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Les Affranchies
Articles récents

Décryptage

5 Septembre 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Photo: Sarah Frühling

Photo: Sarah Frühling

C'est fou le soin qu'elle apporte toujours à cette partie de sa coiffure. Bien sûr elle a les cheveux courts, depuis longtemps... peut être depuis toujours d'ailleurs. De la blondeur dans différentes tonalités, toutes naturelles. Quoi qu'elle fasse, c'est presque toujours admirable. Mais quelque soit le style qu'elle adopte, il faudra toujours que sa nuque soit parfaitement dégagée, libre, nue, taillée, ciselée, tondue, rasée. Elle en a besoin.

Depuis le temps, c'est presque une marque personnelle, cette blondeur aux tonalités différentes qui soulignent la pointe délicieuse qui s'enfuit vers le bas du cou.

Parfois, peu lui importe la longueur de ses cheveux sur le front ou les oreilles. Quelques coups de ciseaux leur suffisent. Par contre, la nuque doit toujours être impeccablement tondue.

Photos: Sarah Frühling

Photos: Sarah Frühling

C'est sans doute une manière qu'elle a d'être séduisante, un respect d'elle même, une coquetterie qu'elle se devrait, comme on maquille son regard d'un trait noir ou qu'on souligne ses lèvres d'un joli rouge. Mais Sarah ne se maquille pas. Elle a juste ce désir, presque maniaque d'attirer l'attention sur son verso.

Photo: Sarah Frühling

Photo: Sarah Frühling

Une façon de s'aimer, comme la satisfaction intime de savoir, là, dans son dos, un tatouage adoré. Sa nuque elle ne la voit pas, ou rarement. Non elle la sent, la devine, la touche et sait, du bout de ses doigts lorsqu'elle est idéale, désirable comme un trésor précieux. Elle connait le secret de cette attractivité. Supposer les regards inconnus posés sur elle ne l'effraie pas. Elle a suffisamment confiance en elle pour ça. Deviner les regards connus, posés là, qui la désirent, nourrit une douce satisfaction, un soupçon de plaisir narcissique. Ne faut-il pas s'aimer pour être aimée?

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La danse dans la peau. Un portrait de Dafné Bianchi

3 Septembre 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Portrait

La danse dans la peau. Un portrait de Dafné Bianchi

C'est comme les histoires, les belles histoires qu'on raconte parfois dans des films...

Là bas, sur les rives du lac de Côme, un jour alors qu'elle n'avait que 9 ans, Dafné s'est retrouvée coincée à Lecco où travaille sa maman, à cause d'un éboulement de pierres sur la route qui doit la ramener à Bellagio où elle habite. Le Destin?

Il y a une école de danse à Lecco et la mère et la fille entrent dans la danse... à moins que ce ne soit la Danse qui ne soit entrée en elles.

Aussi loin qu'elle s'en souvienne, Dafné a toujours aimé les cheveux courts. C'était pratique et puis ça correspondait bien à son caractère

La danse dans la peau. Un portrait de Dafné Bianchi

Un caractère bien affirmé déjà. La jeune fille est déterminée, endurante, cheffe de bande, sportive. La danse va être toute sa vie! Et sa mère qui l'a compris, la soutient et l'accompagne dans son apprentissage.

Hip-hop, Urban dance, aujourd'hui la jeune femme touche à la notoriété. Bras tatoués, nuque rasée, elle joue les badgirls dans les clips et les vidéos qui tournent sur le Net. Il y a tant de force et de passion dans sa danse que le regard reste fasciné par cette silhouette puissante qui "bouge" sur des rythmes violents.

Pour elle tout est question de feeling, d'amitié, de famille. Même si elle vit depuis 5 ans en France, elle retourne toujours régulièrement vers son Italie, ses racines, dont elle garde un délicieux accent. Son tatoueur milanais est un ami et son coiffeur n'est autre que son beau-père, qui ne manque pas de talent dans ce domaine. Elle a eu un temps de longues dreadlocks, qu'elle a gardées en crête le jour où, courageusement, elle s'est laissé raser les côtés. Cela a été une étape déterminante, qui lui a, dit-elle, apporté beaucoup de confiance. Tout comme le jour où, lassée des dreads, elle s'est finalement rasé la tête.

