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Les Affranchies
Articles récents

Amélie

14 Septembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Parce que vous ne ratez jamais un seul article de ce blog, vous savez qui est Fred. Si vous avez la mémoire qui flanche, un lien vers son blog, là, en bas à droite, vous remettra les idées en place.

Et donc "Magic" Fred m'a permis d'entrer en contact avec son amie Amélie qui tout récemment lui a demandé de lui faire une coupe. L'histoire, c'est qu'Amélie, 5 mois plus tot, avait une chevelure longue et épaisse qui lui battait presque le haut des reins. Première coupe courte et déjà là, on tourne la page avec un coup de jeune et en avant pour de nouvelles aventures. Entre temps Amélie nous montre, toujours via le blog de Fred, ses petits trucs sympas pour avoir une petite tete avec des pinces et des chouchous sur la plage... Et puis c'est la rentrée. Et là, c'est le drame! Non je déconne. Loin d'être un drame c'est ce que j'appelle moi, "l'addiction cheveux courts", une envie, un besoin de couper ses cheveux, toujours un peu plus courts, enfin libéré du carcan, des idées reçues et des préjugés. Libre quoi!  

Alors, comme en plus je trouve Amélie complètement charmante, chic, avec beaucoup de classe, moderne, bref comme je suis séduit, je lui pose quelques questions via email et voici ses réponses, qui souvent ne correspondent pas vraiment à ce que je croyais:

Amelie#2 from Cut by Fred on Vimeo.

 

Tout d'abord, le premier pas. Un bouleversement dans la vie, un tournant professionnel, un changement affectif. Il y a souvent un déclencheur qui provoque l'envie de changer son image.
De longues années de cheveux longs, attachés à la va vite, un quotidien qui ne remet pas en question mon image et puis finalement, l'idée.
Juste avoir l'idée de changer de coupe. Pour mon amoureux, mes enfants, pour moi aussi, juste pour voir, s'amuser. Mais l'idée n'est pas juste d'aller chez le coiffeur, je ne le fais jamais, l'idée est de confier sa tête à un ami.
 
Quand vous demandez à Fred de vous couper les cheveux, quel est votre état d'esprit, inquiète, déterminée, enthousiaste?

 D'avance amusée par le résultat que j'apprendrai à aimer quelqu'il soit, une vraie confiance.

Cette décision vous y pensiez depuis longtemps?

Pas vraiment, j'étais juste ouverte à l'idée.
Est ce la première fois que vous coupez aussi radicalement vos cheveux?
Je l'avais fait lorsque j'étais étudiante.
 
Au tout début, cette nouvelle ( très jolie ) tête, on la découvre, on l'apprivoise, on se sent beaucoup plus forte, plus séduisante et sûre de soi. Une certaine fierté aussi?
 
On l'apprivoise rapidement, les compliments de l'entourage mettant un terme au derniers doutes. Pas de fierté, la conscience d'être soignée me plait, d'avoir une allure, mon apparence, grâce à ma coupe est structurée, c'est extrêmement dynamisant.
 
  Et puis, quand on est bien habituée, vient l'envie de quelque chose de plus affirmé encore. Au début de la vidéo vous dites " cette fois on ratiboise!" Cette façon d'exagérer, d'employer un terme un peu radical, c'est pour provoquer?

 On s'habitue, on oublie, on vit avec, les cheveux poussent et paraissent déjà très long. Ce qui est amusant, une fois que l'on est à l'aise avec les cheveux courts, ce sont aussi les variantes. Un peu plus ou un peu moins, pour moi c'était histoire d'essayer.

Avec la vidéo intermédiaire, sur la plage, on sent déjà le besoin de tester son image, voir si une petite tête vous irait aussi.... Non?

J'imagine qu'on peut le voir comme ça... en réalité cette coiffure m'était chère il y a longtemps, je l'ai beaucoup portée avec des cheveux plus ou moins longs.
En la refaisant sur la plage, c'était un clin d'oeil à ma grande période du cheveux libre.

Aujourd'hui avec cette dernière coupe bien courte est ce que vous
éprouvez, inconsciemment ou pas, de la fierté.

Non vraiment pas, mais peut-être le devrais-je!! Je crois que tout en y accordant de l'importance, je ne suis pas attachée du tout à mon image ce qui me permet peut-être de prendre ces petites libertés ?

Votre image a changé. Est ce que vous êtes maintenant devenue la VRAIE Amélie ou pas?

Hum, comment savoir... je crois pouvoir dire que cette coupe me permet de m'amuser davantage, en ce sens que mes cheveux courts ont besoin d'être compensés pour conserver mon équilibre de féminité.  Une peau soignée, une touche de maquillage, un style un peu glamour, des talons, je profite enfin de ma garde-robe!... il en ressort une élégance et une distinction qui me plaisent beaucoup, que je sais apprécier sur autrui mais que je n'ai jamais osé trop pousser sur ma personne. Je dirais que c'est un épanouissement du style qui ne fait pas de mal...

