier".

Vous allez me dire: des filles qui veulent devenir coiffeuses, c'est pas nouveau. On pourrait même dire que ça fait un peu cliché tellement c'est banal. 

Mais je ne parle pas de ça. Je parle de "barbier" au sens de barber, le mot anglais qui signifie coiffeur pour hommes, capable aussi bien de tailler la barbe que de raser une nuque, cet as de la tondeuse et du coupe-chou qui vous fond un dégradé avec son peigne et sa paire de ciseaux avec la même foi et la même adresse qu'un bâtisseur de cathédrale du Moyen Âge.

Je parle de passion, de ce goût de la belle ouvrage qui anime de plus en plus de jeunes femmes, sans doute "tombées dedans" plus jeune ou je ne sais pas par quel hasard, qui se  sont découvert une fascination pour la taille des cheveux et des poils et qui, sans complexes, s'engagent dans ce domaine avec l'audace des artistes convaincues de leur art.

Il faut dire que pour beaucoup d'entre elles, ce goût des cheveux bien rasés à commencé par s'exercer sur elles-mêmes et que, sans doute, elles ont ressenti tout le plaisir et l'exaltation, toute la sensualité et le plaisir indéfinissable que pouvait procurer une nuque bien rasée...

 

 @alanalucia

@alanalucia

Toujours est-il que, quelque soit leur propre style, de plus en plus de jeunes femmes pratiquent la coupe de cheveux très courts, la taille et le rasage de la barbe avec passion et professionnalisme et je dois bien me l'avouer, je me sens toujours plus de proximité avec les femmes qui n'ont pas peur de marcher sur les plate-bandes trop longtemps cultivées par les hommes. Sans compter que c'est tout de même bien aussi, que celles qui aiment avoir un bon "fade" puissent se confier à un barbier "de qualité" sans passer par le regard suspicieux d'un coiffeur misogyne.

@kidance21

 

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L'insouciance

28 Octobre 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Model: Anna Rubin

Model: Anna Rubin

Un truc de la jeunesse ça, l'insouciance. Après, quand il faut vivre, travailler, avoir des responsabilités tout ça tout ça, c'est moins facile... Il faut coller au monde dans lequel on évolue, avoir l'image adéquate. Et même quand on est déjà connu.e, établi.e, cette adéquation reste indispensable. Regardez la pianiste Hélène Grimaud. Une renommée mondiale, depuis ... 30 ans et là, d'un seul coup elle cède un peu à l'insouciance, elle se coupe les cheveux très courts, les colore en blond et hop! Levée de boucliers, tollé général... 

Comme quoi, l'insouciance, c'est pas forcément un truc de jeunesse. Ce serait plutôt un "truc" qui se cultive, tout au long de sa vie. Céder à ses envies, oser ce dont les autres se privent, être soi-même... c'est assez facile finalement, à condition de ne pas avoir peur des autres et de se faire confiance...

S'imaginer avec les cheveux courts, en avoir l'envie, le désir et y renoncer à cause du regard des autres, de préjugés ou d'idées toutes faites véhiculées par une société un peu trop formatée voilà qui est un souci. Avoir de l'insouciance c'est balayer ses soucis, ne pas en tenir compte...

JDÇ, JDR

Photo: Mihkel Pajuste

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Le fade n'a pas de genre

20 Octobre 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Le fade n'a pas de genre

On va dire que je manque de recul, que ma dilection me fait perdre un peu d'objectivité... enfin on va critiquer ma vision des choses. Mais voilà, écrire un blog c'est bien pour véhiculer son point de vue.

Et le mien, celui du jour, après avoir bien réfléchi à la question et observé autour de moi, c'est que le "fade", ce style qui pourrait mal se traduire par "dégradé-fondu" est celui qui se répand le plus parmi celles qui veulent se tenir à l'écart des catégorisations de genre. 

Aujourd'hui, Dieu merci de plus en plus les femmes s'approprient les codes qui trop longtemps sont restés réservés. Néanmoins il demeure deux styles qui sont irrémédiablement genrés. Au féminin cela reste la coupe au carré, avec frange de préférence et au masculin la coupe en brosse. Là y a rien à faire.

Par contre, la tendance qui n'est qu'une résurgence d'un style masculin des années 30 et qui est revenue en force au début des années 2010, celle là n'a pas échappé aux plus audacieuses. 

