divers & varies

Publié le 8 Juillet 2015

Katmandou - Montpellier

Angie rentre du Népal. Partie stagiaire d'une organisation humanitaire, elle a connu le meilleur et le pire, jusqu'au tremblement de terre du mois d'avril...

Avant ce drame, elle a pu découvrir la culture et toute la gentillesse des népalais à l'humeur toujours égale. Et puis, en vraie femme aux cheveux courts, elle s'est aventurée chez le coiffeur local, ce qui a fait le bonheur du coiffeur lui même et de ses clients, amusés de voir une jeune femme se faire couper les cheveux chez eux.

De retour dans notre monde occidental et de passage à Montpellier, elle avait une grande envie de changement... Régine était l'homme de la situation.

Katmandou - Montpellier

Cependant, le changement c'est toujours compliqué quand on a déjà - presque - tout essayé...

Mais qu'à cela ne tienne. L'idée est venue de la dernière coupe d'Adeline, une jolie tentation pour Angélique qui n'était pas vraiment sûre que son coiffeur népalais n'ait pas tondu trop haut ses cheveux la dernière fois, pour lui permettre de tenter ce style.

Katmandou - Montpellier

Et pour Régine, rien d'impossible!

Katmandou - Montpellier

Et pour finir, une fois de plus, la coupe au bol retrouve une nouvelle jeunesse.

Katmandou - Montpellier

Une réussite pour Angie l'audacieuse qui va pouvoir envoyer une jolie photo, là bas, au Népal, à son coiffeur de Katmandou...

Katmandou - Montpellier

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Portrait

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Publié le 29 Juin 2015

L'amoureuse

Celle qui tendait les bras,
Celle qui aimait si fort,
Mais qui ne le savait pas,
Qu'aimer encore et encore,
Ça vous brûle, ça vous damne,
Celle-là qui, les yeux clairs,
Marchait les bras grands ouverts,
Et qui voulait tout donner,
Et tout prendre,
Celle-là s'en est allée,
Le coeur, d'amour, éclaté,
Les bras fourbus de se tendre,
Et d'attendre,

Fut-elle innocence,
Fut-elle démence,
Qui donc le saura jamais,
Qui donc le saura jamais?

Elle jouait, toute enfant,
Déjà, d'attraper le vent,
Dedans ses bras frêles,
Mais elle ne retenait rien,
Le vent, ça va et ça vient,
Et c'est infidèle,
Elle découvrit la mer
La garce lui fit son oeil vert
En robe d'écume
Elle se jeta dedans
Ses cheveux blonds s'emmêlant
Aux reflets de lune
Puis elle voulut aussi
Voler un morceau de nuit
Qu'elle pensait, éblouie
Tenir tout contre elle
Mais revint le coeur chagrin
L'eau, ça vous glisse des mains
Et c'est infidèle
...
On a crié "c'est assez,
De vouloir t'écarteler,
A donner, à prendre,

A vouloir donner ton sang,
A te brûler tant et tant,
Tu deviendras cendre"
Elle ne répondait rien,
Elle espérait quand soudain,
On se le rappelle,
Comme l'hiver était venu,
Un homme lui est apparu,
Qui marchait vers elle,
Elle lui ouvrit les bras,
Et l'homme s'y réchauffa,
La caressa tant et tant,
Qu'elle en devint belle,
Ce fut, la nuit et le jour,
Le temps des chaudes amours,
Et l'homme restait toujours,
Il était fidèle,

Fut-elle innocence,
Fut-elle démence,
Qui donc le saura jamais,
Qui donc le saura jamais?

...

Texte: Barbara "L'amoureuse" extrait.

Photo: Jeaneg & Margot

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 28 Juin 2015

Café Racer

Elle est là, je l'attend et j'entend sur le macadam le son de ses boots au rythme de sa démarche nonchalante. Je lui dois tout. Elle a fait de moi cette bête, malgré ma petite cylindrée. J'adore quand elle plonge ses mains agiles dans mes pièces d'acier. J'ai maigri, plus de garde-boue, moins de pot d'échappement et tous ces accessoires inutiles elle les a viré. Ma selle aussi est plus maigre, mais elle est si légère qu'en elle me chevauche...

Pas la peine que je vous dise l'allure qu'on a tous les deux. J'aime sa silhouette androgyne quand sous son cuir elle ne porte qu'un débardeur et qu'on la croit fragile parce que ses épaules sont frêles... Ahaha! Quelle blague. A ses bras elle porte des bracelets de cuir et d'argent et elle a plein d'anneaux aux doigts et aux oreilles... Je crois que si je n'étais rien pour elle je serai jalouse.

