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Les Affranchies
Articles récents

Irrésistiblement...

13 Décembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Dans un chuintement de soie le chemisier à coulé sur ses épaules, dévoilant à la lumière du jour la peau satinée. Du regard simplement, il a enveloppé le corps dénudé mais irrésistiblement sa main a frôlé le corps duveté. D'un doigt il a remonté le sillon vertébral. Elle s'est cambrée, mais lorsque la main s'est posée sur son épaule frileuse elle a penché la tête, offrant à son assaillant la vision tant espérée. Sur son cou solide la peau brune avait une pâleur émouvante, là où les cheveux habituellement la préservait du soleil. Et sous le noir de jais de sa chevelure souple, la nuque apparaissait presque tondue. Le corps frémissait, se soulevant au rythme plus rapide de la respiration lorsqu'elle senti son souffle sur les cervicales, juste avant qu'il ne dépose un baiser. Alors comme une risée sur l'onde, la chair se hérissa et le corps lentement se mit à onduler. Accompagnant les baisers, la main caressait doucement les cheveux ras à leur implantation, excitant la pulpe des doigts qui dessinaient le contour de la coupe sur la peau de satin. La tiédeur se mêlant au parfum, il fermait les yeux renonçant à la vue dans cet empire des sens. Pourtant le spectacle de cette nuque affolante demeurait malgré les paupières fermées et les mains parcouraient le corps, fébriles, et les lèvres se nourrissaient de cette peau délicatement mise à nu quand les cheveux soyeux l'enivraient de leur parfum naturel...

Le sang qui leur battait aux tempes irradia d'un seul coup les deux corps et leur désir devint impérieux. La main caressante empoigna la chevelure, cambrant la nuque et le corps tout entier quand leurs lèvres se happèrent comme pour se dévorer l'un l'autre avant de s'abandonner à la délicieuse luxure... 

Photo: Joseph

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Vintage

13 Décembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

western family

C'est extraordinaire de voir comment les médias dans les années 50 sont capables de traiter de la mode et de ses diktats. Prenons un exemple. Western Family Magazine. Une sorte d'institution nationale de l'Amérique conservatrice, un genre de "Jour de France" d'outre mer. A cette époque quelques stars d'Hollywood donnent l'exemple: Ingrid Bergman après "Pour qui sonne le glas" et "Jeanne d'Arc", Kim Novak, Audrey Hepburn et les "Vacances romaines"... Alors l'américaine moyenne se doit-elle de suivre cette mode? C'est la question que pose le magazine en août 1951. Et l'illustrateur en quelque sorte donne la réponse sur la couverture. Cheveux longs ou cheveux courts? Eh bien c'est court, mais en pleurant. Parce que forcément cela ne peut pas se faire dans la bonne humeur, pas une seule seconde vous ne pouvez imaginer faire ce choix délibéremment et avec enthousiasme. Il faut être à la mode quoi qu'il en coûte et renoncer à ses cheveux longs mais dans les larmes. Comment pourrait-il en être autrement?

Mais finalement, l'essentiel c'est bien que le magazine, sans le vouloir vraiment, donne un légitime prétexte à la jeune femme du fin fond de l'Oregon, ou d'ailleurs, pour filer chez le coiffeur se faire couper les cheveux, simplement parce qu'elle en a l'envie.

Etonnant non?    

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Tao et Moïra

11 Décembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Tao

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La vie de Tao avait repris un cours moins tumultueux depuis que son "ami" russe avait été contraint de filer en urgence, faisant convoyer son yacht vers un port de Sardaigne, plus sûr à ses yeux que les ports de la Côte d'Azur.

Elle avait hâte de s'installer dans son propre appartement même si elle savait me montrer une sorte d'affection pour le service rendu. Mais Tao me l'avait dit sans détour, les hommes lui étaient indifférents. Cependant je ne voulais pas qu'elle disparaisse de ma vie. Elle demeurait le seul lien que j'avais à présent avec Moïra. Aussi nous nous retrouvions de temps en temps pour déjeuner ou dîner. Elle avait un style garçon manqué auquel je n'étais pas indifférent.

Le "criblage" que j'avais malgré tout commandé à la Boîte concernant Tao n'avait laissé apparaître aucune faille, ni soulevé aucun doute. Elle était japonaise et mannequin, travaillait en Europe et aux États Unis et vivait à Paris depuis un an. Elle avait rencontré Moïra à Milan, mais rien dans la note n'indiquait ce contact...

Je me pris à imaginer son recrutement compte tenu de ses rapports avec Moïra qui aujourd'hui était un agent israélien d'importance.

Plusieurs semaines s'écoulèrent avant que Tao ne m'annonce un jour qu'elle devait retrouver Dorothée à Paris le soir même... 

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Parité et caetera

10 Décembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Il faut que je vous dise... A quel point je suis ravi de découvrir chaque matin le petit bloc de couleur bleue, là sur la droite, appelé "sondage". Il n'a l'air de rien ce petit carré bleu, mais finalement depuis qu'il est là il montre assez bien et de manière significative la fréquentation générale du blog dans le temps.

