Publié le 7 Septembre 2009


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Un instant pour soi, le goût du café brulant encore dans la gorge, s'arrêter un court moment, se concentrer sur ses sensations. L'odeur, le goût, le toucher. Le soyeux de la chevelure, de la peau sur la nuque, les mèches courtes que l'on peut à peine saisir, imaginer l'autre le faire et en tirer du plaisir. Se sentir belle et désirée...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 7 Septembre 2009

L'autre jour je vais voir mon psy. Au moment du rendez vous, j'entre, j'enlève respectueusement mon entonnoir de sur ma tête et comme il m'y invite je m'allonge sur son chesterfield:
Moi-"Ben voilà doc, je n'aime QUE les femmes aux cheveux courts. Et c'est pas facile parce que à force, mon entourage fini par penser que je suis un obsédé, voir un pervers, peut être un psychopathe...Alors que tous les hommes de la création, hétérosexuels, regarde chez la femme ses seins, ses fesses, ses lèvres, moi je regarde sa nuque, ses oreilles, ses cheveux...Je le vois bien après les matchs de rugby quand on est dans le vestiaire, mes potes ne parlent que de grosses fesses, de grosses poitrines et de lèvres siliconées. Enfin les hétéros seulement.
Et moi? Qu'est ce que je peux dire moi? Que j'aime les femmes avec une poitrine menue, avec des hanches étroites, avec des cheveux courts. Ah ben oui je les vois d'ici les potes du rugby! Ils vont tous me traiter de pédé. Enfin les hétéros seulement.
Et pourtant j'aime les femmes. Enfin soyons précis, j'aime les femmes aux cheveux courts. Une jolie femme coiffée comme un garçon me chavire le coeur. Une nuque bien dégagée me fait rêver, une belle coupe entretenue me ravie..
Mais pire! L'hypothèse d'être confronté à une chevelure longue et emmêlée me glace d'effroi. Pas simple hein?
Non mais j'vous dis tout ça doc, mais en fait ça ne me pose pas de problème. Et puis les femmes aiment bien parler de leur cheveux aussi, c'est un véritable sujet fondamental pour certaines.
Alors je peux essayer de m'interesser, ça leur fait plaisir. Le tout c'est de ne pas passer la soirée là dessus..."
Le psy-" Alors? Comment ça va aujourd'hui?...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 6 Septembre 2009

Je crois qu'aujourd'hui encore ce style de coupe reparait, par-ci, par-là. Klute (Jane Fonda) nous l'a fait découvrir en 1971 dans le film de Alan J Pakula.
Plutôt court dessus,et long sur les côtés et la nuque, le tout savament
dégradé...



Jane Fonda de cette époque est une militante acharnée
qui attire sur elle les foudres des vétérans et des conservateurs américains.


Mais pour moi qu'importe, je la trouve fascinante, séduisante
moderne, audacieuse, juste parce qu'elle est passé des boucles blondes de Barbarella aux cheveux courts effilés des 70's.





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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 6 Septembre 2009

En la voyant dans la foule, un sourire m'est venu aux lèvres. Peut on envisager d'être plus androgyne dans son allure qu'en portant ce style de coupe? Ça lui allait bien. Ce contraste entre le très court et le plus long m'a toujours séduit.
Elle portait ce style de coupe qu'avaient les collègiens anglais, les oreilles et la nuque parfaitement dégagés et les cheveux dessus laissés longs  au point que chacun les avait toujours dans les yeux, chassant la mèche d'un mouvement de tête devenu automatique.
Elle a réajusté l'écouteur de son baladeur et sa main est venu glisser sur sa nuque, comme pour prendre un instant de douceur.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 6 Septembre 2009

Ces choses là, ça vous prend de bonne heure. Je me rappelle dans mes premières années de collège, avoir été amoureux d'une fille, une jolie blonde aux cheveux raides, la coupe au carré, bon chic, bon genre, agrémentée par de petites pinces qui écartaient ses mèches et dégageaient son visage.
Elle avait cette espèce d'habitude de suçotter le bout de ses cheveux de temps en temps.
Un matin, Chantal nous est apparue dans toute sa blondeur mais avec 5 bons cm de cheveux en moins, son carré ne dépassant plus qu'à peine le lobe de l'oreille.
La prof de maths n'a pas manqué cette occasion de faire remarquer que, ainsi, elle ne pourrait plus, enfin, passer son temps à tripoter ses cheveux et les porter à sa bouche. Eclats de rire de la classe, vous savez comme les enfants sont cruels. Chantal ne s'est pas démontée, explicant que sa mère avait eu la main un peu lourde, puisque c'était elle l'auteur de cette coupe plutôt austère.
Pour moi c'était un regain d'émotion. L'enthousiasme de la mère m'offrait la vue d'une nuque si fine et délicate que je lui en serait éternellement reconnaissant...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 5 Septembre 2009




