Le manoir breton

LE MANOIR BRETON

 

Les pneus de la Jaguar provoquaient un bruit soyeux sur les graviers parfaitement ratissés de l’allée qui menait à la grande bâtisse de granit. La voiture croisa, au milieu d’un massif, un homme en tablier bleu en train de tailler les rosiers avec un sécateur impressionnant. Le soleil pâle du mois de mars éclairait la façade du manoir devant lequel la voiture venait de s’arrêter.

Agathe respira profondément et tout à fait calmement, et se tourna vers Alain, son mari. En un instant elle revit le parcours qui l’avait mené jusqu’à aujourd’hui, dans ce manoir perdu au milieu des landes bretonnes. Une rencontre, tout à fait banale, dans un restaurant parisien, six mois plus tôt, avait bouleversé sa vie simple et rangée de secrétaire médicale. Alain l’avait séduite, subjuguée même tellement son charisme était fort, et elle n’avait pas résisté aux attraits de cette vie nouvelle. Appartement luxueux dans le 16° arrondissement, restaurant chic, week-end à Deauville. Son prince charmant pouvait bien avoir 20 ans de plus qu’elle, cela n’avait aucune espèce d’importance pour elle, et ce n’était pas sa famille qui allait le lui reprocher, car de famille Agathe n’en avait plus. Elle se sentait plus belle, plus femme, depuis que cet homme mûr, aux tempes grisonnantes l’avait emmenée dans son monde où tout semblait facile et fait pour le plaisir. Elle avait abandonné son emploi, et avait passé son temps à profiter de tout ce qui jusqu’à lors l’avait fait rêver et lui avait semblé inaccessible. Alain l’avait accompagnée partout, chez les couturiers, dans les beaux hôtels, dans les soirées…Pas une fois depuis qu’ils s’étaient rencontrés, elle n’avait été seule. Elle se sentait immensément redevable envers cet homme, elle le chérissait, se sentait prête à tout les sacrifices pour lui. Pendant six mois, sa vie fut un véritable conte de fée.

Aujourd’hui elle savait qu’il fallait « payer » en contre partie de ce bonheur qu’elle éprouvait à vivre aux côtés de cet homme. Alain le lui avait expliqué, elle devait être sage et docile pendant son absence, obéissante et studieuse pour bien apprendre, et être à son retour une épouse soumise et bien « dressée » attentive à tout les désirs de l’homme qu’elle aimait.

Alain prit sa main dans la sienne et enveloppa Agathe de son regard bleu acier :

_ « Tu es prêtes ?…..Trois mois, ce sera très long pour moi aussi tu sais, mais penses comme je serai fier de toi à mon retour.

_ Oui, tu seras fier de moi, je te le promets. » Murmura Agathe. Elle releva le col de son manteau, et enfonça un peu plus la casquette de tweed qu’elle portait à l’envers sur ses cheveux longs et bouclés aux couleurs d’automne. Dehors l’air était vif, et ils marchèrent rapidement jusqu’à la lourde porte de chêne.

Celle-ci s’ouvrit sur un maître d’hôtel tout à fait stylé, vêtu comme il se doit d’un costume noir à queue de pie, portant nœud papillon et manchettes éclatantes, les mains gantées de blanc. Le détail qui changeait tout, était que ce majordome était une jeune femme d’une trentaine d’années, grande et mince aux cheveux sombres et courts, plaqués en arrière et gominés. Alain se présenta, et « la » maître d’hôtel invita le couple à la suivre dans la maison, jusqu’à un salon cossu aux boiseries visiblement d’époque.

Morgane De Guéhénnaux Du Prés De Kerfaly était une authentique baronne, issue d’une longue lignée de nobles bretons réfractaires à l’ordre républicain depuis plus de deux siècles. Malgré son jeune âge, elle avait, à tout juste 40 ans, connue une vie des plus aventureuse, et avait fini par s’installer dans la demeure familiale, après la mort de son père, pour y exercer ses talents de femme autoritaire, spécialisée dans « l’éducation et l’apprentissage » d’un certain mode de vie, pour jeune femmes de la meilleure société.

Elle reçu Alain chaleureusement, comme s’ils se connaissaient depuis des lustres, et se tourna vers Agathe, sans lui tendre la main, mais avec un sourire qui se voulait sympathique. Après quelques phrases anodines et banales de pure mondanité, Morgane entraîna Alain par le bras, et sur le même ton de conversation, s’éloignant d’Agathe :

_ « Cher Alain, je sais que vous avez une longue route à faire pour retourner à Paris, je ne voudrais pas vous retarder davantage. Je prendrai soin de votre Agathe, vous verrez, vous ne la reconnaîtrez pas ! » Et en disant cela, elle prit l’enveloppe qu’Alain lui tendait, et la posa négligemment sur le bureau de chêne massif. Alain embrassa les mains d’Agathe, lui montrant un sourire qui se voulait plein d’encouragements et quitta le manoir sans autre cérémonie…

Agathe, dés que son mari eu passé la porte de la maison, senti que le ton avait changé. Morgane, face à la fenêtre à petits carreaux, tapotait sa main avec une badine de bambou.