Bon, pour être tout à fait efficace il mériterait sans doute une analyse sociologique façon sondage d'opinion, mais comme en fait il ne cherche pas du tout à être efficace ça tombe bien... Cela sert juste à me rassurer en me montrant que tout ce que je peux raconter sur ces pages n'attire pas uniquement une seule catégorie d'êtres humains et 15 extraterrestres. Evidemment tout cela reste très subjectif hein! Mais de savoir qu'autant de femmes que d'hommes viennent ici passer quelques minutes en lisant ma prose ou pour regarder la photo du jour, cela me rassure.

Pour tout dire, ce qui me plait c'est de voir que les femmes sont très souvent en majorité. C'est pas un concours non plus! Et puis de voir la catégorie "mixte" ne pas faiblir, c'est encourageant aussi. Les deux mon capitaine, ça peut englober tellement de gens finalement...

Aujourd'hui ou demain il y aura 1000 votes enregistrés, tout comme dans quelques jours il y aura 1000 articles écrits sur le blog. On approche du million de pages vues. Dit comme ça, c'est un peu brutal, mais à mes yeux ce sont quand même des chiffres hallucinants... Pour quelque chose d'aussi futile, finalement...

N'empêche! 

Photo: Nicolas Routzen

Models: Harvey Haidon & Emily Wroe

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Charlotte l'aventurière

8 Décembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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P1000482.jpgCharlotte est une fille précoce et les cheveux courts, on peut dire que ça lui est tombé dessus d'un coup. Il y a trois ans, à Londres, une amie l'entraîne, en sortant d'une fête un peu arrosée, à pénétrer à sa suite dans un salon de coiffure. Les deux jeunes filles ont les cheveux très longs. La tondeuse ne laissera que quelques centimètres à l'une et l'autre.... 

La surprise est un peu rude pour tout le monde, mais voilà, c'est une vraie révélation et depuis ce jour, les cheveux courts c'est Charlotte et Charlotte c'est les cheveux courts. A peine quelques tentatives , en trois ans, pour les laisser un peu repousser, mais rien à faire, c'est sa vraie nature. Un tourbillon cette Charlotte. 

L'après midi est ensoleillée. Nous nous retrouvons à la terrasse d'un café, elle arrive, ôte son casque Sony, claque la bise. Elle a déjà "feuilleté" le blog, elle aime. C'est un réel plaisir de discuter avec elle pendant presque une heure. Elle raconte les différentes colorations, les différents styles...

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Sa maturité m'épate. Elle sait déjà depuis longtemps que sa féminité ne se mesure pas à la longueur de ses cheveux. Elle sait aussi que l'essentiel est de se plaire à soi même pour plaire aux autres et qu'il faut laisser les grincheux à leur mauvais caractère.

La coiffeuse c'est sa cousine, alors c'est quand elle veut, quand ça lui chante. Et ça tombe bien parce que Charlotte c'est de l'eau vive. L'heure arrive, elle se lève et m'embrasse, recolle son casque sur ses oreilles et file dans la foule, avec allure, la belle allure d'une femme aux cheveux courts.

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Que je t'aime...

7 Décembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Ozgur-Biber.jpgQuand tes cheveux s'étalent

Comme un soleil d'été
Et que ton oreiller
Ressemble aux champs de blé
Quand l'ombre et la lumière
Dessinent sur ton corps
Des montagnes des forêts
Et des îles aux trésors

Que je t'aime, ...

Quand ta bouche se fait douce
Quand ton corps se fait dur
Quand le ciel dans tes yeux
D'un seul coup n'est plus pur
Quand tes mains voudraient bien
Quand tes doigts n'osent pas
Quand ta pudeur dit non
D'une toute petite voix

Que je t'aime,...

Quand tu n'te sens plus chatte
Et que tu deviens chienne
Et qu'à l'appel du loup
Tu brises enfin tes chaînes
Quand ton premier soupir
Se finit dans un cri
Quand c'est moi qui dis non
Quand c'est toi qui dis oui

Que je t'aime, ...

Quand mon corps sur ton corps
Lourd comme un cheval mort
Ne sait pas ne sait plus
S'il existe encore
Quand on a fait l'amour
Comme d'autres font la guerre
Quand c'est moi le soldat
Qui meurs et qui la perds

Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime
Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime !

 

Paroles: Jean Renard

Photo: Ozgur Biber

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L'ombre d'un doute...

6 Décembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Elle était un peu fébrile en arrivant à la maison. Tout au long du chemin elle n'avait cessé de chercher son image, à travers les vitrines, dans le regard des gens. Le changement était radical, la transformation gigantesque. Elle avait enfin osé, avait surmonté sa peur, s'était mordu la lèvre un moment, angoissée de voir ses cheveux dégringoler en longues mèches devant elle. Puis au bout du compte, de ce visage qu'elle croyait connaître à force de le voir chaque matin dans son miroir, elle découvrait les yeux, la bouche, l'arête du nez, des détails mais aussi l'essentiel. Sa petite tête lui offrait en cadeau sa véritable physionomie et elle s'aimait davantage. Acceptée par elle même, elle avait hâte de l'approbation des autres...