Merci beaucoup Amélie.
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Ca n'avait l'air de rien

13 Septembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Framed-by-Eduardo.jpg

Pas simplement une envie, plutôt un nouveau pas dans sa vie. Pour certains autour d'elle, une lubie. Pourtant, tout sauf un coup de tête. Depuis des semaines elle y songeait. Une sorte d'idée obsessionnelle, un désir d'être enfin elle même qui revenait chaque matin. De plus en plus elle attachait ses cheveux longs, les tirait en arrière, voulait voir son visage. Alors elle l'a fait. Elle a fermé les yeux, laissé les ciseaux claquer et cliqueter autour de sa tête. Sans ouvrir les yeux, elle a sentit son cou s'élancer, la légèreté, un petit courant d'air sur son cou, des sensations agréables... D'un blaireau aux poils longs et souples on a chassé les cheveux coupés sur son visage, autour de ses oreilles. Ce fut le signal. Elle a regardé, scruté, inspecté. Un sourire est né, étirant la commissure de ses lèvres. D'un effet de manche digne d'un ténor du barreau elle a extrait ses mains de sous la cape et lentement, posant ses doigts sur le front elle a glissé à travers les cheveux courts, jusqu'au vertex. Son sourire c'est accentué. Un peu ébouriffée elle a commencé à tourner son visage, à droite, puis à gauche, relevant le menton, passant une main sur sa nuque. Sa coiffeuse, complice, l'a laissé reprendre son souffle, émerger de sa chrysalide. Un instant joyeux et solennel, comme des retrouvailles.

 

Photo: Framed by Eduardo

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Nul n'est prophète...

12 Septembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

NP.jpgOn a beau dire, des fois ça fait mal quand même.

Depuis que je commet ce blog, mes filles, qui ne sont plus des gamines, m'ont asséné quelques coups qui m'ont laissé parfois sans voix. L'ainée, comme sa cadette un temps plus tard, m'a déclaré tout bonnement que les cheveux courts n'étaient pas féminins, rien que ça. Une sorte d'étroitesse d'esprit que je voudrais renier, mais comment faire puisqu'il s'agit de la chair de ma chair? En même temps l'ainèe, toujours elle, fréquente sérieusement un garçon qui est capable de passer une soirée devant un match du PSG... Alors forcémment, certaines causes provoquent certains effets, et lycée d'Versailles. N'empêche que ça me fend le coeur de faire le constat que mes propres filles sont victimes de ces préjugés que le mâle entretien soigneusement depuis l'âge des cavernes. Certes elles ne sont pas non plus complètement livrées à la nature, laissant pousser sans contrôle une tignasse d'Ophélie qui leur battrait les reins. Non! Elles ont l'une et l'autre une chevelure entretenue, mais taillée avec plus que parcimonie pour conserver le plus de longueur possible. Alors qu'à l'âge qu'elles ont justement, elles pourraient tout se permettre, jusqu'à l'extrême, sans danger pour leur réputation.

En guise de circonstance atténuante je voudrais révéler que les belles ont grandi dans le giron de leur mère et que mon influence sur leur éducation était placée à un autre niveau. Cela dit, leur mère justement ayant toujours eu les cheveux courts aurait pu servir d'exemple pour inciter à l'ouverture d'esprit qui aurait fait que mes propres filles n'auraient pas eu de jugement aussi désespéremment définitif en matière de féminité...

Enfin bon... Malgré tout, le pire pour moi dans cette aventure c'est de les voir acoquinées avec des amateurs de ce sport de gens riches qui amusent les pauvres, ce qui à mes yeux les place très loin du statut de gendres idéaux...

 

Photo: Natalie Portman

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Mélancolie

11 Septembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Il y a un jour dans l'année où elle sent comme un poids peser sur son coeur. Ce jour là elle traîne un peu, une errance qui la conduit presque toujours vers le petit square. Ce gars là était son héros. Il n'avait rien d'un prince romantique, mais il savait la faire rire et elle se sentait tellement bien avec lui. Il avait l'habitude de sauver les gens alors il savait lui donner le sentiment d'être un joyau inestimable. Elle n'avait pas besoin de s'interroger, elle était tout pour lui, comme lui même était tout pour elle. Vraiment tout. La veille, elle se souvient, et chaque fois ce souvenir revient, elle avait fait couper ses cheveux. Elle appréhendait un peu sa réaction, mais il avait été tellement enthousiaste, comme un enfant le matin de Noël. Il avait trouvé les mots justes, l'avait encouragée. Elle avait éprouvé tellement de fierté...Elle sentait encore ses baisers à la base de son cou... Cette journée de septembre avait été merveilleuse. Comme un dernier bonus de la vie, une barbe à papa gagnée après le tour de manège. Un tourbillon de rires et d'amour...