_ « Déshabillez vous, voulez vous ? » Le ton, s’il paraissait courtois, était ferme et ce qui ressemblait à une requête, était en fait un ordre. Agathe ôta sa casquette et secoua sa crinière de boucles, puis son manteau en cachemire qu’elle jeta sur une banquette. Sentant que son ordre avait été mal compris, sans se retourner, Morgane précisa :

_ « Complètement ! »

Agathe avait promis à son mari d’être docile et d’apprendre. Elle lui devait tout, elle l’aimait tant…Elle se déshabilla et attendit, nue au milieu de la pièce, les mains masquant son sexe.

_ « Enlevez ces mains ! Si vous ne savez pas quoi en faire, mettez les derrière votre dos. »

Morgane s’approcha de la jeune femme, le regard posé sur son corps, inspectant chaque partie en détail. Elle caressait de sa badine, le creux des reins, la courbe des seins, passa sa baguette sur la fente du sexe.

_ « Hummm…. Tout ces poils, c’est ridicule. » Elle tournait autour d’Agathe, et cette fois sa baguette souleva une mèche de cheveux. « Quels magnifiques cheveux! Soulevez les que je vois votre nuque ! » Agathe s’exécuta, et de ses deux mains releva la masse bouclée de ses cheveux, découvrant sa nuque.

_ « Quel cou délicieux…Vraiment dommage qu’il soit caché……….. Nous allons commencer par-là. »

Le cœur d’Agathe battait à tout rompre, mais elle devait faire honneur à Alain, elle l’avait promit, elle devait être docile. Morgane avait appuyé sur un bouton placé sur le bureau, et la porte de la pièce s’ouvrit sur « la » majordome.

_ « Mary, faites venir Bastien je vous prie. »

Dix minutes plus tard, la porte s’ouvrit de nouveau, laissant entrer l’homme au tablier bleu, le jardinier aperçu en arrivant.

_ « J’ai vu que vous étiez en train de tailler les rosiers mon ami, et j’ai besoin d’un service semblable ici. Voyez vous, la chevelure de cette jeune fille est bien trop luxuriante, nous avons besoin de votre sécateur ici aussi. » Agathe avait pâli, et elle sentait ses jambes se dérober. Sa respiration devint plus courte et saccadée.

_ « Mettez vous à genoux ma petite, et je crois que pour remercier Bastien de vous consacrer quelques instants au lieu de terminer son travail, vous devriez en profiter pour être gentille avec lui. » Agathe était déjà dans un état second, mais Bastien qui était habitué aux mœurs de la maison, avait ouvert sa braguette et extrait son membre violacé. Agathe tomba à genoux sur le parquet, et prit le sexe du jardinier dans la main, le dirigeant vers sa bouche. Bastien avait sortit de la poche de son tablier le gros sécateur avec lequel il travaillait tout à l’heure.

_ « Allez y mon ami ! Taillez bien court. » Alors qu’Agathe commençait à sucer avec application le sexe déjà gros, le jardinier attrapait à pleine main les mèches de cheveux cuivrés et sans aucune délicatesse, cisaillait les boucles qu’il jetait ensuite au sol. Agathe émettait quelques petits gémissements, à la fois provoqués par les coups de boutoir que donnait l’homme avec ses reins, et par la douleur des cheveux tirés. L’outil, mal approprié, avait quelques fois du mal à trancher du premier coup les cheveux, et le jardinier s’acharnait à tirer sur la mèche et à cisailler. Morgane, juste à coté, ne perdait pas une miette du spectacle. La masse des cheveux d’Agathe était si importante que le jardinier mit prés d’un quart d’heure pour achever sa tâche. Elle avait eu largement le temps de mener à bien la fellation, et l’homme avait à peine cessé la coupe au moment où il explosa dans sa bouche, poussant un grognement bestial.

_ « Merci mon ami. Ca ira comme ça. »

Agathe hoquetait un peu, essayant de reprendre l’air qui lui manquait, les yeux rougis, plein de larmes. Sa chevelure était massacrée, des mèches hirsutes, coupées en tout sens, et de toutes les longueurs. Sur le sol, un véritable tapis de boucles dorées l’entourait. Le jardinier referma sa braguette, et sans plus d’expression quitta la pièce pour retourner à ses rosiers.

