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Les Affranchies
Articles récents

Blue eyes

7 Décembre 2009 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Croyez moi si je vous dit qu'elle avait les yeux bleus. Nous étions face à face, plongés l'un et l'autre dans ces océans d'émotions et ne savions que dire tellement nous étions jeunes. Nos souffles se croisaient et tourbillonnaient faisant naitre un ouragan dans nos têtes. Les mèches courtes qui blayaient son front faisaient ressortir la paleur de son visage où tout me semblait tellement harmonieux. J'en aurai pleuré tant elle me semblait belle.
Ses mains couraient sur mon corps et m'attiraient, mais je ne voulais pas céder, je cherchais à remplir mon coeur de tout ce bonheur. Comme un Polaroïd détraqué j'aurais voulu prendre un cliché de chaque seconde qui passait, fixer la parfaite arête de son nez, le dessin de ses lèvres gonflées comme un fruit mûre, son menton boudeur, le lobe de ses oreilles si parfaitement ciselées...
Ma main agrippait sa nuque, mes doigts se refermaient sur ses cheveux courts, si courts. L'élan fut trop fort, nos lèvres s'écrasèrent, nos yeux se fermèrent, ne restait plus que le parfum de sa peau salée et la chaleur de son souffle...
Le temps, s'il efface bien des choses, ne peut rien contre ces souvenirs là...


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Des lundis pleins de promesses

7 Décembre 2009 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

En général j'aimais bien le lundi. Bon, n'allez pas vous méprendre. Je n'étais pas un forcené du boulot, ne vivant que grâce aux devoirs de maths de madame Crochut ou aux exposés d'Histoire de monsieur Gluppe. Pour tout dire j'étais d'ailleurs un élève plutôt moyen.
Cependant le lundi matin, tout comme le jeudi matin, était pour moi la promesse de découvrir peut être une de mes petites camarades avec une nouvelle coupe de cheveux ou simplement le rafraîchissement de sa coupe habituelle. Et lorsque le lundi ne tenait pas ses promesses, je n'en étais pas affecté, je savais que plus le temps passait plus la transformation serait marquée.
Il faut dire que j'étais plutôt gâté. Le cours de grec par exemple, ne réunissait que 6 élèves, parmi lesquels j'étais le seul garçon. Et puis finalement j'avais tout le lycée pour moi tout seul dans ce genre de quête...
Lorsque rien n'arrivait aux filles de ma classe, j'attendais le premier interclasse pour faire une rapide inspection du "cheptel". Je découvrais ainsi, une frange raccourcie, des oreilles dégagées ou la paleur d'une nuque soudainement dévoilée. En général, le petit mot qui accompagnait cette constatation faisait un peu rosir les joues de la demoiselle, mais tout compte fait lui faisait plaisir, craintive qu'elle était d'avoir au contraire les cheveux trop courts.
Ces petits bonheurs suffisaient à me contenter, me laissant jusqu'à la prochaine fois l'espoir que le lundi suivant serait encore meilleur...
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Révélations

6 Décembre 2009 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Je l'ai déjà dit, alors je peux bien le redire. Ce blog, malgré la classification, n'est pas un journal intime. Qui diable pourrait se soucier de savoir que je suis né à Istambul de l'union incertaine d'une femme à barbe du cirque Barnum et d'un derviche tourneur enfuit en Cappadoce à l'annonce de ma venue. Je vous le demande?
Et le reste n'est pas plus excitant, abandonné à la naissance j'ai été recueilli par la veuve du conservateur du musée de la Marine d'Odessa. Autant vous dire que je m'en suis payé une tranche et que mon enfance a été un sentier couvert de pétales de rose.
Bon, ceci dit, j'ai pas à me plaindre, hein? Cela aurait pu être pire.
Mais là n'est pas le sujet.
Je me demandais si la rumeur qui laisse à croire que les membres feminins de l'église de Scientologie seraient obligées de se couper les cheveux était fondée.
C'est quand même troublant que ....Tom Cruise par exemple ait mis tant de temps à se caser malgré le parti exceptionnel qu'il représentait. Non? Parce que si j'ai bien comprit, les précédentes se sont toutes barrées à cause principalement de raisons religieuses. Et puis arrive miss Holmes, juvénile brunette, qui l'épouse, fait un enfant et docilement apparait avec les cheveux courts. Alors? Alors? Hein? Troublant non?

D'ailleurs quoi de plus naturel lorsqu'on se soumet à la règle religieuse. François d'Assise a commencé comme ça avec Claire. La première chose qu'il a fait fut de lui couper les cheveux . Alors? Alors? Hein? Troublant non?
Bon, moi je dis ça, je dis rien....Faudrait voir quand même à se méfier des églises en général.