Soline, Méli, Lena, Adé, Giulia, Amandine, Anastasia, Amandine, Lucile, Lucie, Chloé...
Soline, Méli, Lena, Adé, Giulia, Amandine, Anastasia, Amandine, Lucile, Lucie, Chloé...
Soline, Méli, Lena, Adé, Giulia, Amandine, Anastasia, Amandine, Lucile, Lucie, Chloé...
Soline, Méli, Lena, Adé, Giulia, Amandine, Anastasia, Amandine, Lucile, Lucie, Chloé...
Soline, Méli, Lena, Adé, Giulia, Amandine, Anastasia, Amandine, Lucile, Lucie, Chloé...
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Soline, Méli, Lena, Adé, Giulia, Amandine, Anastasia, Amandine, Lucile, Lucie, Chloé...
Soline, Méli, Lena, Adé, Giulia, Amandine, Anastasia, Amandine, Lucile, Lucie, Chloé...
Soline, Méli, Lena, Adé, Giulia, Amandine, Anastasia, Amandine, Lucile, Lucie, Chloé...
Soline, Méli, Lena, Adé, Giulia, Amandine, Anastasia, Amandine, Lucile, Lucie, Chloé...

Soline, Méli, Lena, Adé, Giulia, Amandine, Anastasia, Amandine, Lucile, Lucie, Chloé...

Un mix de rigueur et de fantaisie, un mélange des sensations terribles qui font passer du "râpeux-piquant" des cheveux rasés à la tondeuse au souple et soyeux des cheveux plus longs dessus. Un abord masculin qui s'évanoui d'un coup de liner ou de rouge à lèvres... ou pas!

Un retour, aussi, à l'art et au savoir-faire des coiffeurs qui rivalisent d'expertise pour réaliser ce "fondu dans le dégradé" qui fait une transition douce au regard, du clair de la peau presque nue à la masse colorée des cheveux. Une coupe excitante, presque érotique qui peut contenter aussi bien celle qui la porte que celui ou celle qui l'admire ou la caresse.

Une coupe que finalement, les femmes en se l'appropriant, ont rendu sans genre défini.

 

Photos: Florine Biehlmann

 

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Révolutionnaire

19 Octobre 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Révolutionnaire

Il y a 100 ans, les russes ont failli inventer un monde meilleur... Hélas ils n'ont fait que créer un nouvel enfer.

Bon, je suis pas là pour faire la chronique "Histoire contemporaine" hein! Mais dans cette histoire qui a tout juste 100 ans, il y a un fait qui serait presque passé inaperçu... 

Alors un bref rappel du contexte hein? Nous sommes donc en 1917, la Russie du Tsar est en guerre, comme tout le monde, contre l'Empire Austro-hongrois  et l'Allemagne. Mais en même temps, comme c'est un peu le bordel, dès le début de l'année il y a une première révolution à bord et Nico "le Tsar" ne tarde pas à être licencié. Bon.

Pendant ce temps là, comme toujours quand rien ne va plus, les femmes s'en mêlent et puisque l'ennemi est partout, aux frontières comme à l'intérieur, se créent des bataillons exclusivement féminins que l'Histoire appellera "Bataillons de la Mort", tellement ces recrues là sont déterminées à ne pas laisser ce "monde meilleur" leur échapper. 

Elles viennent de partout et de toutes les couches de la société, elles sont commandées par une femme, Maria Botchkareva et encadrées par des soldats de métier. On leur donne des uniformes d'homme et on leur rase la tête, pour que tout le monde comprenne qu'il ne s'agit pas d'un patronage pour dames.

Hélas bientôt, la révolution elle même est mise en danger par les bolcheviks et l'un de ces bataillons  de femmes se retrouve au mois d'octobre à défendre le Palais d'Hiver où se trouve le gouvernement provisoire. L'Histoire retiendra plutôt le symbole que le fait d'armes. Désarmées, arrêtées et incarcérées, elle paieront cher, comme on peut l'imaginer, leur engagement.  

Les Bataillons de la Mort

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Les mystères coréens

18 Octobre 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Les mystères coréens

je dois l'avouer, bien que ma dilection pour les cheveux courts m'ait donné au fil des ans une certaine expertise pour distinguer le masculin du féminin, ce que je parviens à faire d'un coup d'oeil avec les européennes et complètement inefficace avec les asiatiques...