Depuis elle a gardé cette fierté et demeure elle même comme elle sait qu'il aurait voulu qu'elle demeure. Quand le monde s'est effondré, il a emporté son coeur. Elle n'imagine pas sa vie sans lui et depuis, elle le sait, son héros veille sur elle...

 

Photo: Hedi Slimane

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Instantané

10 Septembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Quelque fois une photographie devient aussi célèbre qu'une toile de maître. Le peintre fait effort d'imagination ou met en oeuvre des techniques pour traduire son état d'âme en reproduisant une scène. C'est une véritable création artisique. Le photographe lui aussi doit mettre en oeuvre un savoir faire technique. Pourtant il y a un petit détail supplémentaire qui fera de son travail une oeuvre d'art. C'est le hasard, l'instant où une brise légère va soulever une chevelure, celui où le modèle va tourner la tête et offrir la courbe d'une nuque...

J'aime beaucoup ce cliché à la pause symbolique, le couple jeune beau et sportif, savament imbriqué et cependant fixant leur regard l'un et l'autre vers le même horizon.  Et puis ce mimétisme que les années 30, inconsciemment, imposent à ces jeunes gens, homme et femme pourtant vêtus presque à l'identique et à la coiffure tellement  similaire. 

 

Photo: Georges Hoyningen-Huene

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L'expérience

8 Septembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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Frida m'avait copieusement sermoné. Ce que j'avais proposé à Laora était tout à fait inconscient et risquait de plonger l'italienne dans un état post traumatique grave, avec peut être des conséquences que je ne mesurais pas... 

En fait il était clair que Frida était aussi jalouse que je l'étais moi même et la perspective d'une expérience avec Laora à laquelle elle ne participerait pas la rendait malade. 

Paradoxalement le petit rat de la Scala était lui de plus en plus enthousiaste à l'idée de se laisser coduire chez le coiffeur de la manière dont je lui avais exposé les détails.

J'avais tout préparé et l'expérience était programmée comme l'aurait été un débarquement sur la Lune. Connaissant bien les rouages qui animent le genre de traumatisme qu'avait connu Laora, je savais parfaitement qu'en lui annonçant le matin que nous avions rendez vous chez le coiffeur le soir même, elle allait toute la journée durant, avoir cette boule dans l'estomac qui allait la maintenir fébrile jusqu'à la rendre malade le moment venu. Par ailleurs il me fallait avoir un ton autoritaire et un comportement directif tout au long de notre démarche. Au moment précis où elle allait quitter l'appartement ce matin là, je la rappelais sur le pas de la porte et passant une main dans ses cheveux en les ébouriffant je fis mine d'évaluer leur longueur.

Moi " - Humm tu as les cheveux trop longs! Ce soir je t'emmène chez le coiffeur. Ne traîne pas, dès que tu rentres nous y allons." 

Je vis son regard se troubler et senti sa poitrine se gonfler plus rapidement

Laora " - Oh... Tou es sour? Ma mes chéveux ils sont pas si longs.. Peut être jé pourrais les garder un peu comme ça no?

Moi - Pas question chevreau. Tu passes à la tondeuse. regardes moi cette tignasse... Aller, file!"

La porte refermée, je poussais un soupir énorme. Inutile de dire que moi aussi j'étais dans un état fébrile. Ce rôle que je m'imposais était de totale composition, mais j'avais bien conscience qu'il était la clé de cette expérience inédite. Déjà, j'imaginais Laora jetant un oeil dans la première vitrine, glissant une main dans ses cheveux et se mordant la lèvre en pensant au sort qui l'attendait.

 

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XY... Z

7 Septembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Je ne sais pas d'où me vient cette affection particulière pour ces femmes qui parfois ont du mal à se persuader qu'elles le sont vraiment. L'androgyne me fascine, peut être justement par ce mélange des genres. Je la vois souvent le visage fermé, dur, comme si elle devait lutter, toujours, en tout cas plus fréquement que les autres. Un brin agressive, juste comme pour se protéger, à force de se faire envoyer bouler... Cela donne de la force. 

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Et puis un moment donné il y a cette détermination à jouer contre ce coup du sort qui s'est un peu embrouillé dans la fin de l'alphabet. De l'audace alors souvent nait le talent, celui d'être photogénique, d'être artiste, ou tout simplement celui d'être soi même, alors que ceux là même qui n'auraient pas de raison de le faire se lamentent. 

Elle sait qu'un presque rien lui suffit pour jouer dans un camp ou dans l'autre, un vêtement, une coiffure. Son coeur aussi a cette liberté.

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C'est un chemin difficile au bout duquel l'acceptation offre une liberté incomparable... Et j'aime penser que les femmes libres mènent le monde.

