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Les Affranchies
Articles récents

Cicatrices

12 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Cicatrices

C'est le souvenir d'un âge turbulent, la marque chérie ou détestée d'un passé que l'on ne peut changer.

Bien sûr on peut toujours la dissimuler par quelques artifices, lui faire un voile avec ses cheveux longs, ou un maquillage habile. Ou bien l'accepter comme une empreinte, le souvenir de ce que l'on a été...

Souvent la main qui caresse s'arrête, un instant, sur ce trait de chair plus claire, et poursuit, peut être plus délicatement encore, l'exploration de cette peau fruitée, comme on déchiffre un document précieux. Il n'est pas besoin de question et qu'importe la réponse qui pourrait être faite. C'est juste un marque-page sur une histoire intime, glorieuse ou pitoyable.

Comme les guerriers du Nord, le jour venu, cette balafre si minuscule sera comptée et ouvrira peut être les portes du Whallala.

Le temps qui la patine lui donne toujours une certaine noblesse...

Photo: Kriss Photography

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L'imposteur

11 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

L'imposteur

Je me donne parfois à moi même le sentiment d'être un escroc, ou pour le moins un cancre cédant à la facilité toujours, écrivant quelques lignes d'émotions avec des mots venus tout seuls, sans jamais développer trop profondémment les thèmes ni les idées.

Pourtant presque chaque jour l'envie me prend, à un moment de la journée, de m'attabler devant mon écran et si je n'ai rien prémédité, de fouiller l'Internet en quête d'une belle image qui pourrait stimuler mon imagination.

Et si je n'en trouve pas, je ne sais pas renoncer, alors dans ces moments là je me sens comme un imposteur, à faire quelque chose qui ne serait pas pour moi et ma propre satisfaction, mais pour "livrer un truc banal et sans grand intérêt", quelques fois à des lieues des humeurs et états d'âme d'un amoureux des femmes aux cheveux courts, la raison d'être de ce blog.

Mais voilà, c'est comme une drogue, ce besoin de voir que d'autres ce sont attachés aussi à lire ces lignes. Je sais que c'est stupide, parce qu'en réalité 80% ne s'intéressent qu'aux images qui sont produites et n'ont rien à faire de mes états d'âme. Mais voilà, c'est ma faiblesse. Comme si le trop plein d'émotion que j'ai pu déversé ici, le surplus d'affection dont j'ai pu faire preuve, avait maintenant besoin d'en trouver en retour. Etrange...

Il faut que je me ressaisisse avant que ces pages ne deviennent qu'un vulgaire repère de fétichistes incultes qui profitent de ma dilection pour nourrir leur propres fantasmes... ou que je disparaisse... Ou que j'attende d'avoir quelque chose d'intéressant à dire.

Photo: Kyle Deleu

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Branchée en série

10 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Branchée en série
Branchée en série

Je ne suis pas absolument fan des séries américaines, mais quand une amie me glisse un tuyau du genre : " Tu devrais jeter un coup d'oeil à cette série, un personnage va sûrement te plaire..." je n'hésite pas à sacrifier ma soirée.

Parce que franchement, les personnages féminins qui ont un rôle principal ça ne court pas spécialement les rues. Et quand, en plus, ce personnage est incarné par une femme aux cheveux courts, je marche.

Et du coup, je dois avouer que je suis bien séduit par cette Cameron Howe qu'incarne Mackenzie Davis dans la série "Halt & Catch Fire". Mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y a un certain cliché à imaginer que toutes les femmes qui touchent leur bille en informatique seraient les petites soeurs virtuelles de Lisbeth Salander. Le profil ne me déplairait pas, mais je n'ai pas suffisamment de recul pour faire des statistiques sur le sujet.

Quoiqu'il en soit, la jeune femme, indépendante, totale geek, même si le mot n'existe pas encore en 1983, a de la détermination et l'allure d'un "tomboy" soulignée par une coupe de cheveux dont elle n'aurait pas le temps de s'occuper. Bohême quoi!