La danse dans la peau. Un portrait de Dafné Bianchi

Depuis elle a trouvé un style avec cette coupe qui dessine déjà une tendance, entre "le bol" de Louise Roam et "l'ébouriffé" de Jeanne Added, dont la constante reste la nuque parfaitement tondue.

Aujourd'hui, la bonne fortune de Dafné, son travail acharné et son talent surtout, la propulse à l'affiche de LA comédie musicale de la rentrée. Un casting de plus de 700 danseurs et danseuses et au final, 18 d'entres eux, dont Dafné, qui partent pour une aventure de 12 mois, à Paris et en tournée.

Depuis un mois déjà, les répétitions s'enchainent à un rythme soutenu, lui laissant peu de temps à elle. Pour l'instant elle a encore du mal à réaliser cette réelle notoriété. Sa gentillesse naturelle et sa simplicité la gardent de toutes ces illusions. Elle reste concentrée sur le travail et savoure le bonheur d'exprimer son art dans un spectacle grand public.

Les 3 Mousquetaires, le clip, voilà ce que ça donne

Et l'on mesure en voyant cela le travail que ça représente...

Un grand merci à Dafné, pour sa gentillesse et le temps qu'elle m'a accordé.

Dafné Bianchi

Son école de danse

Les 3 Mousquetaires - le spectacle

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Une fille dans ton genre

30 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses, #Divers & variés

Modèle: Dominika Juhasova

Modèle: Dominika Juhasova

"Bah tais toi donc! Qu'est-ce que tu sais toi, des filles "dans mon genre"? Je ne sais même pas moi même, tu veux m'apprendre peut être? Et puis c'est quoi "mon genre", aller ferme la va, tu me feras plaisir..."

Il s'est tu.

Il a gardé pour lui sa compassion et réprimé son désir. Elle avait, comme souvent, presque toujours, cette douleur à fleur de peau, les nerfs à vif pour expulser ce sentiment d'ignorance auquel elle se confrontait trop souvent.

Il n'a rien dit, donc. Pourtant il avait compris depuis longtemps qu'elle était une jeune femme qui n'avait jamais vraiment été une petite fille, une plante hybride, un petit garçon grandi dans un corps délicat qui esquissait à peine les formes de la féminité.

Il pouvait la réconforter, lui dire combien elle avait de la chance d'être dans cet entre-deux, presque idéale, androgyne plus que désirable, surmontant toute banalité, impossible à classer parmi les genres de la foule des mortels. Lui dire qu'il ne lui manquait rien, ni qu'elle ne possédait rien en trop, qu'elle devait accepter cette grâce qu'on lui faisait d'avoir distillé en elle autant de masculin que de féminin, à parts égales et surement le meilleur de chacune. Lui dire que lui la désirait ainsi, fascinante et mystérieuse, qu'elle devait cesser de se tourmenter, de se nier, de se rejeter pour au contraire exulter et rayonner comme un soleil...

Elle balança son sac sur l'épaule, fit quelques pas et se retourna.

" N'oublie pas ce soir, on se retrouve chez le coiffeur..."

Il lui lança un baiser avec la main... elle haussa les épaules...

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L'âge de raison

28 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

... and so on
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... and so on

Voyons les choses objectivement, cela ne sert à rien de se mentir. Demain, le blog aura 7 ans! Un âge semble-t-il canonique pour un blog dont ne sait pas toujours bien définir la catégorie. Humeur, lifestyle, santé-beauté... M'enfin je le confesse volontiers, ça me va bien de n'entrer dans aucune case en fait.

7 ans c'est l'âge de raison disent depuis toujours les pédiatres. Il doit bien y avoir une raison à cela... C'est aussi l'âge où le mariage commence à tanguer, celui des remises en questions, des hésitations, des bilans.

Depuis tout ce temps, chaque jour ou presque, j'ai eu besoin de m'installer devant cette page blanche, pour raconter une histoire, tracer un portrait, livrer un sentiment. Tout ça pour quoi finalement? Dès le départ je me suis dit que ce ne serait pas un blog personnel, pas un carnet intime, mais en réalité, je me suis davantage mis à nu ici que je ne l'aurais fait en me confessant dans un journal. C'était ça ma thérapie, laisser déborder mes sentiments, jusqu'à ce qu'ils remplissent des pages et des pages. Oh je sais bien! Si aujourd'hui elles ont été vues par près d'un million de visiteurs, c'est surtout parce qu'elles étaient illustrées de belles images où les photos de belles personnes rencontrées. Qu'importe... pour ma part, l'écriture était essentielle et la qualité de celles qui l'ont compris, me rassure davantage que la quantité de ceux qui l'ont négligé.