CRÂNEUSE
Je suis allée dans la salle de bain, une paire de ciseaux dans les mains.
Jʼai demandé à mon mari dʼêtre le témoin de ce qui allait se passer. Il a pris lʼappareil photo et a suivi
chaque étape.
Je me suis regardée dans la glace, pris une mèche de cheveux, ai approché les ciseaux et jʼai coupé.
Un sourire sʼest dessiné sur mon visage.
Jʼai su que cʼétait la bonne chose à faire.
Jʼai continué à couper et plus jʼavançais vers cette nudité, plus jʼétais contente. Plus je sentais un poids
sʼalléger. Le poids de quoi, je ne sais pas encore très bien, même si jʼai quand même des idées.
Mon image avec des cheveux sʼeffaçait au fur et à mesure et quʼest-ce que cʼétait agréable.
Jʼai fini par arriver là où les ciseaux ne peuvent plus rien pour moi.
Le temps du rasoir était là.
Une nouvelle sensation, celle du rasoir sur la tête, qui glisse, qui accroche, mais qui finit par vaincre.
Comme pour enlever des choses tellement ancrées quʼelles ne veulent pas partir. Mais on y arrive quand
même.
Le rasoir a de plus en plus de facilité à passer. Le crâne se dessine, le visage se re-dessine.
Il ne reste plus rien, sauf mon visage à vue, mon crâne à nu. Je ne peux plus me cacher et cela me plaît.
Crâne. Ce nʼest pas un mot quʼon utilise souvent, une partie quʼon ne voit pas. Je le touche dans tous les
sens. Cʼest doux et lisse. Cʼest agréable.
Moi qui ne mʼaime pas, je me déteste moins sans artifice capillaire.
Je me découvre. Je crois quʼen fait, je ne mʼétais jamais regardée.
La sensation de lʼeau sur le crâne nu, de lʼair… Cʼest comme dʼavoir vécu dans la pénombre et dʼen sortir.
Tout a plus de saveur. Cʼest plus sensitif.
Comme je mʼaimais comme ça et que cʼétait un choix, les regards extérieurs ont été plus facile à supporter.
Je suis danseuse. Classique.
En cours, je pense que les professeurs ne mʼont pas prise au sérieux, à cause de mon crâne. Mais comme
je ne suis pas trop mauvaise dans ce que je fais, ils ont été obligés de reconnaître mon savoir-faire. Que ce
nʼétait pas pour me faire remarquer que jʼavais le crâne rasé.
Seule, ma professeur de danse de coeur a adoré. Des idées lui sont venues, des idées de gestes. Cela lʼa
peut-être amenée à dʼautres idées.
Les gens ne vous regardent pas avec les mêmes yeux quand vous nʼavez plus de cheveux.
Il y a même une jeune fille qui mʼa proposé de mettre mes poubelles dans le conteneur. Jʼai décliné son
offre.
En fait, on met les gens face à une de leurs plus grandes craintes : la maladie. Et devant une des pires
maladies : le cancer.
Cela me mʼaffectait pas. Je lʼai remarqué mais cʼest tout.
Les enfants, qui sont plus directs, mʼont demandé pourquoi je nʼavais plus de cheveux : je leur expliquais et
cʼétait suffisant. Facile !
Je me sentais féminine pour la première fois de ma vie.
Cela mʼa aidée à mʼaccepter.
Un grand bond pour moi, dʼêtre passée par le crâne nu.
Jʼai laissé pousser à nouveau. Je ne mʼaime pas moins, pas plus, avec les cheveux plus longs. Cʼest
toujours moi ; différente selon la longueur de cheveux.
Mon crâne nu mʼa aidé à être moi. Et pour moi, ce nʼest pas facile.

Lʼhistoire en images:
http://www.flickr.com/photos/t/sets/72157604833644558/

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 5 Septembre 2009



De beaux cheveux de jais, brillants. et comme sculptés dans cette matière, à la façon d'un cristal dont on aurait taillé une face, un dessin effémère qui disparaitra au fil des semaines, comme la forêt vierge qui reprend ses droits sur le travail de l'Homme

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Septembre 2009





 

 

 

 

 

 

 

" La bonté dans tes yeux, j'imagine que tu m'as entendu pleurer

tu m'as souris comme Jésus à un enfant...."

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 4 Septembre 2009

Elle m'a appelé ce soir... Cela fait longtemps qu'on ne s'est pas vu et elle a envie qu'on se retrouve demain. Non pas ce soir, trop fatiguée, et demain plein de choses à faire : les courses, le rangement, le petit, le ci, le ça.... Et puis il faut que je passe chez le coiffeur...Un silence et je devine au delà du téléphone son visage souriant qui m'imagine à l'autre bout du fil. Comme une chatte, elle taquine de la patte le mulot que je suis. Elle sait l'effet que provoque cette petite phrase anodine..."Il faut que je passe chez le coiffeur". C'est dit comme une promesse, la perspective d'un moment délicieux entre nous. En disant cela, elle sait que c'est équivalent à un baiser dans le cou, la main posée bien plus bas...
Lorsque nous nous retrouverons demain, elle me racontera qu'elle a adoré, chez le coiffeur, le moment où elle a coupé sa nuque, elle sentait la tondeuse, c'était rigolo, et vraiment elle adore la sensation quand elle passe sa main....Et moi donc. Elle le sait, elle en joue. Pourquoi lui en voudrai-je?

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 4 Septembre 2009


Cela me semble idiot de dire que je l'aime plus à ce moment là que le reste du temps. Mais lorsque je la retrouve quand elle revient de chez le coiffeur, mon sentiment est étrange. Elle n'est pas apprétée, empesée, laquée comme certaines dans ce moment là. Non elle est nature et rayonnante. Les cheveux brillants d'un éclat particulier et sentant un parfum familier. Je me noie dans ses yeux mais je ne peux manquer de glisser mon regard vers ses oreilles parfaitement dégagées. Je pense à cet instant où nos lèvres se toucheront et nos langues se mêleront. Ma main pourra enfin envelopper sa nuque fine et fraichement tondue et mes doigts s'enivreront dans ses mèches plus longues sans éveiller sa colère d'être décoiffée

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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