Cent fois elle a passé la main sur sa nuque presque nue. A la maison l'accueil a été chaleureux: "Oh ça te change!" "Oui, ça te va bien" " Tiens? Tu as été chez le coiffeur?"... Et puis quoi? C'est tout? Son appréhension s'est transformée en angoisse. Elle avait peur de ne plus plaire, peur des critiques, peur d'un regret... Elle n'avait pas pensé à l'indifférence. Cette acte qui était suprême à ses yeux, ce Rubicon franchit, cette page tournée cette nouvelle naissance n'était accueillie que par quelques banalités consensuelles. Savaient-ils seulement tous les sentiments, tous les états d'âme qu'elle avait traversé? Imaginaient-ils que cela soit si futile de se couper les cheveux, si courts, d'avoir peur de perdre toute féminité, de ne plus être "attractive"?

Du coup, elle percevait tout le poids, toute la force de la routine qui pouvait constituer son quotidien. Pour un peu on ne la voyait plus. Sa présence suffisait à rassurer son monde, qu'importe qu'elle soit elle même ou une autre... La tristesse l'envahit lorsqu'elle imagina que l'amour avait peut être disparu...

Modèle: Rebekka Martic

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Au secours Frida!

5 Décembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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Une semaine s'était écoulée depuis ma dernière consultation en urgence et les choses ne s'arrangeaient vraiment pas. J'aurais du nager dans le bonheur pourtant à partager ma vie avec Laora qui chaque jour davantage se révélait atteinte par une dilection voir un véritable fétichisme pour les cheveux. Elle ne parvenait pas à se résoudre à les laisser pousser de nouveau pour les avoir longs et opulents comme avant et ne pouvait résister plus d'un mois sans aller chez le coiffeur. Frida n'était jamais très loin et elle ne manquait aucune occasion de mettre un peu d'huile sur le feu de l'italienne. Elle avait elle aussi abandonné depuis longtemps ses nattes de bavaroise, mais juste parce qu'elle considérait que cela lui donnait davantage de crédibilité auprès de ses clients. 

Cette fois, dans le cabinet feutré, allongé sur le chesterfield sans âge, Frida avait décidé de ne plus me laisser à la dérive avec ma perte de libido.

Ma Psy " - Verme lez yeux liebe. Che fais de ragonder une zène à laguelle che benze zoufent quand che zuis afec la biémondaize. Zela se basse tans un hôbidal ou une brizon, ou encore une benzion te cheune filles...

Moi - Tu me fais peur Frid'. Où tu m'emmènes là?

Ma Psy - Relax... Laize moi ragonter. Et là, tans zet enfironnement bludot auzdère, on me téshapille et une ponne zoeur ou une quartienne me raze la dête et aussi la jatte.. Et en faizant zela elle me garesse et me fait chouir... Et en même demps che penze à Laora... A qui che ferai zupir le même zors

Moi - Pffffiuuu! j'avoue que ça va loin... Ca donnerait presque envie...

Ma Psy - Che fois bien! " Dit-elle en ouvrant ma braguette pour masser ma virilité qui semblait vouloir se manifester.

Moi " - Mais tu sais ce qui me marque le plus dans ta scène? C'est d'imaginer ta chatte tondue... 

Ma Psy - Allons pon! Mais z'est frai alors? Du es fraiment quéri?                            

 

 

Photo: Steven Meisel

Models: Sasha Pivarova et Amanda Moore

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Lily n'est pas un ange

4 Décembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires

marta bevacqua

Elle paraissait en prise directe avec le bon dieu, la blondeur sans doute, translucide, presque blanc... Et puis cette allure de petit mec, ce Levi's ajusté et ce cuir râpé... A travers les mèches claires le regard était bleu marine et ça seulement aurait suffit à vous damner. Pour de bon. Tout le monde, ou n'importe qui, se serait méfié devant cet ange. Mais n'importe qui et tout le monde avait envie de s'en rapprocher, de l'aborder, lui sourire en retour et espérer une bonne fortune... Elle n'était pourtant pas farouche. C'est juste qu'elle avait conscience de son pouvoir et qu'elle n'avait plus de scrupules à en user. Viale di Trastevere on la voyait le soir, pas loin de la gare. Elle accompagnait volontiers les soldats en permission qui lui offraient un verre et la salle de bistrot s'illuminait quand elle éclatait de rire au milieu des garçons. Pour quelques billets elle faisait l'amour mais c'est plus tard dans la nuit qu'elle gagnait véritablement sa vie. Sur le cuir fauve des limousines, avec quelques gros adipeux en costumes croisés. Parfois elle échouait dans les beaux quartiers, qu'elle quittait au petit matin, dansant sur le trottoir luisant et taquinant les éboueurs aux sifflets lubriques. C'est sa vie, pas pire ni plus triste qu'une autre... Elle sourit, ébouriffe sa tignasse et shoote une canette écrasée...

 

Photo: Marta Bevacqua

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Heureusement Annie et Dave

2 Décembre 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

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