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Les Affranchies
Articles récents

Красный Октябрь

6 Mai 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires

lindbergEn arrivant à Moscou elle a fait couper ses cheveux et s'est vêtu en homme. Plus pratique. Elle a croisé John Reed et elle a conscience d'être au milieu d'un monde qui change. Les bolcheviks ont pris Petrograd au printemps et elle ne sait plus vraiment sur quelle rive elle se situe. Avoir 20 ans dans la Russie de 1917 est dangereux. Il faut du sang froid pour survivre aux tourments d'une révolution. Elle a pu s'enthousiasmer aux discours de Vladimir Illich, mais les sbires de Dzerjinski lui font peur. Elle n'est ni paysanne ni fille d'ouvrier. Sa jeunesse heureuse à St Petersbourg l'empêche de connaitre la haine de la famille Royale et de partager la violence des anarchistes. Pourtant il fallait qu'elle soit là, au coeur de l'événement. Elle photographie, elle écrit, elle écoute les discussions dans les cafés, rencontre les soldats... Un souffle énorme de liberté animes tous ces acteurs. Pourtant les prisons craquent et le sang coule... Ce monde est fou. Peut être partira-t-elle en Amérique comme l'a proposé John, le journaliste? Ou rejoindra-t-elle sa famille réfugiée à Paris? En tout cas elle le sait, sa vie sera celle d'une aventurière. Comment pourrait-il en être autrement?

Photo: Peter Lindberg

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Après tout, c'est vendredi!

6 Mai 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Donc en cette fin de semaine me prend l'envie de voir plein plein plein de jolis visages, de beaux yeux et de sourires de femmes aux cheveux courts... Aller zou!

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Accessoires

5 Mai 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Dolce---gabbana.jpgIl y a comme un plaisir trouble à choisir ses vêtements et les revêtir et donner à son image une annotation particulière. Un gilet, une cravate, des accessoires tellement masculins dans l'esprit "des gens" que sans se déguiser, en les enfilant on passe soudain à travers le miroir. Il n'y a pourtant rien de masculin, la coupe de ces habits est purement féminine et pourtant le trouble nait de cette femme au visage naturel et aux cheveux courts. En robe légère et printanière elle aurait une allure de sylphide et ce simple noeud de cravate, ce gilet, ce veston, en font une créature sans nom, délicieuse androgyne qui pourrait passer pour un éphèbe. Aurait-elle les cheveux plus longs que cela ne changerait rien, c'est l'accessoire qui fait tout. Comme souvent.

Photo: Publicité D&G pour Harvey Nichols, Londres ( mais si quelqu'un connait l'auteur de cette photo et le nom du modèle je suis preneur)

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L'objet

4 Mai 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

fauteuil.jpgLorsque ses souvenirs l'emportaient vers cette période là, cet objet apparaissait le premier. Très grand, imposant, mystérieux comme un personnage. Cela l'avait intimidé presque autant que d'envisager de couper ses cheveux. Une fois installée elle se sentait plus petite encore entre les bras mécaniques de ce trône qui n'en était pas un encore. Pourtant l'assise et le dossier étaient confortables. Fébrile malgré tout, c'est là que son corps fut noyé sous un drap de nylon, les pans étalés tout autour d'elle comme une traine, soudain n'apparaissait plus que sa tête, face à elle dans le grand miroir. Ses doigts un peu crispés sur le bout des accoudoirs de faïence elle avait sourit en voyant son corps s'élever au rythme des coups de pédale donnés par le coiffeur qui faisait monter "l'appareil" à bonne hauteur. Au premier coup de ciseau elle pensait fermer les yeux, mais au contraire la fascination opéra. Elle se sentait soudain à l'aise sur le siège au cuir patiné, le regard fixé sur sa silhouette, ne prêtant aucune attention aux mèches inertes qui glissaient en silence le long des plis du nylon. Elle possédait le lieu, se découvrait à mesure que ses cheveux étaient taillés, de plus en plus courts, gagnait en assurance et de la jeune femme intimidée il ne restait plus rien, à travers le miroir on ne voyait qu'une femme conquérante et sure d'elle. Elle croisa ses jambes, assura sa position dans le large fauteuil et savoura son triomphe...