La « maîtresse d’hôtel » était là, à coté de la porte, sans doute appelée alors qu’Agathe était « occupée ».

_

 

« Bien ! On y voit déjà plus clair. » Lança ironiquement Morgane, avec un sourire méchant, relevant du bout de sa baguette le menton d’Agathe.

_ « La tondeuse électrique Mary, je vous prie. » Mary ouvrit un tiroir et en sortit une sacoche de cuir noir. Elle déballa le contenu sur le meuble et déroula le cordon électrique d’une énorme tondeuse de coiffeur. Elle brancha l’appareil, et l’approcha de sa maîtresse. Morgane avait posé au milieu de la pièce un instrument bizarre constitué d’un socle en bois sur lequel était fixé verticalement une tige de métal terminée par une petite sculpture. Comme Morgane la faisait approcher, Agathe distingua mieux l’objet qui ne mesurait guère plus de 60 centimètres en hauteur. La sculpture était un phallus lisse et luisant, aux proportions respectables. Elle du fléchir sur ses jambes pour l’introduire dans son vagin, et devait demeurer ainsi, les mains sur les cuisses, les jambes écartées et fléchies, le godemiché introduit jusqu ‘à la garde.

 

Morgane avait pris la tondeuse et faisait face à Agathe, un sourire narquois aux lèvres. Elle lui releva le menton avec sa main libre et commença la tonte, posant la tondeuse sur le front et remontant vers le sommet du crâne. Le bourdonnement de l’appareil était obsédant, Agathe devait se concentrer sur l’effort musculaire à fournir pour ne pas s’empaler sur le phallus. Les lames de la tondeuse glissaient sur la peau de son crâne, les mèches inégales dégringolant sur ses épaules nues. Le sommet complètement dénudé, la tondeuse rasa les tempes, puis les tours d’oreilles, et, toujours face à elle, Morgane fit baisser la tête de la pauvre suppliciée, au point qu’elle offrit sa nuque à tondre sans qu’elle du se déplacer. Morgane n’insista pas, la tonte terminée, elle fit relever la malheureuse, et de trois coups de tondeuse sur sa touffe, rasa sommairement les poils pubiens. La tondeuse se tut.

_ « Mary, conduisez notre hôte au hammam. Sauna, bain chaud, massage, qu’elle se relaxe bien. Ensuite vous la raserez entièrement, puis, bien huilée, vous lui mettrez le harnais. A plus tard ma chère. » Lança-t-elle sans ironie à Agathe, la confiant à la grande brune aux cheveux gominés.

Agathe, toujours nue, suivait la majordome à l’allure altière, raide comme la justice, qui sans cérémonie la conduisait à travers la vaste demeure. Elles descendirent un escalier de pierre pour arriver directement dans une grande salle aux murs carrelés. D’une piscine émanait de la vapeur, et plus loin on distinguait la porte en bois clair avec une petite fenêtre, ce qui sûrement devait être le sauna. Mais ce qu’Agathe vit en premier dans cette grande salle, c’était un énorme et magnifique fauteuil de barbier, au socle d’acier et avec des accoudoirs en faïence. L’assise et le dossier étaient capitonnés de cuir rouge très foncé, ainsi que les deux parties du repose tête. Le reste de l’armature et le repose pied étaient chromés. A coté de ce monument se trouvait une desserte en inox sur laquelle il y avait des outils de coiffeur, un bol, un blaireau, un rasoir coupe-chou, ciseaux, tondeuse encore…Sur la plate forme inférieure, entre les roulettes, il y avait des piles de linges blancs et de serviettes en coton.

_ « Le sauna est prêt. Allez y, je viendrais vous chercher. » Agathe ne répondit pas. Elle se dirigea vers la porte de bois clair et s’enferma dans le sauna. Elle s’assit sur le banc de bois, et passa ses deux mains sur son crâne rasé. Ses cheveux tondus râpaient la paume et excitaient la pulpe de ses doigts. Elle s’allongea et ferma les yeux….Alain ne l’avait pas quittée depuis une heure.

Elle s’était endormie profondément et fut réveillée en sursaut lorsque la porte du sauna s’ouvrit. La majordome si rigide dans sa tenue de cérémonie, s’était transformée en une belle athlète, en débardeur blanc moulant parfaitement sa poitrine libre de soutien gorge, en pantalon léger de coton, qu’un cordon serrait à la taille. Ses cheveux, lavés et séchés avaient pris du volume, malgré tout toujours rangés derrière ses oreilles, et sa nuque était parfaitement taillée, en dégradé. Elle prit Agathe par la main et l’entraîna vers la piscine. Après la moiteur du sauna, l’eau tiède du bassin lui parut délicieuse. Elle fit une brasse ou deux, plongeant la tête sous l’eau, et découvrit l’incroyable sensation de l’eau glissant sur la peau nue de son crâne.