PS: Personne a vu mon entonnoir?
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La robe rouge

6 Décembre 2009 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Sans doute que, bien des années plus tard, Edvard Munch aurait choisi la demoiselle pour lui inspirer une autre peinture. Celle-ci, d'une autre époque, est  bien l'expression d'une femme d'aujourd'hui.
Blonde, elle coupe ses cheveux très courts parce que cela lui plait et qu'elle retrouve ainsi dans son image les traits de son caractère. En accomplissant cela, elle s'est trouvée une véritable féminité. Auparavant elle s'imaginait plutôt "déguisée" en fille. Là, point d'artifice, juste la vérité. Le plasir de se sentir soi même, l'envie de porter cette robe rouge sur ses jambes nues. Pas d'ambiguité.
Cent ans plus tard, le maître expressionniste nous aurait fait surement un tableau tout aussi remarquable avec cette
"Femme à la robe rouge"
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Biblique

5 Décembre 2009 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Ton sein est une coupe arrondie
Où le vin parfumé ne manque pas;
Ton corps est un tas de froment
Entouré de lis.

Tes deux seins sont comme deux faons
Comme les jumeaux d'une gazelle

Ton cou est comme une tour d'ivoire
Tes yeux sont comme les étangs de Hesbon
Prés de la porte de Bath-Rabbin
Ton nez est comme la tour du Liban
Qui regarde du côté de Damas.

Ta tête est élevée comme le Carmel
Et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre
Un roi est enchaîné par des boucles...!

Que tu es belle, que tu es agréable
ô mon amour, au milieu des délices
Ta taille ressemble au palmier
Et tes seins à des grappes
Je me dis: Je monterai sur le palmier
J'en saisirai les rameaux
Que tes seins soient comme les grappes de la vigne
Le parfum de ton souffle comme celui des pommes
Et ta bouche comme un vin excellent...



La Bible
Ancien Testament
Cantique des Cantiques- Poème 7- extrait

 

Photo: Victor Candia- Model: Ayelen

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Un chat un chat

4 Décembre 2009 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

C'est pas être maniaque que de chercher toujours à nommer les choses avec le mot juste. C'est pas que ça m'énerve, mais après on perd les repères. Je me souviens de la réflexion d'une copine de ma soeur. Nous étions seuls et pour entamer la conversation elle me lance tout à trac: " T'as vu, je me suis rasé les cheveux!" Et là, je ne vous raconte pas mon étonnement, puisqu'ayant constaté que la jeune fille, que je connaissais effectivement avec les cheveux longs, m'était apparue en cet après midi avec une coupe vaguement " à la garçonne", la nuque encore cachée et les lobes des oreilles partiellement dégagés. Ma stupeur dissimulée, je lui fis un compliment, la trouvant sincèrement jolie et mise en valeur par cette coupe de cheveux.
Mais enfin, de là à se dire "rasée", il faut vraiment ne pas avoir l'habitude de porter les cheveux courts pour ça.
Aujourd'hui encore je considère cela comme le summum de l'exagération quand une femme à la coupe toute féminine se plaint parce que son figaro n'en a fait qu'à sa tête et que, la pauvre, la voilà "rasée".
Raser: Verbe transitif, (latin populaire *rasare, du latin classique radere, raser)
-
Couper les cheveux, la barbe, les poils sur une partie du corps au ras de la peau.

A partir de là, il est clair aussi que les cheveux coupés à la tondeuse ne sont pas systèmatiquement "rasés". On voit même de longues chevelures parfaitement bien taillées et égalisées à la tondeuse électrique.
Ceci dit, à l'époque, la copine de ma soeur, elle avait peut être une idée derrière la tête en me parlant comme elle l'a fait...Ou bien c'est moi?

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Subway

4 Décembre 2009 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs


Au détour d'un pilier de faïence, je l'ai aperçue concentrée sur son portable. Elle avait une mine grave et cette posture m'offrait la vision de sa nuque délicatement dessinée par la tondeuse de son coiffeur. De la chance sans doute, car pour se préserver des courants d'air, elle avait soin de se protéger d'une écharpe.
Dans cette atmosphère souterraine, elle pouvait être Valentina ou Louise ou même Iris et du coup j'aurais pu être Bickle, le chauffeur de taxi en quête de rédemption.
Elle a rangé son portable, esquissé un sourire, transformant le quai en Riviera italienne. De face, son visage clair si parfaitement encadré inspirait la sincèrité, comme on montre la paume de sa main en un salut martial qui veut dire : je suis sans arme!
La rame est arrivée, et son vacarme et la foule ont emportés Iris.
Sur la quai d'en face, tout m'est apparu gris et hostile. J'ai relevé le col de mon trench et enfoncé ma tête dans les épaules, résigné à mon monde sans étoile...