Ainsi le voilà doué de raison ce blog des femmes aux cheveux courts qui m'a servit à ne plus avoir peur de mes propres sentiments, à laisser transpirer ma sensibilité et retrouver une partie du féminin qui est en moi. Cela m'a beaucoup plu de parler de ma dilection pour les cheveux courts, de raconter l'émotion que me procurait la vue d'une jolie nuque de femme, d'exprimer ma satisfaction à voir en celles qui se coupent les cheveux comme le feraient les garçons, des parts égales de moi même, complices idéales. Tout cela n'était que futilité, je le sais bien. Pourtant cela a fait écho, chez les unes, chez les autres et petit à petit, je me suis trouvé à parler ici, de genre, d'égalité, d'androgynie, autrement qu'en simple badaud...

Mais je ne suis qu'un farceur, un hâbleur, un bonimenteur qui prétexte les grandes causes pour ne satisfaire que son plaisir... Peut être? Pourtant j'ai rencontré de belles personnes, qui ont bien vu en moi un humain plutôt qu'un égoïste. Et là où je n'avais besoin de personne, auparavant, pour laisser déborder mes sentiments, mes humeurs, mes émotions, voilà que j'ai besoin maintenant de ces regards, de ces sourires.

Il est temps alors pour autre chose. Je ne sais pas encore quoi. Une formule différente... Mais est ce que j'en suis capable? J'aurais sinon, arrivé à cet âge de raison, le sentiment de tourner en rond, d'avoir déjà dit tout ce que j'avais à dire?

Alors je m'en remet à vous, vous qui lisez ici tout ce qui me passe par la tête. A vous de me dire s'il faut continuer et comment, peut être ne rien changer, ou parler d'autres choses...

« Moi, tout ce que je fais, je le fais pour rien ; on dirait qu’on me vole les suites de mes actes ; tout se passe comme si je pouvais toujours reprendre mes coups. Je ne sais pas ce que je donnerais pour faire un acte irrémédiable. » Jean Paul Sartre - L'âge de raison - 1945

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Tant de chaleur

27 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Photo: Fany Meil

Photo: Fany Meil

L'atmosphère est sans air, envahie de chaleur que la peau nue absorbe. Tout s'économise, chaque geste se mesure... Sur le drap de coton blanc, son corps d'ambre contraste, nourri de soleil tout au long de l'été. Allongée sur le ventre, elle ne laisse au regard que les courbes de son dos, des reins jusqu'aux épaules, marquées ça et là par quelques tâches de pâleur d'un maillot au soutien-gorge inutile...

Dans cette langueur, elle semble hésiter un instant, le souffle régulier, apaisé. Son coeur bat doucement, trahi par une veine qui palpite sur son cou. Imperceptiblement elle soulève son ventre et glisse une main, tandis que l'autre, lentement, vient effleurer sa nuque. La peau plus claire à cet endroit, révèle la fraicheur d'une coupe de cheveux récente, aux contours presque tondus. C'est là que ses doigts, avec délicatesse, font naître des frissons qui hérissent la chair le long de ses bras.

Une onde de chaleur couvre la peau brunie de fines gouttes de sueur, à peine devinées et son corps, un instant, ondule...

Mais la torpeur, plus forte que le désir, emporte tout et laisse le corps figé dans sa dernière posture, à la recherche du plaisir.

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Et pourquoi pas?

24 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Et pourquoi pas?

"Nooooon mais, tu rigoles, je vais pas faire mannequin d'façon!

- Ah non? Et pourquoi pas?"

C'est marrant des fois, comme, sans même qu'on cherche à l'en dissuader, l'humain est capable de s'interdire les choses en s'inventant des critères et des excuses qui semblent convenus. Modèle, mannequin, appelle ça comme tu veux, c'est un job qui n'est fait que de tendances et d'envies. La beauté, l'image, c'est bien un truc subjectif qui ne peut pas être généralisé et sous prétexte que tu n'as plus 15 ans, des formes que ton corps de sportive a soulignées et les cheveux très courts, parce que tu les aimes comme ça, tu te dis que c'est même pas la peine de tenter ta chance...