On raconte que c'est pour le rôle que Mackenzie Davis a coupé ses ( longs ) cheveux châtains. Sans doute que la production imaginait elle aussi que pour être une petite génie de l'informatique, une jeune femme devait avoir le look de celle qui ne se laisse pas marcher sur les pieds sans avoir fait sauter quelques molaires au passage... C'est peut être vrai après tout...

Branchée en série
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Une délicate attention

9 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Une délicate attention

J'aime m'imaginer que les femmes aux cheveux courts qui prennent tant de soins à avoir leur jolie nuque toujours délicatement dégagée, finement ciselée ou soigneusement tondue, le font un peu aussi pour celles et ceux qui savent apprécier ce suprême raffinement, ces muet(te)s inconnu(e)s qui, comme à la devanture d'un joailler, se nourrissent l'âme et l'esprit de la vision d'une oeuvre précieuse...

Mais non, bien sûr. Ce plaisir là, s'il n'est pas égoïste, se partage seulement avec l'intime.

Alors imaginent-elles, ces femmes aux cheveux courts, éclabousser tant de bonheur en prenant soin d'avoir aux yeux de tous, leur nuque fraichement taillée? Peut être pas...

Si bien que c'est en ingénues qu'elles recoivent parfois ce compliment qui flattera leur légitime orgueil, ne soupçonnant pas qu'on puisse faire l'éloge de cette part de leur beauté qui leur est invisible...

Photo: Jack Oconnor

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A faire flamber des enfers dans tes yeux...

8 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

A faire flamber des enfers dans tes yeux...

A faire pâlir tous les Marquis de Sade,
A faire rougir les putains de la rade,
A faire crier grâce à tous les échos,
A faire trembler les murs de Jéricho,
Je vais t'aimer.

A faire flamber des enfers dans tes yeux,
A faire jurer tous les tonnerres de Dieu,
A faire dresser tes seins et tous les Saints,
A faire prier et supplier nos mains,
Je vais t'aimer.

Je vais t'aimer
Comme on ne t'a jamais aimée.
Je vais t'aimer
Plus loin que tes rêves ont imaginé.
Je vais t'aimer. Je vais t'aimer.

Je vais t'aimer
Comme personne n'a osé t'aimer.
Je vais t'aimer
Comme j'aurai tellement aimé être aimé.
Je vais t'aimer. Je vais t'aimer.

A faire vieillir, à faire blanchir la nuit,
A faire brûler la lumière jusqu'au jour,
A la passion et jusqu'à la folie,
Je vais t'aimer, je vais t'aimer d'amour.

A faire cerner à faire fermer nos yeux,
A faire souffrir à faire mourir nos corps,
A faire voler nos âmes aux septièmes cieux,
A se croire morts et faire l'amour encore,
Je vais t'aimer.

Je vais t'aimer
Comme on ne t'a jamais aimée.
Je vais t'aimer
Plus loin que tes rêves ont imaginé.
Je vais t'aimer. Je vais t'aimer.

Je vais t'aimer
Comme personne n'a osé t'aimer.
Je vais t'aimer
Comme j'aurai tellement aimé être aimé.
Je vais t'aimer. Je vais t'aimer.

Photo: Creative Lens Photography

Texte: Gilles Thibaut

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Même pas peur

6 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Même pas peur

Moi je l'aime bien cette tendance. Franchement! Mais il faut avouer que pour le moment on la voit davantage aux Etats Unis que par chez nous.

Bien sûr je ne parle pas de la jeunesse audacieuse des 18-25 ans qui est toujours prête à faire bouger les lignes, à casser les codes.

Non je pense à ces femmes dans la trentaine qui n'ont pas peur de s'accaparer un style identifié jusque là sous une certaine étiquette.