Elle porte un loup tatoué sur son bras et d'autres signes que je ne connais pas. Parfois nous allons voir des copines à moi, en général plus vieilles et plus costauds et elle, elle va boire des bières avec les hommes. Et puis elle chasse la mèche blonde qui barre son regard, ajuste ses lunettes d'aviateur et masque son nez du bandana qu'elle porte autour du cou, comme faisaient les cow-boys pour éviter la poussière. D'un coup de botte elle me fait rugir et enfourche ma selle. Les hommes la saluent et on file sur le boulevard au soleil couchant. On roule pas trop vite, elle a les deux mains sur mon guidon et je sens qu'on fait corps elle et moi. Ses cheveux flottent un peu au vent. Un peu seulement parce qu'ils sont courts. Et puis, comme tout est calme, elle pose une main sur mon réservoir, comme une caresse. Je la sens heureuse et j'ai envie de l'emmener au bout du monde...

Photo: Zachia Iddings

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés, #Tendresses

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Publié le 24 Juin 2015

Belle confiance

Mais où étais-tu, chère confiance ?

Toi et moi, il a fallu de nombreuses années avant que l'on ne s'apprivoisent. Tu étais ancrée en mon être depuis toujours mais le temps fut long avant que tu n'écloses telle une fleur au printemps. Je pleurais ton absence du fond de mon lit, sans véritablement savoir sous quel avatar tu apparaîtrais la première fois.

Tu as tout d'abord pris les traits d'une jeune fille que tu m'as laissé côtoyer pendant de nombreux mois. Et j'ai su ce qu'aimer pour la première fois voulait dire.

Par la suite, j'ai compris peu à peu qui j'étais. Tout cela était hésitant, maladroit, mais quelle adolescente ne s'interroge pas sur ce qu'elle ressent pour autrui ?

Les femmes sont devenues mon obsession. Mes inspirations, mes peines, mes joies, mes doutes et même mes envies.

La première fois que l'on ose, c'est déroutant et même parfois effrayant. Mais il faut se laisser porter par ses sentiments, même si l'on ne sait pas toujours si c'est la bonne direction.

Et cette confiance égarée a enfin trouvé son chemin. Un beau jour de Juillet où mes cheveux s'en sont allés avec mes doutes. Je suis enfin devenue ce que j'ai toujours voulue être : une femme aux cheveux courts.

Une première coupe, puis une deuxième et ainsi de suite. Les coups de ciseaux se faisant toujours plus nombreux à chaque fois. Et il a fallu un dernier déclic avant que la tondeuse ne m'enlève ces derniers cheveux rebelles, dévoilant pour la première fois ma nuque emprisonnée.

Et je peux enfin l'affirmer sans demi mesure : je me sens libre. Alors, pour toutes les personnes encore hésitantes mais désireuses d'être enfin elles-mêmes : osez.

Osez franchir la porte de ce salon qui vous fait de l'œil, osez montrer votre nuque aux yeux d'hommes et de femmes envieux. Osez être vous même. Osez prendre la main de la femme en qui vous avez confiance. Et laissez vous séduire..

Belle confiance

Texte: Julie T.

Photos: Jeaneg

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Tendresses

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Publié le 23 Juin 2015

Qu'est-ce que ça peut bien faire

C'est vrai, sa mère a écrasé une petite larme en la voyant ainsi... sans doute de la nostalgie, le souvenir de la petite fille d'avant. Son père a bougonné, comme toujours finalement et pour tout. C'était plutôt bon signe.

Il faut dire qu'elle avait ménagé son effet. La veille encore elle avait ces longues boucles brunes que toutes les amies de sa mère admiraient. Les siennes aussi d'amies, étaient un peu jalouses. Et à force, c'est comme si elle avait été dépositaire d'un trésor extraordinaire que tout le monde admirait. Autant dire que certainns jours cet héritage pesait....

Mais elle n'a pas tremblé. Elle avait conscience de commettre une sorte de sacrilège, dans l'esprit des autres, mais pour elle il n'y avait là rien de criminel. Elle n'avait pas de peine, au contraire, chaque coup de ciseaux élargissait son sourire. Elle n'avait pas non plus le sentiment d'être une mauvaise fille, qui allait faire de la peine à ses parents, non.

