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Les Affranchies
Articles récents

Moïra - chapitre 4

9 Janvier 2010 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Moïra

3781915086_ebbc644832_o.jpgLe briefing n’avait pas duré 2 heures. Orlan, le chef des Opérations était venu en personne. Un flic. Les gars du Service Action en étaient verts. N’empêche, ce type avait quand même des idées. C’est lui qui avait pensé à Moïra pour cette opération homo. Ca coûtait plus cher, c’est sur, mais au moins, on ne pourrait pas soupçonner le Gouvernement d’une quelconque implication dans la disparition soudaine du leader syndical dont l’influence grandissait de façon inquiétante aux Antilles.

Moïra avait posé toutes les bonnes questions, fournit sa petite « lettre au Père Noël » :

un Glock 17 et un 26 en back up, un fusil HSG 1 avec une optique Zeiss et silencieux, jumelle télémètre laser et vision nocturne et petit matériel. Le tout livré sur place.

A nous après l’action, à organiser la désinformation et à faire assez de tapage pour discréditer la victime en lui trouvant des liens avec les cartels sud américains…

 

Jusqu’à son départ, je restais le poisson pilote de Moïra, et j’avoue que la mission ne me déplaisait pas. Je l’accompagnais jusqu’à l’appartement sécurisé où la Boîte avait décidé de la loger en attendant le vol du lendemain pour Boston.

Pas moyen de faire une virée « Paris by night », rien ne devait pouvoir apparaître de la vie de Moïra depuis sa « disparition » de Bosnie. Demain elle embarquerait sur l’Airbus gouvernemental qui amenait les ministres et leur staff à une conférence économique, comme attachée parlementaire, sans doute la plus sexy qu’ils n’auront jamais…

Moïra m’invita à rester au moment au j’allais prendre congé. Elle s’avança vers moi, me tendant un verre de vin :

-«  Reste ! Cet endroit me fiche le cafard. » Je me suis dit qu’il y avait sûrement bien d’autre raison dans la vie d’avoir le cafard que de loger dans un appartement de 120 m² dans le 17e arrondissement, mais j’étais ravi de pouvoir rester avec elle. Je pris le verre de bordeaux et me lançais :

-«  Cette histoire de coiffeur, c’est vrai ? Vous faites ça à chaque fois ?

- Oui darling, chaque fois que je passe plus de 3 semaines loin de la civilisation.

- Et….A chaque fois… Ca vous ouvre l’appétit comme ça ?

- Réellement oui. Un truc de l’enfance sans doute. J’aime me faire couper les cheveux très court et toujours par un homme. Et quand je l’ai fait je suis toujours pas mal excitée… »

Disant cela elle attrapa ma cravate et m’attira vers elle, jusqu’à ce que nos lèvres se rencontrent à nouveau. Naturellement ma main enveloppa sa nuque et mes doigts s’excitèrent à caresser les cheveux ras, ce qui lui fit sans doute autant d’effet qu’à moi….

La suite dans une bonne librairie....Un jour

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Ma princesse Anne à moi

9 Janvier 2010 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Sabrina1954Mais aussi Sabrina, Holly, Regina, Eliza, tout ces rôles où la sublime Audrey Hepburn m'a fait rêver.
Tantôt cheveux courts, tantôt queue de cheval juvénile ou chignon sophistiqué, peu importe, elle demeurera pour moi une femme aux cheveux courts, un chic indémodable, une grace infinie et un regard chaleureux.
Ca commence vraiment avec "Vacances romaines" (Roman Holyday-1953- William Wyler) où la petite princesse se libère du carcan protocolaire et s'échappe dans les rues de Rome après avoir sacrifié ses cheveux longs chez un figaro local. Elle y gagnera un Oscar. Une autre fois elle sera soeur Luc et laissera couper ses cheveux devant la caméra dans "Au risque de se perdre" (The Nun's Story-1959-Fred Zinnemann)
Puis ce sera l'âge d'or, avec "Diamants sur canapé" (Breakfast at Tiffany's-1961-Blake Edwards) "Charade" ( 1963-Stanley Donen) et "My Fair Lady" ( 1964-James Cukor)...
CO57-CO65~Audrey-Hepburn-Posters











Les prétendentes à la succéssion sont nombreuses. Beaucoup ont du charme, beaucoup ont du charisme, beaucoup ont du style...Elle, avait tout cela.