Déjà qu'il n'est pas rare encore de soupçonner une femme aux cheveux courts d'être lesbienne, imaginez ce que l'on pourrait dire d'une femme qui se couperait les cheveux à la façon d'un jeune homme des années 50.

Et c'est là toute l'audace. Avoir suffisamment confiance en sa féminité et d'assurance en soi pour tenter un style qu'on aurait trop facilement tendance à attribuer à une communauté à laquelle on appartient pas forcément. Parce qu'il n'y a pas de raison à cela. Parce que être une femme aux cheveux courts c'est aussi tordre le cou à toute sortes d'idées reçues, de clichés et de préjugés.

Et mon coeur d'anti-sexiste se réjouit toujours de ces appropriations naturelles qui se font sans militantisme, juste par goût et par envie, sans se plier aux tabous et aux "classifications"

Photo: Grace Emily Skinner

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Elle ne dort pas vraiment...

4 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Elle ne dort pas vraiment...

Elle ne dort pas vraiment, elle est dans un crépuscule de rêve...

Une langueur délicieuse qui appelle des songes brûlant. Lovée dans son propre corps, la tête dans les bras, elle respire sa peau tiède empreinte d'un parfum familier. Doucement, les doigts d'une main longue et fine s'agitent sur sa nuque, parviennent à caresser le cou presque jusqu'à la gorge. Cette main soudain n'est plus la sienne et l'hypnose l'attribue à l'Autre...

Et l'Autre aime glisser ses doigts sur l'épiderme de soie, envelopper le pilier de chair étroit et robuste, suivre les courbes de l'anatomie parfaite.

Et puis... et puis, parvenir jusqu'à l'orée des cheveux et parce qu'ils sont fraîchement coupés, caresser cette bordure où ils sont si ras qu'ils râpent la pulpe des doigts et suivre leur contour jusque derrière l'oreille, puis redescendre, tout doucement suivant l'arête du maxillaire, revenir encore vers le creux de la nuque et se recroquevillant, échouer à les saisir dans un poing fermé.

Un seul doigt alors s'aventure sur le sillon entre deux tendons et glisse vers l'échine faisant naître un frisson, hérissant la peau comme une risée sur une eau calme...

Photo: Kriss Photography

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Forever young

3 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Forever young

Qu'ils aillent au Diable tous ceux qui, à peine vieillis, sont prompts à briser les élans, se prenant au sérieux plus qu'ils ne devraient et rabâchent volontiers " Tu n'as plus 20 ans " comme un anathème, maudissant celle ou celui qui malgré les ans a gardé son âme d'enfant, son esprit d'adolescent, son coeur de jeune adulte, l'esprit ouvert sur le monde, attentif, créatif, enthousiaste...

Est-ce que cette mère de famille devrait abandonner ses rêves en sortant de la maternité, ou bien est-ce qu'au contraire elle ne devrait pas montrer à sa progéniture l'exemple de son indépendance, de sa liberté et de l'audace qui toujours l'ont accompagnée? Est-ce qu'il faut à 40 ans abandonner son baggy et ses Doc Marten's parce "on a plus 20 ans"? Renoncer à ses cheveux courts, à cette nuque rasée, à ces anneaux qui tintent aux oreilles, à son Perfecto et ses lunettes noires?

Dieu merci j'en connais, qui n'ont même pas conscience du temps qui passe ou qui accueillent avec sérénité les premiers sillons qui marquent leur visage, donnant un charme nouveau à leur allure d'éternelle tomboy, comme une décoration pour le mérite, un ruban à la boutonnière pour dire à tous le respect qu'on lui doit... et s'en foutre.

Illustration: Delf Gillot

 

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Facile à dire

2 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

On s'imagine, parce qu'on est une femme aux cheveux courts, qu'on a déjà ça dans les veines, qu'on est une femme audacieuse et déterminée que ça va être facile. Et bien pas tant que ça...