La brutalité du changement était la même pour tout le monde. Il n'y avait pas d'atermoiement à avoir. Elle savait bien que si elle avait écouté les uns et les autres, jamais elle n'aurait pu avancer. C'était radical, mais efficace. Dans tous les miroirs du salon elle voyait une autre elle même, presque rêvée. Les cheveux courts, elle les a voulu encore plus courts et c'est comme si les ciseaux ne cessaient jamais de claquer autour de sa tête, légère, éclatante, admirablement révélée. Et la blondeur lui donnait tant de douceur...

Alors oui, tout le monde a été surpris, mais qu'est ce que ça peut bien faire, puisque elle est heureuse et sûre d'elle. Ses cheveux coupés serviront à faire une perruque pour un enfant malade et il était bien temps de mettre l'image de la petite fille dans l'album des souvenirs...

C'est la vie!

Stefania Ferrario by Manny Roman

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 14 Juin 2015

Bushi

C'est une guerrière, à n'en pas douter. Cela se lit dans ce portrait qui semble d'un autre âge, venu d'une époque cruelle et féodale...

Mais c'est une femme d'aujourd'hui à qui la jeunesse autorise toutes les audaces, encourage tous les combats et dont la détermination ne peut pas être remise en question. Comme un jeune samouraï elle a soigné sa coiffure, lissant le chon sur le sommet de son crâne et dégageant sa nuque si d'aventure elle devait la livrer au tranchant du sabre de son ennemi...

Mais cela n'arrivera pas.

Son coeur et son esprit sont féminins et son visage aux mâchoires serrées, impassible, sans sourire ni colère est presque masculin, inspirant la rigueur et la loyauté que dicte le bushido.

Ses batailles seront sans fin, sa lutte éternelle, pour que dans ce monde plus féodal qu'il ne le montre, elle puisse juste faire valoir son droit. Il lui faudra sans cesse justifier, toujours être meilleure pour n'avoir que le nécessaire. Jeune bushi aux traits androgynes, elle aura toujours sur elle les regards de la plèbe jalouse.

Mais qu'importe! Elle a le courage et la générosité des guerrières...

Photo: Ellie par David Gloriant

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Tendresses

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Publié le 12 Juin 2015

L'Odalisque

C'est une esclave sans maître, au corps souple, à la peau d'ambre, qui dans la tiédeur du sérail, s'endort, tourmentée par ses rêves d'amour. Et là où ses rêves l'emportent elle laisse glisser ses mains sur son corps glabre, sur ses seins, sur son ventre, jusqu'à l'orée de son pubis où l'une d'entre elles s'aventure, puis se retient.

Elle soupire pendant que sa langue claire humecte ses lèvres asséchées. Sous ses paupières fines, son théâtre fantasmatique est peuplés de vierges et d'éphèbes qui tourmentent ses sens. Celui-ci qui mord sa nuque comme un chiot, irradiant son corps entier, celle-ci dont les seins pointus excitent sa chair pendant que de sa main habile, un lourd rasoir met son crâne nu...

Dépouillée de ses bijoux d'or et d'argent, elle glisse dans le bain parfumé, abandonnant sa bouche aux lèvres de la jeune vierge alors que l'éphèbe au membre de Bankiraï pénètre son corps à l'en faire gémir...

Elle va sombrer dans les Limbes, mais pousse un dernier cri, presque étouffé, lorsque sa main enfin audacieuse enveloppe le buisson humide et que ses doigts effleurent sa chair à vif...

Photo: Edward Ysais

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Publié le 30 Mai 2015

Un idéal androgyne

Il y a des déterminations qui poussent à l'audace et des audaces qui alarment les gens simples.

Loreta a 20 ans, l'âme d'un garçon et un corps de fille. Elle n'en veut à personne de ce coup du sort, au contraire... Elle aime cette ambiguité, la cultive et l'entretien à l'extrême. Dans ses souvenirs, elle a les cheveux courts depuis toujours, joue au football et défie les garçons. Elle ne cherche pas à les imiter, elle est meilleure qu'eux. Parce qu'en vrai c'est une fille.

Souvent cela créé un trouble, on a du mal a trouver sa juste place entre féminin et masculin, on se dit que la Nature s'est trompée quelque part, qu'il aura quelque chose à corriger, un jour ou l'autre et qu'en attendant on va galèrer dans ce no man's land du genre.