Et pourquoi pas?

Alors qu'en vrai, au delà du physique, c'est la confiance en soi qui rend beau, même si avoir les dents blanches et bien rangées ça aide...

Mais pourquoi renoncer avant même d'avoir tenté et jalonner son chemin d'obstacles qui font dévier de la route et s'éloigner petit à petit de ses rêves et de ses envies?

Et celles qui s'imaginent préserver un "capital beauté" en gardant coûte que coûte leurs cheveux longs d'adolescente ont elles raison? Je ne sais pas. Est ce que ce n'est pas juste céder à un conformisme plein de dogmes imposés par une société patriarcale? J'espère bien que non. Est ce que renoncer à être soi même préserve la beauté? Certainement pas!

Bref! La beauté n'est pas toujours là où tout le monde croit la voir...

Modèle: Olena Sumara

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Julie dans Paris

23 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés, #Portrait

Photo: Julie

Photo: Julie

Julie c'est une aventurière, une vraie, de celles qui n'ont pas peur de grand chose. Une voyageuse, une exploratrice, qui aime aller au contact des autres, découvrir, oser...

Tous ceux qui la connaissent vous le diront, elle a un tempérament de feu. Le genre de femme aux cheveux courts qui supporte difficilement l'approximatif et dont le style est rarement pris en défaut.

Pourtant, aux premiers jours de 2015 lorsqu'elle a débarqué à Montpellier, Julie, si elle avait évidemment les cheveux courts, était plutôt dans le banal et le tout-venant, "tomboy next door" quoi!

Alors il y a eu Régine, d'abord. Puis Alana Lucia chez Blind Barber à Los Angeles, puis à nouveau Régine et très naturellement lui est venu le goût totalement assumé pour la coupe skinfade aux tempes bien rasées.

Cependant, installée pour un temps aux abords de Paris, il a fallu trouver la bonne adresse, le coiffeur ou la coiffeuse, capable de maintenir le style à ce niveau de perfection. Mais avec la barre placée déjà si haut, les premières expériences furent décevantes... Jusqu'à ce que Julie rencontre Guillaume.

 

Entre boulot, soirées avec les amis et préparation de voyage, elle n'avait pas vraiment réussi a trouver un vrai spécialiste des cheveux courts à un prix abordable.

Comme plusieurs de mes amies, Lise, Aurèlie, Lucie, Auriane... sur mon conseil, étaient parties à la rencontre de Guillaume Brindejonc, ce fut assurément lui que je recommandais à Julie, et...

Bingo!

L'enthousiasme des commentaires pour exprimer sa satisfaction faisait plaisir à entendre. " Ce mec est un dieu de la tondeuse!" Et non seulement la coupe était parfaite, mais en plus le "type" était un mec bien.

Photos: Julie Photos: Julie
Photos: Julie Photos: Julie

Photos: Julie

Ainsi, après quelques pérégrinations dans Paris et la banlieue à la recherche de celui qui allait mettre en valeur sa beauté atypique en exacerbant son style avec une coupe parfaite, Julie avait enfin trouvé son bonheur.

 

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Demi mesure et bonne mesure

20 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Photo: Stephen Gunn

Photo: Stephen Gunn

On s'imagine souvent qu'en faisant les choses à moitié, on ne risque finalement que d'en subir les effets... à moitié.

Je ne sais pas si cela se révèle exact dans d'autres domaines, mais en tout cas, il y en a un où, au contraire, les résultats sont inversement proportionnels à l'action menée. J'explique!

Souvent j'ai entendu des amies me dire qu'elles ne voulaient pas couper leurs cheveux "trop" courts, de peur de faire " trop garçon ". Alors oui! Je sais il y aurait déjà bien à dire sur ce genre de réflexion. Mais si je m'en tiens à l'aspect technique de la chose, j'ai constaté souvent qu'en matière de coupe de cheveux, la demi mesure produisait l'effet inverse de celui recherché et qu'au contraire, une jeune femme prenait plus de risque de recevoir du "bonjour jeune homme" en ayant une coupe moyenne, un court presque banal et sans trop de style.