Facile à dire

Aujourd'hui c'était un grand jour. Et malgré son habitude des cheveux courts, Wiebke, la plus jolie anglaise de Montpellier, était un peu nerveuse.

Forcément, il y avait cumul des épreuves. Une nouvelle coiffeuse, un nouveau salon et l'envie d'une coupe plus courte que jamais...

Il fallait le soutien de Rachel, la deuxième plus jolie anglaise de Montpellier et l'expertise de Régine, la coiffeuse des Femmes aux cheveux courts, pour surmonter toutes ces appréhensions.

Facile à dire

Malgré tout, il faut se livrer, s'abandonner, faire confiance. Petit à petit, presque imperceptiblement, l'allure change. Les cheveux humides semblent plus foncés et puis on se rend compte que les pointes blondes qui éclaircissaient la chevelure ont disparues... La coiffeuse, attentive, fait une pause et c'est la main qui va juger la différence... Au début, on reste concentré.

Facile à dire

Rachel, la complice, la bonne copine, est là pour rassurer. Elle glisse elle aussi la main sur cette nuque presque tondue... Plus court? Un sourire, un regard... Oui, plus courts encore!

Quelques coups de ciseaux de plus, quelques passages de tondeuse supplémentaires et puis les cheveux séchés donnent une nouvelle allure.

Le trac est envolé. Wiebke ébourriffe ses cheveux, c'est comme ça qu'elle s'aime et sous ses doigts elle découvre une nouvelle sensation.

Facile à dire

Enfin libérée, la nouvelle Wiebke illumine le salon de son sourire.

Nouvelle et toujours aussi jolie, plus femme aux cheveux courts que jamais, fière d'avoir surmonté ses appréhensions, la voilà qui exulte enfin.

Parce que c'est facile à dire... mais il faut tout de même se faire confiance, avoir de l'audace pour bouleverser un peu son image et oser les cheveux "très" courts.

Facile à dire
Facile à dire

Bientôt elle retrouvera un peu de blondeur et peut être même que, conquise, elle pensera qu'elle aurait bien pu les couper encore plus court...

Merci Wiebke.

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Et ta soeur!

1 Mars 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Et ta soeur!

Sous prétexte d'une coupe de cheveux très courte, certaines imaginent qu'elles sont capables de faire aussi bien qu'un(e) professionnel(le) en s'armant d'une tondeuse. Erreur fatale!

Evidemment je ne parle pas d'un geste radical qui consisterait à suprimer tout ce qui s'élève au delà de quelques millimétres au dessus du cuir chevelu et ce sur la surface totale du crâne, non. Encore que, même pour ça, il faut de la constance et de la précision...

Parce que couper les cheveux requiert une certaine passion pour le sujet, un goût esthétique, un sens du "beau", de l'élégant, de l'harmonieux, si l'on ne veut pas finir avec la coupe "j'en ai marre de la vie" que certaines affichent sans vergogne.

Par ailleurs, ce n'est rien d'autre qu'une simple estime de soi qui oblige la fille aux cheveux courts à refuser l'offre de la bonne copine qui tente de la convaincre de la laisser lui couper les cheveux qui, souvent pour des raisons de budget, commencent à être insupportablement longs.

Comme s'il s'agissait "bêtement" de passer la tondeuse, même armée d'un sabot de plastic, pour satisfaire le besoin d'avoir une petite tête bien proprette ou une coupe plutôt sauvage... Pas aussi simple, tout est dans le détail, dans la finesse, dans le dégradé, les contrastes et les volumes.... Toutes choses extrêmement moins faciles en réalité qu'il ne parait aux yeux de la copine pétrie de bonne volonté et un peu excitée. Oui, parce qu'il y a quelque chose d'un peu excitant à tailler cette matière souple et soyeuse...

Bref! Tout cela est bien trop sérieux pour être pris à la légère.

Photo: Chad Mickael Ward

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