Loreta n'a pas ces inquiétudes. Elle vit, sourit à ses amis, aime et est aimée. Pour la jouer plus virile, elle a abandonné les salons de coiffure habituels et va chez les hommes. Courts, toujours plus courts, elle aime ce style qui la rend unique, la nuque et les côtés tondus jusqu'à la peau

Un idéal androgyneUn idéal androgyne

Ainsi elle est androgyne à l'extrême et ce non genre lui plait. Ce partage idéal de sensibilité féminine et de caractère masculin, une sorte d'excellence. Elle s'amuse du regard des autres et les plaint de ne pas tout comprendre. Elle ne veut pas choquer, mais elle impressionne celles et ceux qui ronronnent dans un conformisme rassurant. Chaque vendredi elle va faire tondre ses cheveux, bien rasés, bien haut. Cette coupe, c'est comme son étendard, sa fierté d'être unique en apparence et comme tous les humains en quête du vrai bonheur...

Photos: Loreta S.

Son Instagram: @59_ch_17

Un idéal androgyne

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait, #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 29 Mai 2015

Un premier pas
Un premier pas

Quand on est femme aux cheveux courts, habituée à voyager, on a beau avoir quelques habitudes, on garde tout de même un certain esprit d'aventure. Quand en plus on a tellement pris goût à ses oreilles bien dégagées et à sa nuque fraîche qu'au bout d'un mois on supporte mal sa "détresse capillaire", alors là, on est prête pour une expérience nouvelle, comme par exemple tenter le coiffeur pour hommes.

Marie-Eve est ce genre de femme qui n'a pas froid aux yeux. Après avoir en ma compagnie découvert le lieu, elle était prête à faire une infidélité à son amie coiffeuse, pour goûter aux us et coutumes de ce salon masculin, qui ne l'est plus autant que ça....

Ici, on va à l'essentiel! Dans un espace restreint, deux fauteuils de barbier tout ce qu'il y a de plus authentiques, sont scellés au sol devant un lavabo, face au grand miroir qui couvre le mur entier.

Un premier pas

Quand son tour arrive, on prend possession du fauteuil, pour ne le quitter qu'une fois la transformation accomplie. Le fauteuil tourne, bascule, se redresse, on shampooinne, on coiffe, on tond, on taille, on sèche... Rien à faire d'autre que se laisser faire. Et question cheveux courts, on a affaire à des experts.

Je l'ai sentie surprise, Marie-Eve, et ravie de voir en si peu de temps ses désirs transformés en réalités, les tempes et la nuque bien rasée, la masse du dessus bien allégée et ce style qui lui va si bien.

Un premier pas

Au soleil de la grande ville du Sud, elle s'est sentie revigorée, ne manquant pas, comme tout le monde, de caresser sa nuque bien nette, comme un geste rituel et irrésistible.

L'expérience fut concluante, le prix attractif, l'ambiance sympathique... Un premier pas, comme le début d'une marche de mille lieues...

Un premier pas

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 22 Mai 2015

Les Dames de la Côte

J'ai une vie formidable!

Et de temps en temps c'est bien de se le dire.

J'ai donc un mot d'excuse pour le vide d'article de ces deux derrniers jours: " Veuilez excuser l'absence du petit Jeaneg qui était sur la Côte d'Azur pour voir des amies." Je ne sais pas si ça va passer, mais comme c'est la vérité j'ai la conscience tranquille.

Après une soirée avec Delf, ma petite soeur de coeur, celle qui sait mieux que les autres ce qu'est ma dilection pour les cheveux courts, j'ai filé le lendemain à la rencontre de Patricia et Séléna. Personne n'a oublié ce "Quartier Libre" de mère en fille parut ici au mois de janvier.

C'est toujours mieux quand on peut se parler en tête à tête, découvrir les personnes de chair et d'os et papoter des heures en sirotant un Mojito. Quel agréable moment...

Patricia m'avait déjà presque tout révélé, pourtant il y avait encore tant de choses à dire... Séléna "en vrai", parfaitement nature, en pleine addiction, les cheveux toujours plus courts, qu'elle tentait parfois d'ébouriffer, sans succès tellement ils sont tondus à présent... Toutes deux sont bien les femmes que la virtualité m'avait laissé deviner, authentiques et déterminées, aux âmes aussi fusionnelles que deux jumelles, se reflettant l'une l'autre sur l'échelle du temps.

J'aurais voulu rester plus longtemps, peut être m'enivrer de vin rosé et refaire le monde. Mais tant pis, ma vie est tout de même formidable!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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