 

Modèles de haut en bas: Corinna Ingenleuf, Dani Shay, Freja Beha Erichsen, et Anaïs Hamel par Pascal Pierrou

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Arrière saison

5 Septembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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On peut dire ce que l'on veut, habiter au bord de la mer procure quand même beaucoup de douceur de vivre. Septembre venu, la foule a rejoint ses pénates et les plages ont tout de suite une autre physionomie. Pourtant la météo reste agréable et pour les veinards comme moi c'est la meilleure saison.

Bon, mais je ne sais pas pourquoi je dis tout ça. Peut être parce que cette douceur de vivre me permet aussi de penser à autre chose que mon quotidien... Sans doute. Et dans ces cas là, souvent, je me laisse gamberger. Me viennent alors parfois des idées marrantes, parfois des idées absurdes.

Comme par exemple une société où toutes les conventions seraient inversées: être blancs poserait problème, être hétéro serait plutôt mal vu, les femmes joueraient au foot, le coiffeur coûterait plus cher aux hommes qu'aux femmes. Des trucs absurdes quoi...

Comme si la personne vautrée sur son transat à côté de moi, observant nos congénères, me lachait une réplique du genre: " Les cheveux longs, faut oser! Tu as vu la nana là bas? Franchement moi je trouve ça moche..."

Ca me fait sourire. Je ne prend pas de notes, alors forcémment après j'oublie, mais sur le coup je me dis que je pourrais faire une histoire avec ça... Et puis aidé par le soleil... Je me rendors.

 

Photo: Brian Storey

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Belle paire

4 Septembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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C'est pas le genre de la maison de parler d'actualité. Sauf que là, après avoir passé ma fin de soirée devant la télé je ne résiste pas à l'envie de proclamer ma satisfaction. Oui enfin, molo hein! L'émission de Ruquier, elle est ce qu'elle est, ça plait ou ça plait pas. N'empêche que je trouve que c'est quand même une sacrée plus value de s'être attaché les services de deux femmes à l'intelligence et au charme incontestables, pour remplacer un maigrichon réac et un bouboule de gauche. 

Je connaissais Audrey Pulvar, comme tout le monde, mais aussi Natacha Polony que j'avais déjà vue dans les débats de l'émission de Frédéric Taddeï. Et comme une rentrée des classes, pour l'une et l'autre il y avait une coupe de cheveux toute nette et bien courte, comme pour bien démarrer l'année. Natacha Polony, toujours cheveux courts, un peu plus cette fois, avec ces épis qui lui donnent une allure de Tintin et une nuque particulièrement bien tondue. Audrey Pulvar, une masse brillante et souple, taillée bien nette au ras des épaules en un carré séduisant...

Et moi ça me plait, de suivre ainsi, de semaines en semaines, la façon dont ces belles coupes vont évoluer. Et puis franchement, lorsque l'intelligence et le professionnalisme, mêlés au charme remplacent l'agressivité alliée à la méchanceté, incarnées par deux moches, je ne vais pas bouder mon plaisir...

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C'est elle

3 Septembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Des jours et des nuits, sans arrêt. Comme une maladie, il a cette obsession. Petit à petit c'est devenu une évidence. Et même s'il aime tout d'elle, il y a cette image qui revient sans cesse, qui le rend fébrile, nerveux et qui fait battre son coeur. Il ne sait pas mettre un nom là dessus. L'amour c'est infantile, désuet. Si cette femme l'habite c'est qu'elle est une part de lui même. Il a fait l'indifférent mais à présent il sent l'urgence, l'angoisse, la peur. Si jamais il était trop tard, si elle avait renoncé, si un autre la séduisait, si elle partait trop loin, si elle l'oubliait, si...

Trop de temps a passé. Il faut qu'il la retrouve, qu'il la serre dans ses bras, qu'il se noie dans son regard, qu'il empoigne la masse de ses cheveux, qu'il hume l'odeur de sa peau, qu'il caresse sa nuque et qu'enfin ses lèvres dévorent son corps. Et puis la peur qui revient. Trop tard, trop tard. Il faut se battre, il faut lutter pour le plaisir. A présent plus rien ne compte, il doit la rejoindre maintenant, il roulera toute la nuit et à travers cette nuit blanche, éblouit par les phares, il y a le sourire de son regard, la douceur de cette fossette au creux de sa joue, cette petite pointe de ses cheveux qui descent sur sa nuque, ses seins ronds et durs, son corps souple, ses cheveux courts. A l'aube pâle il voit son visage dans le ciel pourpre. Il arrive, il arrive...

La pluie le ralenti, mais son coeur se remet à cogner. Il veut croire que plus rien de mal ne peut arriver, que cette fois il ne fera pas le con, qu'enfin il va être heureux, avec elle, parce qu'il le sait, c'est elle.

 

 

Photo: vuelotransoceanico

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