Photo: Fredrik Lundén


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...et lycée d'Versailles

3 Décembre 2009 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

Y a des jours comme ça?...Eh ben aujourd'hui c'en est un!
Franchement, j'avais pas du tout envie d'aller voir Frida ce matin. Ses certitudes, ses manières et son accent d'Eric Von Stroheim ne me tentaient vraiment pas. Même son corps d'athlète de RDA et ses mèches blondes n'y pouvaient rien.
Mais bon...Raisonnablement je ne pouvais pas me permettre de lui faire faux bond, au risque de me retrouver avec un prochain rendez vous en 2010.
C'est donc un peu en reculant que je me suis présenté ce matin au cabinet.
Moi- " ....Vous avez changé quelque chose dok, non?
Ma Psy- Ahahahah! Ach! Fous zêtes drès vort, il n'y a bas te toude. Eh pien ya, ein klein kouleûûr, blus klaire...Und ein ravraijizement te la koupe. Za fous blait?
Moi-.....Hummm... Ca vous va bien, ya pas de doute. Vous ne m'avez jamais dit, ...vous même, ...quand vous étiez enfant?"
J'ai senti un léger flottement, Frida a hésité et puis finalement:
Ma Psy- " Eh pien vikurez fous que ch'étaiz ein féridaple karzon manké...Et les jefeux koupé au karré. Ach! Fous zêtes tézu?
Moi- Non non, allez y racontez moi...
Ma Psy- Ch"afais fraiment horreur k'on me goupe les jefeux. Z'est mon pèèèère ki inzizdait bour le vaire. Che n'afait ke 18 ans lorske che zuis allé bour la bremière vois jez le kouaffeur. Ein fraie tékouferte! Ahaha...
Moi- Est ce que cela vous humiliait de vous faire couper les cheveux par votre père?
Ma Psy- Ah nein! Bas tu dout. Che n'enfiait bas mes bedides kopines afec leurs kouedes. Ch'édais dout à vait ébanouie...
Moi- Mouais....Vous en avez de la chance vous...Remarquez, ma soeur était comme vous. A chaque fois que mon père nous emmenait chez le coiffeur, elle était du voyage. Ca lui plaisiat apparement. Pas d'bol...Elle n'est plus là pour me dire vraiment...
Ma Psy- Che zuis tézolée.
Moi- Pas d'quoi dok...C'est la vie. Bon...Pour le coup on pourrait partager les honoraires aujourd'hui , non?
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Quand Sharleen "pétait le feu"

2 Décembre 2009 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Ca fait un bail maintenant. C'était en 89, quand elle apparait au milieu de sa bande de garçons, avec sa tête de rebelle. Ca me plaisait, ils avaient tous la même coupe de cheveux. Elle avait une voix qui "accroche" et le premier titre mettait les choses en place:
"I don't want a lover".
Il ne faudra pas longtemps pour que filles et garçons l'adoptent, chacun selon ses gouts.
Elle en joue.
Jusqu'à se travestir en Elvis dans le clip "Inner smile". Plutôt réussi.
Et comme par hasard, le titre fait partie de la bande originale du film "Bend it like Beckham" où la jeune Keira Knighley fait tourner la tête de bien de mes copines...
Et puis le temps passe, ô tempora, et Sharleen Spiteri quitte ses garçons, se métamorphose un peu, joue le glamour.
Me reste à moi le souvenir d'une jolie androgyne aux cheveux courts, une mèche balayant son regard...












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Cela a commencé comme ça

2 Décembre 2009 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses


Pas de doute, cette fille là il l'avait dans la peau, depuis le jour où il l'avait aperçue dans une allée du Père Lachaise. Elle ne semblait pas triste, peut être juste venu là pour rencontrer des noms illustres gravés sur la pierre. Lui non plus n'était pas triste. Il ne connaissait pas vraiment cette vieille tante de son ami. Il n'avait pas de chagrin. Juste l'émotion de voir son ami dans la tristesse. Et puis il s'est laissé distraire par cette silhouette mince, ces cheveux blonds si courts, comme une tâche de lumière parmi la grisaille. Il n'a eut de cesse de lui parler, de voir son visage s'animer. Il a quitté le cortège et marchait pour la rejoindre lorsqu'elle s'est enfui. Il l'a retrouvée boulevard de Charonne.
Soudain il est tombé en arrêt, interloqué. Elle était entré dans la boutique d'un coiffeur. Il ne comprenait pas. Elle a déjà les cheveux si courts. Il a eu peur de n'avoir aucune chance...
Et puis, lorsqu'elle est ressorti, il l'attendait. Elle rayonnait comme un petit soleil. Elle est venu vers lui qui patientait à la terrasse de l'autre côté de la rue. Elle l'a abordé. Elle le trouvait plutôt élégant, elle voulait faire une photo. Il était subjugué par tant d'aplomb, son sourire qu'il découvrait était irrésistible...


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