Il y a comme ça des actions qui produisent des effets inattendus. Ainsi, lorsqu'une amie qui avait cependant les cheveux courts, a décidé un jour de les couper carrément ras, tout le monde a été stupéfait de la féminité qui se dégageait de son allure. Elle même s'est épanouie comme une rose au petit matin et personne n'aurait imaginé que le simple fait de tondre ses cheveux pouvait produire un tel résultat.

Ainsi, cette peur d'avoir les cheveux trop courts, ou avoir l'idée que c'est à cause de cela que les gens sont dans l'incertitude vis à vis de votre genre est une erreur fondamentale, qui peut être réparée de deux manières. Soit laisser pousser ses cheveux, longs, très longs... soit les couper très, très courts. Mais toujours avec style, of course!

CQFD

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Le retour de la vengeance qui tue!

18 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Photo: Arthur Elgort

Photo: Arthur Elgort

Ahaha! C'est bon de rire parfois ...

Je me suis retrouvé un matin avec, dans mon fil d'actualité sur Facebook, un article de la page officielle d'un très grand fabricant de cosmétique et sa filiale de produit pour les cheveux, qu'une amie sans doute avait apprécié. Le slogan était :

" Et si on découvrait la nuque pour se rafraîchir un peu sous cette chaleur ?"

Bizarrement, cela m'a immédiatement fait penser à cette blague que j'adore et qui dit :

" Je ne dis pas que je suis Batman... Je dis juste que personne n'a jamais vu Batman et moi dans la même pièce..." summum, à mes yeux, de la plaisanterie mythomaniaque. Bref!

Mais alors quel est le rapport vous demandez vous, imaginant que je suis, moi aussi, atteint par cette chaleur dont il est question?

Eh bien c'est que, sans aucune vergogne et sans la moindre once d'humilité, je me fantasme parfois comme prédicateur de tendance et je me figure que mon blog est à l'origine de quelques mouvements de mode, repris et amplifiés par les grandes marques connues.

Alors dans mon délire, je me dis qu'une obscure rédactrice en chef ne manque aucun de mes articles et subodorant le courant, reprend mon credo, en faisant ipso facto une recommandation à ses lectrices.

Ainsi, moi qui me tue à répéter sempiternellement la valeur d'une jolie nuque bien rasée, j'ai le sentiment tout à coup d'être à l'origine d'un véritable courant de pensées.

Et... franchement? Ça fait plaisir!

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Faits et gestes

17 Août 2016 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Photo: Yasmin Everley

Photo: Yasmin Everley

Elle faisait rarement cela auparavant, presque jamais à vrai dire. C'est depuis qu'elle a coupé ses cheveux, c'est devenu machinal, presque familier. Sans qu'on le lui dise, elle y a trouvé une certaine sensualité.

Peut être que lorsque ses cheveux étaient longs, elle avait une autre habitude, comme ces gamines qui triturent une mèche sans cesse. Elle ne s'en souvient plus. La première fois c'est sur la nuque qu'elle a posé la main. Le reste de sa chevelure était plus long et elle n'a pas ressenti la même chose, même si son allure avait changée. Ce touché l'avait subjuguée, excitée, intriguée, amusée et de mois en mois sa coupe, devenue ultra courte, lui avait toute entière procuré ces émotions.

Bien sûr, tout cela était secret, le geste était banalisé comme une simple habitude, un tic et personne n'en parlait. Cependant tout le monde savait... En tout cas les plus sensibles le devinaient.

Le trouble des premiers instants passé, ses cheveux courts lui procuraient d'autres sensations encore. A la fois de la force et de la douceur, du courage et de l'abandon, elle se sentait triomphante et sereine en même temps lorsqu'elle quittait son coiffeur, rassurée les jours suivants, jusqu'à ce que, un mois plus tard, elle soit agacée de les juger trop longs, s'en faisant le reproche.

Sa main fréquemment ébouriffait ou lissait les cheveux sur le front, grattait doucement le vertex avant de le masser, caressait volontiers la nuque, passant de la peau nue au pelage ras sans jamais se lasser.

Rassurée, elle vaquait sans s'occuper des autres, pensant qu'ils ignoraient l'importance de ses gestes...

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