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Yeeeeaaaah!

8 Janvier 2010 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs


J'ai rien demandé à personne, et j'apprends même plutôt par hasard, que ce blog est nommé dans la catégorie blog perso pour l'élection du meilleur blog lesbien/lesbo friendly. sur le site VeryFriendly.fr 
Je trouve ça plutôt flatteur, pour tout dire... Et non seulement nommé, mais pour l'instant ( je ne sais pas si le vote est clos...)  3eme avec 11% des suffrages. Alors moi je dis: Champagne!
Bon et si vous pensez que je vous raconte ça juste pour me la péter, eh bien .......vous avez raison!
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Photo: Nanou et  Mrs Collapse
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Chère amie...

8 Janvier 2010 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Je pense à vous souvent
Je continue quand meme
D'aimer les bateaux blancs
Que le désir entraîne
Je manque de vous souvent
Mais je m'en vais quand meme
Laisser voler le vent
Qui souffle sur la peine

Chère amie, je vous envoie ces quelques mots
Pour vous dire qu'il ne fait pas beau
Et que j'ai mal, seul, depuis que je vous ai perdue
Je vous écris ces quelques fleurs
Avec mon cœur à l'intérieur
Je vous fais toutes mes excuses

Je reve à vous souvent
Je me souviens de tout
Je me réveille à temps
Mais je vous vois partout
Je vous attends souvent
J'invente un rendez-vous
Vous n'avez plus le temps
Plus une minute à vous

Chère amie, je vous envoie ces quelques mots
Pour vous dire qu'il ne fait pas beau
Et que j'ai mal, seul, depuis que je vous ai perdue
Je vous écris ces quelques fleurs
Avec mon cœur à l'intérieur
Je vous fais toutes mes excuses

Paroles: Marc Lavoine


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Moïra - chapitre 3

7 Janvier 2010 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Moïra

News - Carrie Anne Moss TrinityArrivé à Villacoublay, une voiture avec chauffeur nous attendait pour nous conduire à la Centrale. Beaucoup de mon appréhension du début avait disparue, même si je savais être en présence de la femme la plus dangereuse que je n'ai jamais côtoyé. La lecture de quelques unes des opérations qu'elle avait réalisé m'avait laissé un peu sceptique, mais entendu de sa bouche, sans vantardise et de façon très "technique" m'avait convaincu des hautes capacités professionnelles de cette fille.
A présent, dans les embouteillages parisiens, elle était redevenue la panthère noire avec laquelle j'avais eu l'impression d'embarquer 3 heures plus tôt à Dubrovnik...