Sohyun Jung est coréenne, mannequin qui commence à percer dans le milieu comme on dit. Le milieu justement, c'est lui qui lui a un peu forcé la main pour qu'elle coupe ses cheveux, passant de la traditionnelle coupe au carré à une très "boyish" buzzcut.

Les mystères coréens

Et soudain, le regard est perdu devant ce visage sans genre, aux traits délicats, aux joues glabres, aux sourcils épais mais bien dessinés, aux lèvres pulpeuses... C'est la coupe de cheveux qui bouleverse tout. Parce qu'elle n'est pas "soft", unisexe, de ce genre de court qui va aussi bien aux hommes qu'aux femmes. Non, elle est résolument et excessivement très courte, presque tondue, aux contours rasés et la nature de ses cheveux noirs, très raides, accentue forcément la masculinité de l'allure... Quelques centimètres de plus eurent tout changé...

Les mystères coréensLes mystères coréens
Les mystères coréensLes mystères coréens

Bien sûr, son travail lui offre des robes et des bijoux que son corps androgyne met parfaitement en valeur. Le maquillage voudrait atténuer l'ambiguïté... mais ne parvient qu'à la renforcer.

C'est là toute la magie de l'Orient

Alors quand on lui pose la question, à propos de cette coupe de cheveux Sohuyn Jung n'hésite pas:

“My hair has always been pretty short, but there was something about going this short that felt new. At first there were moments of ‘What did I do?’ and ‘How do I style this?’ But with time, I got used to it. Plus, the reaction from everyone has been so wonderful and positive. Another reason why I like it is because there isn’t really another visible model who has this exact cut, so it helps me stand out.”

ce qui pourrait se traduire par:

"Mes cheveux ont toujours été relativement courts, mais il y a quelque chose à propos de ce court là qui me fait sentir les choses différemment. Au début je me demandais " Qu'est-ce que j'ai fait?" ou bien " Comment est-ce que je vais pouvoir coiffer ça?" Mais avec le temps je m'y suis habituée. En plus, les réactions autour de moi ont été tellement merveilleuses et positives. Autre raison pour laquelle j'aime cette coupe c'est qu'il n'y a pas vraiment d'autre mannequin en vue qui a exactement la même et ça m'aide à me démarquer"

Essayée, adoptée... Et voilà.

Cette ambiguïté je l'aime, au delà du Pays du Matin Calme, qui créée un genre indéfini, presque impossible ... à définir

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Nouvelle Vague

17 Octobre 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Tendresses

Photo: Kriss Photography

Photo: Kriss Photography

Je les vois, jeunes et belles, posant à la manière d'un duo pop sur la pochette d'un vinyle, effrontées, provocantes, insolentes, défiant le monde ou le considérant avec compassion, pauvre monde incapable de comprendre. Elles ont le teint clair et les cheveux courts. Par jeu, elles ont aussi le même vêtement qui donne un air d'uniformité, celui qui dit-on fait naitre l'ennui. Mais c'est un pied de nez, un mimétisme juvénile, juste pour s'entendre demander si elles ne sont pas... frères jumeaux.

Il n'en faut pas davantage, un pull sombre, une coupe de cheveux... "Tu seras un homme ma fille!" comme si tout les coiffeurs du monde avaient le pouvoir de transformer les genres.

Mais ces deux là sont légions. Elles ont jeté les vieux carcans, abandonné aux pauvres d'esprit le droit de les juger, libres des vieilles règles et des dogmes patriarcaux. 

La vague les porte et sans doute montrent-elles le chemin. Il leur suffit d'un rien pour être qui elles veulent, sans lois. Un peu de maquillage leur donnera de la douceur, un coup de tondeuse sur la nuque, du caractère et le mélange des deux les rendra unique.

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La belle Hélène

15 Octobre 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

La belle Hélène

Aaaah Hélène! Je me souviens d'elle comme si c'était hier, petit bout de femme un peu androgyne, les cheveux courts surement, qui ravissait les âmes en racontant Chopin sur son clavier... 

Séduit, bien sûr, comment ne le serait-on pas devant ce regard bleu et profond comme un glacier islandais, plissé par un sourire de madone. Une image qui cache assez bien la vitalité, l'hyperactivité, la violente passion que la virtuose démontre pour son art et pour le monde.