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Dépression - Moïra -

1 Mai 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Moïra

mollie1.jpgComme par hasard, il pleuvait sur Paris. Moïra était repartie depuis deux jours. Un shooting en Thaïlande. Le mot emprunté au monde de la mode était particulièrement bien adapté. Partie avec un mannequin, elle était sensée faire des photos pour un magazine... Et ce fameux shooting ne serait pas seulement photographique...

Les "affaires" marchaient pas mal. Moïra s'éclatait avec sa nouvelle couverture. Elle connaissait déjà plein de filles de rêve, de celles qui s'étalent sur les pages glacées des magazines et le milieu, tellement futile en apparence, de la mode, l'excitait beaucoup. Le lendemain de son retour de Milan elle avait comme d'habitude filé chez le coiffeur, mais au lieu de revenir comme je l'imaginais, coiffée comme un premier communiant, bien dégagée derrière les oreilles, elle m'était réapparue avec une coupe au carré, la frange très courte et la nuque bien tondue. En quelque sorte une sophistication... Elle avait sûrement baisé sa nouvelle coiffeuse ce matin là, pensez donc, un rendez vous chez le coiffeur un lundi...

Mes pas m'avaient mené jusqu'à ce bar non loin des Champs où les Marines de l'ambassade us avaient leurs habitudes. Ici c'était plutôt Jack Daniel's ou Wild Turkey, mais même si le barman me regardait de travers, je commandais un écossais single malt. Je me sentais triste, sans vraiment savoir pour quelle raison je l'étais. Bien sûr Moïra. De plus en plus... Ce job nous rapprochait, nous liait même et j'avais du mal a étouffer mes sentiments. Pourtant il était impossible d'envisager autre chose que cette relation professionnelle, même si elle savait me montrer de l'affection...

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S'il te plait, apprivoise moi

30 Avril 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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 ... Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

... Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:

- S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il. (...)

 

... Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:

- Ah! dit le renard... Je pleurerai.

- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...

- Bien sûr, dit le renard.

- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.

- Bien sûr, dit le renard.

- Alors tu n'y gagnes rien !

- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

Puis il ajouta:

- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret. (...)

Et il revint vers le renard:

- Adieu, dit-il...

- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.


Antoine de Saint Exupéry - Le petit Prince- chapitre 21- Extrait

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On s'demande, des fois

30 Avril 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

mereth-hopland-pour-vogue.jpgParfois le doute m'étreint... L'autre jour j'ai croisé ma factrice. Enfin celle de mon ancien quartier. Je ne l'avais pas vue depuis longtemps et j'ai été surpris de voir qu'elle avait à présent les cheveux longs. Je l'avais connue plus conquérante, les cheveux courts, l'allure déterminée et je la retrouvais coulée dans le moule comme un clone des jeunes femmes de son époque. Sa coiffure qui n'en était pas une tentait de composer entre nécessité de service et désir de "féminisation", si bien que le spectacle était celui d'une sorte de queue de cheval retenue en chignon, négligemment, si bien que des mèches un peu hirsutes partaient dans tous les sens. Et lorsque je m'enquérais de ses nouvelles je ne pu m'empêcher de lui faire remarquer comme les cheveux courts lui allaient bien, dans le temps. La réponse fut fatale. Elle avait rencontré un homme et pour lui faire plaisir avait retrouvé ses cheveux longs, qu'elle était obligée d'attacher pour le travail... C'était donc ça... J'aurais pu comprendre une envie de changement, un désir de nouveauté, une expérience, qui immanquablement l'auraient conduite, tôt ou tard, à retrouver son allure de femme aux cheveux courts, juste par bon sens. Mais non, c'était pour satisfaire le mâle. Elle avait renoncé à être elle même, juste pour devenir l'image qui plaisait à son homme qui lui même devait avoir assez peu d'imagination pour ne pas voir à travers la femme qu'il aimait une personne, mais seulement un faire valoir. Consterné, au bord du suicide, je passais mon chemin en maudissant mes contemporains qui chaque jour me donnaient le sentiment d'appartenir à une autre planète...

Model: Mereth Hopland pour Vogue

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Dr Frida Sachs

28 Avril 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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Depuis le temps, nous avions mis en oeuvre tout Hemingway et entre "Pour qui sonne le glas" et "Jardin d'Eden" Laora et moi ne manquions jamais de nous accompagner mutuellement chaque fois que l'un ou l'autre éprouvait le besoin de faire tailler ses cheveux. Parfois même Frida était des nôtres, mais il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que cette situation l'exaspérait.