Mary, gentiment la rappela à la réalité, et l’accueilli à la sortie du bain avec une large serviette dans laquelle elle put se draper. Lui frictionnant le dos, Mary la conduisit vers le fauteuil de coiffeur, et la fit assoire après avoir reprit la serviette. Agathe savoura le confort du vieux fauteuil, se cala contre le dossier et se senti parfaitement à l’aise, relâchant ses épaules légèrement contractées. Mary agitait le blaireau dans le bol de mousse à raser, et délicatement, elle enduisit le crâne d’Agathe, massant le cuir chevelu avec le blaireau. Cette fraîcheur sur sa peau lui fit du bien, et elle s’abandonna aux mains expertes de la grande brune. Avec précision, Mary déplia la lame du coupe-chou et tendant la lanière de cuir fixée à l’accoudoir du fauteuil, elle commença un mouvement de va et viens pour affûter la lame effilée. Puis elle appliqua la lame sur le haut du front, à la naissance des cheveux et par petit coup, tirant la lame vers elle, elle rasa le crâne, lui ôtant les quelques millimètres de cheveux le couvrant encore. Bientôt sa peau fut aussi lisse et douce que celle de ses jolies fesses. D’un linge humide, Mary nettoya les traces de mousse et massa légèrement le cuir chevelu, procurant un bien fou à la jeune femme. Tirant la manette sur le coté du fauteuil, Mary fit basculer le dossier vers l’arrière, et Agathe se retrouva presque allongée sur le siège. Elle prit les jambes de la jeune femme et les lui fit mettre par-dessus les accoudoirs, puis elle enduisit le pubis et les aines de mousse à raser, et avec encore plus de délicatesse elle rasa les poils de son sexe. Agathe contre toute attente, était complètement irradiée par ces caresses si particulières.

Après une douche rafraîchissante, Mary entraîna Agathe sur une table de massage, et pendant 20 minutes massa son corps avec des huiles aux parfums envoûtants. Jamais de sa vie la jeune femme ne s’était sentie aussi bien, relaxée et sereine.

Agathe ne s’était pas rendu compte de la disparition de Mary. Celle-ci revint, vêtue d’un body en cuir rouge, montée sur des chaussures aux talons démesurés, les jambes gainées dans des bas résilles. Elle tenait à la main un harnais fait de lanières de cuir sur lesquelles étaient fixés des objets allongés.

_ « Mettez vous à quatre pattes sur la table ! » Le ton qu’elle avait employé était moins amical que tout à l’heure, et Agathe obéit sans broncher. Mary massa un court instant l’anus de la jeune femme avant d’y introduire un plug qui lui arracha un petit cri de douleur en pénétrant. La douleur était lancinante et Agathe avait l’impression de ne plus pouvoir remuer les jambes. Mary fixa les lanières qui maintenaient le plug, autour de sa taille, et demanda à Agathe de descendre de la table de massage. Puis elle enfila un godemiché dans le vagin, et le maintint à son tour par d’autres lanières de cuir autour de sa taille. Enfin, Mary fixa autour de son cou un collier de cuir clouté sur lequel un anneau d’acier permettait de fixer une laisse. Ainsi harnachée, et tenue à la longe Agathe remonta l’escalier de pierre et retrouva les appartements de la baronne. Agathe avait un mal fou à marcher, avec cette impression de se déchirer à chaque pas, et de « moudre » ces objets introduit dans son intimité.

_ « Hé bien ma chère, vous voici tout à fait désirable. » Puis s’adressant à Mary : « Ce soir vous la conduirez chez Bastien, qu’il en fasse tout ce qui lui plait.

Tout ! Ensuite Mary, vous viendrez me voir pour votre coupe de cheveux.

_ Bien madame. »

Agathe ne pensait plus, Agathe était déjà un objet, mais la perspective de passer la nuit aux mains du rustre jardinier la terrorisait. Elle n’osait pas parler, avait peur d’être punie. Comment pouvait elle accepter tout cela, être nue, rasée de la tête au sexe, harnachée comme un animal et tenue en laisse…

Morgane s’approcha, et caressa de sa main la nuque et le crâne d’Agathe parfaitement rasés.

_ « Rassurez vous ma chère, Bastien n’a pas le droit de pénétrer votre vagin…Mais il trouve son plaisir ailleurs. J’ai insisté, pour qu’il ne soit pas trop dur avec le fouet….. » Précisa Morgane, un sourire parfaitement sadique au coin des lèvres.

L’apprentissage d’Agathe n’avait pas encore commencé, les choses sérieuses débutaient ce soir…..

FIN

 

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