Petit à petit, la jeune adulte a gommé cette allure androgyne. La jeune femme, la femme qu'elle est devenue, les cheveux plus longs, parfois trop longs, s'accordait à la classe discrète et de bon goût qu'impose sa notoriété mondiale. 

La belle HélèneLa belle Hélène
La belle Hélène

Et puis soudain la cinquantaine s'approche... Déjà. Pianiste de renommée mondiale, fondatrice d'un conservatoire du loup aux USA, romancière reconnue, mère adoptive des deux enfants de son compagnon, Hélène Grimaud prend un tournant. Et je la découvre, il y a quelques jours, blonde, décolorée, les cheveux très courts, tel le tomboy qu'elle a toujours été finalement. Deux photos, à quelques jours d'intervalle, sur son compte Facebook. Deux photos qui suscitent des dizaines, des centaines de commentaires, comme si chacun, se revendiquant une parenté avec l'artiste, se devait de critiquer, en bien, mais plutôt en mal ce radical changement. 

On l'imagine, les très conservateurs mélomanes ont du mal a digérer la coupe et la couleur mais le pire c'est qu'ils ne se gênent pas pour le dire

Photo: Matt Hennek

Photo: Matt Hennek

Décidément, même parmi les couches les plus évoluées de la société, les cons sont tous aussi cons

 

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Y a du blues dans l'air

13 Octobre 2017 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

©kriss photography

©kriss photography

C'est un peu comme quand il faut se détacher d'un lieu où l'on a grandit... Il y a tellement de souvenir qui y sont liés, qu'on a l'impression que le coeur se déchire quand il faut s'éloigner.

Pour résumer nos états d'âme, je reprend le texte inspiré de Maëva. Elle a tellement grandit dans cet endroit...

"Une page se tourne, une autre se créer. 

K Salon c'est l'histoire d'une ville. 
Un lieu où chacun.e pouvait venir sans superficialités, laissant simplement exprimer son imagination.
Tatoués, vieux, commerçants, femmes, enfants, rockeurs, chômeurs. 
Une histoire d'audacieux et d'audacieuses. 
K Salon c'est aussi 4 murs racontant une histoire... qui ont seulement besoin de vinyles encadrés, de deux sièges et un café chaud partagé avec celui ou celle qui s’apprête à passer sous les lames du coupe choux. 
K Salon c'est le voisin d'à coté, la femme aux cheveux courts, le sergent à la retraite. 
K Salon c'est de la bienveillance, du vivant, du réel.
Mais c'est surtout Régine. 
Régine c'est l'écoute, la tendresse, le punk. 
Régine c'est une maman, une femme, une battante. 

K Salon ce n'est pas « le profit avant tout ». Encore moins de nouveaux murs en plastique, ou une façade tape à l'oeil. 
A K Salon, hommes et femmes se sont mélangés... laissant place à du partage sans écarts sociaux ou genrés. 
A K Salon, on échange, on rigole. 
Pour un rendez-vous ou juste de passage, ta présence suffit à remplir les murs de ton âme louffoque. Et des centaines d'âmes avant toi ont contribuées à la réputation de cet endroit incontournable du vieux Montpellier. 

Mais les choses changent, les gens aussi... S'apprêtant à changer le lieux pour faire gonfler le porte monnaie, séparant hommes et femmes dans deux blocs distincts pour plus de productivité, détruisant les murs pour en créer d'autres, revendant des objets inestimables à prix coûtant alors qu'ils prirent une grosse valeur sentimentales au cours de ces sept dernières années. 

Mais je tenais à dire personnellement merci à Régine et exprimer ma gratitude à travers ce texte publié librement sur les réseaux sociaux. 
Alors merci, car toi et ton salon ont contribué à tant de choses et de changements dans ma vie. Et je suis persuadée, même certaine, que c'est le cas pour d'autres. Tu sais, ceux et celles que tu ne considères même pas comme des clients puisque ils sont plus que ça à tes yeux... et pour les leurs aussi. 
Tandis que le salon change, tu es restée fidèle à toi même et j'ai.. Enfin nous, avons hâte de te retrouver pour de nouvelles aventures ! 

Merci. "

Maëva

Voilà, tout est dit, simplement, avec le coeur.

"Il faut tourner la page, changer de paysage... "

©jeaneg©jeaneg

©jeaneg

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