Le Falcon venait de décoller et nous avions près de deux heures de vol devant nous avant de rejoindre Villacoublay. Déjà le soleil se couchait et nous gratifiait à travers les hublots de gauche d'un spectacle très photogénique. Dans l'ambiance feutrée de la cabine, Moïra s'était installée à son aise, les pieds sur la table. Je fis glisser le dossier vers elle, mais au lieu de le prendre et commencer à le lire, elle se leva avec nonchalance et vint s'asseoir à côté de moi.
-" Ca vous a étonné tout à l'heure que je vous demande un peu de temps pour aller me faire couper les cheveux?
- Oui....J'avoue, je ne m'y attendais pas.
- C'est toujours comme ça quand je reviens à la civilisation. J'ai besoin de ça. Ça m'excite et m'ouvre l'appétit."
En disant cela elle se penchait davantage sur moi. Sans même me laisser la chance d'une quelconque initiative, elle posa une main sur mon pantalon et plaqua ses lèvres sur ma bouche. Bêtement je songeais à l'équipage, m'inquiétant de savoir si depuis le poste de pilotage on pouvait nous voir. Avec une habileté stupéfiante Moïra avait réussi à défaire ma braguette et massait délicatement ma verge. Lorsqu'elle le jugea opportun, elle abandonna mes lèvres et m'ordonna de baisser mon pantalon. Subjugué comme un chien de prairie devant un crotale je m'exécutais. La fellation qu'elle entrepris paraissait davantage dédiée à son plaisir. J'osais porter ma main sur les cheveux courts de sa nuque et le grognement qu'elle émit à ce moment là me fit comprendre qu'elle appréciait. Subitement elle s'écarta, défie son pantalon à son tour et lâcha dans un souffle:
-" Baise moi!"
Nous nous lançâmes dans une étreinte aussi sauvage que vigoureuse qui trouva son paroxysme au bout de quelques minutes dans un double râle un peu bestial.
Il lui fallu moins de temps qu'à moi pour reprendre son souffle. Elle se rhabilla rapidement et retrouva sa place de l'autre côté de la tablette, les jambes allongées et les pieds sur le bord du hublot.
-" N'allez pas vous monter le bourrichon hein? Ça fait juste partie de ma remise en condition post-opérationnelle on va dire."
Je ne pu m'empêcher de sourire en admirant sa maîtrise des expressions idiomatiques de la langue française. Elle se plongea dans la lecture du dossier, me laissant tout le loisir de l'observer. Cette étreinte avait été comme un rêve, un fantasme dont il ne restait rien, et je mourrai à nouveau d'envie de glisser mes doigts à travers ses cheveux noirs, brillants et si courts par endroit. Mais l'intermède était terminé et les choses que nous avions à traiter tellement graves qu'elles requéraient toute notre concentration.

A suivre...
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Vos papiers!

7 Janvier 2010 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

4183566860 5d5b508585 oAvant je ne voyais cela que comme une simple formalité, un geste de politesse qui consiste tout simplement à demander, voir même à juste informer l'auteur d'un cliché que l'on désire l'exposer, le mettre en valeur. La plupart du temps la réponse est positive, sinon il n'y a pas de réponse et, qui ne dit mot consent...
Pourtant c'est arrivé! Récemment une jeune et jolie anglaise dont je voulais vous montrer un beau portrait. Elle m'a dit non. Ca ne me fâche pas, du tout. D'ailleurs même je trouve que cela replace l'église au milieu du village comme on dit. Cela évite la routine et donne plus de valeur à cette autorisation reçue par les autres.
On peut avoir l'air d'un ange, une jolie coupe de cheveux, un regard pénétrant et la bouche en coeur, on a parfois d'autres ambitions que d'apparaitre sur le blog d'un homme amoureux des femmes aux cheveux courts, tout simplement...
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Le geste qui ( me ) tue

6 Janvier 2010 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Dans toute la panoplie gestuelle dont disposent les femmes en matière de communication relationnelle, il en est un que j'adore, presque autant que la main qui passe négligemment sur la nuque aux cheveux courts, c'est celui qui consiste à glisser les doigts à travers les mèches longues devant le visage et à rejeter les cheveux vers le sommet ou l'arrière avec l'intention de les laisser ainsi dans un parfait désordre, alors qu'on sait très bien que leur nature souple et soyeuse va faire qu'ils vont se repositionner naturellement. Les "balancer" dans le sens inverse de celui où ils se positionnaient. Leur poids et leur souplesse les font glisser à nouveau sur le côté, provoquant une nouvelle raie. Cette façon de jouer avec les cheveux m'a toujours séduit. Il implique une nature de cheveux particulière, je l'admet, et une certaine longueur, mais j'admire la confiance, la sureté avec laquelle celles qui le peuvent, font ce geste, sûres de ne jamais être vraiment décoiffées et démontrant ainsi qu'elles ne sont pas attachées à une allure, une image figée, empesée, laquée.
Quand c'est fait à la manière d'Alex, avec en prime ce regard doré...Ça tue non?
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Moïra - chapitre 2

