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Les femmes aux cheveux courts

Humeurs et états d'âme d'un amoureux des femmes aux cheveux courts.

Brève rencontre

Certains jours je suis vraiment ravi d’habiter cette ville…

Hier par exemple !  J’étais à la terrasse d’un café très fréquenté, faisant comme mes concitoyens, profitant du soleil chaud du début d’après midi. Les yeux clos, je me concentre sur chaque microparticule qui pénètre ma peau et réchauffe mon corps, confortablement calé dans mon fauteuil d’osier, quand soudain….

Soudain mon soleil disparaît, éclipsé par deux silhouettes. Je m’apprête à manifester ma mauvaise humeur, mais l’éclipse cesse et le couple s’installe juste devant moi…Et moi, je ne suis pas voyeur, mais je suis curieux et j’aime bien, à la terrasse d’un café, observer les gens qui circulent autour de moi. De dos, une veste en cuir et une veste en jean, des cheveux blonds coupés au carré, savamment décoiffés et des cheveux châtains très courts, brillants et à l’aspect soyeux d’un pelage de chat. Vous l’imaginez sans peine, mon regard se pose plus intensément sur cette nuque fine un peu masquée par le col de la veste, ces oreilles dégagées où les petits cheveux tentent de couvrir les pavillons. De la conversation entendue plutôt qu’écoutée, je comprends que les deux femmes viennent de se retrouver après l’absence de l’une d’elle…Je replonge dans ma lumino-thérapie, bien à l’abri derrière mes lunettes de soleil, bercé par le papotage de mes voisines. Et puis….Et puis une main vient se glisser dans les cheveux châtains, et des doigts fins chargés de bijoux en or massent la nuque fine. La tête dodeline sous la caresse…La température monte ! Je ne perds rien de la scène et insensiblement mon oreille se tend lorsque la conversation reprend…

-« Tu ne les as pas recoupés depuis ?

-Non…la flemme.

-Tu vas les laisser repousser ?

-…’sais pas. J’ai envie, mais en même temps j’aime quand tu les caresses comme ça…

-Si tu les laisses pousser sans rien faire tu vas bientôt ressembler à une tête de loup. » Les deux femmes éclatent de rire.

-« Je connais un coiffeur « à l’ancienne » à deux pas d’ici. » Reprend la blonde au carré. « Je te paie la coupe.

-Ok ! On y va ? »

Ni une ni deux, mes voisines lèvent le camp et bras dessus bras dessous s’en vont vers les ruelles des vieux quartiers.

Connaissant bien le coin, un coiffeur « à l’ancienne » cela me parle…Ce pourrait-il qu’il s’agisse de celui auquel je pense ?

Mon cappuccino payé, je m’en vais tranquillement, suivant de loin les deux femmes. Le contraste est frappant. La blonde en cuir montre des jambes fines gainées de soie noire sur des fins talons, alors que la brune en jean porte un pantalon droit de toile noire sur des Converse. Rapidement je suis édifié sur la nature de leur relation en voyant leurs mains réciproquement se pincer les fesses ou caresser leur nuque.

Plus nous progressons dans les ruelles et plus je suis convaincu de la destination.

Bingo ! Nous arrivons devant la boutique de mon coiffeur… Et là il faut bien avouer que c’est un sacré coup de chance. Parce que jusque là, ce genre de situation n’est pas très originale dans cette ville. Sincèrement, les jolies filles tondues ne manquent pas, les belles femmes coiffées comme des garçons non plus…Mais le plus souvent on ne peut que se contenter de les voir dans la rue. Et là ! Eh bien il me suffit de rentrer derrière elles dans le salon, de dire « salut ! » à mon coiffeur et de m’installer sur une chaise pour suivre la suite des événements…

Lorsque j’arrive, la brune est déjà installée sur le fauteuil et la bonde discute aimablement avec Karl le coiffeur. Visiblement, la brune a opté pour la repousse. Elle exprime son désir en expliquant qu’elle aimerait avoir une jolie tête pendant que ses cheveux repoussent tranquillement. La blonde donne son avis en passant ses doigts fins sur la nuque et les côtés de la brune, expliquant qu’un beau dégradé aurait le plus bel effet. Tout le monde tombe d’accord, et le coiffeur enveloppe la brunette dans la cape de nylon noir. La blonde, naturellement s’installe dans le fauteuil d’à côté, les jambes croisées, dévorant des yeux sa compagne.

J’ai toujours aimé voir le coiffeur s’obstiner à passer un peigne sur des cheveux si courts et si raides que l’effet est toujours nul sinon à apprécier la hauteur et la nature du cheveu. Avant même que Karl ne se mette à l’œuvre la blonde lance, presque autoritaire :

-« Tondeuse ! »

En temps normal le coiffeur, je le connais, aurait utilisé la tondeuse électrique moderne et performante qui est en charge sur la tablette. Mais là, apparemment il a deviné la dimension sensuelle que pourrait donner à son travail l’utilisation d’une tondeuse manuelle. Sacré Karl !

Le voilà donc qui s’arme d’une magnifique tondeuse nickelée… il pose sa main sur le sommet de la tête de sa cliente, lui fait légèrement pencher la tête à gauche et commence à faire cliqueter sa tondeuse sur la joue, remontant rapidement vers la tempe et projetant d’un mouvement sec le paquet de cheveux coupés accumulés sur les lames, avant de reprendre plus bas. La brunette sourit dans le miroir, la blonde reste concentrée. Il ne faut pas très longtemps au coiffeur pour tondre tout le tour de la tête de sa cliente, ne laissant intacte que le sommet et sa masse drue de cheveux châtains.

La coupe se faisait en silence, à part quelques réflexions que les deux femmes se faisaient entre elles, parfois à peine chuchotées, parfois incompréhensibles pour nous. Bref nous étions carrément exclus. Les deux femmes se quittaient rarement des yeux, Karl s’appliquait cette fois avec ses ciseaux droit sur le peigne pour fondre proprement le dégradé. Comme il égalisait le sommet, la coupe prenait une allure de coupe en brosse, ce qui subitement enthousiasma les deux femmes. La blonde n’y tenant plus se leva pour venir caresser la nuque finement tondue. L’option « brosse » avait été adoptée et Karl finalisait, méticuleusement, aux ciseaux. De mon point d’observation je trouvais cette fille tout à fait craquante, le visage fin et les yeux rieurs, et cette coupe accentuait tellement son allure androgyne…

La coupe se termine, la blonde est restée debout à côté du fauteuil de sa compagne. Le coiffeur époussette les cheveux coupés sur la cape avant de déchirer le papier crépon. Pendant que la blonde paye la coupe, la brune a approché son visage du miroir, chasse quelques cheveux épars et passe délicatement sa main sur le haut de sa coupe parfaitement taillée, puis sur sa nuque en remontant. Puis entraînée par son amie, elle enfile sa veste en jean et les deux femmes quittent le salon en plaisantant. A peine dans la ruelle, je la vois s’admirer dans la vitrine en face, pendant que son amie caresse à son tour la brosse courte…Dernière image de cette après midi particulièrement « ensoleillée »

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À propos

jeaneg

Certains y voient du fétichisme. Il ne s'agit que de dilection. Outre l'apparence, c'est aussi le caractère des femmes aux cheveux courts qui me séduit.
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