Ma Psy " - Che de zig- nale doute même que l'idalienne, z'est moi qui de l'ai brézendée.

Moi - J'en conviens mais tu ne voudrais quand même pas faire valoir un droit de cuissage non?

Ma Psy - Was kuizache?... Che n'y beux rien, barvois che zuis malheureuze....Et beud'êdre même chalouze..."

J'ai toujours eu du mal, j'avoue, à trouver des petits noms affectueux dans mes rapports avec la prussienne. Mon cabri du Tyrol, mon poussin de la Ruhr, ma belette de la Forêt Noire, franchement je sentais trop que cela sonnait faux... D'autant que dans mon esprit je l'assimilais davantage à une femelle VoPo, la petite fille de Goebbels ou l'enfant naturelle de Karl Marx. Cependant mon affection pour elle était évidente et la sentir malheureuse ternissait mon bonheur. Je la comprenais d'autant mieux que si elle me remplaçait dans le coeur de la vénitienne je ressentirais la même douleur. Le trio semblait inéluctable.

Laora " - Ma che causa? Et perche jé dévrais choisir la Frida ou tuo? Jé vous aimé les due tout pareil." L'italienne quant à elle avait tranché.

L'avenir paraissait incertain pourtant. Allions nous devoir nous partager le temps et l'espace, un weekend sur deux et la moitié des vacances scolaires comme dirait un juge des affaires familiales? Ou devions nous réinventer la vie conjugale? Frida en bonne thérapeute de l'ego recommanda que personne n'envisage de s'installer chez l'autre, pour le moment...

Model: Agyness Deyn

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Petit matin

27 Avril 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Comme le matin clair inondait la chambre d'une lumière pâle, elle se retourna, fuyant le jour. Son corps roula sur le drap de coton blanc froissé et la tête enfouie dans le creux de son coude, sa main vint reposer sur les cheveux courts de sa nuque... Dans ce contre-jour le satin de sa peau semblait duveteux comme la peau d'un fruit d'été et les monts et les vallées de ce paysage charnel étaient émouvants.

Les doigts fins, irrésistiblement, comme autant de tentacules, se glissèrent à travers les mèches de cheveux, exposant à la lumière le châtain boisé et provocant des reflets d'ambre et de caramel. Puis, encore plus doucement, la pulpe de ses doigts vint caresser la fourrure de sa nuque où les cheveux tondus avaient le soyeux d'un pelage.

Dans ce petit matin douillet un frisson, long et lent, parcouru son corps et la peau s'hérissa sur ses épaules et ses bras. Son bassin ondula faisant glisser le drap et un soupir langoureux accompagna sa fantasmagorie. Elle rêvait.

Photo: Tara.noelle

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Attraction

26 Avril 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Les beaux jours reviennent, les tenues se font plus légères, finies écharpes et bonnets. Petit à petit, les rues retrouvent les flâneurs et les flâneuses qui me ravissent. Comme beaucoup j'aime me poser et regarder les gens autour de moi. Les jolies femmes ne manquent pas par ici et je pense souvent à ce que me disait Vivianne, la fée aux longs cheveux bouclés, il y a une dizaine d'années " L'avantage que l'on a c'est que pour nous l'objet du désir est tout à fait visible..." C'est tellement vrai. Là où mes congénères doivent faire des efforts d'imagination pour deviner la courbe d'un sein ou la rondeur d'une fesse il me suffit à moi de poser le regard sur une nuque bien taillée ou la brillance d'une chevelure entretenue. J'y devine le passage récent ou non des ciseaux ou du rasoir qui ont ciselé l'implantation du cheveux au gré du relief cervical et j'admire sans retenue la pointe ou l'accolade, le double v ou le creux des tendons laissé nu. J'apprécie la netteté d'une coupe au carré ou le flou de quelques boucles qui captent le soleil. Je me rassasie de quelques pattes fines taillées en pointes ou effacées d'un coup de tondeuse, j'aime l'allure et le style, d'un simple coup d'oeil, à la terrasse de mon café préféré...

Elle est pas belle la vie?

Photo: Kelly Framel

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