6 Janvier 2010 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Moïra


Nous filions à bonne allure sur l'E73 en direction de la côte. La Neretva à cette saison était plutôt basse et donnait encore plus de relief à la vallée. En rien de temps nous serions à Dubrovnik.
Moïra semblait perdue dans ses pensées. Elle avait quitté ses vêtements militaires et m'était réapparue en pantalon de cuir et débardeur, son blouson sur l'épaule. Ses cheveux noirs encore humides étaient coiffés en arrière, dégageant son visage et ses oreilles. Un trouffion avait cru sans doute la séduire en proposant de l'aider à porter son sac de cordura noir et l'avait accompagné jusqu'au coffre de la BMW. Elle l'avait gratifié d'un joli sourire qui sûrement peuplerai les nuits du gars pendant longtemps.
Elle jeta un oeil sur sa grosse montre FieldOps:
-" A quelle heure est l'avion?
- Il est à disposition, nous pourrons décoller dès notre arrivée...
- Super! Laissez moi 1/2 heure en ville. Le temps de me faire couper les cheveux.
-...."  La requête me laissa sans voix, un instant.
-" Ok, tout ce que vous voulez." Bizarrement, cela la rendait à mes yeux plus humaine, plus accessible. Elle m'aurait presque impressionnée sinon.
Il n'y avait rien à faire. Nous avions décidé de ne pas parler avant d'être dans l'avion. Sauf à nous inquiéter de la pluie et du beau temps...
Je me suis penché en avant vers le chauffeur pour lui signifier que nous allions en ville avant l'aéroport. Je n'arrivais pas à me concentrer sur autre chose que la présence de cette femme à côté de moi. Il y avait tellement de questions que j'aurais aimé lui poser. Mais il fallait rester professionnel. Pas de détails avant d'être dans l'avion.
Après deux heures de route nous arrivâmes à Dubrovnik. Le chauffeur nous conduisit sur Iza Grada, le boulevard qui ceinture la vieille cité, jusqu'au Hilton. En sortant de la voiture Moïra lança:
-"Je vous retrouve dans 1/2 heure au bar!" Ce n'était pas une proposition, c'était une consigne. Je la suivi du regard, admirant son allure souple et sportive et décidais de me rendre au bar du Hilton sans attendre.
Dans le hall, avant la réception, je l'aperçu, déjà installée sur le fauteuil dans le salon des hommes. Cette vision me troubla encore plus s'il le fallait.
Je venais tout juste de terminer mon caffè latte lorsqu'elle me rejoint, rayonnante, la main gauche caressant sa nuque :
-" Merci de m'avoir attendue.
- Vous désirez boire quelque chose?
- Merci, non! Allons y" Et elle fit volte face, filant déjà vers la sortie. Je me serai damné pour pouvoir, moi aussi, passer la main sur cette nuque fraichement tondue...
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A suivre...
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Un soir de pluie

5 Janvier 2010 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Le regard perdu sur le trottoir brillant, elle se dit que ses larmes ne se verrons pas, que malgré sa capuche son visage sera de toute façon baigné par la pluie. Elle n'a pas envie de rentrer, se retrouver confrontée à ses doutes, enfermée dans cette bulle qui l'oppresse. Alors elle va partir, elle vient de le décider. Personne ne la comprendra, tout le monde s'affolera, mais en vain. Elle va fuir cette petite mort qui la guette, balancer ses chaînes dorées et vivre, vivre. Se mettre en danger, avoir peur de ne pas y arriver, partir de zéro.
La pluie recommence, doucement, son regard se rempli de larmes. Au bout de la rue, le coiffeur est encore ouvert. C'est là qu'elle va tourner la page.
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Valentine

5 Janvier 2010 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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My Funny Valentine
Sweet Comic Valentine
You Make Me Smile With My Heart
You're Looks Are Laughable,
Unphotographable
Yet You're My Favorite Work Of Art
Is Your FigureLess Than Greek
Is Your Mouth A Little Weak
When You Open It To Speak
Are You Smart
Don't Change A Hair For Me
Not If You Care For Me
Stay Little Valentine Stay
Each Day Is Valentine's Day

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